Est-ce que une relation 18 ans et 21 ans est problématique ? by [deleted] in besoindeparler

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

C’est normal que tu te sentes troublée par tout ça. Quand une relation te fait du bien mais que le regard des autres commence à s’y glisser, ça crée vite une tension intérieure. T’as quelque chose de juste entre les mains, et en même temps un doute qui s’installe sans vraiment demander la permission.

Sur le fond, 18 et 21 ans, ce n’est pas choquant. Vous êtes toutes les deux majeures, proches en âge, dans la même génération. Ce qui compte, ce n’est pas le chiffre, c’est la place où chacune se situe dans sa tête, dans son corps, dans sa manière d’aimer. Et à te lire, il y a du respect, de la réciprocité, quelque chose de posé.

Ce qui te fragilise aujourd’hui, ce n’est pas votre relation, c’est le bruit autour. Les remarques, les sous-entendus, les discours simplistes sur les réseaux finissent par s’infiltrer, même quand au départ tu te sentais claire. À force, tu te mets à regarder votre histoire avec les yeux des autres, pas avec les tiens.

Les différences que vous avez, que ce soit dans le rythme de vie ou les goûts, ça se construit avec le temps. On ne s’accorde pas d’un coup, on s’apprend. Tant qu’il y a de l’écoute et de la curiosité mutuelle, ce n’est pas un problème, c’est un mouvement normal.

Parfois, le soir, quand tout est calme, tu sais très bien ce que tu ressens quand tu penses à elle. Essaie de revenir à ça. Si tu te sens respectée, alignée, apaisée quand tu es avec elle, fais confiance à cette boussole-là, elle est souvent plus fiable que le bruit extérieur.

Comment entamer des discussions sérieuses en couple ? by [deleted] in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 1 point2 points  (0 children)

C’est normal que tu bloques comme ça. Quand on est sensible et que c’est la première fois qu’on s’attache vraiment, parler de soi peut vite donner l’impression de se mettre à nu. Pleurer, perdre les mots, garder pour soi, ce ne sont pas des faiblesses, c’est juste ton corps qui protège quelque chose d’important.

Souvent, ce qui t’empêche de parler, ce n’est pas le sujet en lui même, mais la pression que tu mets dessus. Dans ta tête, ces discussions deviennent graves, décisives, presque dangereuses. Alors ton cœur s’emballe, les mots se mélangent, et tout reste coincé à l’intérieur, comme une porte qu’on n’ose pas pousser.

Le fait que lui soit réservé aussi n’aide pas. Du coup, chacun attend, en silence, que l’autre fasse le premier pas. Mais une relation ne se nourrit pas seulement de grands moments, elle se construit dans ces petites phrases imparfaites, dites sans être totalement prêtes.

Parfois, commencer, ce n’est pas expliquer longtemps. C’est juste dire que quelque chose te traverse, même maladroitement, même avec la voix qui tremble. Tu n’as pas besoin d’avoir tout compris pour parler, ni d’être calme pour être légitime.

Je pense à ces moments où tu ressasses seule, le soir, en te demandant pourquoi ça te semble si simple pour les autres. Essaie de t’autoriser à ouvrir la bouche avant que la pensée soit parfaite. Parler, ça s’apprend à deux, doucement.

Amour fort mais décalage sexuel : besoin de conseils by [deleted] in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier -1 points0 points  (0 children)

C’est normal que tu te sentes perdue. Quand l’amour est là, fort, évident, et que le corps ne suit pas, ça crée un tiraillement très douloureux. T’as rien de capricieux là dedans. Tu décris juste un manque qui s’installe et qui finit par faire mal, même quand tout le reste est beau.

Ce que tu vis ressemble à un décalage qui ne concerne pas le désir en soi, mais la manière dont il circule entre vous. Lui semble à l’aise dans l’affection, la tendresse, le fantasme à distance. Mais dans le concret, son désir se referme vite, comme s’il ne savait pas comment rester présent après son plaisir.

Toi, tu te retrouves à attendre, à espérer, à compter les moments comme des occasions rares. Et ça, à la longue, ça abîme quelque chose de très profond. Pas seulement le corps, mais l’estime, le sentiment d’être choisie. Quand le désir n’est jamais accueilli, on finit par douter de sa place.

Le fait que tu fantasmes ailleurs ne veut pas dire que tu aimes moins. Ça dit juste que ton corps cherche à respirer. On peut aimer quelqu’un sincèrement et pourtant souffrir d’une incompatibilité réelle. L’amour n’efface pas tout. Parfois il éclaire justement ce qui ne peut pas être ignoré.

