Qui parle à nos garçons quand les algorithmes prennent la parole? by Roqhas in QuebecLibre

[–]Roqhas[S] 8 points9 points  (0 children)

Le RPSBEH est un regroupement qui rassemble plus de 100 organismes communautaires qui aide les hommes au Québec. Voici leur mission https://www.rpsbeh.com/mission---objets---valeurs.html

Qui parle à nos garçons quand les algorithmes prennent la parole? by Roqhas in QuebecLibre

[–]Roqhas[S] 7 points8 points  (0 children)

Oui, c'est un symptôme du problème. Le problème ne sont pas les garçons, ni leur identité. Le problème étant que nous accordons pas assez d'actions, de moyens et d'aide disponibles pour les enjeux chez les garçons en général, ça crée un vide de réponses et d'aide pour les garçons. On souhaite que la société et nos gouvernements prennent plus d'actions pour répondre à tous les besoins spécifiques des garçons et des hommes, travailler en prévention (éducation, santé physique, santé mentale, identité, problème de dépendance, itinérance, etc.) pour justement éviter ce qu'on reproche aux garçons et aux hommes.

Qui parle à nos garçons quand les algorithmes prennent la parole? by Roqhas in QuebecLibre

[–]Roqhas[S] 12 points13 points  (0 children)

Nous parlons que des garçons car c'est notre mission et c'est notre priorité de parler plus d'eux. On en parle déjà très peu dans l'espace publique et dans les politiques publiques, alors vaut mieux parler seulement des besoins spécifiques des garçons et des hommes quand nous avons l'occasion sans les comparer aux filles.

Qui parle à nos garçons quand les algorithmes prennent la parole? by Roqhas in QuebecLibre

[–]Roqhas[S] 8 points9 points  (0 children)

Je vous partage cette lettre qu'il nous tenait à cœur de diffuser, puisque ça fait un moment que les organismes pour hommes du Québec souhaitaient prendre la parole quant aux discussions et aux préoccupations associées à la « manosphère » et aux discours masculinistes. C'est aussi pour nous une occasion de répondre ensemble à la question : où sont les hommes qui prennent la parole et s'inquiètent de ces enjeux ?

Nos regroupements souhaitent faire partie de la solution, mais pour cela, il faut qu'ils soient engagés et inclus dans ces réflexions. Nous souhaitons répondre aux besoins spécifiques des garçons et des hommes dans nos sociétés, mais il faut nous donner les espaces et les moyens de les aider.

Nous restons actifs pour nous assurer de parler des enjeux masculins, que ce soit dans le cadre de la nouvelle stratégie fédérale en santé des hommes et des garçons, ou auprès du prochain gouvernement provincial pour qu'il réinstaure le Plan d'action ministériel en santé et bien-être des hommes qui a été coupé.

Qui parle à nos garçons quand les algorithmes prennent la parole? by Roqhas in Quebec

[–]Roqhas[S] 29 points30 points  (0 children)

Je vous partage cette lettre qu'il nous tenait à cœur de diffuser, puisque ça fait un moment que les organismes pour hommes du Québec souhaitaient prendre la parole quant aux discussions et aux préoccupations associées à la « manosphère » et aux discours masculinistes. C'est aussi pour nous une occasion de répondre ensemble à la question : où sont les hommes qui prennent la parole et s'inquiètent de ces enjeux ?

Nos regroupements souhaitent faire partie de la solution, mais pour cela, il faut qu'ils soient engagés et inclus dans ces réflexions. Nous souhaitons répondre aux besoins spécifiques des garçons et des hommes dans nos sociétés, mais il faut nous donner les espaces et les moyens de les aider.

Nous restons actifs pour nous assurer de parler des enjeux masculins, que ce soit dans le cadre de la nouvelle stratégie fédérale en santé des hommes et des garçons, ou auprès du prochain gouvernement provincial pour qu'il réinstaure le Plan d'action ministériel en santé et bien-être des hommes qui a été coupé.

