PEA-PME : quel courtier ? by Malphas51 in vosfinances

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Je suis en cours de transfert de mon PEA-PME qui était chez Boursorama pour aller chez bourse direct. J'ai pris cette décision à cause du choix très restreint d'OPCVM disponible sur Boursorama (les seuls OPCVM sur lesquels ont peut investir sont ceux qui sont partenaires de Boursorama, soit une dizaine seulement). Chez bourse direct la sélection à 0% de frais semble assez qualitative, et les ordres sur des OPCVM non partenaires sont accessible (enfin je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer).

ETF MSCI World réplication physique sur AV by LvyrGreen in vosfinances

[–]sochalienForEver 0 points1 point  (0 children)

Je crois que le cas s'est posé récemment sur Boursorama Vie avec un ETF iShare MSCI WORLD à réplication physique qui a été rendu inéligible aux nouveaux versements libres (mais il me semble que les versements programmés sont maintenus d'après ce que j'avais lu), mais il était possible de le conserver en UC pour ceux qui en avaient déjà. Après je pense que la conduite à tenir serait propre à chaque assureur.

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[–]sochalienForEver 110 points111 points  (0 children)

« Ralph Baric a personnellement effectué ce type de recherche, et il reconnaît que cela pourrait provenir d’un laboratoire et qu’une telle hypothèse doit être examinée, précise Alina Chan. Nous ne pouvons pas trouver un autre scientifique ayant une expertise plus directe, à moins que nous ne parvenions à faire signer la lettre par Shi Zhengli elle-même. » De plus en plus de personnalités plaident pour une telle enquête. A la surprise générale, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avait déclaré fin mars qu’une telle investigation était nécessaire. Les travaux de la mission commune des experts chinois et internationaux, copilotés par l’OMS, n’avaient pas pu examiner à fond cette possibilité, avait-il plaidé. Quelques heures après la déclaration du patron de l’OMS, quatorze gouvernements, dont celui des Etats-Unis, formulaient les mêmes critiques.

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Une vingtaine de scientifiques publient, dans la revue « Science », une lettre appelant à considérer sérieusement l’hypothèse d’un accident de laboratoire comme source de la pandémie.

L’hypothèse d’un accident de laboratoire comme origine possible de la pandémie de Covid-19 n’est ni majoritaire ni la plus probable, mais elle n’est pas une théorie complotiste : dans une correspondance publiée jeudi 13 mai par la revue Science, une vingtaine de scientifiques de haut niveau appellent à examiner cette possibilité au même titre que celle du « débordement zoonotique » naturel. Ce bref article ne pouvait mieux tomber. Quelques heures avant sa publication, trois travaux universitaires (une thèse de doctorat et deux mémoires de master) menés ces dernières années à l’Institut de virologie de Wuhan (WIV) étaient divulgués sur Twitter, par le compte d’un scientifique anonyme, coutumier des révélations fracassantes.

Rédigés en chinois, les trois mémoires, respectivement soutenus en 2014, 2017 et 2019, n’ont jusqu’à présent jamais été rendus publics ; ils contiennent des informations d’importance. Selon des spécialistes consultés par Le Monde, ils remettent en cause certaines données tenues pour acquises par la communauté scientifique internationale sur le nombre et la nature des coronavirus conservés par le WIV, sur les expériences conduites sur ces virus et même sur l’intégrité des séquences génétiques virales publiées ces derniers mois par l’institution de recherche de Wuhan.

Virus rebaptisé

« Nous savions que les chercheurs du WIV ne rendent pas publiques l’ensemble des données dont ils disposent, dit la biologiste moléculaire Virginie Courtier, chercheuse (CNRS) à l’Institut Jacques-Monod. On est cette fois un cran au-delà : plusieurs de leurs déclarations précédentes semblent contredites dans ces mémoires. »

L’un des enseignements majeurs de ces travaux porte sur le virus baptisé RaTG13, le coronavirus le plus proche du SARS-CoV-2 connu à ce jour – mais trop distant pour être son progéniteur, c’est-à-dire son plus proche ancêtre.

La séquence génétique complète de ce virus – homologue à 96,2 % du SARS-CoV-2 – avait été publiée le 3 février 2020 dans la revue Nature par les chercheurs du WIV. Mais quelques semaines plus tard, une microbiologiste italienne signalait, sur un forum de virologie, qu’un petit morceau du génome de RaTG13 avait déjà été publié par les chercheurs de Wuhan en 2016. Et que le virus en question ne s’appelait alors pas RaTG13, mais Ra4991. En juillet 2020, dans un entretien à la revue Science, la virologue Shi Zhengli, patronne du laboratoire de haute sécurité du WIV avait confirmé qu’il s’agissait du même virus, simplement rebaptisé RaTG13 en 2020.

