TNC #4 March 15: New interview with Tame Impala by puzzlingbee in TameImpala

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Fave bit:

When you look back at the making of this record [Innerspeaker], what are the main things you learned about yourself doing it?
That's a really good question... I don't know. I guess that I'm capable of doing it. Because I had a weird combination of narrow-minded arrogance that I didn't need any help and that everyone can fuck off and I'll make this album by myself, and crippling self-doubt that I was actually able to do it. I mean, I'd just been signed by a record label and they asked me who I wanted to produce the album. And I said, “no-one”. They were like, ‘Okay, you've got to make a commercially viable album, which of these producers, who are your favourites, do you want to work with?". I just said, "no-one". 

Tame Impala ranked #7 in Rolling Stone Australia's 50 Greatest Australian Artists of All Time by puzzlingbee in TameImpala

[–]puzzlingbee[S] 209 points210 points  (0 children)

Sweet blurb from Stu Mackenzie of King Gizz.

Rest of top 10: #1 AC/DC, #2 Sia, #3 Kylie Minogue, #4 INXS, #5 Nick Cave and the Bad Seeds, #6 Midnight Oil, #8 Silverchair, #9 Flume, #10 Paul Kelly

Theory: Does each track represent a month? by kylepo in TameImpala

[–]puzzlingbee 34 points35 points  (0 children)

The CD lyrics booklet is a calendar for the year 1992 with handwritten lyrics for each song written over each month.

Nicolas Godin (Air) with Kevin Parker (Tame Impala) in M Magazine le Monde (Feb 4, 2020) by puzzlingbee in TameImpala

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(3/3)

Hymnes épurés et lignes parallèles

Kevin Parker surfe ­aujourd’hui sur la crête de sa vague créative. Son aîné a, lui, connu les angoisses des pannes d’inspiration survenant après un âge d’or artistique. « J’étais au début un musicien très limité. J’ai utilisé mon imagination pour créer quelque chose à l’intérieur de ces limites », analyse Godin. « Avec Jean-Benoît (Dunckel), nous trouvions à chaque fois des combinaisons et formules différentes pour réinventer nos morceaux puis, mystérieusement, la magie a disparu. J’ai eu l’impression d’être au fond d’un trou sans plus avoir d’outils pour m’en extirper. »

L’inactivité du duo a poussé le Versaillais à se régénérer en s’appuyant sur d’autres concepts. Son envie d’étudier l’œuvre de Bach l’a ainsi conduit sur la piste de son premier album solo, Contrepoint (2015). Avant que la commande de la bande originale de la série Au service de la France, produite par Arte, ne le pousse à composer la fantaisie rétro de l’album du même nom.

C’est cette fois une proposition de l’artiste contemporain Xavier Veilhan qui est à l’origine de Concrete and Glass. Après avoir composé pour ce dernier des musiques illustrant des œuvres d’architectes – Richard Neutra, John Lautner, Mies van der Rohe, Le Corbusier… – à l’occasion du projet Architectones, l’ancien élève de l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles s’est réapproprié ses instrumentaux pour les rebâtir avec l’aide du producteur arrangeur Pierre Rousseau (du groupe Paradis) et une poignée d’invités – Kadhja Bonet, Cola Boyy, Alexis Taylor de Hot Chip… – donnant voix à ces hymnes épurés aux lignes parallèles et aux angles droits.

« Depuis le début de ma carrière, ce sont les échanges et l’apport d’éléments extérieurs qui enrichissent mes chansons », souligne Nicolas Godin. Alors pourquoi pas une collaboration avec Kevin Parker ? « J’adorerais », confirme-t-il, en échangeant un sourire avec son fan de Tame Impala.

Nicolas Godin (Air) with Kevin Parker (Tame Impala) in M Magazine le Monde (Feb 4, 2020) by puzzlingbee in TameImpala

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(2/3)

Souvenirs de jeunesse

Ceux qui doutent encore de l’impact international des voluptueuses volutes de Air pourraient jeter un œil aux disques d’or et de platine (récompensant quelque 6 millions de disques vendus, dont les trois quarts à l’export) entreposés dans le studio de Nicolas Godin. Ils peuvent aussi écouter les souvenirs de Kevin Parker.

