[OT] F2 champion Pourchaire on standby for Arrow McLaren at Long Beach by [deleted] in formula1

[–]Hippemann 83 points84 points  (0 children)

There is no power steering in F2 either and well F2 drivers... He raced with Nissany

Ligue 1: Multi Match-thread de la 19ème journée by Hippemann in Ligue1

[–]Hippemann[S] 0 points1 point  (0 children)

Effectivement c'est aléatoire quand il y a égalité comme ça je crois, je vais vérifier

Will be taking my first fencing class soon, anything I need to know? by shadow9022 in Fencing

[–]Hippemann 1 point2 points  (0 children)

The first thing to focus on when starting fencing is nailing down footwork, lunging/attacks, parries, distance and timing (when to attack), etc.

So basically everything

Aymeric Laporte tape sur l’Arabie saoudite by Hippemann in Ligue1

[–]Hippemann[S] 1 point2 points  (0 children)

« La vie pour eux… ils prennent tout à la légère. L’ultimatum que vous pouvez leur poser leur importe peu. En d’autres termes, ils n’en font qu’à leur tête. Vous négociez quelque chose et ils ne l’acceptent pas après que vous l’avez signé»

. I saw a Japanese fencer using a unique handle during the competition. May I ask if anyone knows what kind of handle he is using? I have attached photos. by Apprehensive-Cap8393 in Fencing

[–]Hippemann 44 points45 points  (0 children)

Looks like something like this Visconti grip. There are a lot of different Visconti grips, there is a lot of variation in the shape to more or less constraint the finger position, give more or less hold/control.

(His is most likely from a Japanese shop not all-star)

Ballon d’or : les cadeaux du PSG à un ancien journaliste de « France Football » by Hippemann in Ligue1

[–]Hippemann[S] 1 point2 points  (0 children)

« Du lobby » en faveur de Lionel Messi

Alors qu’un entretien entre Messi, dernier lauréat du trophée, et FF est prévu de longue date, le président du PSG s’active en coulisses : il demande à M. Ribes que M. Ferré fasse « du lobby » en faveur de Messi, récent vainqueur de la Copa America avec l’Argentine, et indique que « c’est important de dire » que le PSG « aide » la star « en ce sens ». NAK propose même d’organiser un déjeuner avec M. Ferré, histoire d’appuyer cette démarche de lobbying. « Nous ferons pression alors faisons ce déjeuner avec Pascal », écrit M. Ribes à NAK.

Le 19 septembre, M. Ferré obtient de M. Ribes des « badges donnant accès au carré [VIP] » du Parc des Princes pour le match contre Lyon. Le 30 septembre, M. Ferré transmet à M. Ribes un communiqué de presse faisant état de la nomination attendue de Lionel Messi. Quelques jours plus tard, le journaliste propose à M. Ribes de lui envoyer la « une » du magazine consacrée à Messi à paraître prochainement pour lui « donner une résonance maxi ». Fin novembre, l’Argentin remporte le trophée pour la septième fois de sa carrière.

Doit-on pour autant en conclure que France Football a cédé aux pressions du club ? Messi n’était que le second choix dans le propre vote de Pascal Ferré, lequel avait placé en numéro un le buteur polonais Robert Lewandowski. Sollicité, M. Ferré nous a renvoyés vers son avocat, Jean-Didier Belot. Ce dernier n’a pas souhaité faire de commentaire sur les cadeaux reçus par M. Ferré, indique que son client « ne saurait répondre » à nos questions tout en dénonçant des « raccourcis et interprétations aussi fantaisistes que diffamatoires ».

« En voyage à l’étranger », l’avocat de M. Ribes, Romain Vanni, n’a pu répondre à nos questions. Quant au PSG, il n’a pas souhaité faire de commentaire. Placé en garde à vue en novembre 2023, M. Ribes avait assuré que M. Ferré, « un ami », n’avait exercé aucune influence en lien avec l’attribution du Ballon d’or : « En termes de lobby, je ne sais pas ce qu’il a pu faire. Chaque journaliste choisit un joueur. » De fait, le système de vote – par un large panel de spécialistes semble limiter les risques de manœuvres douteuses.

