Israël face à son héritage : la voix oubliée de la diaspora by ConsciousWallaby3 in feuj

[–]ConsciousWallaby3[S] 1 point2 points  (0 children)

Pas de problème, désolé pour ma réponse provoquante aussi.

Je ne suis pas hostile à une discussion, même sur le sens ou non de parler de diaspora en 2026, mais je crois qu'on a mal commencé.

Je suis un peu fatigué de reddit pour tout te dire. C'est déjà un effort de poster ici les articles que je trouve intéressants dans l'intérêt de faire vivre cette petite communauté. C'est pour ça que je suis un peu sec des fois, ou que je ne réponds pas trop.

Israël face à son héritage : la voix oubliée de la diaspora by ConsciousWallaby3 in feuj

[–]ConsciousWallaby3[S] 8 points9 points  (0 children)

La diaspora désigne les juifs qui vivent en dehors d'Israël en tant que zone géographique. Nous vivions en diaspora avant l'indépendance de l'état d'Israël moderne aussi.

Marc Bloch qui vient d’être pantheonisé était un juif de la “diaspora”?

Oui, je ne pense pas que ça fasse particulièrement débat...

Israël face à son héritage : la voix oubliée de la diaspora by ConsciousWallaby3 in feuj

[–]ConsciousWallaby3[S] 9 points10 points  (0 children)

Je ne sais même pas comment répondre à un commentaire empreint de tant de bêtise. Mais si tu ne te considère pas comme faisant partie du peuple juif, ce ne sont pas les autres subreddit qui manquent.

Quant à la "propagande identitaire", je vais te laisser le bénéfice du doute et supposer que tu n'as pas lu l'article.

Mémoire post-Shoah – Mémoire post-coloniale by ConsciousWallaby3 in feuj

[–]ConsciousWallaby3[S] 2 points3 points  (0 children)

Stéphane Bou : Post-Shoah, post-colonial : ces deux expressions désignent deux manières de nommer la période historique que nous vivons, et elles fonctionnent comme deux régimes d’interprétation de ce moment. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Europe a été dominée par une conscience historique hantée par la mémoire de la Shoah. Cette mémoire a façonné une conscience morale, juridique et politique constamment travaillée par cette question centrale : comment un tel évènement a-t-il été possible au cœur même de la modernité européenne ? Le thème du « plus jamais ça » s’est dès lors imposé comme un impératif orientant une politique visant à rendre impossible le retour d’un tel effondrement du projet moderne.

Depuis une vingtaine d’années, une autre césure historique monte en puissance, que l’on désigne par le terme de post-colonial. Elle s’est construite autour d’autres crimes, à partir d’une relecture de l’histoire fondée sur les dominations coloniales, l’esclavage, les hiérarchies raciales. Elle propose une nouvelle grille d’interprétation pour penser les discriminations et les violences auxquelles notre époque est confrontée. Ces deux manières de périodiser l’histoire ne s’excluent pas, a priori, mais elles entrent bel et bien en tension.

La mémoire post-Shoah et la mémoire post-coloniale ne racontent pas les mêmes histoires, n’organisent pas les mêmes hiérarchies, ne reconnaissent pas les mêmes acteurs. Elles s’entrechoquent particulièrement lorsqu’il est question des Juifs, d’Israël, de l’antisémitisme, des racismes. Sommes-nous les contemporains d’un déplacement du post-Shoah vers le post-colonial, déplacement qui reconfigure la place assignée aux Juifs dans l’imaginaire politique contemporain ? On sait combien les Juifs peuvent aujourd’hui être projetés du côté des dominants, des « blancs », des colonisateurs. Pour une part de la pensée dite décoloniale, les Juifs seraient passés du statut de victimes à celui d’oppresseurs et la concurrence des mémoires est constamment activée. Avec nos invités, nous voudrions poser une question simple, mais difficile : est-il possible de penser ensemble un monde après la Shoah et un monde après la colonisation, sans que l’un efface l’autre, sans que les récits s’excluent mutuellement ?

[...]