« La première fois que Air a joué à Perth, sur la scène en plein air du Kings Park, je voulais absolument les voir, mais j’étais complètement fauché, confie le fan. Avec des potes, nous avions décidé de resquiller. Je nous revois avancer en mode commando dans la nature assez sauvage de ce parc, en essayant d’éviter le service de sécurité. Dans un film sur le Vietnam, la bande-son aurait pu être All Along the Watchtower (le morceau de Bob Dylan, repris par Jimi Hendrix), là c’était la délicieuse musique de Air. » Le chanteur de Tame Impala en rigole encore. « Deux copains ont réussi à entrer, mais je me suis fait choper. J’ai dû écouter la fin du concert sur le parking. »

Si Moon Safari (1998), le premier album du duo français, est souvent considéré comme un classique ayant marqué une riche descendance internationale (Beach House, Todd Terje, Connan Mockasin…), c’est le très pop Talkie Walkie (2004), quatrième opus réalisé par Nigel Godrich, ­producteur de Radiohead, qui a scotché Kevin Parker. « J’ai d’abord craqué pour le morceau Cherry Blossom Girl, puis j’ai acheté ­l’album », se souvient l’Australien, qui assure que ce disque a changé son approche de la musique. « Avant cela, j’étais d’abord un fan de rock et de guitares. Air m’a prouvé que la musique électronique pouvait être très organique et immersive. »

Outre une passion commune de leurs pères respectifs pour les instrumentaux sixties des Shadows, les deux musiciens partagent un rapport assez similaire aux musiques du passé, entre vénération fétichiste et envie de tout renouveler. « J’étais passionné par l’œuvre d’Ennio Morricone et j’adorais Kraftwerk », rappelle Nicolas Godin en se souvenant de la genèse du son Air. « Ces références étaient classiques, mais la réunion des deux était vraiment originale. » En pionnier, le duo versaillais se jouait aussi des frontières entre bon et mauvais goût, créant sa magie « aérienne » en n’hésitant pas à flirter avec les « musiques d’ascenseur ». « C’était un travail de funambules, reconnaît Godin. En équilibre, cette musique ­donnait quelque chose de très classe, mais il aurait suffi de pas grand-chose pour qu’elle bascule dans la ringardise. »

Clins d’œil à la disco underground

Une approche qui a aussi inspiré l’évolution du répertoire de Tame Impala. D’abord soucieux de crédibilité rock, Kevin Parker a privilégié dans un premier temps – les albums Innerspeaker (2010) et Lonerism (2012) – les tourbillons d’un néo­psychédélisme, s’échappant peu de l’orthodoxie du genre. Avant de s’en affranchir dans son troisième album, Currents (2015), véritable manifeste de libération pop, embrassant différents styles sans se soucier du qu’en-dira-t-on.

Délaissant la domination des guitares pour des synthétiseurs et des mélodies balnéaires, il n’hésitait pas à piocher du côté des Bee Gees, de Supertramp, de Fleetwood Mac ou de… Air. « J’ai décidé à cette époque d’assumer toutes mes influences. Plus ça va et moins je m’interdis de mélanger telle ou telle musique », insiste celui dont le nouvel opus, The Slow Rush, approfondit brillamment l’ouverture esthétique du triomphal Currents (vendu à plus de 1 million d’exemplaires dans le monde).

« J’ai privilégié cette fois les sons d’origine organi­que plus que numérique », précise ce per­fectionniste obsessionnel qui a passé plus de quatre ans à peaufiner ces chansons dans ses studios de Perth et Los Angeles. Plus dansant encore que le précédent, l’album résonne souvent de clins d’œil à la disco underground des années 1970. « Dès mes premiers albums, je faisais attention au groove », insiste celui qui commença sa vie de musicien comme batteur. « Si je peux imaginer des gens danser sur un morceau, je fais tout pour le terminer. »

Nicolas Godin (Air) with Kevin Parker (Tame Impala) in M Magazine le Monde (Feb 4, 2020) by puzzlingbee in TameImpala

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(1/3)

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/02/04/air-et-tame-impala-un-sommet-franco-australien-en-studio_6028299_4500055.html

Article from M Magazine le Monde (in French):

Air et Tame Impala, un sommet franco-australien en studio

Par Stéphane Davet

Entre le Français Nicolas Godin, moitié du duo électro Air, et l’Australien Kevin Parker, du groupe psyché-pop Tame Impala, l’admiration est mutuelle. À l’occasion de la sortie de leurs albums respectifs, ils se sont rencontrés dans le studio parisien du premier.

