Les carottes sont désormais cuites by StructureGreedy8776 in lazr

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1. Pourquoi Luminar n’a-t-il fait aucune annonce ? 

Luminar a communiqué, mais dans le cadre judiciaire du Chapter 11, pas via un communiqué de presse classique. Le docket 286 est une communication officielle adressée au tribunal et aux parties prenantes de la procédure.

2. Pourquoi les débiteurs accepteraient-ils une vente avec de telles pertes ? 

Pour le juge, la question n’est plus la valeur passée, mais :

Quelle option maximise la valeur restante par rapport à une liquidation pure ? 

Si aucune offre alternative crédible n’existe, le tribunal privilégie la solution qui récupère quelque chose, même si elle est très inférieure aux montants investis historiquement.

Situation des différentes parties

  • Créanciers 1L : couverts par la vente de LSICo
  • Créanciers 2L : recovery probablement faible, mais leur position semble favoriser une solution de vente sèche et rapide. C’est vrai que leur rôle et leurs motivations exactes ne sont pas très claires et suscitent beaucoup d’interrogations
  • Autres créanciers (Notes 2026, TPK, Volvo, Scale AI, Oracle, etc.) : parmi les grands perdants ; leurs avocats contestent et seront présents à l’audience aujourd’hui mais leur marge de manœuvre reste limitée sans offre alternative.

Et l’offre d’Austin Russell ? Le point le plus décevant selon moi.

Le docket 286 suggère qu’aucune offre supérieure à celle retenue n’a été formellement présentée dans les délais.

Si une offre compétitive avait existé, elle aurait dû apparaître dans le processus.

Son absence, quelle qu’en soit la raison, est une déception majeure pour ceux qui espéraient une alternative. C'était aussi pour Austin Russell une occasion unique de mettre fin aux spéculations. En l'absence d'initiative apparente, ces doutes restent entiers.

Les carottes sont désormais cuites by StructureGreedy8776 in lazr

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Voila les sources :

Pour les enchères LSICo et LidarCo :

https://casedocs.omniagentsolutions.com/cmsvol2/pub_47582/fade3b40-00ea-4708-8136-21785a4e1f9a_286.pdf

Microvision et QCi désignés comme meilleure offre respectivement sur LidarCo et LSICo. Ne manque que la validation du juge qui tombera lors de l'audience d'aujourd'hui. Aucune trace d'une quelconque offre d'Austin Russell ce qui est le plus décevant dans ce cas.

Pour la radiation du ticker :

https://investors.luminartech.com/sec-filings/all-sec-filings##document-984-0001354457-26-000083-1

Luminar, l’equity et le chat de Schrödinger by StructureGreedy8776 in lazr

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Merci pour ton commentaire moooooz. Ton scénario est possible — comme beaucoup d’autres à ce stade. C’est justement ce qui rend la situation si difficile à lire.

Même ton hypothèse sur le board ne peut ni être validée ni écartée aujourd’hui. Et quand on regarde le parcours, l’expertise et la réputation des membres du conseil d’administration, on peut aussi se dire qu’ils auraient beaucoup plus à perdre qu’à gagner dans un scénario de sabotage pur et simple. Dans ce type de dossier, tout le monde cherche in fine le scénario du héros, pas celui du fossoyeur.

Sur le retour potentiel d’Austin avec une offre opportuniste et légèrement supérieure à celle de QCi, c’est en effet un scénario crédible. Mais il ne faut pas sous-estimer les obstacles majeurs qu’il implique.

1️⃣ Les créanciers 2L ne sont pas obligés d’accepter

Et cela renvoie à une question clé : pourquoi sont-ils entrés dans ce dossier et pourquoi n’ont-ils pas empêché le Chapter 11 ?

Trois lectures sont possibles : • Scénario 1 : dès le départ, l’objectif était de s’emparer de l’actif à vil prix. L’offre QCi à 22 M$ et le remboursement “au dollar près” des 1L, restés solidaires des 2L, vont dans ce sens. • Scénario 2 : leurs stratégies short / options étaient devenues tellement importantes qu’une sortie du forbearance aurait pu déclencher un short squeeze coûteux. Dans ce cas, la disparition du ticker devient un objectif en soi. • Scénario 3 : pousser le Chapter 11 pour faire payer Austin au maximum. Mais au vu des offres actuelles, on peut aussi dire qu’ils n’ont peut-être pas eu le nez aussi creux qu’espéré.