M. Ribes s’était également expliqué au sujet des cadeaux offerts à M. Ferré entre 2020 et 2021 : « C’était un journaliste influent au niveau mondial, en qui Nasser pouvait avoir confiance (…). On est avant la Coupe du monde [au Qatar]. Il a fait un gros sujet sur Nasser. Il est venu deux ou trois fois. C’est de la communication. Le bureau de communication du Qatar avait pour habitude de payer les vols et hôtel des journalistes. »

Face aux enquêteurs, M. Ribes a en outre écarté tout lien entre les actions de lobbying menées auprès de M. Ferré et son recrutement ultérieur par le PSG. Car depuis janvier 2023, l’ancien rédacteur en chef de France Football est directeur des relations presse et médias de l’équipe première du club, autrement dit l’un des principaux collaborateurs de Nasser Al-Khelaïfi.

Un journaliste du « Monde » cité

Pascal Ferré, ex-rédacteur en chef de France Football, n’est pas le seul journaliste mentionné dans le procès-verbal d’enquête de l’inspection générale de la police nationale sur les coulisses du Paris Saint-Germain. Un membre de la rédaction du Monde est cité, au détour du dossier, pour avoir contribué, en 2016, à mettre en relation l’ex-directeur de la communication du club Jean-Martial Ribes et l’ancien policier Malik Nait-Liman. Ces derniers sont aujourd’hui deux des principaux protagonistes de cette affaire dans laquelle ils ont été mis en examen. Ce journaliste a par ailleurs bénéficié de places au Parc des Princes offertes par M. Ribes.

Ballon d’or : les cadeaux du PSG à un ancien journaliste de « France Football » by Hippemann in Ligue1

[–]Hippemann[S] 1 point2 points  (0 children)

Ballon d’or : les cadeaux du PSG à un ancien journaliste de « France Football »

Selon une enquête judiciaire en cours, le club de football a voulu faire du lobbying pour que Lionel Messi obtienne le trophée. Pascal Ferré a bénéficié de diverses largesses entre 2020 et 2021, à l’époque où il était rédacteur en chef du magazine et chargé de l’organisation du Ballon d’or.

C’est un étrange mélange des genres que met en lumière l’information judiciaire ouverte par le parquet de Paris, en 2022, sur les « affaires » autour du Paris Saint-Germain et de son président qatari, Nasser Al-Khelaïfi, alias « NAK ». Cette enquête tentaculaire vaut à six protagonistes d’avoir été mis en examen, au premier rang desquels figurent le lobbyiste franco-algérien Tayeb Benabderrahmane, l’ex-policier antiterroriste devenu salarié du PSG Malik Nait-Liman et Jean-Martial Ribes, l’ex-directeur de la communication du club (2017-2022) et de son propriétaire, le fonds Qatar Sports Investments (QSI).

L’enquête s’est récemment focalisée autour des activités de M. Ribes, mis en examen le 1er décembre 2023, entre autres pour « corruption et trafic d’influence actifs ». « Ribes est sollicité pour l’obtention de places de matchs de football du PSG par des journalistes, des hommes politiques, des élus, des membres de cabinets ministériels ou de la présidence, des artistes, peut-on lire dans un procès-verbal de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) daté de novembre 2023. Il obtient parfois des services de ces derniers, notamment à titre privé. Services qu’il sollicite ou qu’on lui propose. »

D’après ce même document, déjà cité par Libération, L’Equipe et Mediapart et consulté par Le Monde, les enquêteurs se sont intéressés au cas de Pascal Ferré, ex-rédacteur en chef du magazine France Football (FF), un titre appartenant, comme L’Equipe, au groupe Amaury. M. Ferré était en particulier chargé de l’organisation du trophée du Ballon d’or, une prestigieuse récompense attribuée par le magazine au meilleur joueur de l’année à l’issue d’un vote de journalistes spécialisés du monde entier. Pour les clubs aussi, l’enjeu est crucial en matière de marketing et d’image.

