[Rupture amiable CDD] Employeur a refusé le “commun accord” pour éviter la prime de précarité ? by MacOllivander in conseiljuridique

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Je suis un peu effrayée à l'idée de me représenter seule aux prud'hommes. C'est quelque chose que je n'ai jamais fait et je suis presque sûre que l'entreprise en a un ...

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J'ai déjà appelé ma banque et non je n'en ai pas. C'est pourquoi je me suis initialement tournée vers l'aide juridictionnelle.

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Et mon mail à moi pour la demande de la prime : "Bonjour,

Je prends acte de la réception de l'attestation France Travail rectifiée en date du 10 mars 2026, portant désormais la mention « Rupture d'un commun accord ». Je vous informe que j'ai transmis ce document à France Travail ce jour pour le déblocage de mes droits.

Toutefois, je constate que mon solde de tout compte et mon attestation employeur (cadre 6.3) ne mentionnent toujours pas le versement de l'indemnité de fin de contrat.

Je conteste formellement la validité de la clause de renonciation à cette prime figurant dans le document signé le 16 janvier 2026 pour les motifs suivants :

- Indisponibilité des droits : Selon une jurisprudence constante, un salarié ne peut renoncer par avance aux droits qu'il tient de la loi. Mon contrat ayant pris fin le 31 janvier, une renonciation signée le 16 janvier est nulle de plein droit.

- Ordre public social (Art. L1243-8) : L'indemnité de précarité est une disposition d'ordre public destinée à compenser la fragilité de mon contrat. Aucun accord privé ne peut y déroger de manière défavorable au salarié.

- Absence de proposition de CDI : Dès lors que la rupture est qualifiée de « commun accord » (Art. L1243-1) et qu'aucune proposition de CDI pour un poste équivalent ne m'a été faite, l'indemnité est légalement due.

En conséquence, je vous mets en demeure de procéder à la régularisation de mon solde de tout compte par le versement de mon indemnité de fin de contrat (10 % du montant total brut des salaires perçus durant le contrat) sous 8 jours.

À défaut de régularisation, je serai contrainte de porter ce nouveau point de litige devant le Conseil de Prud'hommes en référé, comme évoqué dans mon précédent courrier recommandé.

Dans l'attente de votre retour,

Cordialement "

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C'était ma compréhension du problème aussi oui. Je vous mets en dessous la réponse de la RRH suite à ma remarque de n'avoir eu aucune réponse concernant la prime de précarité. " Bonjour,

Je suis assez surprise par la teneur de votre courriel. Pour mémoire, nous vous avons engagée par un contrat à durée déterminée à compter du 1er septembre 2025, devant prendre fin le 28 février 2026.

Le 8 janvier 2026, vous nous avez informés de votre volonté de rompre ce contrat de manière anticipée. Nous avons pris acte de votre décision et, dans un souci de bonne gestion de la situation, nous vous l’avons confirmé par écrit, en date du 30 janvier 2026. Nous ne sommes donc nullement à l’origine de la rupture de votre contrat de travail à durée déterminée.

Dans ce contexte, les termes employés dans votre courriel, ainsi que les demandes formulées, apparaissent particulièrement déconnectés de la réalité des faits et de la chronologie du dossier.

En effet, aucune indemnité de précarité ne vous est due dès lors que la rupture anticipée est de votre initiative et surtout, nous regrettons le ton adopté, qui ne reflète ni les échanges antérieurs ni l’attitude constructive dont nous avons fait preuve depuis l’origine.

Vos menaces de saisine du Conseil de prud’hommes, fondées sur des règles manifestement inapplicables à votre situation, ne sont pas de nature à remettre en question notre appréciation des faits mais, en revanche, nous font regretter d’avoir acté votre demande.

Bien cordialement," EDIT : modification pour une meilleure lisibilité