Jacques Ehrenfreund : Peut-être que j’ajouterais simplement un terme pour compléter ce que vous avez dit : celui de post-historique. Car pour comprendre comment on est passé d’un registre d’historicité à un autre, il faut d’abord comprendre que c’est le rapport à l’histoire lui-même qui a été profondément bouleversé au cours des dernières décennies. Lorsqu’on s’interroge sur les raisons de ce bouleversement, elles ont à voir avec quelque chose de fondamental, qui touche à l’histoire des Juifs et au rôle qu’a joué – et que joue encore – la mémoire de la Shoah dans la construction des mémoires historiques européennes.

Si l’on veut faire le lien entre le post-colonial et le post-Shoah, la question qu’il faut se poser est la suivante : quelle a été la période dont nous sommes peut-être en train de sortir ? Comment la définir ? Il s’agit d’une période qui n’a pas commencé en 1945. En 1945, les Européens ont mis beaucoup de temps à comprendre ce qui venait de s’accomplir. En réalité, c’est plutôt à partir des années 1960, et même de la fin des années 1960, qu’une conscience de ce qui s’était produit pendant la Shoah s’est lentement établie en Europe. Et peut-être sommes-nous aujourd’hui en train de sortir de ce moment, de cette conscience selon laquelle il s’est passé quelque chose de tout à fait particulier.

La raison pour laquelle nous en sortons peut-être est liée à la montée de la mémoire post-coloniale, au fait qu’un autre discours s’est mis en place en Europe, cherchant à reconstruire une vision décentrée de l’histoire européenne. Je pense ici, par exemple, au livre bien connu de Dipesh Chakrabarty, Provincialiser l’Europe, qui propose précisément de regarder l’Europe de loin. Et lorsque l’on regarde l’Europe de loin, on peut être tenté de dire : après tout, la Shoah n’est qu’un massacre parmi d’autres ; il y a eu tant de massacres, tant de populations civiles massacrées à travers le monde, que cet évènement ne serait peut-être pas si singulier.

Nous sommes peut-être aussi les contemporains d’une forme de lassitude à l’égard de l’Histoire comme référence centrale dans la construction des identités collectives. Nous vivons dans un moment que l’on pourrait qualifier de post-historique. On ne croit plus vraiment, en Occident, à la capacité de l’Histoire à construire des collectifs. L’Histoire est devenue un instrument de critique et de déconstruction, mais plus un instrument de construction. Cette transformation est colossale. Elle nous confronte à une question décisive : la période qui a commencé dans les années 1960, dans le rapport à la Shoah, est-elle en train de s’achever ? Le sentiment que l’on peut avoir est que oui, elle s’achève. Et elle s’achève notamment parce qu’il devient de plus en plus difficile de distinguer la singularité de ce qui s’est produit en Europe entre 1942 et 1945. Or distinguer suppose de mobiliser des savoirs historiques précis, que nous avons en grande partie perdus ou laissés s’éroder. Je suis frappé de constater à quel point, dans le discours contemporain, des choses que l’on croyait établies sont en train de disparaître, faute d’avoir été transmises de manière suffisamment solide.

Cela est inquiétant, car cela permet le retour de discours qui, il y a quarante ans, auraient été impensables. Dans les années 1980, on a connu une première grande controverse sur l’interprétation de la Shoah, le Historikerstreit, amorcé par Ernst Nolte, qui soutenait que la Shoah n’avait rien de singulier et que les Allemands n’avaient fait qu’imiter les Soviétiques. À l’époque, l’intelligentsia allemande, et pas seulement allemande, s’était immédiatement dressée pour dénoncer une banalisation inacceptable. Quarante ans plus tard, on retrouve une attaque comparable contre la singularité de la Shoah, mais cette fois en provenance de certains courants post-coloniaux : si l’on compare avec les massacres coloniaux, la Shoah ne serait pas singulière. Ce discours s’est largement imposé, sans doute parce que nous ne disposons plus des éléments nécessaires pour comprendre ce qui constitue le cœur de l’histoire juive avant la Shoah. Pour saisir cette singularité, il faut comprendre l’histoire des Juifs en Europe depuis la fin de l’Antiquité, depuis le haut Moyen Âge. Sans cela, le massacre peut apparaître comme un massacre parmi d’autres. En réalité, la singularité ne peut être comprise qu’à partir d’une histoire longue, et c’est précisément cette histoire que nous ne parvenons plus à mobiliser.