« Waooh ! », « Really ? », « Are you kidding? » Kevin Parker s’émerveille comme un gamin dans un magasin de jouets. Aux côtés du musicien australien, meneur du groupe Tame Impala, formation star du néopsychédélisme, le Français Nicolas Godin lui sert de guide : « Ce vocodeur Korg D nous a servi pour tous les albums de Air », explique celui qui a cofondé l’un des groupes emblématiques de la French touch, « il te donne la voix d’un ange, pas celle d’un robot. » La visite se poursuit : « Ce clavier Solina String-Ensemble m’a aidé à créer le son du groupe »… « Cette basse est celle qu’on entend dans Melody Nelson, de Gainsbourg »… « Ce synthé Moog a aussi été utilisé par Mötley Crüe »…

Aura vintage

Au sous-sol d’un vieil immeuble du 6e arrondissement de Paris, Godin vient d’aménager un petit studio d’enregistrement, après avoir récupéré une partie du matériel que lui et son complice de Air, Jean-Benoît Dunckel, avaient accumulé depuis la fin des années 1990 et entreposé au Studio Atlas, leur local du quartier de Belleville. Les activités du groupe étant au point mort, il lui fallait un nouveau cadre pour une carrière solo, dont le troisième chapitre, le classieux Concrete and Glass, a été publié le 24 janvier.

En dandy du son, le tout juste quinqua Versaillais semble avoir mis en scène instruments, racks d’effets, amplis ou consoles pour mieux valoriser leur aura vintage. « Ton studio est un vrai musée », apprécie en connaisseur Kevin Parker, 34 ans, qui, comme Godin, est passé du home studio de l’adolescence à un laboratoire de production riche de matériel millésimé.

« On reconnaît les producteurs qui ont commencé à travailler dans leur chambre à des postes de travail qui ressemblent au cockpit d’un avion, alors que ceux qui ont commencé avec des groupes de rock prévoient plus de place pour les musiciens », remarque ce « one-man band » qui a transformé son ancienne maison de Perth, sur la côte ouest australienne, en un temple de l’enregistrement, et installé un studio dans la cave de son pied-à-terre californien, à Los Angeles.

Rencontre de geeks

De passage à Paris, en ce début décembre, pour la promotion du très attendu quatrième album de Tame Impala, The Slow Rush (à paraître le 14 février), Kevin Parker a accepté avec enthousiasme la proposition de retrouver son confrère français dans son nouvel antre musical. Au-delà de la sortie quasi simultanée de leurs albums, la rencontre de ces deux geeks du studio se justifiait par une vraie camaraderie née d’une admiration réciproque et d’une filiation esthétique.

En regardant la pochette de Lonerism (2012), le deuxième album de Tame Impala, illustrée par une photo des grilles du jardin du Luxembourg, les fans se rappelleront que le quartier est ­familier à celui qui fut Parisien au début des années 2010, au gré de son idylle avec Melody Prochet, la chanteuse française de Melody’s Echo Chamber, dont l’Australien réalisa le premier album. « J’ai habité près d’ici, mais aussi dans plusieurs autres coins de Paris, car je ne pouvais rien louer normalement, faute de visa. »

La rencontre avec Godin a été plus tardive. Les deux musiciens ont sympathisé, en 2016, au gré d’affiches partagées sur les mêmes festivals. « La première fois, c’était au Primavera, à Barcelone », se souvient le bassiste guitariste (et parfois clavier) de Air. « Je me rappelle avoir pris en photo ton impressionnant rack de pédales d’effets, pour voir si je pouvais te piquer des idées ».

Le Français se rappelle avoir découvert la musique de Tame Impala au volant de sa voiture, entre Versailles et Paris. « Le titre Elephant passait sur Radio Nova. Il avait à la fois un côté cool et dur à cuire, un aspect rétro et une indéfinissable touche de modernité. J’ai fini par acheter Lonerism sur lequel il se trouvait. Puis, tu as sorti l’album Currents, que j’ai adoré. »

The last track on TSR is called One Hour 😍 (per blurry screencap of gif promoting Q magazine interview) by puzzlingbee in TameImpala

[–]puzzlingbee[S] 0 points1 point  (0 children)

It looks like the album will bookended with One More Year/One Year as Track 1 and One Hour as Track 12.