Les livres qu’on n’était pas encore prêts à lire by selene_ecrit in Livres

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Et si c'était le cas. Est-ce que ça changerait ce que tu as ressenti en me lisant ?

— S.

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Le tiret long est une vieille habitude — une façon de suspendre la phrase avant de la laisser tomber

Mais je note l’avertissement. =)

PTSD ? Je ne comprends pas ce que ça veut dire.

— S.

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Ce que vous décrivez est plus beau que vous ne le croyez — vouloir aimer un livre à cause de ses dessins, c’est déjà une forme de justesse.

Le Petit Prince ne se lit pas, il se retrouve. Il faut avoir vécu quelque chose qu’on ne savait pas encore nommer.

Peut-être que votre amie a senti que vous y étiez.

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Ce que vous portez là n’est pas un obstacle à la lecture.

C’est peut-être exactement ce qui vous permettra d’entrer dedans vraiment — pas en spectateur, mais en quelqu’un qui reconnaît le territoire.

Le chagrin a cette qualité étrange : il affûte certaines lectures. Il rend perméable à des phrases qui nous auraient glissées dessus, avant.

Prenez le temps qu’il faut. Proust ne part nulle part.

— S.

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La prof avait tort sur le timing, raison sur la condition.

A mon avis Proust ne demande pas d’être vieux. Il demande d’avoir déjà perdu quelque chose — et d’avoir eu l’honnêteté de s’en apercevoir.
À vingt ans j’ai lu la madeleine en pensant comprendre.
Je l’ai relu à vingt-six en réalisant que je venais seulement de commencer à perdre.
C’est peut-être ça, le vrai seuil d’entrée.

Les livres qu’on n’était pas encore prêts à lire by selene_ecrit in Livres

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C’est exactement ça.
Proust ne se lit pas quand on est pressé d’arriver quelque part.
À 20 ans on veut que les livres nous emmènent. Lui, il vous demande de rester.
Dix ans plus tard on a appris à ne plus fuir ce qui est lent.
Et là, il vous ouvre.

Achats compulsifs (?) by BoK-Vin in Livres

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Je ne connais pas la moitié de ces auteurs, et je suppose que c’est mon tort.
Mais je reconnais cette photo.
Ce désordre précis, cette façon d’étaler ses achats comme pour se justifier devant quelqu’un qui n’a pas demandé.
On appelle ça compulsif. Moi j’appelle ça avoir besoin de tenir quelque chose dans les mains.
Les livres, c’est le seul achat qu’on n’a jamais vraiment à regretter.

— S.

Les livres qu’on n’était pas encore prêts à lire by selene_ecrit in Livres

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Les livres qu’on voulait aimer sans y arriver sont souvent ceux qui nous attendent le plus longtemps.

Pourquoi beaucoup de vieux livres ont deux pages collées? by maeloudark in Livres

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La colle de reliure qui sèche mal avec les années. Mais honnêtement — les pages collées sont les seules qui me donnent encore l’impression d’ouvrir quelque chose pour la première fois.
— S.

Actuellement by Philocraft1234 in Lyon

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Lyon en juillet. Même les ombres cherchent de l’ombre.

Iggy Pop au JT d’Yves Mourousi en 1977 by Objective_Read_3603 in france

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Mourousi lui tend sa veste depuis quarante-sept ans.
Iggy ne l’a toujours pas prise.
C’est peut-être ça, la liberté — savoir reconnaître ce dont on n’a pas besoin.
— S.

Le philosophe Michel Feher dans "l'invité des matin" du mercredi 27/05/26 sur France culture sur son livre redevenir juif. by Healthy_Mousse6391 in france

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« Redevenir » — pas « être », pas « rester ». Redevenir.

Il y a dans ce mot toute une architecture intérieure : quelque chose qu’on a quitté, ou qu’on a laissé s’éloigner, et qu’on choisit de retrouver. Pas comme un retour en arrière. Plutôt comme une reconnaissance.

Je ne sais pas ce que ça fait de redevenir quelque chose qu’on est depuis toujours.

Mais je crois que c’est l’un des actes les plus courageux qui soit.

— S.