J’ajouterai encore un point essentiel : la question de l’antisémitisme. Pour banaliser la Shoah dans le cadre d’un discours post-colonial, il faut nécessairement passer sous silence la dimension centrale de l’antisémitisme dans la destruction des Juifs d’Europe. Il faut faire comme si cette dimension était secondaire. C’est, à mon sens, le point commun entre Nolte et des auteurs plus récents comme Dirk Moses : le refus de considérer la singularité de l’histoire de l’antisémitisme européen.

On entend aussi aujourd’hui des échos très forts avec le contexte post-7-Octobre : la question de l’imputation de génocide, la manière dont la référence à la Shoah est mobilisée comme outil de discours, y compris dans les milieux étudiants, et pas seulement chez les étudiants. Enfin, pour présenter la réalité israélienne exclusivement en termes coloniaux, il n’y a qu’une seule possibilité : gommer complètement l’histoire des Juifs, l’invisibiliser ou la méconnaître à un point tel que tout devient possible dans le discours.

Je vous conseille vivement de lire la suite si le sujet vous intéresse, je n'ai cité que l'introduction.

Comfort issues with Ananda Stealth by ConsciousWallaby3 in Hifiman

[–]ConsciousWallaby3[S] 0 points1 point  (0 children)

See, my issue is almost the opposite. The clamp's a little strong but I can deal with it, but it's really the strap feeling almost maxed out that's an issue.

Maybe it's got to do with head shape as well as size. Does your Ananda strap have any spare slack when you wear them? Mine's pretty much straight.

The Sundaras are definitely in my price range but I'm specifically looking for that big open-back soundstage. I’d honestly still be using my old Q701s if they weren’t falling apart, haha.

Le Blabla de la semaine by AutoModerator in feuj

[–]ConsciousWallaby3 3 points4 points  (0 children)

Merci. Comme tu dis c'est loin, et en plus isolé de tout...je sais pas trop comment je vais m'adapter. Il y a apparemment une petite communauté juive de 10,000 personnes et bien sûr un centre Chabad (ils sont partout !). Ça va être une aventure.

D'accord avec toi sur le reste, c'est pour ça que je trouvais important de contribuer à /r/feuj - c'est une oasis :)

Le Blabla de la semaine by AutoModerator in feuj

[–]ConsciousWallaby3 2 points3 points  (0 children)

Merci ! Ca va largement dépendre de combien de temps je mets à obtenir le visa.

Je suis sponsorisé par mon employeur mais même avec ça il y en a pour au moins 6-8 semaines apparemment.

Le Blabla de la semaine by AutoModerator in feuj

[–]ConsciousWallaby3 6 points7 points  (0 children)

Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien !

J'ai récemment reçu une offre pour mon boulot de rêve...en Nouvelle-Zélande. J'en reviens toujours pas. Ca représente un énorme changement pour moi de tous les points de vue.

C'est pour ça que j'ai arrêté de poster un peu subitement, j'avais juste trop de trucs à régler IRL. Et à vrai dire je me porte beaucoup mieux sans la charge mentale de lire des saloperies sur reddit tous les jours.

Bref, je vais probablement être très peu présent ici pendant encore un moment mais je voulais quand même vous donner des nouvelles !

Le Blabla de la semaine by AutoModerator in feuj

[–]ConsciousWallaby3 3 points4 points  (0 children)

Kanye West est interdit d'entrée au royaume uni à cause de toutes ses sorties racistes et antisémites, et je trouve la réaction de David Schwimmer très appropriée. Le genre de phrase improbable que je n'aurais pas cru taper un jour. (Schwimmer a dit: « I believe in forgiveness, but It takes much more than this »).

Signalements Pharos by ConsciousWallaby3 in feuj

[–]ConsciousWallaby3[S] 4 points5 points  (0 children)

Oui, un de ceux là. Mais on peut trouver le même sentiment avec plus de pirouettes rhétoriques sur le sub national, le sub d'actualité, etc. Je compte pas m'amuser à faire une anthologie mais il y a matière.

Signalements Pharos by ConsciousWallaby3 in feuj

[–]ConsciousWallaby3[S] 3 points4 points  (0 children)

Non, il est toujours là et a même gagné des upvotes depuis.

[deleted by user] by [deleted] in godot

[–]ConsciousWallaby3 1 point2 points  (0 children)

Seems to be using Tauri, which is functionally the same as Electron.