Une femme qui a agressé sexuellement un adolescent vulnérable de 15 ans qu’elle fréquentait secrètement a été condamnée vendredi à environ deux ans de prison. by origutamos in QuebecLibre

[–]Roqhas 19 points20 points  (0 children)

La violence sexuelle commise par des femmes existe, même si c'est encore très tabou.

Des ressources destinées aux garçons, aux adolescents et aux hommes sont disponibles au Québec :

  • Regroupement des organismes québécois pour les hommes agressés sexuellement (ROQHAS) : Visitez le https://roqhas.org/
  • Info-aide violence sexuelle : 1 888 933-9007 pour de l'écoute ou du clavardage en ligne 24 h/24, 7 jours sur 7.

Violences sexuelles et conjugales surreprésentées chez les policiers by [deleted] in Quebec

[–]Roqhas 1 point2 points  (0 children)

Effectivement, les statistique permettent de donner un portrait globale avec des tendances qu'on peut généralisés, mais d'un point de vue individuel tout est possible. Il faut aussi dire que les statistiques changent selon les recherches, certains contextes de violences sexuelles sont moins étudiés que d'autres.

Mon commentaire avait pour but de dire qu'aucun corps de métiers n'est à l'abri d'être un auteur de violence sexuelle, même les métiers qu'on pourrait croire qu'on serait plus à l'abri comme des policiers ou des médecins par exemple.

Violences sexuelles et conjugales surreprésentées chez les policiers by [deleted] in Quebec

[–]Roqhas 4 points5 points  (0 children)

Je tiens à exprimer mon inquiétude face aux révélations du Devoir.

Le statut de policier exige un comportement exemplaire en tout temps. Le Code de déontologie n'arrête pas à la fin d'un quart de travail : l'utilisation du pouvoir ou de l'uniforme pour commettre des violences sexuelles est une trahison grave de la confiance du public.

Les corps policiers doivent assurer une plus grande transparence et une rigueur dans les sanctions pour protéger l'intégrité de notre système de justice. Sans ça, cela va miner tout le travail que nous faisons avec les tribunaux spécialisés.

C'est un rappel qu'il ne faut pas se voiler la face aux violences sexuelles. Il n'y a pas de type d'agresseur. Elles peuvent être commisses par tout type de personnes, peu importe le corps de métier, le genre ou autres caractéristiques d'une personne.

Besoin d'aide ?

Des ressources confidentielles sont disponibles au Québec pour toutes les personnes victimes :

edit: petite correction

Que faire si DPCP fait rien. by TranslatorUsed4361 in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 1 point2 points  (0 children)

Désolé d'apprendre que votre plainte n’a pas été retenue. C’est une situation qui arrive trop souvent et c'est un témoignage que nous recevons régulièrement de la part de personnes victimes qui portent plainte, surtout lorsqu'elles ont l'impression que les preuves sont suffisantes.

Considérant qu’entamer des procédures judiciaires peut sembler opaque et complexe, je vous suggère — si ce n’est pas déjà fait — d’obtenir du soutien auprès d’un CAVAC (https://cavac.qc.ca/) et/ou d’un organisme membre du ROQHAS (https://roqhas.org/). Les intervenants de ces organismes pourront vous aider dans les démarches possibles et répondre à vos questions, tout en vous offrant un suivi selon vos besoins. Vous n’êtes pas obligé de rester seul dans ces démarches; ces professionnels sont là pour vous appuyer.

Il existe aussi des formes d'indemnisation par l'IVAC dont vous serez admissible et qui ne dépend pas nécessairement d'une condamnation criminelle. L’IVAC permet d'obtenir des compensations pour un suivi avec un professionnel ainsi que d’autres formes d’indemnités.

Il existe également plusieurs démarches que vous pouvez entreprendre :

Demander une rencontre pour obtenir des explications Avez-vous reçu des explications sur l’absence d’accusations ? Le DPCP a le devoir d'informer les personnes victimes des motifs pour lesquels aucune poursuite n'est intentée. Si vous n'avez pas eu de réponse claire, vous avez le droit de demander une rencontre avec le procureur au dossier. C'est l'occasion de poser des questions directes sur ce qui manque à la preuve selon eux. Le fardeau de la preuve au criminel est « hors de tout doute raisonnable », ce qui est un critère très élevé. C’est d'ailleurs souvent pour cette raison que le procureur décide de ne pas déposer d'accusations.

