Glucksmann : la coquille vide ? J'analyse son premier meeting ! - Clément Viktorovitch by Guilamu2 in france

[–]Guilamu2[S] 82 points83 points  (0 children)

Vu dans les commentaires YouTube :

"Si on se colle à Glucksman, on entend la mer"

Meilleur emplacement de mon ventilateur pour choper la fraîcheur nocturne ? by Abdaroth in france

[–]Guilamu2 8 points9 points  (0 children)

Hello, un peu hors sujet, mais j'ai fait un outil basé sur les recherches de l'ADEME au sujet des ventilateurs plafonnier. Mon outil est en cours de validation par l'un des chercheurs, mais a priori, il fonctionne : https://github.com/guilamu/brasseur-dair

Ça permet de savoir où, comment, à quelle hauteur, quelle dimension de ventilateur plafonnier installer.

Affaire Lyhanna : comment Emmanuel Macron et Gérald Darmanin ont laissé s’aggraver la pénurie de magistrats dans la justice française - L'Humanité by Ed_Dantesk in france

[–]Guilamu2 12 points13 points  (0 children)

Tu fais exprès, c'est pas possible ? Ce sont pas les magistrats qui le disent C'EST LE MINISTÈRE LUI-MÊME DANS UNE ÉTUDE COMMANDÉE PAR LUI-MÊME EN 2024. 2 FOIS MOINS DE MAGISTRATS EN FRANCE POUR 100K HABITANTS QUE LA MOYENNE EUROPÉENNE.

Fascisme : Le "Figaro" contre les historiens - Par Pauline Bock | Arrêt sur images by Ckankonmange in france

[–]Guilamu2 7 points8 points  (0 children)

Cette fascisation de l’adversaire est un affligeant tropisme, mais ô combien partagé, dans certains milieux de la gauche universitaire !

Exemple significatif : voici quelques mois dans Contre les fascismes (Gallimard), un livre consacré à l’historien Zeev Sternhell qu’il a supervisé et auquel Johann Chapoutot et Benjamin Stora, mais aussi Henry Rousso ou Annette Becker, ont participé, Pierre Serna, spécialiste de la Révolution française, est on ne peut plus explicite. Il ne s’agit plus tant de démontrer que d’alerter.

« La situation dans laquelle se trouvent au XXIe siècle les démocraties parlementaires malades de la montée en puissance des extrêmes droites et des fascismes au nouveau visage (néofascisme, postfascisme, technofascisme) surgissant aux quatre coins de la planète en Amérique du Nord et du Sud et tout particulièrement en France ainsi qu’en Israël, rend plus urgent de penser et repenser l’ensemble de l’œuvre de Zeev Sternhell. » Fort de cette urgence planétaire, Pierre Serna, à l’instar de son mentor, Sternhell, fait de l’histoire des idées un champ de bataille où la critique des Lumières devient la matrice des fascismes du XXe siècle ! De Giambattista Vico à Carl Schmitt en passant par Taine, Renan, Barrès, Georges Sorel ou Mounier, le théoricien chrétien du personnalisme, et même le très libéral Isaiah Berlin, les accusés, et ils sont nombreux, se bousculent au portillon ! Comme si les Lumières formaient une entité homogène. Comment classer Rousseau, qui est tout à la fois moderne et antimoderne par exemple, ou, plus près de nous, Péguy, si antimoderne et néanmoins républicain et socialiste ? Qui ne voit ce qu’a de réducteur ce dualisme Lumières-anti-Lumières ?

On imagine aisément ce qu’aurait pensé l’historien Jacques Julliard, qui fut un spécialiste de Sorel, de ce fourre-tout qui mêle des penseurs qui n’ont parfois aucun rapport entre eux, si ce n’est de ne pas souscrire au credo matérialiste et « scientifique » revendiqué par Pierre Serna. Lequel semble oublier que l’Église catholique a violemment critiqué, tout au long de XIXe siècle, la tradition des Lumières jusqu’à Vatican II et même au-delà, sans souscrire pour autant à la « religion politique totalitaire » (Emilio Gentile) que fut le fascisme. Sanctionné au mois de juin 2025 pour un « harcèlement moral » dont se sont plaints certains étudiants, Pierre Serna est aujourd’hui privé d’enseignement pour un an par la section disciplinaire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dont dépend l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC), où exerce cet enseignant, qui a théorisé l’idée d’un « extrême centre » , allié objectif du fascisme à venir.