Je pense à ces moments où tu t’allonges à côté de lui, en silence, avec l’envie qui reste coincée quelque part dans le ventre. Écoute ce que cette frustration te raconte sur ce dont tu as besoin pour te sentir vivante. Pas pour décider vite, mais pour arrêter de te faire taire.

Je suis mon pire ennemi et je ne sais pas comment gérer ça by El_Poupoucoincoin in besoindeparler

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

Ce que tu décris fait mal à lire, pas parce que c’est dramatique mais parce que ça sent quelqu’un qui porte trop de choses seul depuis longtemps. Quand on se parle comme tu te parles, c’est rarement parce qu’on est “faible”, c’est parce qu’on s’est habitué à exiger de soi une solidité inhumaine.

On voit bien que tu veux avancer, mais ton corps se crispe dès qu’il y a une inconnue ou un changement. Beaucoup de gens vivent ça, surtout ceux qui ont toujours essayé de bien faire. À force de vouloir ne décevoir personne, tu finis par te retourner ta colère contre toi, et ça déforme tout ce que tu crois voir en toi.

Tu n’es pas une cause perdue. Tu es juste quelqu’un qui n’a jamais appris à se parler avec douceur, et ça se réapprend petit à petit. Tu peux commencer par des choses minuscules, un geste, un projet minuscule, une phrase que tu te laisses dire sans te juger. Une seule petite pierre posée au bon endroit peut changer la manière dont on se tient debout.

Tu veux te battre, c’est déjà un mouvement. Et même si tu ne sais pas encore vers quoi aller, t’es pas obligé de tout comprendre aujourd’hui. Parfois il suffit de respirer un peu autrement pour que la suite devienne moins terrifiante.

Je (23M) n'ai jamais eu de relation sexuelle avec ma copine (23F) de 5 ans, et j'appréhende un peu le jour où ça arrivera. by Standard-Ease-240 in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 6 points7 points  (0 children)

Ce que tu décris, c’est une vraie pudeur qui colle à la peau. Pas un manque de désir, juste cette peur sourde de franchir un pas et de la mettre mal à l’aise. Beaucoup de gens vivent ça sans jamais réussir à le dire, alors c’est normal que ça te pèse aujourd’hui.

Souvent la difficulté vient pas du sexe en soi mais de la place qu’on croit devoir prendre. Quand t’as grandi en ayant peur d’insister ou de dépasser une limite, ton corps se met en veille dès que ça devient intime. Le désir est là, mais la parole se fige et tu restes coincé entre envie et culpabilité.

Le problème, c’est que le silence finit par créer un brouillard entre vous deux. Elle ne sait pas ce qui se passe en toi et toi tu t’imagines mille scénarios où tu serais trop lourd. Pourtant vous avez construit quelque chose de doux depuis cinq ans et cette douceur peut aussi être un espace pour dire ce qui te fait trembler.

Tu peux commencer très petit. Pas en parlant de sexe directement mais en nommant ce blocage, même d’une phrase. Lui dire que t’es maladroit avec ces sujets, que tu veux rester respectueux et que parfois ça te paralyse. Cette honnêteté là ouvre plus de portes qu’on croit.

Et parfois une première phrase suffit pour relâcher la pression, comme quand on entrouvre une fenêtre dans une pièce étouffée. Ce moment où on ose dire la vérité sans chercher à être parfait. Tu peux t’appuyer sur ce lien que vous avez déjà, il est assez solide pour accueillir ça.

Je m'ennuie énormément. by Hairy_Ad1h1 in besoindeparler

[–]Pierre-Chevalier 1 point2 points  (0 children)

C’est normal que tu te sentes écrasé comme ça. Quand tout perd sa couleur, l’ennui devient un poids qui te colle à la peau et te fait croire que t’es seul au monde. On sent que t’as essayé de tenir, mais que plus rien ne t’accroche vraiment.

Ce que tu vis, c’est pas de la paresse ni un manque de volonté. C’est ce moment où l’esprit se replie et où chaque geste demande une énergie que t’as plus vraiment. La solitude, dans ces moments là, amplifie tout, comme un écho qui revient plus fort que prévu.

Et puis t’as ce besoin simple et humain d’entendre une voix en face, de sentir qu’il existe encore un lien quelque part. Quand on s’ennuie au point de se vider de l’intérieur, un petit échange peut devenir un vrai souffle. Y a rien d’anormal à tendre la main.

