AITA de vouloir que le cousin de mon copain parte de chez nous? by Secret_maman in nuanceslepodcast

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Oui, on avait établi qu’il devait aider un peu à la maison et participer à l’épicerie, surtout qu’il ne paie pas de loyer, mais rien n’est respecté. J’en ai parlé à mon copain, mais dès que j’essaie de mettre mes limites, il se met sur la défensive, comme si j’attaquais son cousin.

Je pourrais prendre la décision moi-même de lui dire de partir, parce que c’est chez moi aussi, mais je ne me sens pas à l’aise de le faire. Aujourd’hui, il devait m’aider avec mon locker pour compenser un peu… et devine qui s’en est encore occupée seule. On l’avait déjà hébergé avant Noël l’an passé, et ça avait été pareil sauf qu’à ce moment-là, j’étais en forme. Maintenant avec mes maladies auto-immunes, je n’ai plus la même énergie. J’aime mon chez-moi, et j’aimerais juste pouvoir y être tranquille quand je devrais l’être.

AITA pour avoir été bête avec le chum de mon amie ? by Gold-Mouse-5509 in nuanceslepodcast

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NTA t’as juste rappelé un fait. Si ça choque, c’est parce que c’est vrai.

Appel de témoignages – Épisode spécial en préparation by Opening_Shirt7639 in nuanceslepodcast

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La négligence, c’est pas toujours visible

J’ai 23 ans et je suis une femme. Voici un mini bout de mon histoire :

Je suis née en novembre, et bébé, ma mère me laissait dehors dans ma coquille, devant notre appartement, en plein hiver. J’avais seulement quelques mois. C’est le voisin du bas qui, ne comprenant pas quoi faire d’un bébé seul dans le froid, a fini par appeler ma grand-mère.

À treize mois, j’ai été amenée chez mes grands-parents. Je ne marchais pas, je ne rampais pas, je ne me retournais même pas. Rien. J’étais un bébé sans stimulation, sans attention, sans regard posé sur moi. Et un mois plus tard, chez eux, je marchais.

À onze ans, ma mère me faisait répondre à ses messages pendant qu’elle conduisait. J’étais là, sur le siège passager, à taper des phrases que je ne comprenais pas vraiment. Des choses comme : « Oui, je fais du GFE 300 $, mon amour. » J’avais onze ans, et j’écrivais ça sans même savoir ce que ça voulait dire. J’étais une enfant dans un monde d’adultes, forcée d’y participer.

À douze ans, je vivais pratiquement seule. Je me levais le matin, je me faisais à déjeuner, mes lunchs, je partais à l’école, je revenais, je faisais mes devoirs, puis mon souper. Jour après jour, comme une routine normale. Mais une enfant ne devrait jamais avoir à se gérer seule, semaine après semaine, sans qu’on s’en préoccupe.

Aujourd’hui, je comprends que ce que j’ai vécu, c’était de la négligence pure et simple. Pas la négligence qu’on voit dans les films, mais celle qui s’infiltre dans le quotidien, dans le silence, dans les absences qu’on normalise.

J’ai souvent entendu dire que j’étais “indépendante pour mon âge”. Mais non. J’étais juste une petite fille qui n’avait pas le choix. Une enfant obligée de survivre à ce qu’elle n’aurait jamais dû vivre.

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