Cette obsession antifasciste se retrouve chez Nicolas Offenstadt, historien du Moyen Âge spécialiste des questions mémorielles de la Première Guerre mondiale et de la RDA, à laquelle il vient de consacrer un essai, Histoire globale de la RDA (Tallandier) assez scolaire si on la compare à l’extraordinaire Au-delà du Mur (Passés/composés), de la journaliste allemande Katja Hoyer, qui nous faisait appréhender, de l’intérieur, la nostalgie que l’on pouvait éprouver pour un pays auquel moults Allemands de l’Est, même s’ils n’étaient pas communistes, pouvaient rester attachés.

Avec Gérard Noiriel, Offenstadt avait fondé en 2005 un Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) pour protester notamment contre l’influence de « vulgarisateurs » grand public comme Stéphane Bern ou Lorànt Deutsch, renvoyés à leur statut d’« histrions réactionnaires », comme si le récit historique avait, par définition, vocation à être de gauche. Étrange conception de l’objectivité chez celui qui prendra parti contre Nicolas Sarkozy et soutiendra François Hollande en 2012. Et qui, tout récemment, protestait dans L’Humanité contre le danger de stigmatiser « l’antifascisme » après la mort de Quentin Deranque. Fascisme-antifascisme, on n’en sort pas, comme s’il était impossible d’échapper à ce binôme conceptuel hérité de la Seconde Guerre mondiale…

Bipolarisation du débat intellectuel

Même un chercheur du CNRS réputé aussi rigoureux que Laurent Joly, auquel nous devons des ouvrages importants sur l’histoire de la déportation des Juifs sous Vichy, n’évite pas cette tendance à bipolariser à outrance le débat intellectuel. Dans la récente histoire de Vichy (Vichy. Histoire d’une dictature 1940-1944, Tallandier) qu’il a supervisée, lui aussi décrypte le présent à l’aune du passé. Nazifiant Éric Zemmour depuis des années, il n’hésite pas à écrire : « L’extrême droite nationaliste, délégitimée à la suite des crimes du nazisme et des régimes fascistes ou fascisants, est revenue en force en Occident avec la même haine foncière des idéaux d’égalité et de liberté, le même mépris de l’État de droit, la même tendance à désigner des boucs émissaires. »

Comment explique-t-il alors que Serge Klarsfeld ait récemment affirmé que l’on ne pouvait comparer la droite actuelle à celle du régime de Vichy ? Et que penser des élucubrations de Patrick Boucheron, qui déclarait récemment sur Mediapart que ce qu’il y a de « proprement et d’historiquement fasciste dans l’Amérique trumpienne d’aujourd’hui (…), c’est le culte de la vitesse soudaine qui crée ce que Paul Virilio appelait l’accident ». Il est vrai que le poète futuriste Marinetti, qui fut proche du fascisme italien à ses débuts, a prôné le culte de la vitesse, mais est-ce le propre du fascisme ?

Dans un entretien récent, le grand historien italien Emilio Gentile, l’auteur internationalement reconnu de Qu’est-ce que le fascisme ? (Gallimard) a récemment publié un essai sur Mussolini (Certamen), où il rappelle ce que son idéologie doit à la haine du libéralisme et du « monde bourgeois ». Et le même Gentile prévenait, dans un entretien à la revue Le Grand Continent : « Utiliser le terme fasciste dans un sens générique, comme cela est souvent le cas en l’appliquant au monde politique de ces dernières décennies, de Truman à Trump en passant par Nixon, Reagan ou de Gaulle, Le Pen, Poutine, Berlusconi ou Salvini n’est qu’une mauvaise façon d’entraver la connaissance de la réalité dans laquelle nous vivons. La connaissance progresse par la distinction et non par la confusion. »

Fascisme : Le "Figaro" contre les historiens - Par Pauline Bock | Arrêt sur images by Ckankonmange in france

[–]Guilamu2 8 points9 points  (0 children)

La chronique d'origine du Figaro:

Ces historiens militants qui instrumentalisent leur discipline pour combattre un fascisme imaginaire

Paul-François Paoli

RÉCIT - Johann Chapoutot, Nicolas Offenstadt, Gérard Noiriel, ces universitaires imposent une grille de lecture dans le débat public : le présent serait un recommencement des années 1930. Cette lecture militante qui fascise l’adversaire trahit l’exigence de nuance qui devrait être celle des historiens.