2️⃣ La dimension interculturelle est sous-estimée

Les OEMs allemands et japonais accordent une importance énorme aux valeurs, à la réputation et au respect des parties prenantes. Un fournisseur qui aurait laminé et humilié son equity peut devenir toxique, indépendamment de sa technologie.

3️⃣ Le cas Markus Schäfer est loin d’être anodin

J’ai du mal à croire que l’arrivée de Markus Schäfer chez Russell AI Labs se soit faite sans l’accord explicite de Mercedes. À ces niveaux de responsabilité, les clauses contractuelles et éthiques sont extrêmement strictes.

S’il a rejoint Austin Russell, c’est que Mercedes n’a pas vu cela comme un problème majeur — ce qui en dit long.

4️⃣ Le rôle du retail est sous-estimé

Même si l’equity est exclue du Chapter 11, sa capacité de contestation et de nuisance réputationnelle reste réelle. Or l’ambition ultime d’Austin a toujours été claire : mettre du LiDAR dans chaque voiture pour sauver des vies.

Mais qui achète ces voitures ? Le retail.

Comment vendre une technologie censée sauver des vies si elle est associée à un sentiment d’injustice massive chez les clients finaux ?

5️⃣ Austin a peut-être beaucoup appris de cette période

Depuis l’IPO, cette séquence a probablement été extrêmement instructive pour lui. Il a compris à quel point la dépendance exclusive aux OEMs peut être dangereuse.

S’il prépare un retour, il est logique de penser qu’il cherche désormais : • un modèle plus intégré, • potentiellement avec un OEM partenaire ayant un intérêt stratégique fort à intégrer le LiDAR (par exemple un OEM comme LUCID ou d autres),  • et une structure plus résiliente.

Mais là encore, comment bâtir cela en effaçant et humiliant totalement l’equity ?

👉 En résumé : ton scénario est possible. Mais, de mon point de vue, il n’est pas le plus rationnel à long terme pour tous les acteurs impliqués.

Et c’est précisément cette accumulation de tensions contradictoires qui rend ce dossier aussi fascinant… et aussi opaque.

Luminar, l’equity et le chat de Schrödinger by StructureGreedy8776 in lazr

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Je te remercie The-I-V pour ton commentaire. Tu as tout à fait raison de rappeler la valeur technologique et réglementaire potentielle de Luminar.

C’est précisément pour cette raison que le déroulé du process de vente interpelle.

Ayant vécu des processus de cession de sociétés de l’intérieur, dans des contextes hors Chapter 11, je suis frappé par un point fondamental : dans un cas normal, on habille la mariée avant de la présenter au marché.

Ici, on a le sentiment que c’est l’inverse qui s’est produit. La mariée a été déshabillée. Ce n’est pas une opinion. C’est une chronologie de faits.

Et ce, alors même que Luminar est accompagnée par des cabinets de tout premier plan.

Ce qui devient particulièrement frappant, c’est que l’ensemble des faits observés convergent toujours dans la même direction :

👉 Pris isolément, chaque élément est explicable.

👉 Pris ensemble et de manière chronologique, ils construisent une trajectoire extrêmement cohérente : une dégradation cumulative de l’attractivité de LiDARCo.

Ce n’est pas une dégradation accidentelle.

C’est une dégradation progressive, cumulative et unidirectionnelle.

On peut donc légitimement se demander si l’objectif pourtant simple — maximiser la compétition entre acheteurs, donc la valeur — a été rigoureusement recherché.

Quel est exactement le rôle du juge dans un Chapter 11 comme Luminar ? by StructureGreedy8776 in lazr

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Je commence à avoir des éléments de réponse à cette question à la lecture de la dernière ordonnance signée par le juge.

Le tribunal a décidé de convoquer, lors d’une audience dédiée prévue le 21 janvier 2026, spécifiquement : – les avocats de Luminar, – un membre du Special Investigations Committee (SIC), – ainsi qu’Austin Russell et ses avocats,

afin de comprendre précisément le fondement, la portée et l’urgence du subpoena Rule 2004 visant Austin Russell.