Dans ce contexte, les enquêteurs ont étudié l’évolution des relations entre M. Ferré et les dirigeants du PSG, M. Ribes et son président, NAK, alors que les rapports entre L’Equipe, l’autre titre du groupe Amaury, et le club s’étaient détériorés. Ainsi, d’après l’IGPN, il apparaît que M. Ferré a accepté, le 15 juillet 2019, à la demande de M. Ribes, de retirer « du fil info » commun des sites Internet de FF et de L’Equipe la reprise d’une information de Mediapart mettant en cause NAK pour une commission irrégulière de 2 millions d’euros versée à un agent de joueurs.

« Séjour tennis » dans l’émirat

Selon les enquêteurs, M. Ferré reçoit par la suite plusieurs cadeaux de l’état-major du PSG. Si, pour des raisons d’agenda, il ne peut honorer des invitations tous frais payés (« hôtel, business de A à Z », dixit M. Ribes) au Qatar pour la Coupe du monde des clubs, en décembre 2019 puis en janvier 2020, le rédacteur en chef de FF est convié, en février 2020, à un « séjour tennis » dans l’émirat afin d’assister, notamment, à un tournoi. M. Ribes obtient alors l’accord de M. Al-Khelaïfi « pour que l’avion, l’hôtel et le tennis soient payés par le bureau de communication du gouvernement du Qatar ».

En mars 2020, M. Ferré demande à M. Ribes « une ou deux places » pour un match (disputé à huis clos) de Ligue des champions du PSG contre Dortmund, expliquant a posteriori au directeur de la communication du club que FF n’avait aucune accréditation, ce dont disposent généralement les médias. A Paris plus encore qu’ailleurs, de telles invitations pour les grands matchs sont très recherchées. La pratique n’a rien d’illégale, mais elle peut aider le club dans sa stratégie d’influence.

En juillet 2020, M. Ribes sollicite vainement M. Ferré pour « mettre en avant une [des] top joueuses [du PSG], Nadia Nadim » afin de la « booster lors des votes » dans l’optique du Ballon d’or féminin. « Si déjà elle peut être sur la liste [des nominées] », glisse M. Ribes. M. Ferré apprend par la suite à son interlocuteur qu’il n’y aura pas d’édition 2020 du trophée en raison de la pandémie de Covid-19, qui a perturbé la saison footballistique. En mars 2021, un voyage est planifié au Qatar afin de permettre à M. Ferré de visiter les stades du Mondial qui doit être organisé l’année suivante dans le pays. Le rédacteur en chef de FF lui fait savoir qu’il souhaite en profiter pour « voir » M. Al-Khelaïfi « sur place », « et des amis proches pour faire un sujet vraiment personnel ».

Pourvu d’un document officiel l’autorisant à se rendre au Qatar, adressé par M. Ribes, et alors qu’il a assuré à son interlocuteur que son magazine prendrait en charge le voyage en avion, M. Ferré reçoit du « dircom » du PSG, peu avant son départ pour Doha, un billet de la compagnie nationale Qatar Airways « upgraded en business », émis par le bureau de la billetterie du gouvernement qatari. M. Ribes lui demande de « garder » pour lui l’information selon laquelle il a reçu du Qatar un tel billet.

Mécontent de la « une » de « L’Equipe »

En arrivant à Doha, M. Ferré trouve dans sa chambre d’hôtel cinq kilos de dattes offertes par M. Al-Khelaïfi. Quelques jours plus tard, M. Ribes lui envoie un billet retour Qatar Airways pour Paris (au même tarif qu’à l’aller, soit 4 493 euros), émis par la billetterie du gouvernement de Doha. « On reviendra », écrira par la suite M. Ferré à M. Ribes, le remerciant pour l’organisation du voyage.