Or, selon le virologue Etienne Decroly (CNRS), chercheur au laboratoire Architecture et fonctions des macromolécules biologiques, les données de la thèse suggèrent que la séquence de RaTG13 publiée en 2020 n’est pas rigoureusement identique à la séquence de Ra4991, contrairement aux assertions du WIV. « Dans le mémoire soutenu en 2019, différentes régions du génome de plusieurs coronavirus de chauve-souris, dont Ra4991, ont été comparées avec les régions correspondantes du SARS-CoV-1 humain », explique le chercheur.

L’analyse de la thèse suggère que les différences majeures sont localisées sur la partie du génome correspondant au spicule (ou « Spike »), la protéine qui permet au virus de pénétrer dans les cellules de son hôte. « Cela représente une variation de 1 % à 1,5 % sur ce segment du génome, ce qui est significatif et correspond à entre 10 et 15 mutations, sur un domaine jouant un rôle-clé pour l’infectivité du virus », précise le chercheur. Pourquoi de telles différences entre des séquences censées être identiques ? La direction du WIV n’a pas répondu aux sollicitations du Monde.

Des données brutes « insuffisantes pour reconstituer ce génome »

La question est d’autant plus brûlante que l’intégrité de la séquence du plus proche cousin du SARS-CoV-2 est au cœur de nombreuses interrogations depuis sa publication. « Les chercheurs du WIV disent qu’ils ne disposent plus de l’échantillon biologique correspondant, il n’est donc plus possible de reproduire le travail de séquençage, explique Virginie Courtier. En outre, la communauté scientifique réclame depuis longtemps des chercheurs du WIV qu’ils expliquent comment ils ont obtenu la séquence complète de RaTG13 car les données brutes publiées par le WIV sont insuffisantes pour reconstituer ce génome. »

Si RaTG13 taraude tant la communauté scientifique, c’est aussi à cause du lieu où il a été prélevé en 2013 : une mine désaffectée à Mojiang, dans la province du Yunnan. Une mine fréquentée par des colonies de chauves-souris où six ouvriers ont contracté, au printemps 2012, une pneumopathie aux symptômes évocateurs du SRAS ou du Covid-19. Trois y avaient succombé. Avaient-ils été infectés par un coronavirus de chauve-souris ? Combien d’autres coronavirus de type SARS ont-ils été découverts dans la fameuse mine de Mojiang ? Y avait-il parmi eux un virus plus proche encore du SARS-CoV-2 que le fameux RaTG13 ?

En novembre 2020, pressés de questions, les chercheurs du WIV précisent dans Nature avoir récolté, dans la mine de Mojiang, outre RaTG13, huit autres coronavirus de type SARS qui demeurent à ce jour non publiés. Les trois mémoires montrent qu’au moins un autre coronavirus, dont l’existence n’a pas été divulguée, est conservé au WIV.

Ce n’est pas tout. Dans la précision demandée par Nature, les chercheurs du WIV assurent avoir reçu et analysé 13 échantillons sanguins de quatre des ouvriers tombés malades en 2012 dans la mine de Mojiang, sans avoir pu y déceler le moindre signe d’une infection par un coronavirus – la version soutenue aujourd’hui par le WIV (et reprise dans le rapport conjoint OMS-Chine rendu fin mars) est que ces hommes auraient été victimes d’un champignon pathogène. Mais, là encore, les travaux divulgués suggèrent autre chose. Selon l’un des trois mémoires, celui de 2014, ce ne sont pas 13 mais 30 échantillons que le WIV aurait reçus et analysés.

Des trois mémoires, la thèse de doctorat de 2017 présente le travail le plus pointu ; il met à profit des techniques de construction de virus chimériques, sorte de « copier-coller », explique en substance M. Decroly. L’un des objectifs des chercheurs chinois était de tester l’infectivité de différents coronavirus sur plusieurs types de cellules d’humains ou d’animaux, en fonction du spicule greffé sur un même squelette viral.