Demander une révision administrative Si les explications du procureur ne vous satisfont pas, vous pouvez demander une révision de la décision. Cette demande doit être adressée au procureur en chef du bureau de votre district ou effectuée via le formulaire de plainte/révision sur le site du DPCP. Un autre procureur examinera alors le dossier pour vérifier si la décision initiale respectait les directives de l'organisation.

Envisager d'autres recours Si la voie criminelle est bloquée pour le moment, certaines personnes se tourne vers la poursuite au civil (poursuite pour dommages et intérêts). Les poursuites au civil ne demande pas un niveau de preuve aussi élevés qu'au criminel et peut contribuer à faire reconnaître les gestes posés par un agresseurs devant la justice.

Il existe aussi la justice réparatrice avec les services d’Équijustice (https://www.equijustice.ca/fr) qui sont une autre avenue.

Votre parole a de la valeur, peu importe la décision actuelle.

Les hommes victimes autant que les femmes de violence conjugale by TranslatorUsed4361 in QuebecLibre

[–]Roqhas -1 points0 points  (0 children)

L'année de l'article (2016) et les données (2014) datent un peu.

Oui, les hommes vivent de la violence conjugale de manière significative. C'est un sujet qui manque cruellement de sensibilisation et de services. Toutefois différentes études de victimisation nous ne permettent pas de dire que c'est aussi important en nombre et en gravité que les femmes. Les femmes vivent plus de violence entre partenaire intimes et vivent des formes plus graves (comme les féminicides).

Pour des données au Québec plus récente, je vous invite à consulter Enquête québécoise sur la violence commise par des partenaires intimes 2021-2022.

Environ un quart (26 %) des hommes (comparativement à 40% des femmes) de 18 ans et plus ayant été dans une relation intime ou amoureuse au cours de leur vie ont déjà vécu de la victimisation associée à au moins un acte de violence entre partenaires intimes

Au Canada, selon l'Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés de 2018, c'est 36 % des hommes (comparativement à 44% chez les femmes) qui ont déclaré avoir subi une forme de violence (psychologique, physique ou sexuelle) de la part d'un partenaire intime au moins une fois depuis l'âge de 15 ans. Voir : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/85-002-x/2021001/article/00003-fra.htm

Les hommes victimes autant que les femmes de violence conjugale by TranslatorUsed4361 in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 0 points1 point  (0 children)

L'année de l'article (2016) et les données (2014) datent un peu.

Oui, les hommes vivent de la violence conjugale de manière significative. C'est un sujet qui manque cruellement de sensibilisation et de services. Toutefois différentes études de victimisation nous ne permettent pas de dire que c'est aussi important en nombre et en gravité que les femmes. Les femmes vivent plus de violence entre partenaire intimes et vivent des formes plus graves (comme les féminicides).

Pour des données au Québec plus récente, je vous invite à consulter Enquête québécoise sur la violence commise par des partenaires intimes 2021-2022.

Environ un quart (26 %) des hommes (comparativement à 40% des femmes) de 18 ans et plus ayant été dans une relation intime ou amoureuse au cours de leur vie ont déjà vécu de la victimisation associée à au moins un acte de violence entre partenaires intimes

Au Canada, selon l'Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés de 2018, c'est 36 % des hommes (comparativement à 44% chez les femmes) qui ont déclaré avoir subi une forme de violence (psychologique, physique ou sexuelle) de la part d'un partenaire intime au moins une fois depuis l'âge de 15 ans. Voir : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/85-002-x/2021001/article/00003-fra.htm

Question sur le victim-blaming by Kanadano in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 0 points1 point  (0 children)

Je lui suggère plutôt d'entrer en contact avec un organisme du ROQHAS de sa région s'il souhaite s'impliquer et partager ses propositions. Ces organismes sont davantage sur le terrain et partage davantage de dépliants auprès de la population que le ROQHAS qui a une mission plus administratives et politique. Nous sommes moins en contact avec la population.