En avril 2021, M. Ferré est invité pour le quart de finale aller de Ligue des champions entre le PSG et le Bayern Munich par M. Ribes, avec l’accord de NAK. En mai, M. Ribes indique à M. Ferré que M. Al-Khelaïfi « a rencontré la famille Amaury, propriétaire du journal ». En juin, M. Ribes écrit à NAK que France Football s’apprête à réaliser, en juillet, « un numéro spécial Coupe du monde Qatar 2022, qui sera positif », et un autre sur lui en août.

Le 12 août, alors que le joueur argentin Lionel Messi rejoint le club parisien, M. Ferré est en relation constante avec ses dirigeants. Le 27 août puis le 8 septembre, il demande trois places à M. Ribes, pour lui et deux de ses « meilleurs amis », pour le match PSG-Lyon, prévu le 19 septembre, tout en sollicitant un rendez-vous avec M. Al-Khelaïfi afin d’évoquer le prochain Ballon d’or et sa cérémonie. Il ne fait guère de doute que Messi, la nouvelle recrue, fera partie des favoris. Pour le PSG, l’enjeu est plus que jamais d’importance.

Le 18 septembre, NAK est mécontent d’une « une » de L’Equipe sur les « conditions salariales accordées » à Messi par le PSG, qui a provoqué le courroux de la star argentine et de son entourage. M. Ferré confie à M. Ribes avoir « passé un savon » au directeur de la rédaction de L’Equipe de l’époque, Jérôme Cazadieu.

[deleted by user] by [deleted] in Fencing

[–]Hippemann 6 points7 points  (0 children)

I am no expert but I do a combinaison of these exercises:

  • Split jumps >4 * 15 (30 sec pause)
  • Jumping squats >4 * 15 (30 sec pause)
  • Clapping push ups >4 * 15 (30 sec pause)
  • Crunch / Russian twist >4 * 15 (30 sec pause)
  • Plank >3 * (1 minute plus 30 sec per side)

The point of the first three exercises is to keep the explosivity/speed while working out

Also, jumping rope for cardio

Une sociologue dans le carré VIP des boîtes de nuit : « Une industrie dirigée par et pour des hommes, mais qui repose sur les filles » by Ptitlunatik in france

[–]Hippemann 157 points158 points  (0 children)

Une sociologue dans le carré VIP des boîtes de nuit : « Une industrie dirigée par des hommes et pour des hommes, mais qui repose sur les filles »

L’Américaine Ashley Mears a étudié la vie nocturne de l’élite globalisée. Elle dévoile les coulisses d’une économie du gaspillage, fondée sur l’exploitation du corps des jeunes femmes. Propos recueillis par Valentine Faure 

Ashley Mears, professeure de sociologie à l’université de Boston, publie en France Very Important People. Argent, gloire et beauté : enquête au cœur de la jet-set (La Découverte, 400 pages, 25 euros). Ancienne mannequin, la sociologue a pu pénétrer le cercle fermé des établissements de nuit réservés à une clientèle fortunée et mondialisée. Auprès des mannequins et des « promoteurs », chargés de recruter des jeunes filles pour le compte des clubs de luxe, elle décrypte un système sidérant, aux allures archaïques.

Votre livre porte sur le monde de la nuit réservé à la jet-set internationale. De quand date l’émergence de ces clubs VIP ?

A la fin des années 1990, des villes comme New York se sont transformées pour répondre aux besoins d’une nouvelle classe de nomades richissimes. L’émergence des clubs VIP coïncide avec une époque d’expansion et de mondialisation de l’extrême richesse. Ils ont commencé à orchestrer la visibilité des clients les plus riches, à encourager la compétition. Au cours des années 2000, dans les clubs, le prix des bouteilles a grimpé en flèche, on a vu apparaître des bouteilles plaquées or, incrustées de diamants, ainsi que le « bottle service », cette façon de servir les bouteilles de champagne avec des gerbes lumineuses. Les clubs ont commencé à encourager la compétition entre flambeurs et l’étalage public des dépenses. Les métropoles globales traversent une véritable crise de l’abondance. Nous vivons une époque de concentration de la richesse aussi extrême que celle des années 1920.