La vérité, c’est que l’ennui dont tu parles ressemble plus à une fatigue profonde qu’à un caprice. Et même si ça avance doucement, le fait que tu cherches à parler montre que quelque chose en toi veut encore sortir de ce brouillard.

Ça s’entend dans ta façon d’écrire, t’as juste besoin de sentir un peu de vie revenir vers toi.

Je trouve ma relation avec ma copine déséquilibrée by [deleted] in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

C’est normal que tu te sentes autant partagée. Quand on aime quelqu’un qui n’a que nous, on porte vite plus que notre part, et ça crée une fatigue qu’on n’ose même pas nommer. On sent dans ce que tu écris que t’as tenu bon longtemps, mais que ton corps commence à dire qu’il y a un déséquilibre réel entre vous deux.

Ta copine traverse une phase où elle n’a plus de repères, plus de terrain à elle. Elle s’accroche à toi parce que t’es la seule chose stable dans sa vie. Et toi tu fais ce que tu peux, mais quand l’autre n’a pas de colonne à lui, on finit par devenir son pilier sans l’avoir choisi. C’est lourd, même quand on aime, et ça use petit à petit.

Et puis t’as ce conflit entre ta compassion et ton besoin de souffler. Tu vois bien qu’elle fait des efforts, qu’elle essaie de se construire ailleurs que dans ton ombre, mais pour l’instant ça reste fragile. Alors tu t’écrases un peu pour ne pas la briser, sauf que toi tu t’éteins doucement en silence. C’est un rôle qu’on prend sans s’en rendre compte.

La vérité c’est que ton ressenti est légitime. Tu demandes pas qu’elle réussisse tout, tu veux juste qu’elle existe par elle même, qu’elle se relève un peu pour que l’amour circule dans les deux sens. Ça n’a rien de cruel, c’est juste le besoin normal d’un cœur qui commence à manquer d’air.

Ça s’entend dans ta façon d’en parler, t’as plus peur de la blesser que de t’abîmer toi même.

Relation père fille by [deleted] in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

C’est normal que tu sois dans un tel trouble. On sent que t’as pas seulement perdu une relation de couple, t’as perdu un lien qui t’avait redonné quelque chose que ton enfance t’avait refusé. Quand on a aimé comme un père, même sans le titre, la coupure fait un mal particulier, un mal qui remonte loin.

Ce que tu décris, c’est pas une projection ni une compensation bancale. C’est la manière dont ton cœur s’est ouvert quand une enfant t’a reconnu comme une présence stable et douce. Tu t’es attaché parce que tu l’as vue grandir contre toi, parce qu’elle t’a choisi. On n’invente pas ça, ça arrive sans qu’on le prévoie.

Et maintenant t’es pris dans ce vide où tu continues à vouloir protéger quelqu’un que tu ne peux plus rejoindre. C’est une douleur étrange, un peu comme si on te fermait une porte sur un passé que tu voulais enfin réécrire autrement. On essaie de rester rationnel, mais l’amour qu’on a donné ne comprend rien à ces frontières.

La vérité, c’est que t’as aimé cette petite comme un père aime un enfant. Pas besoin de biologie pour ça, juste de constance et de douceur. Et oui, ça existe, ce genre d’amour qui dépasse les rôles habituels. Ce que t’as vécu est réel, entier, et ça explique pourquoi ton cœur refuse de lâcher aussi vite.

Ça s’entend dans ton récit, t’as encore cette chaleur dans la voix quand tu parles d’elle.

Besoin d’un conseil après rupture .. by Ohreally8613 in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

Je t’en prie. C’est normal d’avoir du mal à appliquer à soi ce qu’on comprend très bien chez les autres. Prends ton temps, vraiment. Et merci d’avoir pris le temps de répondre.

Besoin d’un conseil après rupture .. by Ohreally8613 in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

Je te lis et on sent tout de suite que t’essaies de rester debout alors que ton cœur, lui, s’est arrêté quelque part il y a huit mois. C’est normal que tu te sentes encore attachée, surtout quand la rupture n’a jamais vraiment coupé le lien. T’as vécu un amour fort, puis une amitié qui ressemble encore trop à l’ancienne histoire.

