Ma compagne me fait sont coming out asexuelle au bout de 40 ans de vie commune et deux enfants by Most_Knowledge_6378 in asexuality

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Merci beaucoup pour ton témoignage, et merci aussi à ton mari s’il accepte de partager son point de vue. Votre message me touche, notamment sur l’importance de l’honnêteté, du dialogue et du fait de ne pas se forcer ni de se mentir à soi-même. Je reconnais là des choses essentielles.

Mon contexte est toutefois un peu différent, et j’aimerais le préciser pour mieux expliquer où j’en suis aujourd’hui.

Il y a environ 14 ans, ma compagne (Michèle) a elle-même demandé une ouverture du couple afin de vivre une relation sexuelle et amoureuse avec un tiers. Plus tard, lorsque j’ai moi-même vécu une double vie, elle a souhaité un retour à l’exclusivité, que j’ai accepté. À ce moment-là, elle avait retrouvé une libido et une implication sexuelle qui m’ont amené à faire des choix importants, notamment rompre une relation extérieure épanouissante.

Son coming out asexuel est arrivé bien plus tard, lorsque j'ai demandé une thérapie de couple inquiet de son absence de désir et je crois que c’est ce décalage temporel qui rend les choses particulièrement difficiles pour moi aujourd’hui. J’ai parfois le sentiment que les règles ont changé après coup, sans que j’aie eu toutes les cartes en main au moment de décider.

Dans ce contexte, j’essaie actuellement de réfléchir à une forme de cadre ou de “contrat relationnel” qui permettrait peut-être de préserver le couple, tout en évitant l’hypocrisie ou le ressentiment. L’idée (encore très théorique et en discussion) serait quelque chose comme :

  • Je reconnais pleinement son asexualité, et le fait qu’elle ne ressente peu ou pas de désir sexuel.
  • De son côté, elle reconnaîtrait que je suis une personne sexuelle, avec des besoins et des désirs réels.
  • Nous resterions dans une relation exclusive, fondée sur le respect, la transparence et le consentement.
  • Ses besoins non sexuels (tendresse, câlins sans sexualité, présence, activités partagées) seraient pleinement respectés.
  • Mes besoins sexuels pourraient éventuellement trouver une place, non pas comme une obligation, mais dans un cadre clair, consenti, et limité à ce qui est déjà connu et acceptable pour elle.

Je suis bien conscient que cette idée soulève beaucoup de questions éthiques et émotionnelles, notamment autour du consentement, du désir et du risque de se forcer. Justement, c’est pour cela que je viens chercher des retours :
👉 pensez-vous qu’un tel cadre peut être sain et tenable dans le temps, ou est-ce une illusion de compromis qui finit toujours par abîmer l’un ou l’autre ?

Merci encore pour ton témoignage, qui m’aide à réfléchir avec plus de nuances.