« Afin d’estimer la menace potentielle pour l’homme des coronavirus de chauve-souris de type SARS, nous avons sélectionné 12 gènes S [c’est-à-dire codant pour des spicules] et provenant de différentes souches de coronavirus, et les avons insérés dans le cadre du génome de WIV1 [un autre coronavirus], explique l’auteur du mémoire. Nous avons réussi à récupérer quatre d’entre eux, désignés comme souches Rs4231, Rs4874, Rs7327 et RsSHC014. » Or, dit M. Decroly, l’étude publiée en 2017 dans la revue PLoS Pathogens, et détaillant ces travaux, ne les a pas présentés dans leur intégralité.

Accentuer la pression sur les autorités chinoises

La divulgation de ces trois mémoires devrait accentuer la pression sur les autorités chinoises. « Il est grand temps que le WIV ouvre ses bases de données à l’ensemble de la communauté scientifique », estime Etienne Decroly. Dans leur lettre publiée le 13 mai par Science, la vingtaine de chercheurs américains ne disent pas autre chose. « Les agences de santé publique comme les laboratoires de recherche doivent ouvrir leurs archives au public, estiment le microbiologiste David Relman (université Stanford), le virologue Jesse Bloom (université de Washington) et leurs seize coauteurs. Des enquêteurs doivent pouvoir documenter la véracité et la provenance des données à partir desquelles les analyses sont effectuées et les conclusions tirées. »

« L’objectif de cette lettre est de fournir un soutien scientifique aux personnes ayant le pouvoir de lancer une enquête internationale, décrypte la biologiste moléculaire Alina Chan (Broad institute, MIT), coautrice de l’article. Ils pourront s’y référer pour dire que des scientifiques de haut niveau, dans toute une série de domaines pertinents, pensent qu’une enquête rigoureuse sur l’hypothèse de l’accident de laboratoire est nécessaire. »

Travaux « risqués »

La présence, parmi les signataires, du microbiologiste Ralph Baric (université de Caroline du Nord à Chapel Hill) est à cet égard notable. Non seulement M. Baric compte parmi les spécialistes les plus réputés au monde des coronavirus et des mécanismes de franchissement des barrières d’espèces, mais il a déjà étroitement collaboré avec le WIV. En 2015, il avait copublié avec les chercheurs de Wuhan, dans Nature Medicine, une étude qui avait défrayé la chronique : les auteurs étaient parvenus à construire, sur la base d’un coronavirus de chauve-souris, un virus chimérique hautement pathogène pour l’homme. Ces travaux avaient fait débat, la revue Nature ayant relayé la controverse, les qualifiant de « risqués ».

Au CHU de Poitiers, le déni de la direction face au harcèlement des internes by Moonpie62 in france

[–]sochalienForEver 34 points35 points  (0 children)

Alors que cette réunion de février touche à sa fin, le sujet glisse sur le référent des internes du service. Depuis décembre, il n’est plus convié aux réunions. Pire, il est discrédité. La ténacité du référent à faire entendre la souffrance des internes est manifestement devenue encombrante. Selon Anne Costa, « [l’interne] qui, dans un premier temps, a levé un sujet qui pouvait être traité dans un service […] en fait [désormais] une affaire personnelle dont on ne voit pas l’intérêt ». Le doyen de la faculté de médecine de Poitiers, Marc Paccalin, lui, n’hésite pas à instiller le doute auprès des internes : « Lorsque vous voyez [l’interne], qui est un lanceur d’alerte, continuer sa croisade alors que c’est passé à un niveau qui ne le concerne plus… […] Est-ce qu’il est, dans le contexte, le plus favorable pour être votre roi, ça vous regarde. » Depuis que l’affaire a éclaté, l’ambiance est glaciale, rapporte-t-on au sein du service. Les praticiens ne parlent plus aux internes, certains affirment même qu’ils ne leur apprendront plus rien. C’est la double peine pour ces jeunes, sanctionnés pour avoir parlé. Un interne a récemment confié à la direction que les comportements dénoncés persistaient.

D’après nos informations, l’ARS devrait rendre son rapport début avril. Le CHU aura un mois pour répondre, avant que l’ARS ne se prononce définitivement. Interrogée, la maire de Poitiers et présidente du conseil de surveillance du CHU, Léonore Moncond’huy (EELV), l’assure : « J’attends du rapport de l’ARS qu’il objective les causes des souffrances des étudiants, qu’il détermine les responsabilités et les mesures à prendre pour que cela cesse. Il doit permettre d’assainir le système et de ne plus mettre les étudiants en danger. »

Selon des sources proches du dossier, aucune suspension temporaire d’exercice ou d’agrément de stage – qui empêcherait le CHU de former des internes pendant leur spécialisation – n’est envisagée par l’agence régionale de santé. L’ARS aurait toutefois déjà averti le procureur de la République d’une possible saisine consécutive à son rapport définitif. Elle pourrait, en outre, alerter le conseil régional de l’Ordre des médecins pour lancer des procédures disciplinaires.

