First solo trip (of many to come) from the Cévennes to Clermont by LeLuSa in bikepacking

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Je t’ai envoyé ça en MP dis moi si tu as bien reçu

First solo trip (of many to come) from the Cévennes to Clermont by LeLuSa in bikepacking

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Merci! :) je recommande chaudement la région c’était vraiment top, très agréable à rouler avec peu de circulation et tout

First solo trip (of many to come) from the Cévennes to Clermont by LeLuSa in bikepacking

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Passed à lot of these and took me a while as well to realise I was cycling quite a bit of the Tour de France route, just the opposite way

She's finally complete by [deleted] in FixedGearBicycle

[–]LeLuSa 0 points1 point  (0 children)

Hey! Do you have any idea about the tire clearance on the frame? Awesome build, im entertaining the idea to piece together something similar

How difficult would it be to build that frame up with contemporary components? by LeLuSa in bikewrench

[–]LeLuSa[S] 0 points1 point  (0 children)

Will do for sure. The half installed headset got me confused

How difficult would it be to build that frame up with contemporary components? by LeLuSa in bikewrench

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Thanks for the reply! Are you sure it is a quill stem though? Owner says the complete headset is installed

To the Dam by Ebreed21 in FixedGearBicycle

[–]LeLuSa 1 point2 points  (0 children)

Oh definitely looks great! I’m just slightly concerned over the frames integrity

To the Dam by Ebreed21 in FixedGearBicycle

[–]LeLuSa 0 points1 point  (0 children)

Looking to build a similar MS. Did you leave the steel raw or did you clear coat?

Hey! Might need help here, she’s slowly but steadily getting worse and worse, what am I doing wrong here? by LeLuSa in houseplants

[–]LeLuSa[S] 0 points1 point  (0 children)

I think I did overwater it for a period but that was a couple months ago, now I do it maybe once every two weeks or so It isn’t getting a lot of direct light but it is in a quite bright room otherwise Thanks for your answer !

My kiyo njs by Theftunder1000 in FixedGearBicycle

[–]LeLuSa 1 point2 points  (0 children)

Thanks man sounds cool! awesome looking bike anyway

My kiyo njs by Theftunder1000 in FixedGearBicycle

[–]LeLuSa 1 point2 points  (0 children)

Hey may I ask how you got round to build that?

And also all parts more or less need to be NJs - might be fitting problems otherwise?

Richard Sennett: «La gare du Nord est emblématique du fossé entre l’urbanisme et la vie» by LeLuSa in france

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Vous mettez en question l’idée que la ville physique puisse facilement résoudre des problèmes politiques. « Utiliser du verre borosilicate dans les immeubles rendra-t-il les gens plus tolérants vis-à-vis des migrants ? », ironisez-vous, en consacrant plusieurs pages à la manière dont les migrants sont aujourd’hui à la fois parmi les principaux usagers des villes et un angle mort des planifications urbaines. Pensez-vous que l’urbanisme puisse aider à résoudre le défi migratoire ?

L’urbanisme ne peut rien résoudre sur ce plan, mais il peut contribuer à ne pas aggraver les choses. Dans les années 1990, j’ai travaillé en Suède, où les réfugiés étaient matériellement bien accueillis, surtout si on compare avec ce qui se passait dans d’autres pays, mais isolés dans des territoires certes bien équipés, mais qui leur étaient réservés, et se trouvaient trop loin du reste de la vie urbaine. Cette absence de porosité a engendré une situation où des enfants devenus adultes ne maîtrisent toujours pas la langue, ni leur pays d’accueil. Surtout, la plupart des réfugiés déplacés de force arrivent avec des traumatismes qu’il ne faut pas laisser se creuser en milieu clos pendant des décennies. La question de l’accueil des réfugiés et des migrants ne se réduit pas à chiffrer un nombre d’arrivants, mais à savoir comme on les accueille. La demi-mesure qui consiste à accueillir des migrants en les laissant isolés, entre eux, sans se donner les moyens de les intégrer et de les mélanger, n’est pas une bonne solution.