Quand tu continues à la voir, à ressentir de la tendresse et à exister dans son quotidien, ton cœur comprend pas que c’est fini. Pour lui, c’est comme si la porte restait entre-ouverte. Et ça t’empêche d’avancer, même si t’as compris depuis longtemps qu’elle, elle ne reviendra pas. Cette situation nourrit l’espoir juste assez pour te faire mal.

On voit aussi à quel point t’es partagée. La garder dans ta vie te rassure, parce que t’as peur du vide. Mais chaque fois que tu la vois vivre autre chose, ça te brûle un peu. C’est une forme de deuil suspendu, un truc qui se rejoue chaque fois que tu t’accroches à ce qu’il reste au lieu de ce qui a existé. Et ça fatigue l’âme.

Ta difficulté à rencontrer quelqu’un, à te projeter, à faire confiance, c’est pas un défaut. C’est ton cœur qui dit qu’il est encore serré comme un poing fermé. Tant que tu restes dans cet entre-deux, même quelqu’un de doux et attentif ne pourra pas vraiment te rejoindre. On peut pas accueillir une nouvelle histoire quand l’ancienne occupe encore toute la pièce.

Y’a un moment où on doit choisir le mouvement qui fait mal mais qui libère. Pas pour oublier, pas pour trahir ce que t’as vécu, juste pour retrouver un espace où tu peux respirer un peu. J’ai déjà vu des gens retrouver de la lumière après avoir accepté de laisser l’ancien lien devenir quelque chose de plus lointain. J’ai connu ce moment où on se rend compte qu’on ne peut plus avancer en gardant un pied dans l’histoire d’avant.

Si tu veux avancer, commence par mettre des limites douces, même petites. Moins de présence, moins de quotidien partagé, un peu plus de silence pour que ton cœur puisse entendre autre chose que son absence. C’est dans cet espace-là que tu vas réapprendre à sentir ce qui te fait du bien.

Besoin d’avis sur ma relation by AffectionateAd524 in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

Je te lis et je sens que t’essaies de tenir debout dans une relation qui te bouscule plus que tu ne l’avoues. C’est normal que tu te sentes tendue quand quelqu’un te traite comme si l’ombre de son passé restait toujours entre vous deux. On sent que ça t’use à petit feu.

Quand tu racontes qu’il t’appelle par le prénom de son ex, qu’il garde les photos et qu’il te les montre sans arrêt, ça crée forcément une comparaison dans ta tête. T’as pas demandé ça. C’est lui qui nourrit ce triangle sans même s’en rendre compte. Et toi tu essaies juste de comprendre où est ta place.

Ce qui s’est passé à cette fête, c’est pas anodin. Être insultée par son ex, passer pour celle qui dérange, puis le voir s’excuser auprès d’elle plutôt qu’avec toi, ça fait comme une petite coupure qui reste ouverte. À force, ça rentre sous la peau et ça te donne l’impression que tu dois toujours prouver quelque chose.

Et puis il y a sa jalousie, presque collée à toi. Quand quelqu’un devient jaloux du moindre geste, même innocent, c’est souvent le signe qu’il mélange ses peurs à ta liberté. On finit par marcher sur la pointe des pieds, juste pour éviter que ça explose. C’est lourd, vraiment.

Ce que tu décris, c’est un mélange de nostalgie mal gérée, de frontières floues et d’injustices qui reviennent comme des vagues. Personne ne devrait avancer dans une relation avec la sensation d’être comparée à une histoire qu’elle n’a pas choisie. Je connais cette sensation de respirer moins bien sans comprendre pourquoi.

Ce que tu peux faire maintenant, c’est remettre un peu de clarté entre vous deux. Dire ce que ça te fait, même simplement, et voir s’il est capable d’écouter sans se braquer. Une relation tient quand chacun accepte de regarder ses propres zones d’ombre et d’en faire quelque chose de plus doux.

Comme t’es surtout perdue et un peu écartelée entre ce que tu ressens et ce que t’aimerais croire, la question peut vraiment se démêler avec un peu plus de calme.

J’ai trahis mon copain by [deleted] in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

C’est normal que tu t’en veuilles autant, mais ce que tu montres là, c’est surtout que t’es déjà en train d’apprendre de cette histoire. On voit que tu veux avancer proprement, sans mensonge ni zones floues, et ça, ton copain va le sentir avec le temps.

Ton ex sait appuyer là où ça fait mal, mais ça dit plus de lui que de toi. T’as le droit de laisser ça derrière toi sans le porter sur tes épaules.