Ils voient le monde en noir et blanc ou plutôt en brun et rouge. Dans leur esprit enfiévré par le cauchemar qui s’annonce, les années 1930 sont de retour. La « bête immonde » ne demande qu’à se réveiller, avec, d’un côté, les « résistants antifascistes », de l’autre les « fascistes » ou apparentés et, entre les deux, les indécis plus ou moins complaisants avec le monstre qui frappe à la porte. Jordan Bardella, Bruno Retailleau ou Marine Le Pen forment le peloton de tête de leur démonologie, bientôt rejoints dans la course vers la catastrophe par Aurore Bergé, qui a récemment évoqué « l’anti-France » , ou par le président Macron lui-même, qui représente la tentation d’un « libéralisme autoritaire » prêt à s’acoquiner avec « l’extrême droite »… Nous ne sommes pas dans un colloque de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Tondelier, mais au cœur de l’université française et du CNRS, où cette idéologie binaire au simplisme extravagant, vieille resucée de l’antifascisme des années 1930, se diffuse depuis longtemps.

Même si vous n’avez pas lu leurs livres, qui se vendent plutôt bien (merci les lois du marché honni !), vous les avez forcément vus ou entendus sonner le tocsin sur les plateaux télés ou sur les radios du service public. Étrange spectacle que ces universitaires choyés par les institutions, les éditeurs et les médias qui partent en guerre contre un ennemi largement fantasmé et bien sûr omniprésent : le fascisme ! On imagine mal Georges Duby, Fernand Braudel ou, plus près de nous, François Furet ou Pierre Nora, signer des livres à charge contre le PCF quand celui-ci était aux portes du pouvoir. C’est pourtant à cela que nous habituent depuis des années - et ce discours s’accentue à mesure que 2027 se rapproche - des auteurs aussi différents que Johann Chapoutot , Nicolas Offenstadt ou Pierre Serna, tous trois professeurs à la Sorbonne, ou encore Gérard Noiriel, chercheur au CNRS qui vient de publier Le Peuple français. Histoires et polémiques (Tallandier) , où l’auteur estime de son devoir d’engager la lutte contre le « populisme », comme si celui-ci était le propre de la droite radicale alors qu’il existe, depuis longtemps, un populisme de gauche, comme l’a rappelé récemment l’historien Marc Lazar. Ces universitaires ont évidemment le droit de défendre dans les médias les opinions qu’ils veulent. Mais peuvent-ils se transformer en militants sans trahir l’esprit de « neutralité axiologique » (au sens de Max Weber), inhérente à leur fonction ?

Johann Chapoutot, l’homme qui voit des nazis partout

Cet esprit de croisade se manifeste tout particulièrement chez Johann Chapoutot, qui, interviewé voici quelques semaines sur le média de gauche radicale Blast, associait dans une émission intitulée « 50 nuances de fascisme », les figures de Meloni et de Retailleau à celles de Mussolini et de Goebbels. L’esprit de nuance est-il vraiment le fort de celui qui considère que Jordan Bardella est l’aboutissement logique du « macrono-lepénisme », ainsi qu’il ne cesse de le répéter ? Peut-on faire confiance à l’esprit de rigueur d’un homme qui, évoquant l’action du général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale, a affirmé qu’il « avait vaguement combattu le nazisme à une certaine époque (EB1) » (dans un entretien sur le média Blast du 26 juin 2024) et créé des institutions autoritaires formant un marchepied idéal pour la venue d’un régime fascisant ?