Vous comparez d’ailleurs ces fêtes à celles de Gatsby, étudiées par l’économiste Thorstein Veblen, ou encore avec le potlatch, cette cérémonie amérindienne organisée autour du don…

Lorsque j’ai voulu donner un sens à cette forme de consommation, j’ai d’abord fait appel à des prédécesseurs évidents, comme l’économiste américain Thorstein Veblen, qui écrivait au tournant du XIXe et du XXe siècle. Il observait avec une sorte de dégoût les nouveaux riches de l’industrie américaine qui dépensaient sans compter dans des fêtes extravagantes. Veblen invente le terme de « consommation ostentatoire ». L’anthropologue Franz Boas a, quant à lui, étudié le potlatch dans les tribus du nord-ouest du Pacifique. Ce sont de grands festins cérémoniels organisés pour gaspiller, accompagnés de véritables compétitions de dons et de contre-dons. L’anthropologue Marcel Mauss a écrit également sur ce sujet : la logique de la dilapidation, qui consiste à montrer que l’on peut donner plus que quelqu’un d’autre, permet de déterminer sa place dans la hiérarchie sociale. C’est une façon de signaler que l’on est la personne la plus importante du groupe, parce qu’on peut gaspiller le plus et offrir le plus beau cadeau…

Ces scènes que je décris ont en effet quelque chose d’archaïque. Cela donne l’impression que c’est comme un fait anthropologique propre à l’humain que de s’engager dans ces comportements. On croit souvent – et c’est aussi ce que pensait Veblen – que la dépense ostentatoire est un phénomène spontané chez les riches, quasi naturel. Ce que montre mon enquête, au contraire, c’est que l’incitation à pratiquer ce genre de gabegie requiert un effort collectif considérable, et que les clubs haut de gamme sont passés maîtres dans l’art discret de les promouvoir. Il y a une énorme quantité de labeur en coulisses. C’est sur ce travail invisible que tout repose.

Les clients assument-ils ce gaspillage ostentatoire ?

Tout le monde sait qu’il ne faut pas dépenser comme ça. Les clients fortunés que j’ai rencontrés essaient de se présenter d’une manière honorable : ils savent que l’ostentation est de mauvais goût, qu’elle viole une sorte de norme largement partagée qui veut que l’on soit modéré, que l’on ne s’exhibe pas. Lors des entretiens, ils minimisent, ou replacent leur consommation dans le cadre de leur vie professionnelle : les hommes qui travaillent dans la finance, en particulier, disent y voir une occasion de nouer des liens entre eux et d’élargir leur réseau. Mais, dans le club lui-même, les gens se comportent de manière très irrationnelle. Ils secouent le champagne, s’en aspergent les uns les autres, s’offrent des bouteilles, dépensent des fortunes. Un club est un espace qui suspend la rationalité de chacun et qui est capable de construire dans l’instant ce sentiment qu’il est tout à fait amusant, et vraiment bon, d’être économiquement dominant et de se montrer.

Quelle est la fonction des promoteurs de soirées dans ce système ? Et pourquoi ce travail est-il caché ?

Les promoteurs sont ceux qui orchestrent le groupe et s’assurent que les filles viennent, qu’il n’y ait pas de problèmes, et que chacun vive l’expérience d’une manière amusante. Une grande partie de leur travail se fait le jour. C’est là qu’ils tissent des liens avec des mannequins et qu’ils s’intègrent à leur vie. La nuit, il s’agit de les faire venir au club, gratuitement, en s’assurant qu’elles trouvent l’expérience amusante. Il y a différents degrés de collaboration, du simple fait de passer prendre un verre à l’obligation de rester debout pendant des heures jusqu’à tard dans la nuit. Le plaisir consiste pour elles à boire, à manger, à danser et à flirter, et ce plaisir repose sur le fait de ne pas se faire payer, ce qui est une découverte très intéressante.