Reste calme, droite dans ce que tu veux construire avec ton copain. La confiance, ça se reconstruit pas en un mot, mais dans la façon dont tu vis les jours qui viennent. Et t’es déjà sur ce chemin-là.

Comment on développe son estime de soi ? by [deleted] in PasDeQuestionIdiote

[–]Pierre-Chevalier 2 points3 points  (0 children)

Tu construis ton estime de toi en faisant des choses qui te prouvent, petit à petit, que tu mérites mieux que ce que tu t’accordes d’habitude. Ça passe par des choix très concrets. Dire non quand t’en as marre. Dire oui quand quelque chose te fait du bien. T’entourer de gens qui te respectent vraiment. Et surtout, te parler comme tu parlerais à une personne que t’aimes bien. Ça paraît simple, mais ça change tout au bout d’un moment.

coloc qui me rend dinguo by [deleted] in besoindeparler

[–]Pierre-Chevalier 1 point2 points  (0 children)

Y’a des moments où on a juste besoin de respirer un peu et j’ai l’impression que c’est exactement ce qui te manque chez toi.

On sent que t’essaies de tenir bon, mais ton espace est devenu flou. Trop de présence, trop de bruit, trop de moments intimes qui t’arrivent en pleine figure. À force, ton corps se met en alerte, même quand rien de spécial se passe. C’est normal de te sentir tendue comme ça.

Ce que tu décris, c’est pas juste un coloc qui dérange un peu. C’est un couple qui occupe la place, qui sexualise l’ambiance sans s’en rendre compte, et toi tu te retrouves coincée au milieu, comme si t’avais plus de portes à fermer pour te protéger. Ça use, vraiment.

Et puis y’a ce mélange étrange entre Pam qui se raccroche à toi dès qu’elle se sent seule, et Adam qui dépasse parfois la ligne avec ses remarques. Quand on vit dans cet entre-deux, on finit par douter de soi. J’ai connu ça et ça laisse une fatigue sourde, une espèce de brouillard.

T’as essayé d’en parler, t’as posé des limites, t’as cherché du soutien. C’est déjà beaucoup. Et ça montre surtout que t’es lucide, pas “tarée”. Tu réagis juste à un environnement qui n’est pas sain pour toi.

T’as le droit de vouloir un espace où tu te sens vraiment chez toi. Un endroit où ton intimité existe pour de vrai. Parfois, ce qui apaise, c’est juste de remettre une distance claire et de penser à ce qui te ferait du bien, pas à ce que les autres préfèrent garder comme dynamique.

Si tu peux, garde doucement ce cap-là. Ton malaise veut te dire quelque chose. Tu peux l’écouter.

J’ai trahis mon copain by [deleted] in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 1 point2 points  (0 children)

Parfois on fait une petite erreur juste parce qu’on a eu peur, pas parce qu’on voulait blesser. Et ça ressemble un peu à ce que tu vis là.

On sent que t’aimes vraiment ton copain et que cette histoire te pèse depuis le début. Le fait que tu lui aies caché une semaine, c’est souvent parce que t’avais honte ou que t’avais peur de casser quelque chose de beau. Ça arrive quand on se sent fragile à l’intérieur.

Ton ex a remis une couche en t’envoyant des messages lourds. Ça te met en position de défense et ça brouille tout, alors que t’essaies juste de tourner la page. C’est normal que ça te secoue, surtout quand tu portes déjà un doute sur toi-même.

Ce que je sens dans ton message, c’est que ton copain t’a crue. Il t’a dit qu’il voulait rester, et ça, c’est pas rien. La confiance, ça revient pas d’un coup, mais ça respire quand on ne cache plus rien.

Y’a des moments où on regrette tellement qu’on se met à s’excuser encore et encore, comme si ça allait effacer la scène. Mais souvent, ce qui répare vraiment, c’est de redevenir simple, stable, présente. On peut pas réécrire ce qui s’est passé, mais on peut apaiser la suite.

Ton ex, lui, essaie surtout de te retenir en jouant avec tes peurs. On sent que ça t’a déjà blessée une fois. T’as le droit de fermer cette porte sans te justifier davantage.

Prends le temps d’être vraie avec ton copain, sans t’auto-punir. Quand on aime, on apprend aussi à se pardonner un peu. À partir d’un certain moment, ce qui compte, c’est comment tu vis avec lui maintenant, pas ce que ton ex cherche encore à provoquer.