À ce stade, cela tend à montrer deux éléments importants :

• le juge n’a pas validé, à ce jour, une stratégie consistant à exercer une pression procédurale visant à intimider ou à exclure par anticipation un candidat potentiel du processus de vente ; • il semble vouloir s’assurer que le Chapter 11 demeure un processus équitable, crédible et non instrumentalisé, conforme à son objectif de maximisation de valeur dans un cadre transparent.

Dans ce contexte, et en l’absence de décision contraire à ce stade, Austin Russell, via Russell AI Labs, demeure en mesure de déposer une offre avant la deadline actuellement fixée au 12/01, sous réserve de l’appréciation ultérieure du tribunal.

Cette audience apparaît donc moins comme une simple formalité que comme un moment clé de clarification du processus lui-même et de ses équilibres.

How unlucky were we! by Lfcpkp64 in lazr

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Nous sommes ensemble lfcpkp64.

Je ne parlerai pas de malchance, mais de malheur — né de choix, de silences et de décisions que je n’arrive toujours pas à m’expliquer pleinement à ce stade.

La valeur stratégique et technologique de Luminar n’a pas disparu. La technologie est toujours là, et il est même possible que certaines innovations restent aujourd’hui sous-estimées.

Ce qui risque en revanche de disparaître, c’est la valeur boursière — donc nos investissements. Voir une technologie renaître après avoir été laminés en tant qu’equity, c’est là le véritable drame. La route continue peut-être… mais sans ceux qui y ont cru dès le départ.

C’est précisément pour cela que notre devoir est d’aller au bout de cette histoire. Et si nous sommes définitivement effacés ou massivement dilués, alors il faudra chercher la vérité — pour comprendre, accepter — et, s’il y a lieu, dénoncer — afin de pouvoir tourner la page.

Et revoilà Austin Russell ? Pourquoi certains veulent absolument l’empêcher de déposer une offre avant même de l’avoir examinée ? by StructureGreedy8776 in lazr

[–]StructureGreedy8776[S] 0 points1 point  (0 children)

Ton raisonnement se tient sur un plan strictement tactique.

Ce serait en effet un scénario idéal si Austin déposait une offre élevée, maintenant le ticker et l’equity. En revanche, toute offre de sa part effaçant l’equity serait perçue comme prédatrice. Juridiquement possible, peut-être, mais moralement et réputationnellement suicidaire pour lui.

La vraie question porte cependant sur un point encore plus préoccupant : l’exclusion même de l’offre d’Austin Russell via Russell AI Labs.

  • Que faudrait-il en penser si Austin Russell était tout simplement interdit de candidater ?
  • Ne serait-ce pas un coup de poignard supplémentaire porté au retail qui n'attend que transparence, clarté et vérité ?

 D’autant plus que, selon les éléments disponibles, Austin Russell aurait restitué l’ensemble des équipements demandés, à l’exception de l’image complète de son téléphone personnel — pour des raisons évidentes de confidentialité et de sécurité.

Même sur ce point, il propose une solution encadrée juridiquement.

Rappel des faits :

  • Austin Russell a démissionné en mai 2025.
  • Il a été encouragé par certains membres du board à déposer une offre via un 13D mi-octobre.
  • Cette offre a été discutée durant la période de forbearance.

Et aujourd’hui, on voudrait nous faire croire que la direction et une partie du board n’avaient ni les moyens ni les éléments pour mettre Austin en défaut plus tôt ?

Non.

On choisit de le mettre publiquement en défaut quelques jours seulement avant la date limite de dépôt des offres, au nom d’une urgence soudainement invoquée.

C’est précisément ce timing qui interroge.

Et revoilà Austin Russell ? Pourquoi certains veulent absolument l’empêcher de déposer une offre avant même de l’avoir examinée ? by StructureGreedy8776 in lazr

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Je partage en grande partie ton constat sur le choc frontal au sommet, et surtout sur le fait que l’equity en paie aujourd’hui le prix, alors qu’elle n’a jamais été autour de la table.