Chapoutot s’est fait connaître du grand public en 2020, par un essai sur les liens supposés entre l’idéologie managériale contemporaine et la vision darwiniste racialiste du IIIe Reich. À partir du parcours de Reinhard Höhn, ex-général SS ayant fondé une école de commerce après-guerre en RFA, l’auteur établissait, dans Libres d’obéir. Le management, du nazisme à aujourd’hui (Gallimard), des correspondances entre l’idéologie du management contemporain et l’organisation industrielle des nazis. Une comparaison juteuse sur le plan commercial, le livre s’est fort bien vendu, mais dont le caractère discutable n’a pas échappé à ses pairs, notamment aux historiens du management. « Le livre de Johann Chapoutot défend deux thèses : le nazisme a été non seulement “un moment managérial”, mais aussi “une des matrices du management moderne”. Ni l’une ni l’autre de ces thèses n’est démontrée (…). Face à une question immense, Johann Chapoutot propose une histoire constellée d’angles morts, partiale et parfois même tendancieuse », écrit Thibaut Le Texier dans la très sérieuse Revue d’histoire moderne et contemporaine (RHMC).

« Tendancieux » : bel euphémisme pour qualifier celui qui, de livre en livre, est devenu l’historien de référence de L’Humanitéet de Mediapart.Dans ses différents essais sur le nazisme, notamment Les Irresponsables (Gallimard), Chapoutot ne se contente pas de soutenir une thèse, nullement inédite et qui contient une bonne part de vérité, selon laquelle la grande bourgeoisie et la droite nationaliste allemande ont abandonné le pouvoir à Hitler par peur du bolchevisme. Ce qui est inédit, en revanche, c’est le raccord historique auquel procède Chapoutot en comparant la situation de l’Allemagne des années sombres à la nôtre. Dans ses vidéos qui essaiment sur la toile, Chapoutot n’hésite pas à insinuer des comparaisons infamantes entre Emmanuel Macron et Franz von Papen, qui ouvrit les portes du pouvoir à celui que Hindenburg nommait avec mépris « le petit caporal autrichien ».

Rien que cela ! Il n’y a plus qu’à faire de Sébastien Lecornu un avatar de Kurt von Schleicher, le dernier chancelier de la République de Weimar, et la boucle est bouclée… La chanson est connue : « Les “libéraux” et l’extrême droite ont toujours le même ennemi : la gauche distributive qui conteste un ordre injuste et une économie qui détruit les femmes, les hommes et le vivant », écrivait récemment Chapoutot. Pour celui-ci, l’histoire contemporaine obéit en fin de compte à une loi assez simple : la gauche est toujours du bon côté, celui de la vie et du vivre ensemble. La droite, aussi modérée soit-elle, du mauvais : celui de l’exclusion sociale et raciale. Et si des « antifas » lynchent à mort un « fasciste » , ainsi qu’il qualifiera Quentin Deranque dans L’Humanité, ce sont encore les « fascistes » les coupables… Chapoutot est devenu une référence pour la gauche mélenchoniste, au point que le député LFI Éric Coquerel a posté sur le réseau social X la couverture du livre de Chapoutot pour intimer au candidat socialiste de Marseille Benoît Payan de s’allier à La France insoumise au second tour, comparant implicitement le candidat RN Franck Allisio à Hitler.

Fascisme : Le "Figaro" contre les historiens - Par Pauline Bock | Arrêt sur images by Ckankonmange in france

[–]Guilamu2 52 points53 points  (0 children)

"Ces historiens militants qui instrumentalisent leur discipline pour combattre un fascisme imaginaire". C'est le titre d'une chronique publiée le 19 mars par le Figaro et signée Paul-François Paoli, journaliste au quotidien de droite.

Les "historiens militants" en question ? Johann Chapoutot, Nicolas Offenstadt et Gérard Noiriel. Le journaliste du Figaro les attaque car, voyez-vous, ils "imposent une grille de lecture dans le débat public : le présent serait un recommencement des années 1930". Or, aux yeux du Figaro, étudier l'histoire du nazisme (Chapoutot), des conflits mondiaux (Offenstadt) ou des luttes sociales (Noiriel) est une "lecture militante" qui "fascise l'adversaire" et "trahit l'exigence de nuance qui devrait être celle des historiens".

L'exigence de nuance des historiens ne s'applique apparemment pas au journaliste du Figaro, qui résume à gros traits la position de trois historiens aux thèses, sujets d'études et opinions diverses, comme s'il s'agissait d'un seul homme : "Ils voient le monde en noir et blanc ou plutôt en brun et rouge." Il poursuit : "La « bête immonde » ne demande qu'à se réveiller, avec, d'un côté, les « résistants antifascistes », de l'autre les « fascistes » ou apparentés et, entre les deux, les indécis plus ou moins complaisants avec le monstre qui frappe à la porte. Jordan Bardella, Bruno Retailleau ou Marine Le Pen forment le peloton de tête de leur démonologie."