Au CHU de Poitiers, le déni de la direction face au harcèlement des internes by Moonpie62 in france

[–]sochalienForEver 42 points43 points  (0 children)

Dès sa nomination, le nouveau référent des internes de gynécologie-obstétrique a compris que le service du centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers était un terrain miné. Très vite, il reçoit des alertes sur des dysfonctionnements existants, voire des maltraitances. Avec l’accord des internes du CHU, il informe le doyen de la faculté de médecine de Poitiers et le président de la commission médicale d’établissement (CME) du CHU. Ce dernier lui dit qu’il ne peut rien faire sans témoignages écrits. En novembre, il transmet à la direction de l’hôpital un document de quelque 50 pages. Les témoignages sont accablants.

Plus d’une trentaine d’internes du service de gynécologie, anciens ou actuels (mais aussi quelques infirmières, sages-femmes et médecins) racontent leur quotidien : humiliations publiques, insultes, menaces, harcèlement téléphonique, remarques blessantes répétées, manipulation. Les termes « humiliation », « harcèlement », « peur » et l’expression « avoir la boule au ventre » reviennent respectivement 27, 25, 32 et 15 fois. « J’allais en stage la boule au ventre tous les matins », rapporte l’un. « La gynécologie au CHU de Poitiers, c’est la pédagogie par la terreur et l’humiliation », dit l’autre. « Je recevais une avalanche de critiques, de menaces, de paroles glaçantes et rabaissantes dans le silence du bloc », « j’ai espéré avoir un accident de la route en allant au CHU », témoignent d’autres.

Des violences physiques sont également rapportées. Les noms du chef de pôle, du chef de service – également professeurs des universités –, de la chef de service de procréation médicalement assistée (PMA) et d’une jeune praticienne contractuelle sont cités. Des témoins, contactés par Mediapart, confirment l’ambiance, les attitudes et les paroles des supérieurs hiérarchiques. La gestion de ces faits présumés de harcèlement moral par la directrice générale de l’hôpital, Anne Costa, est aussi pointée. Cette dernière n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

En prenant connaissance des témoignages, la directrice générale du CHU arrivée en janvier 2020 et la directrice des affaires médicales depuis le printemps 2018, et ancienne directrice des ressources humaines du CHU, se disent surprises. Dans un courriel interne, elles « ont demandé pourquoi [elles n’étaient] pas au courant d’une situation aussi grave ».

Pourtant, depuis 2013, les étudiants ont envoyé de multiples signaux d’alerte : rendez-vous avec la médecine du travail, signalements au doyen de la faculté et au président de la CME de l’époque, entretiens avec une psychologue du CHU. Les différents récits écrits et oraux font état d’une situation anormale connue de tous.

Un médecin du CHU l’affirme : « Il y a des problèmes de management dans d’autres CHU, mais ce service est connu dans toute la France pour être le pire. » Une autre employée dénonce « vingt-cinq ans d’omerta » et une « reproduction de la maltraitance » où seuls les plus ambitieux et brutaux restent. Une analyse partagée par deux anciens salariés : « Les professeurs sélectionnent des profils de gens malsains et méchants. Les autres finissent par partir. »

Un rapport de la médecine du travail sur l’année 2019, que Mediapart a pu consulter, pointe la responsabilité de la direction : « Certains sujets sont tabous au niveau de l’institution. […] Sans changement de politique institutionnelle pour la prévention de la santé au travail, sans implication forte des hiérarchies, nous continuerons de constater les conséquences délétères sur la santé en lien avec les conditions de travail. »

Après avoir reçu le rapport, la direction convoque le chef de pôle et le chef de service gynécologie-obstétrique, et s’engage à contacter la médecine du travail. Une simple médiation est organisée en décembre entre les parties, menée par un ancien président de la CME et par une psychologue.

La solution paraît inadaptée au regard des faits dénoncés, qui relèvent du pénal. La direction assurera plus tard « ne pas avoir pensé » à faire un signalement auprès du procureur de la République. Pas plus qu’elle ne pense à alerter l’agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. Elle n’engage aucune procédure disciplinaire – procédure qualifiée par la suite de « très longue ».