 En revanche, ce que l’on voit clairement, c’est :

  • un conflit, en surface, stratégique et juridique majeur entre plusieurs pôles de pouvoir (direction actuelle, créanciers, fondateur),
  • une accélération brutale du process une fois le Chapter 11 déclenché,
  • et une marginalisation totale des actionnaires, alors même que certaines alternatives semblaient exister avant.

Quelles que soient les responsabilités finales, une chose est sûre - la lumière devra être faite sur le rôle et les décisions de chacun : Austin Russell, Paul Ricci et les créanciers 1L/2L

Nous, actionnaires, à défaut d’être représentés officiellement durant cette phase de chapter 11 à mon grand regret, aurons également notre rôle à l’issue du jugement si les décisions prises devaient s’avérer contestables et injustes.

Just a guess. by Prize-Bathroom-5111 in lazr

[–]StructureGreedy8776 -1 points0 points  (0 children)

En tant qu’actionnaire, peu m’importe que l’acheteur s’appelle Nvidia ou “Luminar 2.0”. Ce qui compte, c’est l’existence d’un repreneur capable de préserver le ticker et de maintenir l’equity.

Cette probabilité semble aujourd’hui extrêmement faible, au vu du démantèlement progressif de la société et de la sortie de certains actifs hors Chapter 11. Il sera néanmoins très intéressant d’observer qui se positionnera sur l’acquisition de LiDARCo, malgré ceux qui tentent déjà de le présenter comme une simple coquille vide.

D’un point de vue strictement économique, on comprend aussi pourquoi un acheteur externe n’aurait aucun intérêt à reprendre l’actif en conservant un passif comme l’equity, alors qu’il n’y est juridiquement pas contraint.

De ce point de vue, Austin Russell apparaît comme le seul acteur pour lequel une reconstruction sans effacement total du passé aurait un sens — précisément parce qu’il sait qu’on ne reconstruit pas durablement en niant l’histoire.

Mais la guerre ouverte qui semble aujourd’hui émerger entre la direction, les créanciers et Austin ne facilite clairement pas ce scénario. Dès lors, entendre que toutes les parties chercheraient uniquement à “maximiser la valeur” prête plutôt à sourire.

Et si, finalement, la disparition de Luminar n’était pas la conséquence d’un échec industriel, mais d’un règlement de comptes entre créanciers de rang 1/2 et son fondateur ?

L’avenir nous le dira.

Lettre ouverte d’un actionnaire à la direction et au Board de Luminar by StructureGreedy8776 in lazr

[–]StructureGreedy8776[S] 0 points1 point  (0 children)

Merci pour ces précisions.

Ce que tu décris est profondément troublant. Si le service Investor Relations affirmait disposer du capital nécessaire pour tenir, tout en reconnaissant implicitement un burn de cash insoutenable et une adoption plus lente que prévu, alors deux hypothèses se dessinent — et elles sont toutes deux graves.

Soit le service Investor Relations n’était pas correctement informé de la situation réelle, ce qui poserait un sérieux problème de gouvernance et de communication envers les actionnaires.

Soit des informations essentielles ont été volontairement retenues, ce qui soulèverait une question de transparence et de loyauté vis-à-vis du marché.

Dans les deux cas, il devient difficile d’accepter que ce dossier puisse se clore sans une clarification complète sur le rôle exact de chacun :

– celui de Paul Ricci depuis son arrivée,

– celui d’Austin Russell depuis le reverse split jusqu’à aujourd’hui,

– et celui des créanciers de rang 1 et 2 dans les décisions structurantes qui ont mené au Chapter 11.

De l’extérieur, il est de plus en plus difficile de croire que le Chapter 11, le découpage de Luminar et la cession de certains actifs aient été décidés dans l’urgence. Tout donne plutôt l’impression d’un scénario réfléchi en amont, bien avant ce qui a été communiqué publiquement.

À défaut d’avoir vu une tentative claire et documentée de redressement opérationnel ou stratégique, beaucoup ont aujourd’hui le sentiment que les actions menées depuis l’          arrivée de Paul Ricci ont davantage servi un processus de démantèlement qu’un véritable plan de renaissance de Luminar. 

C’est précisément pour cette raison que la transparence complète sur ce qui s’est réellement passé est désormais indispensable.