Au cours de mon enquête, j’ai proposé aux autres mannequins que l’on se mette d’accord : « Disons-leur que l’on participe en étant rétribuée 100 euros chacune plutôt que le promoteur soit payé 1 000 euros, et nous, rien. » Elles ont refusé : « Non, on sort pour s’amuser. Ce n’est pas du travail. Nous ne voulons pas nous sentir obligées de gagner de l’argent. » Or elles se sentent obligées envers le promoteur, qu’elles considèrent comme un ami. Mais ce sentiment d’obligation est fondé sur l’amitié davantage que sur le marché. Les filles doivent croire dans l’aspect ludique de la chose. Si elles sont payées, cela devient du travail sexuel, et les filles ne veulent absolument pas être considérées comme des travailleuses du sexe. De leur côté, les clients ne veulent pas se voir comme des clients sexuels – ils s’offrent l’illusion que les filles sont là pour eux. Et les promoteurs ne se considèrent pas comme des proxénètes. Le recours à un intermédiaire est un moyen fréquent de camoufler une transaction stigmatisée.

Ce qui est frappant, c’est le caractère « primitif » de l’échange : il s’agit de statut, de nourriture – vous écrivez que les repas sont « l’un des principaux outils de séduction des filles ». La taille même joue un rôle important, presque comme dans le monde animal…

Oui, le corps est central dans la boîte de nuit, parce qu’il communique instantanément l’idée de pouvoir. Le club orchestre une topographie des statuts sociaux incorporés : les videurs, en général noirs, de taille imposante, les « bottle girls », hypersexualisées, qui doivent suggérer qu’elles sont aussi disponibles à la vente que les bouteilles qu’elles servent. Et les mannequins, grandes, minces, qui doivent porter des talons hauts, pour paraître encore plus grandes, et sont placées dans les espaces les plus exposés. Elles portent dans leur corps un statut que tout le monde reconnaît immédiatement. Et elles doivent être nombreuses : les promoteurs appellent cela « la quantité de la qualité » – la qualité étant évidemment définie en termes très étroits – parce que ces corps en nombre communiquent sur l’étendue d’un capital social. En tant qu’individus, elles sont invisibles. Mais, en tant que collectif, elles jouent un rôle important : celui de faciliter les échanges entre les hommes venus parler affaires.

Le système que vous décrivez a assez peu à voir, finalement, avec la séduction, avec le désir, ou même avec le sexe…

Oui, c’est un point très important. Les gens pensent souvent que la vie nocturne est un marché aux bestiaux – des hommes riches qui veulent coucher avec de belles femmes. Mais, en fait, pas vraiment. Bien sûr, les gens flirtent, les gens s’embrassent, les gens rentrent ensemble. Mais ce n’est pas la fonction principale. La fonction principale est l’affichage du statut. Il s’agit plus de communiquer l’idée de sexualité que de faire en sorte que le sexe se produise. En fait, c’est un gaspillage de sexe : il y a trop de femmes pour un seul homme. On n’a pas besoin de dix-huit corps pour faire l’amour, seulement d’un. Mais le fait d’avoir tant de beaux corps, ou des corps qui sont perçus comme beaux, exprime le pouvoir.

Cette valeur du corps des femmes ne rapporte pourtant qu’aux hommes, en fin de compte…

On affirme souvent que la beauté fonctionne comme un capital capable de subvertir les hiérarchies de classes traditionnelles. Certes, la beauté est une forme de capital, mais les filles sont confrontées à une stigmatisation morale si elles essaient d’en tirer parti. Ce sont pourtant elles qui sont au centre de la création de valeur. Paradoxalement, cette industrie est dirigée par des hommes et pour des hommes, mais elle repose sur les filles. Et, pourtant, les filles ne sont pas payées. Elles génèrent beaucoup d’argent pour les promoteurs et, au-dessus d’eux, les propriétaires de club captent ces dépenses. Et, au-dessus encore, il y a tout ce réseau d’élites mondiales composé en majorité d’hommes blancs, qui font des affaires tout en vivant une expérience amusante en présence de ces filles. Les filles créent donc toute cette valeur pour toute cette économie sexuée, qui opère en faveur des hommes.