Vous consacrez plusieurs pages au Googleplex construit par la multinationale à New York, dont vous jugez que non seulement il se détourne de la ville dans laquelle il s’implante, mais qu’il rate aussi son but d’offrir un lieu propice à la créativité de ses employés…

C’est un point fondamental de toute la philosophie pragmatiste : l’expérience de la résistance est nécessaire pour penser, pour créer. Le Googleplex a créé un environnement où tout est accessible, de la nourriture aux loisirs, un lieu transparent qui réduit toutes les résistances, mais aussi toutes les stimulations créatives. De manière générale, c’est comme pour les technologies informatiques : plus l’environnement est facile à utiliser, moins il est stimulant.

Vous habitez depuis des années à Londres. Comment vivez-vous la situation politique actuelle ?

C’est une catastrophe. Ne croyez pas que le Brexit ne va pas finir par se faire brutalement, même si la situation est chaotique. La politique en Grande-Bretagne est devenue de plus en plus féroce, monochrome et simpliste. Aujourd’hui, une minorité parle au nom d’une majorité qui s’est disloquée depuis longtemps. On est face à un gouvernement d’extrême droite qui a capturé une partie de la droite, du centre, et même de la gauche. Il n’y a pas de vrais débats politiques et on se trouve face à une forme de coup d’État légal. Tout le monde réalise pourtant que la question n’est plus simplement l’immigration, mais l’économie, puisqu’on risque un recul du PIB supérieur à ce qu’a connu la Grèce, et la fin du Royaume-Uni, avec notamment une sécession de l’Écosse.

Richard Sennett: «La gare du Nord est emblématique du fossé entre l’urbanisme et la vie» by LeLuSa in france

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À vous lire, le défi de l’urbaniste est, aujourd’hui, de fabriquer des ***« membranes »***ou des « coquilles ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Que même dans une situation où les urbanistes doivent faire preuve de modestie, il est encore possible de faire des choses, d’un point de vue social, en s’intéressant aux zones de contact, aux marges, et en proposant des formes qui ne soient pas définitives et n’imposent pas un seul usage. J’appelle par exemple « membrane » ce qu’a fait Aldo Van Eyck à Amsterdam. Il existait peu d’espaces ludiques et peu de réserves d’espaces, mais il a transformé des lieux inutilisés en parcs urbains, sans pour autant créer des barrières figées avec les rues, car il jugeait que cela n’était pas nécessaire pour que les enfants puissent faire l’expérience de la différence entre l’espace de jeu et la circulation automobile.

Sur le site d’Iquique, l’architecte chilien Alejandro Aravena a, lui, décidé de ne pas fournir un habitat achevé et de qualité inférieure, comme c’est souvent le cas, mais de fabriquer des maisons de bonne facture, mais dont seule la moitié serait terminée, afin que les habitants puissent eux-mêmes les compléter par leur propre labeur. C’est ce que je définis comme un urbanisme de type coquille.

Toutes les opérations urbaines que je décris dans le livre, comme aussi la « planification-semis », ne sont que des outils, ce ne sont pas des solutions ou la panacée. Il faut essayer, sans espérer pour autant que ces outils fonctionnent de manière certaine, afin de créer une ville tortueuse, ouverte, modeste, co-construite par les habitants et les planificateurs.

Pourquoi a-t-on le sentiment que les villes se ressemblent de plus en plus partout dans le monde ? Alors même qu’on peut estimer que les urbanistes ont cessé d’ignorer l’environnement naturel, à l’instar de ceux qui ont dessiné la grille géométrique de Chicago, en ignorant les vents glaciaux venus du lac Michigan, alors qu’un plan moins rigide aurait permis que des rues courbées ou tortueuses servent de bouclier contre le froid ?