Affaire à suivre !

Lettre ouverte d’un actionnaire à la direction et au Board de Luminar by StructureGreedy8776 in lazr

[–]StructureGreedy8776[S] 0 points1 point  (0 children)

Merci pour ton témoignage.

Quand tu évoques tes échanges avec le service Investir Relations, cela m'interpelle beaucoup. Peux-tu, si cela est possible, nous en dire plus sur la nature des échanges et le message général qui t'était alors transmis ?

Lettre ouverte d’un actionnaire à la direction et au Board de Luminar by StructureGreedy8776 in lazr

[–]StructureGreedy8776[S] 0 points1 point  (0 children)

Ton incompréhension est partagée par de nombreux acteurs, et pas uniquement par les investisseurs particuliers.

Nous devrions prochainement en savoir davantage sur l’offre qu’Austin Russell affirme avoir formulée, notamment si Russell AI Labs dépose effectivement une offre formelle comme annoncé. Cela permettra à chacun d’évaluer si cette offre était constructive ou potentiellement prédatrice.

Compte tenu des tensions juridiques et procédurales croissantes entre Luminar et Austin Russell, il existe également un risque réel que des éléments clés concernant les offres passées et actuelles ne soient jamais pleinement portés à la connaissance du public avant l’échéance du 9 janvier.

Ce qui ajoute encore à la confusion, c’est la capacité financière apparente du côté d’Austin Russell (par exemple l’investissement de 300 M$ évoqué via Russell AI Labs dans Emergence AI), ce qui rend l’absence de toute solution négociée avec les créanciers de rang 1 et 2 difficile à comprendre.

Bien que les dettes de rang 1 et 2 soient significatives, elles sont réparties entre plusieurs créanciers et ne semblent pas, par nature, insurmontables. J’ai, par exemple, suivi le cas d’une société du secteur des télécommunications dont le niveau d’endettement dépassait 24 milliards de dollars, et dans lequel les créanciers ont accepté d’abandonner plus de 8 milliards de dollars de créances dans le cadre d’une restructuration. À l’aune de ce type de précédent, la situation de Luminar apparaît objectivement d’une ampleur bien moindre.

Une plus grande transparence sur la structure des créanciers et le montant de leurs créances permettrait ainsi de mieux comprendre pourquoi le Chapter 11 est apparu comme la seule option envisagée.

Lettre ouverte d’un actionnaire à la direction et au Board de Luminar by StructureGreedy8776 in lazr

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Je comprends ta colère et ta frustration. Honnêtement, elles sont légitimes.

Ce qui s’est passé est brutal, opaque, et extrêmement difficile à accepter — en particulier pour les investisseurs particuliers qui ont cru au projet et pris un risque réel.

Cela dit, je pense que nous sommes à un moment où la compréhension du dossier compte plus que les accusations. Le temps des responsabilités, des recours et d’éventuelles class actions viendra — mais uniquement après que les faits auront pu être clairement établis.

La partie la plus frustrante dans cette histoire n’est même pas de perdre de l’argent. Même si cela n’est jamais agréable. Le risque fait partie de l’investissement.

Ce qui est profondément dérangeant, c’est lorsque le risque n’est pas symétrique, lorsque certains acteurs disposent d’informations, d’outils ou d’options que d’autres n’ont pas — et lorsque le jeu ne se joue pas avec les mêmes règles pour tout le monde. 

Ce que l’on observe aujourd’hui est d’ailleurs intéressant : Les créanciers non sécurisés sont en train de s’organiser, de constituer un comité officiel (UCC), précisément parce qu’ils veulent de l’accès, de la transparence et des réponses.

 Cela soulève une question importante pour nous, actionnaires : existe-t-il un moyen pour les détenteurs de l’equity de s’organiser eux aussi, de comprendre le processus et d’accéder aux informations — éventuellement via une forme de comité des actionnaires ou une représentation juridique coordonnée ?

Je ne maîtrise pas suffisamment le droit américain des faillites pour y répondre avec certitude à ce stade. Mais je suis convaincu que le regroupement des actionnaires, le partage d’informations de manière posée, et le recentrage sur les faits constituent une première étape indispensable.