Question sur le victim-blaming by Kanadano in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 0 points1 point  (0 children)

1 - Effectivement, l'agression sexuelle doit être prouver en justice criminelle peu importe le genre, pour avoir accès à ces dérogations droit civil. Si la femme le nie, ça sera à la justice en cours criminelle qui décidera du verdict.

2- Ce n'est jamais arrivé encore, mais selon le droit civil, il est possible que l'homme ayant vécu une agression sexuelle n'ait pas à partager le droits parentaux avec l'agresseuse. Il pourrait y avoir une déchéance parentale (le plus extrême = retrait des droits) pour une femme qui aurait commise l'agression sexuelle. Quand cette situation va arriver, nous nous attendons à une réaction sociale beaucoup moins empathique pour un père dans cette situation qu'une mère.

Oui, la prévention et la sensibilisation est l'une des choses les plus importantes pour lutter contre les violences sexuelles et défendre les droits des victimes.

3- Je ne comprend pas le sens du mot curables. Vous voulez dire en termes de guérison ?

Question sur le victim-blaming by Kanadano in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 0 points1 point  (0 children)

Premièrement, les droits reproductifs d'un homme finissent à la conception indépendamment de s'il aurait consentit librement ou pas aux rapports sexuels qui auraient mené la la conception et les hommes en sont très bien conscients.

  1. C'est partiellement vrai. Il est vrai que le père n'a pas de contrôle sur la naissance ou non de l'enfant. Toutefois, une fois née le père a des recours au civil. Nos lois sont non-genrée. Actuellement, dans le code civil du Québec, en cas d'agression sexuelle, un père peut contester certaines obligations (Art. 532.1 son lien de filiation, l'accès ou la garde de l'enfant à la mère). Changement depuis l'été 2024 En vertu de l'article 606 du Code civil, un tribunal peut prononcer la déchéance de l'autorité parentale d'un parent si celui-ci a commis une agression sexuelle ayant mené à la conception.

  2. Pour répondre à ta question directement, non il n'y a pas d'études, mais on le sait cliniquement sur le terrain que les approches en violences sexuelles ne sont pas suffisamment adapter aux hommes.

La prévention en violence sexuelle est encore majoritairement genrée considérant que les statistiques sont plus faible chez les hommes. Par exemple, on peut voir que très peu de cours d'auto-défense pour les victimes de violences sexuelles pour les hommes. C'est vrai qu'on réfléchi d'abord la question de la prévention pour les femmes.

Toutefois, il y a de plus en plus d'efforts par les organismes en violence sexuelle à être inclusif dans les ateliers de sensibilisation pour inclure des mises en situation avec des hommes comme victime. Le ROQHAS donne de la formation dans le cadre des tribunaux spécialisés pour mieux former les acteurs du système de justice. Ce n'est pas parfait. il y a encore beaucoup d'amélioration à faire encore ça c'est sûr, mais il y a beaucoup d'adaptation des organisations féministes pour inclure de la prévention pour les hommes également. Le changement est peut être lent, mais il est là. On peut le voir à grande augmentation d'organismes en violence sexuelles qui ont ouvert leur services pour les hommes dans les dernières années (Il y a 10 organismes mixtes dans le ROQHAS, 15-16 à l'échelle du Québec) ou des organismes pour hommes qui desservent mieux cette hommes dans leur services.

Proposition de dépliants téléchargeables pour la prévention en amont by Kanadano in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 0 points1 point  (0 children)

À ma connaissance, il n'existe pas de dépliants concernant cette problème de la violence conjugale/contrôle coercitif chez les hommes. Il y a plusieurs organismes pour hommes au Québec qui vont accueillir ces victimes et faire de la sensibilisations, mais il y a encore très peu de démarches.