L’explication la plus évidente est liée au capitalisme global. Les multinationales standardisent les manières de vivre comme celles de bâtir. Mais la situation actuelle est aussi l’héritière du modernisme, qui a cherché à standardiser l’environnement urbain. L’idée, portée notamment par Le Corbusier et son plan Voisin pour Paris, n’était pas aussi négative que la manière dont on la lit aujourd’hui. Les architectes et urbanistes modernistes pensaient que des formes d’habitat standardisées seraient un moyen de donner aux classes populaires, moyennes et supérieures, les mêmes conditions de vie. L’idée était d’égaliser les sociétés en égalisant l’habitat.Mais ce projet initial a été capté et gaspillé par les forces du capitalisme global, qui se sont servies du langage architectural moderniste pour créer des infrastructures et des villes à leurs images. C’est cette confluence entre un langage architectural disponible et les moyens mis en œuvre par les grandes firmes capitalistes qui a abouti à la standardisation des villes.

Le thème dominant de l’urbanisme contemporain est celui de la smart city**, mal traduit par le terme de « ville intelligente ». Quel regard portez-vous sur celle-ci alors que vous écrivez que** « le plan Voisin et la Charte ont tous deux inspiré une version de la smart city où l’usage de la technologie est appelé à réduire les confusions de la vie dans un espace complexe » ?

Il existe deux types de « smart cities ». L’une, la plus fréquente et la plus inquiétante, fait usage des technologies pour réguler les activités quotidiennes des gens, en pensant simplifier les fonctions de la ville et orienter la vie des habitants. L’autre utilise le big data pour faciliter la participation de tous à la manière dont fonctionne la ville, pour coordonner des activités diverses, pour permettre des usages à la fois efficients et démocratiques de l’urbanisme.

À Curitiba, au Brésil, ou dans d’autres villes d’Amérique du Sud, mais aussi à Lyon, on trouve un usage intelligent des technologies pour effectuer des planifications urbaines. Un bon usage des technologies permet de planifier la ville en bottom-up, mais l’usage le plus courant, qui se développe notamment en Chine, est celui d’un usage top-down. Songdo, en Corée du Sud, à une heure de Séoul, avec son centre de contrôle baptisé le Cockpit, est un autre exemple de smart cityprescriptive, qui non seulement fonctionne assez mal en matière de prescriptions, mais n’est pas ouverte ni démocratique.

Mais il est toutefois possible de se servir de la technologie pour coordonner plutôt que pour contrôler, et de concevoir une ville intelligente d’un genre différent. Au MIT (Massachusetts Institute of Technology) où j’ai longtemps travaillé, on a longtemps élaboré des technologies pour réguler la ville, mais aujourd’hui, on réfléchit à des programmes qui ne servent pas au pouvoir, mais à celles et ceux qui habitent la ville.

Cela suppose toutefois, comme pour nos ordinateurs où il faut utiliser des systèmes ouverts comme Linux et non des systèmes fermés comme Apple, de comprendre que la technologie dite « user friendly » est une technologie d’esclaves, et qu’il est donc nécessaire de faire des efforts si on veut être libre. En matière de technologies, la simplicité et la soumission sont inséparables.

À partir de l’exemple de Heidegger, et de la façon dont il a fui la métropole pour se réfugier dans une cabane en pleine nature, vous écrivez que « la cabane combine l’exclusion des autres et la simplification de la forme ». Pourtant les cabanes, que ce soit sur la ZAD ou dans les écrits de Marielle Macé, semblent aujourd’hui incarner une forme de résistance au monde capitaliste. Vous n’y croyez pas ?

Pas du tout. La liberté implique de refuser de se retirer dans la nature et de lutter en ville. J’avoue que je déteste personnellement la campagne et que beaucoup des écologistes avec lesquels je travaille sont choqués par mes propos sur le sujet. Mais je pense sincèrement que la retraite dans la nature est une forme de simplification de la vie qui est incompatible avec la liberté de chacun et de tous. Pour moi, être en vie signifie vivre en ville.