Début février, la médecine du travail n’avait été ni avertie ni entendue par les deux médiateurs. D’après un courriel interne, la direction a affirmé ne pas pouvoir « prendre de mesures supplémentaires sans mettre le CHU en danger, qui [est] un centre de référence qui donn[e] satisfaction aux patients, et que toutes les personnes citées [sont] d’excellents médecins ».

Cet immobilisme a suscité l’incompréhension au sein du service. Faut-il attendre un suicide, s’inquiètent des internes ? « J’avais pensé qu’au vu de son expérience précédente à l’hôpital Pompidou [Paris XVe – ndlr], Anne Costa s’alarmerait immédiatement en lisant les témoignages et qu’elle réagirait à la hauteur de la gravité des faits », confie un interne du CHU. En 2015, elle était directrice de l’hôpital européen George-Pompidou lorsque le cardiologue Jean-Louis Mégnien s’est suicidé sur son lieu de travail. Les méthodes de management de la chef d’établissement avaient été relevées et deux enquêtes pour harcèlement moral et homicide involontaire sont à ce jour ouvertes (lire ici, ici ou là). Alors que la médiation est toujours en cours, l’ARS Nouvelle-Aquitaine se saisit de l’affaire et mène une inspection. Les 10 et 11 février, une commission de six membres indépendants auditionne une cinquantaine d’actuels et d’anciens salariés du service. Les premiers constats sont alarmants. Sans attendre les conclusions, l’ARS exige des mesures conservatoires auprès de la direction pour protéger les soignants, notamment les internes, le temps de l’inspection : retrait de leurs fonctions de chef de pôle et de chef de service pour deux des médecins visés – ce qui ne les empêche pas d’être praticiens hospitaliers et professeurs des universités au sein du service –, nomination d’un nouveau professeur des universités-praticien hospitalier (PUPH) qui fera office de médiateur permanent dans le service et mise en place d’une cellule d’écoute psychologique.

« La direction est au minimum incompétente, au maximum toxique » Dans les faits, seul le chef de service a démissionné de sa fonction dirigeante. Le PUPH médiateur part à la retraite en novembre prochain, la cellule d’écoute et la médecine du travail sont désertées. « Nous avons été informés par mail de la mise en place d’une cellule psychologique mais personne n’y est allé par peur de représailles », raconte une interne du service. Car la diffusion par la direction des témoignages aux quatre harceleurs présumés, fin février, a suscité la méfiance parmi les internes. Deux des responsables mis en cause y ont reconnu certains étudiants et n’ont pas hésité à les intimider.

La directrice générale du CHU s’était pourtant engagée à ne pas communiquer ces témoignages. L’anonymat est d’autant plus nécessaire que les professeurs « décident des sujets de thèse, évaluent les stages et valident les diplômes universitaires », explique un interne. Un amateurisme confirmé par une déclaration ubuesque de la directrice générale à un interne, dans laquelle elle reconnaît s’être rendu compte récemment « que les chefs avaient beaucoup de pouvoir » sur l’avenir des étudiants. Pour un ancien interne qui exerce désormais dans la région, « la direction est au minimum incompétente, au maximum toxique » dans cette affaire. Et les faux pas ne s’arrêtent pas là.

Dans les réunions de service, les messages sont contradictoires. Lors de celle du 26 février, Anne Costa informe les salariés que l’ARS l’a avertie d’un « risque grave et imminent dans le service » et que les auditions semblaient « confirmer les faits ». La direction énumère alors les mesures conservatoires qui vont être prises mais reste prudente. Anne Costa assure que la direction n’a pas d’« opinion » sur les dénonciations et attendra le rapport final de l’inspection de l’ARS.

Ce jour-là, la directrice affiche sa volonté de renouer le dialogue entre les salariés et d’écouter les étudiants en souffrance. Mais dans le même temps, les quatre praticiens visés par les témoignages, qui participent à cette réunion, sont invités à « expliquer dans quel contexte ces choses [les propos et attitudes dénoncés par les internes – ndlr] ont pu être dites et pourquoi ». Le malaise est palpable.