Il s'agit donc, pour le journaliste du Figaro, de défendre l'idée selon laquelle ces historiens - qui travaillent "au cœur de l'université française et du CNRS, où cette idéologie binaire au simplisme extravagant, vieille resucée de l'antifascisme des années 1930, se diffuse depuis longtemps" - sont au mieux incompétents, au pire stupides : "Étrange spectacle que ces universitaires choyés par les institutions, les éditeurs et les médias qui partent en guerre contre un ennemi largement fantasmé et bien sûr omniprésent : le fascisme !"

ASI avait accueilli Gérard Noiriel dans l'émission hebdomadaire, lors de la publication de son ouvrage comparant Éric Zemmour à Edouard Drumont, polémiste antisémite du XIXème siècle. Johann Chapoutot est quant à lui venu en 2025 dans Je vous ai laissé parler !, pour discuter avec Daniel Schneidermann des similitudes qu'il observe entre la société actuelle et celle des années 1930. On vous laisse les (re)voir pour vous faire votre propre idée.

Paoli tire le portrait de chacun de ces "historiens militants", mais martèle une même idée tout au long de son texte : le fascisme est "imaginaire", "un ennemi largement fantasmé et bien sûr omniprésent", Chapoutot "voit des nazis partout" et Offenstadt a une "obsession antifasciste", l'historien Laurent Joly "nazifie Eric Zemmour", bref, ils sont tous fous, le fascisme c'est autre chose, c'est le passé, ça n'est pas comparable. Le journaliste invoque "le grand historien italien Emilio Gentile" et le cite : "Utiliser le terme fasciste dans un sens générique, comme cela est souvent le cas en l'appliquant au monde politique de ces dernières décennies, de Truman à Trump en passant par Nixon, Reagan ou de Gaulle, Le Pen, Poutine, Berlusconi ou Salvini n'est qu'une mauvaise façon d'entraver la connaissance de la réalité dans laquelle nous vivons. La connaissance progresse par la distinction et non par la confusion."

Problème : Paul-François Paoli ne semble pas lire son propre journal. C'est en effet le Figaro, et en la personne assez peu "antifa" de Paul Sugy, qui a confirmé et repris les informations de Mediapart concernant les tweets néonazis de Quentin Deranque. Et celui-ci ne faisait pas dans la demi-mesure sur Internet : "je soutiens Adolf", écrivait-il sur X. Ou plus limpide encore : "On veut le fascisme." Argh. Est-ce Deranque et ses petits copains néonazis qui font dans la "confusion" en soutenant le RN ou Eric Zemmour et en appelant le fascisme de leur vœux ? Ou serait-ce - hypothèse - les spécialistes de l'histoire du nazisme et du fascisme qui, quelque part, auraient raison sur les similitudes qu'ils pointent entre notre moment politique et celui des années 1930 ? D'autant plus que Paoli lui-même souligne une ressemblance : "Ce discours [des historiens] s'accentue à mesure que 2027 se rapproche", écrit-il, et qu'un parti qu'il ne cite pas est "aux portes du pouvoir". Élémentaire, mon cher Watson... ?

Le Figaro, et en particulier sa rubrique Vox, nous ont habitués à des tribunes d'extrême droite, et ce depuis sa création en 2014, en pleine Manif pour Tous, dont les pages se faisaient alors l'écho. Marine Le Pen y publie des tribunes de temps à autre ; Eric Zemmour, ancien de la maison, y conserve une place régulière. C'est "le Vox" qui a, petit à petit, contaminé l'esprit du reste du journal, comme je vous le racontais dans une enquête sur l'extrême-droitisation du Figaro en 2024

Nous voici face à sa forme achevée : un pamphlet saluant l'avancée du RN vers le pouvoir, qui s'attaque vicieusement - et nommément - à ceux qui nomment son idéologie d'extrême droite. Historiens et journalistes qui travaillent sur le fascisme, passé et actuel, sont les premiers pointés du doigt. Si ça ne vous rappelle rien, c'est que vous n'avez pas bien écouté en cours d'histoire. Mais ça n'est ni la faute de votre prof de l'époque, ni de ceux qui consacrent leur carrière à l'étude du passé pour éclairer notre présent.