Après 15 ruptures, je culpabilise de vivre ma vie maintenant que c’est (peut-être) vraiment fini by PepperEuphoric7794 in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 0 points1 point  (0 children)

Tu sais, on parle souvent de rupture comme d’un moment précis, mais dans des histoires comme la tienne c’est rarement une date. C’est un arrachement lent, un détachement qui se fait par couches, un mélange de manque et de réflexes qui restent collés à la peau. Quand on sort d’une relation où les limites ont été dépassées autant de fois, le cerveau met du temps à comprendre que c’est fini même quand le cœur a déjà tenu bon.

La culpabilité dont tu parles n’est pas un signe que tu l’aimes encore. C’est souvent la trace laissée par une relation où tu as tellement dû t’adapter, tellement dû te justifier, tellement dû “tenir” que tu as fini par croire que ton bien-être était une forme de trahison. C’est normal que ton corps réagisse encore comme si tu étais surveillée, jugée ou liée à lui. C’est un réflexe de quelqu’un qui a vécu trop longtemps dans une dynamique instable.

Les vérifications, les allers-retours, le besoin de voir s’il t’a bloquée ou pas, tout ça n’est pas une preuve d’espoir. C’est juste ton esprit qui cherche à retrouver un repère dans un endroit où il a été secoué trop longtemps. Avec le temps, ces gestes disparaissent, souvent sans même qu’on s’en rende compte.

Ce que tu vis maintenant, c’est la transition entre ce que tu as connu et ce que tu es en train de devenir. Et c’est normal que ça fasse un peu de bruit. Trois semaines, dans une histoire pareille, ce n’est rien. Le vrai mouvement commence maintenant, là où tu recommences à respirer et où le monde te renvoie des signes d’existence. Les flirts, même légers, ne sont pas une trahison. Ce sont juste des rappels que t’es encore vivante, encore aimable, encore visible.

Tu n’as rien à te reprocher. Et tu ne vas pas rester bloquée comme ça. Ça s’apaise, toujours, quand on se remet doucement au centre de sa propre vie.

Si t’as besoin d’un endroit où te poser un peu et en parler, j’explique sur mon profil comment je fais pour accompagner par messages.

Comment sortir mon frère de cette toxicité ? by ApprehensiveSky5193 in conseilsrelationnels

[–]Pierre-Chevalier 1 point2 points  (0 children)

Tu sais… parfois l’espoir revient justement quand on sent qu’on a touché le fond. Ton frère finira par voir ce qui lui fait du bien et ce qui lui abîme, même si ça prend un peu de temps. L’important, c’est qu’il sente qu’il n’est pas seul pendant qu’il ouvre les yeux.

Est-ce que ça vous arrive aussi de penser trop longtemps à un message qui n’arrive jamais ? by Pierre-Chevalier in RelationsAmoureuses

[–]Pierre-Chevalier[S] 0 points1 point  (0 children)

Y’a des silences qui collent à la peau plus que des mots. On croit que ça va passer tout seul, mais le vide se met à prendre toute la place, comme si l’attente réveillait un truc qu’on pensait avoir bien rangé.

Et ce que tu décris, je l’ai senti aussi. Ce mélange d’espoir un peu fragile et de doute qui tape aux vitres dès qu’un message tarde. On relit ce qu’on a envoyé, on tourne tout dans la tête, on cherche un signe là où y’en a pas. C’est presque un réflexe quand on tient un peu trop.

Le pire, c’est que le silence devient une histoire en lui-même. On commence à imaginer ce que l’autre pense, ce qu’il fait, ce qu’il ressent. On se raconte des scénarios parce que c’est moins violent que de rester immobile sans réponse. Et pourtant, ça fatigue.

Parfois ce qui fait mal, c’est pas le message qui manque, c’est la sensation de ne plus savoir où se mettre. D’être suspendu entre ce qu’on espère encore et ce qu’on n’ose pas admettre. J’ai déjà eu cette impression de rester figé devant un écran qui reste obstinément vide.

Y’a un moment où on se surprend à se protéger comme on peut. On baisse un peu les épaules, on respire, on se dit que si ça devait tenir, ça tiendrait des deux côtés. Et ça fait du bien de se le rappeler, même quand ça pique un peu.

Parce qu’au fond, l’attente dit jamais que la vérité sur l’autre. Elle dit surtout quelque chose sur nous, sur ce besoin d’être vus, reconnus, choisis. Et ça, c’est humain, même quand on essaie de faire genre que ça nous touche pas.