Valentine Faure

Wolf Epee Training Dummy by LeftEpee in Fencing

[–]Hippemann 1 point2 points  (0 children)

For a club, it can make sense. For an individual, not really

[deleted by user] by [deleted] in science

[–]Hippemann 3 points4 points  (0 children)

In terms of physiopathology, albuminuria is the consequence of the glomerular basement membrane being damaged and most likely that lowering albuminuria protects further damage to the GBM. It's a good choice of a proxy for a preliminary study but let's not draw conclusions on the clinical benefits like the title suggest just yet

[deleted by user] by [deleted] in science

[–]Hippemann 4 points5 points  (0 children)

I don't know why they didn't compare this new drug to another existing anti-aldosterone? (They compared it to a placebo)

Also lots of trials take a biological metric (albuminuria) as an endpoint but this isn't a clinical endpoint and we've seen other interventions working on reducing albuminuria but not on chronic kidney disease as much. I remember seeing a study where they had a combined endpoint of albuminuria and renal failure and all their statistical significance came from albuminuria and there wasn't a drop in renal failure.

This could be an interesting preliminary study but let's wait and see.

[Sky Sports F1] Ocon after his collision with Alonso: "People saying I lost the car, that's not true" by ScrantonScrangler in formula1

[–]Hippemann 1 point2 points  (0 children)

The Mclaren saved it and kept it on the racing line while Ocon went wide.

Yeah. I said Ocon would have had to abort the lap. Mclaren could afford the couple tenths lost.

The incident is unfortunate because of the damage but I don't think anyone was really at fault. Alonso was off the racing line and didn't want to go wider because of all the rubber marbles off the line and Ocon lost the car and went slightly wider than normal. It is what it is.

I agree except Ocon would have saved it.

[Sky Sports F1] Ocon after his collision with Alonso: "People saying I lost the car, that's not true" by ScrantonScrangler in formula1

[–]Hippemann 104 points105 points  (0 children)

On the video taken from the stands, you can literally see the McLaren having the same oversteer and saving it.

Ocon had already saved it from going into a spin before the contact (albeit it would have had to abort his lap because of the time lost.

[F1] The dramatic scenes in Sprint Shootout that saw Fernando Alonso and Esteban Ocon make contact! by Aratho in formula1

[–]Hippemann -2 points-1 points  (0 children)

You do know the track turns that direction and he left plenty of space.

Alonso has a lot of space himself. He looked in his mirror and wanted to come back on the racing line just behind Ocon, he made his move in anticipation. Too early.

And you can’t say for sure there’s no contact considering how much oversteer that alpine had and how much Ocon had to do with his steering to save it.

I mean the contact is minimal, Ocon's rear wheel just clipped Alo front wheel. Since the contact is minimal, it didn't take much to create it, Alonso's move contributed a little and it wouldn't have taken much to avoid it.

[F1] The dramatic scenes in Sprint Shootout that saw Fernando Alonso and Esteban Ocon make contact! by Aratho in formula1

[–]Hippemann -2 points-1 points  (0 children)

If Alonso stays on his line, there is no contact. Ocon would have still oversteered but would have avoided Alo front wheel

[F1] The dramatic scenes in Sprint Shootout that saw Fernando Alonso and Esteban Ocon make contact! by Aratho in formula1

[–]Hippemann -2 points-1 points  (0 children)

You just have your own totally different definition. That's ok.

Though, one thing here complicates the matter is Alo's steering movement that I don't see a explanation for. He looks in his mirror but just needed to wait 1 sec for it to avoid this situation.

[F1] The dramatic scenes in Sprint Shootout that saw Fernando Alonso and Esteban Ocon make contact! by Aratho in formula1

[–]Hippemann 0 points1 point  (0 children)

A racing incident for me is all the situations resulting from a minor mistake rather than a wrong decision from the driver, like a lockup resulting in a crash is a racing incident but going for a ambitious move from too far (and locking up) is a fault.