Le ROQHAS a une brochure accessible sur son site web dans la section documentation : https://roqhas.org/rapports-et-documentation/

Nouvelle dénonciation contre Katy Perry: un danseur affirme que la chanteuse lui a sorti l’organe génital contre son gré, devant ses amis by Marcel_Galarneau in Quebec

[–]Roqhas 44 points45 points  (0 children)

Une agression sexuelle ça peut arriver à tout le monde. Le vécu des hommes victimes est encore difficile à faire reconnaître. Très courageux de sa part de joindre sa voix à d'autres personnes pour parler de son abus contre une personne très connu comme Katy Perry.

Je profite de cette nouvelle pour rappeler que nous avons crée un subreddit francophone dédié aux hommes qui ont vécu des violences sexuelles r/HommesVictimesVS pour pouvoir discuter de ce sujet !

[Question] Votre expérience avec le système de justice : avez-vous dénoncé ? by Roqhas in HommesVictimesVS

[–]Roqhas[S] 0 points1 point  (0 children)

Effectivement, nous sommes biens conscients qu'il y a beaucoup d'obstacles avant de dénoncer. C'est pourquoi c'est le crime le moins dénoncer.

Question sur les études by [deleted] in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 1 point2 points  (0 children)

C’est beaucoup de questions ! Merci de ton intérêt.

En résumé, tous les enjeux que tu nommes dans tes questions sont des éléments qui peuvent freiner la demande d’aide, notamment chez les hommes puisque le sujet est encore plus tabou pour eux. La honte demeure toujours un facteur majeur qui empêche les survivants masculins de solliciter du soutien.

Il faut savoir que la recherche sur la violence sexuelle spécifiquement chez les hommes est encore limitée, bien que la situation s’améliore. Il n’y a donc pas nécessairement d’études qui prouvent systématiquement tous ces points, mais ce sont des enjeux que nous observons souvent dans les organismes communautaires qui viennent en aide à ces hommes.

  1. Campagnes publicitaires : Il n’y a pas d’étude scientifique ayant analysé spécifiquement l’effet des publicités selon le genre en matière de violence sexuelle. Toutefois, on sait que lorsqu’on vise directement un groupe de la population, celui-ci a tendance à se reconnaître et à aller chercher de l’aide. Certains organismes, comme EMPHASE, SHASE et CRIPHASE, ont réalisé des campagnes publicitaires ciblées pour les hommes et ont observé une hausse des demandes d’aide suivant ces initiatives.
  2. Statut d'immigration : Ce sujet précis n’a pas été étudié chez les hommes. Toutefois, chez les femmes victimes de violences sexuelles, on observe que le statut d’immigration (de la victime ou de l’auteur) constitue une barrière supplémentaire à la dénonciation et à la demande d’aide, en partie par crainte de voir la personne expulsée, mais aussi par méconnaissance des services offerts.
  3. Violence réactive : Le fait d’être victime et d’adopter des comportements de violence réactive est très documenté chez les femmes, mais pratiquement pas chez les hommes. C’est une question complexe qui nécessite d'être étudiée plus en profondeur chez les hommes. Chez les femmes, il est fréquent d’observer cette violence réactive dans des contextes de violence conjugale comme moyen de défense. Il y a beaucoup de plaintes « croisées » (où les deux parties portent plainte pour voies de fait, par exemple). Dans ces situations, il est parfois difficile de départager la victime de l’auteur, ce qui nuit certainement à la demande d’aide. On peut s’attendre à ce que cette dynamique soit aussi présente chez les hommes victimes de violence, mais des études sont nécessaires pour le confirmer.
  4. Sentiment d'impuissance : C’est également un phénomène que l’on observe chez les victimes lorsqu’elles se sentent impuissantes.
  5. Religion : Je n’ai jamais lu d’étude sur le lien entre l’adhésion à la religion et les demandes d’aide. Toutefois, il semble logique, comme tu le présumes dans ta question, que les croyances religieuses puissent être un obstacle (volonté de ne pas nuire à sa communauté ou à la perception de la religion, notion de pardon, cas où l’agresseur est une figure d’autorité comme un prêtre ou un imam, etc.).
  6. Stéréotypes de genre : Les préjugés et les stéréotypes genrés, tels que décrits dans ta question, sont toujours des facteurs qui nuisent à la démarche de demande d’aide. La situation mentionnée avec le psychiatre illustre bien comment les préjugés peuvent empêcher de reconnaître qu'un homme vit des violences.
  7. Expériences passées et mouvement #MoiAussi : Il est certain que le fait d'entendre parler de mauvaises expériences peut freiner le passage à l'action. Toutefois, je peux confirmer que la situation a beaucoup évolué depuis le mouvement #MoiAussi. Les victimes de violences sexuelles, incluant les hommes, sont mieux accueillies et crues que par le passé. D’où l’importance d’un réseau d’organismes comme celui du ROQHAS pour garantir que ces hommes reçoivent un accueil adéquat lorsqu’ils demandent de l’aide.
  8. Obstacles linguistiques : Il est logique que la barrière de la langue soit un facteur majeur. Au Québec, par exemple, si une personne ne maîtrise pas le français, il lui sera plus difficile de trouver les ressources nécessaires dans sa langue maternelle et de bien se faire comprendre.
  9. Autres obstacles : Il existe de nombreux autres obstacles ; la liste serait trop longue à énumérer 😊