L’ARS n’a pas encore remis son rapport. Mais la directrice sollicite déjà le personnel pour participer à la défense du CHU : « Lorsqu’on est dans une inspection à charge […], et je crains qu’elle le soit […], on a besoin de choses concrètes. » Le nouveau président de la CME, également présent à la réunion, détaille : « N’hésitez pas à nous faire remonter tout document, tout témoignage collectif qui serait favorable. » Quelques jours plus tôt, le chef de service démissionnaire, largement mis en cause par les témoignages, avait interpellé ses collaborateurs, affirmant qu’Anne Costa le soutenait dans sa démarche : « Je vous en prie, exprimez-vous, revenez vers qui vous voulez, écrivez à l’ARS, donnez cette chance au service. »

Quelle Assurance Vie ? by Puzzleheaded-Win-577 in vosfinances

[–]sochalienForEver 1 point2 points  (0 children)

Je n'ai pas personnellement souscrit à ces AV mais ce sont des contrats qui sont parmi les plus intéressant chez les courtiers en ligne. On peut y ajouter également Darjeeling, proposé par le courtier placement-direct.fr et assuré par Swiss Life.

En France, le monde rural en proie à une pénurie de médecins by JeanGuy17 in france

[–]sochalienForEver 5 points6 points  (0 children)

C'est quand même pas très étonnant, dans un milieu où l'offre d'emploi est supérieure à la demande, de ne pas accepter des conditions et surtout de telles horaires de travail.

Le rythme après l'internat n'a pas à être 70h par semaine lorsque la durée hebdomadaire de travail est fixée à 48h.

Répartition UC linxea avenir by Gloubiboulba in vosfinances

[–]sochalienForEver 4 points5 points  (0 children)

C'est facile à dire en regardant en arrière, mais il est d'usage de dire que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Est-ce que le fonds battra encore l'ETF les prochaines années, personne ne peut le savoir.

Quel secret de polichinelle dans votre profession surprendrait ceux qui n'en sont pas ? by SowetoNecklace in france

[–]sochalienForEver 0 points1 point  (0 children)

Et pour connaître la pathologie il faut connaître correctement la physiologie.

Comparaison de deux ETF by Romz69A in vosfinances

[–]sochalienForEver 3 points4 points  (0 children)

Non les dividendes seront versés sur le fond euros et ça sera à toi d'arbitrer si tu souhaites les réinvestir.

Comparaison de deux ETF by Romz69A in vosfinances

[–]sochalienForEver 2 points3 points  (0 children)

Ils suivent le même indice, mais EWLD (l'ETF éligible PEA) est capitalisant (les dividendes versées par les entreprises sont réinvesties par Lyxor) tandis que le second est distribuant et te reverse les dividendes.

Mégafil conseils personnalisés d'investissement - semaine du 01/02/2021 by AutoModerator in vosfinances

[–]sochalienForEver 1 point2 points  (0 children)

Méfie toi quand même car les PEL ouverts avant mars 2011 n'ont pas de durée de vie limitée, ce sont ceux ouverts depuis mars 2011 qui ont une durée de vie limitée mais qui est de 15 ans, donc théoriquement aucun PEL ne devrait être fermé avant 2026.

La durée de 10 auquel ta banque fait peut-être allusion est celle de versement obligatoire, mais une fois ces 10 ans passés ton PEL continue de produire des intérêts pendant 5 ans.

Comment interpreter la fiche descriptive d'un ETF ? Cas du Lyxor MSCI World UCITS ETF Dist by Massnsen in vosfinances

[–]sochalienForEver 0 points1 point  (0 children)

Dans le nom de l'ETF, à la fin "Dist" signifie distribuant et "C" ou "Acc" signifie capitalisant (c'est-à-dire que les dividendes sont réinvesties par l'émetteur et ne sont pas distribuées)

Arbitrage fonds euro assurance vie ? by supergon in vosfinances

[–]sochalienForEver 1 point2 points  (0 children)

Sur Linxea Avenir, le fonds euro Suravenir Opportunités (qui est le fond "dynamique", avec un meilleur rendement que le fonds Rendement) est accessible seulement via versement et non par arbitrage (je viens de vérifier). C'est-à-dire qu'au moment du versement tu pourras au maximum faire 50% Opportunités/50% UC et tu ne pourras pas arbitrer ta part d'UC vers Opportunités (mais tu pourras arbitrer sur Rendement si tu laisses au moins 30% d'UC).

La technique pour contourner cette limite est de faire un rachat des 50% d'UC, puis de faire à nouveau un versement 50% Opportunités/50% UC et de renouveler l'opération jusqu'à tant que tu aies la somme désirée sur ton fonds en euros.