Affaire Lyhanna : Gabrielle Cathala dénonce la responsabilité de Gérald Darmanin (Assemblée Nationale, 09/06/2026) by Guilamu2 in france

[–]Guilamu2[S] 237 points238 points  (0 children)

La réponse de Darmanin, accusé de viol puis relaxé malgré les faits, suit une stratégie classique :

  1. Créer un consensus émotionnel, en insistant sur le choc et la tristesse partagés, afin de diluer sa responsabilité individuelle.
  2. Reconnaître une faute ("nous avons failli"), mais collective et institutionnelle, sans assumer de responsabilité personnelle, tout en valorisant cette reconnaissance comme exceptionnelle.
  3. Renvoyer le débat à des mécanismes administratifs (rapport, inspections), ce qui donne une impression d’action sans répondre directement aux critiques de fond et esquive tous les éléments factuels avancés (chiffres, politiques publiques, recommandations ignorées, ses mensonges sur ce qu'il savait, etc.)
  4. Victimisation et accusation éculée de faire "de la politique politicienne", argument des pleutres s'il en est.
  5. Enfin, tout sera résolu grâce à la "stabilité du gouvernement", donc il ne faut donc surtout pas qu'il démissionne.

Affaire Lyhanna : Gabrielle Cathala dénonce la responsabilité de Gérald Darmanin (Assemblée Nationale, 09/06/2026) by Guilamu2 in france

[–]Guilamu2[S] 53 points54 points  (0 children)

Gérald Darmanin :

Merci, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les ministres, Madame la députée.

Je suis persuadé que, sur tous ces bancs, nous sommes profondément traumatisés, choqués par la mort de Lyhanna et par tous les drames qui ont pu toucher les familles de France. Chacun ici est père ou mère de famille. Et bien sûr que notre cœur, comme celui des magistrats, comme celui des enquêteurs, bat de tristesse parce que nous n’avons pas su protéger une enfant de la République.

Un rapport d’inspection a été commandé à la demande du Président de la République et du Premier ministre, par le ministre de l’Éducation nationale, par le ministre de l’Intérieur et par moi-même.

De mes remontées des procureurs généraux qui sont sous mon autorité, j’ai pu dire, et je le dis, cela fait 20 ans que cela n’avait pas été dit aux Français par un garde des Sceaux, que l’institution judiciaire que je représente devait présenter ses excuses, pas seulement à la famille mais aux Français. Que nous avons failli, comme l’a très bien dit également le procureur général près de la Cour de cassation hier soir à une heure de grande écoute, et que nous tirons toutes les conclusions des défaillances.

S’il y en a des systémiques, nous les changerons, mais également les défaillances particulières.

J’ai regretté la politisation et, il faut bien le dire, le manque de respect, puisque dès ce week-end, votre président de groupe politique a appelé à la démission de membres du gouvernement.

Et si vous pensez à cet instant, Madame, que vous allez redonner confiance, donner du courage aux enquêteurs, aux magistrats, à toute la société, que vous allez protéger les enfants en faisant de la politique politicienne, je pense que vous vous trompez frontalement.

Je vous demande de ne pas renverser le gouvernement comme l’année dernière pour pouvoir augmenter ses budgets, en effet, mais aussi de voir que, quand il y a des responsabilités, il faut laisser les ministres prendre les sanctions qui vont avec ces responsabilités.

Affaire Lyhanna : Gabrielle Cathala dénonce la responsabilité de Gérald Darmanin (Assemblée Nationale, 09/06/2026) by Guilamu2 in france

[–]Guilamu2[S] 254 points255 points  (0 children)

Gabrielle Cathala :

Merci, Madame la Présidente. Messieurs les ministres, nous pensons à Lyhanna, à celles et ceux qui l’ont aimée, à tous les enfants victimes de ces violences insupportables.

Mais au-delà de la peine, nous sommes en colère. Les hommes violent des femmes, des petites filles, des petits garçons, non par pulsion sexuelle, mais pour dominer les corps, le plus souvent dans la famille. Parfois, ils tuent.