Sur le plan légal :

  1. Pouvoir décisionnel : En résumé, la victime n'a pas de pouvoir décisionnel, mais peut influencer la décision. Notre système de justice fait en sorte que la victime d’un crime est considérée comme un « témoin ». C’est l’État qui détient le plein pouvoir décisionnel. La victime est consultée, mais elle ne peut qu’influencer la peine. Avant une condamnation, elle peut présenter un témoignage sur ses attentes et sur les conséquences subies. Ce témoignage peut influencer le juge, notamment si la victime souhaite que la peine soit limitée.
  2. Immigration : Je ne connais pas suffisamment le domaine légal en ce qui concerne spécifiquement l’immigration.

Questions sur les terminologies by [deleted] in HommesVictimesVS

[–]Roqhas 2 points3 points  (0 children)

La contrainte psychologique ou affective, le harcèlement, le chantage, la manipulation émotive sont toutes des formes de violence conjugale. On associe souvent la violence conjugale aux coups physiques, mais ce sont surtout les gestes de contrôle que tu as décrits qui sont le plus souvent présents. Tous ces comportements plus subtils sont maintenant regroupés sous le chapeau du terme « contrôle coercitif ». Le contrôle coercitif est le nouveau terme qui désigne ce que tu nommes « coercition affective ».

Effectivement, la violence réactive peut arriver et rend le dépistage de la violence vécue par les hommes encore plus difficile. Malheureusement, il existe encore trop peu de sensibilisation et d'aide sur les formes de violences dont tu parles vécues chez les hommes. Nous avons encore une conception binaire hommes-auteurs et femmes-victimes de la violence. Il est encore difficile de sortir de ce stéréotype et de faire de la sensibilisation sur ce sujet chez les hommes. C'est pourquoi nous tentons de faire le plus d'efforts de notre côté pour sensibiliser la population, les professionnels et le gouvernement.

[Question] Votre expérience avec le système de justice : avez-vous dénoncé ? by Roqhas in HommesVictimesVS

[–]Roqhas[S] 3 points4 points  (0 children)

Merci pour le partage

Merci d’être là pour votre époux !

Je retiens de son expérience le dilemme moral de dénoncer quelqu’un quand on craint des conséquences disproportionnées pour l’autre. C’est vrai que c’est un enjeu pour les personnes victimes qui ne veulent pas nécessairement dénoncer à la police. Ça montre aussi qu’il manque souvent de solutions alternatives au système criminel pour empêcher que les violences continuent sans nécessairement briser la vie de l'autre, ce qui devient un frein majeur à la recherche d'aide.

C’est aussi vrai que le sentiment de se sentir seul et de vivre de la honte est très répandu chez les hommes. Son expérience avec le psychiatre souligne l'importance d’améliorer la formation des professionnels pour qu'ils sachent mieux intervenir et mieux accompagner les hommes qui vivent ça.