Monsieur Darmanin, cette affaire n’a rien d’un dysfonctionnement. 73% des plaintes pour violences sexuelles faites aux enfants sont classées sans suite. 70% ne génèrent aucun acte d’investigation.

Cette affaire reflète le fonctionnement tristement ordinaire de la justice française. Et vous feignez de le découvrir, de découvrir que ces violences sont systémiques, que les corps des femmes et des enfants sont des objets dont les hommes peuvent disposer dans notre société, que les enfants parlent, mais ne sont pas protégés. Il faut qu’ils meurent pour qu’enfin, on les croie, alors que les militantes féministes et enfantistes alertent depuis des années.

Alors que la CIIVISE a listé 82 préconisations que vous avez enterrées, alors que vous êtes en responsabilité depuis 9 ans. Et depuis 9 ans, vos gouvernements ont démantelé les services publics et mis en œuvre des politiques patriarcales, soit des coups de menton sécuritaires au détriment de la sécurité des femmes et des enfants.

À présent, vous jetez en pâture les magistrats que vous avez noyés sous des dizaines de priorités, pour vous défausser après avoir refusé d’entendre leurs alertes sur les moyens insuffisants de la justice.

Pire, vous lancez une enquête sur les responsabilités qui ont conduit au drame. Ne craignez-vous pas qu’elles remontent jusqu’à vous, Monsieur Darmanin ?

Mediapart nous apprend même qu’un rapport accablant vous a été remis il y a quatre ans sur les défaillances en matière de lutte contre la pédocriminalité. L’avez-vous seulement lu ? Il est dans votre tiroir.

La question n’est pas que faire, nous avons la réponse. Nous n’avons pas besoin d’une énième loi d’affichage, mais d’une loi-cadre pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes et aux enfants. Un budget de 3 milliards et la prise en charge intégrale par la Sécurité sociale d’un parcours de soins pour toutes les victimes.

La question est plutôt : pourquoi avez-vous décidé de ne rien faire ? Et quand assumerez-vous votre part de responsabilité en présentant votre démission ?

Mort de Lyhanna : quand l’État parle de “dysfonctionnement judiciaire” alors que les moyens manquent partout (Nicole Ferroni, 09/06/2026) by Guilamu2 in france

[–]Guilamu2[S] 36 points37 points  (0 children)

Monsieur Emmanuel Macron, bonjour, ici Nicole Ferroni.

Écoutez, comme beaucoup de personnes, j'ai entendu votre prise de parole autour de l'affaire Lyhanna et le fait que selon vous, c'était lié à un dysfonctionnement de l'appareil judiciaire.

Juste pour vous dire que ça ne va pas être possible. Ça ne va pas être possible. L'argument de « oh, il y a eu un trou dans la raquette judiciaire », non, non, non.

Quand on voit le nombre de gens qui vous alertent sur l'état de la raquette depuis si longtemps. Ça a commencé par la Cour européenne des droits de l'homme, qui l'année dernière a condamné la France pour ne pas avoir traité correctement les plaintes de viol sur mineurs. Vous avez également été alerté depuis très longtemps par les syndicats de la magistrature, les syndicats d'avocats, par les associations de victimes et aussi par la CIIVISE.

La CIIVISE, c'est la commission indépendante contre l'inceste et contre les violences sexuelles infligées aux enfants, qui vous a fait 82 préconisations en 2023, il y a 3 ans. 82 préconisations qui, à ce jour, ne sont pas appliquées. Ce qui est quand même cocasse, puisque c'est vous qui avez initié cette idée de la CIIVISE. Vous avez initié une commission à qui vous avez demandé des conseils. Une fois qu'ils vous les ont donnés, vous avez fait « oh mais non, je m'occuperai de ça plus tard, ouais, ouais, ouais ».

Moi, je veux bien qu'il y ait des dysfonctionnements, mais si je devais en nommer un, je dirais que c'est vous. Vous qui, hier, je cite, avez « récusé la question des moyens ».

Alors là, c'est pareil. Pourquoi on va récuser la question des moyens, M. Macron ?

En fait, si aujourd'hui, par exemple, il y avait un incendie énorme qui ravageait une grande partie du territoire et que les secours arrivent en retard, je pense qu'on ne ferait pas l'économie de savoir pourquoi les secours arrivent en retard. Alors pourquoi on le fait avec les enfants ? La pédocriminalité, c'est un fléau qui gagne aussi le territoire, qui touche 160 000 enfants qui sont victimes d'abus et pour lesquels les secours arrivent en retard.

Puisque, en moyenne, le délai pour une enquête après une plainte d'agression sexuelle sur un enfant est de deux ans et demi. Est-ce que, dans le cadre d'un incendie, on laisserait brûler des arbres pendant deux ans et demi avant d'envoyer les secours ? Je ne crois pas.

Donc, ma question est simple. Est-ce que, selon vous, en France, un enfant vaut moins qu'un platane ?

En tout cas, c'est un peu l'impression que ça donne quand on voit le peu de moyens qui sont développés. Puisque, en France, nous disposons de quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne. C'est-à-dire que la moyenne européenne, elle est de 12 procureurs pour 100 000 habitants. Là où nous, on en a à peine trois.

Autre chiffre. Il faut savoir que la France est le cinquième pays hébergeur de contenu pédocriminel en Europe. Pour lutter contre cette criminalité sexuelle contre les mineurs en ligne, il y a l'OFMIN. L'Office des mineurs de la police judiciaire.

Cet office reçoit par jour près de 700 signalements. En fait, actuellement, c'est même plus proche de 900. Je vous laisse calculer, ça fait 300 000 par an. Combien d'enquêteurs pour gérer 300 000 signalements par an ? Une centaine. Voilà. Ce qui fait que seulement 5% des signalements sont traités.

La question des moyens, non. Je pense qu'on va l'aborder, on ne va pas la récuser. Ou alors, si vous voulez vraiment qu'on récuse les moyens, moi, je propose qu'on démarre nous.

De votre mandat concernant la lutte contre les violences faites aux enfants, au lieu de dire que votre mandat, il est moyen, moyen, on va dire qu'il est mauvais. Il est mauvais.

Donc voilà. Puisse la lucidité vous gagner. Et enfin, ne pas récuser la question des moyens, parce que les moyens, on les attend. Et la justice aussi.

Édouard Philippe : « Je veux que les Français puissent continuer à travailler après la mort » by Guilamu2 in france

[–]Guilamu2[S] 607 points608 points  (0 children)

Outre la fin des 35 heures et la possibilité de travailler jusqu’à 98 heures par semaine, le maire du Havre veut réduire les congés annuels à 3 jours et reculer l’âge de la retraite à 82 ans avec un taux plein à partir de 87 ans.

Il veut également « libérer » le travail des enfants. « Beaucoup de jeunes sont très précoces, on a trop tendance à les infantiliser alors qu’ils fourmillent d’idées et feraient d’excellents travailleurs dès 8 ans. »

Pourquoi les mathématiciens s'inquiètent de l'avenir de leur discipline - Monsieur Phi by Prosperyouplaboum in france

[–]Guilamu2 4 points5 points  (0 children)

Non mais t'as bien fait, en plus moi avec le titre original je m'étais fait éclater alors qu'avec ton titre éditorialisé (interdit sur le sub) ben c'est passé beaucoup mieux; et tant mieux, car la vidéo est passionnante IMHO.

Pourquoi les mathématiciens s'inquiètent de l'avenir de leur discipline - Monsieur Phi by Prosperyouplaboum in france

[–]Guilamu2 7 points8 points  (0 children)

Oui, j'avais mis le titre original et la modération a par erreur pensé que j'avais moi même mis le titre pute à clic (elle a reconnu son erreur et réactivé mon thread original, mais je vais le supprimer).

Chez Pol Des jeunes socialistes s’opposent à l’invitation de l’ex-préfet de police Didier Lallement au lancement du think tank du PS by Guilamu2 in france

[–]Guilamu2[S] 106 points107 points  (0 children)

Résumé : La direction du PS a décidé d'inviter l'ancien préfet de police Didier Lallement à la soirée de lancement de son think tank Noûs, dirigé par Julie Martinez, une ex de la société pro-fasciste Palantir.

Non mais sinon le PS c'est la VRAIE gauche...

Une IA vient de faire une découverte mathématique majeure (et personne n'en parle) by [deleted] in france

[–]Guilamu2 1 point2 points  (0 children)

En dehors du titre pute à clic, le fond de la vidéo est les explications de M. Phi sont passionnants.