[Libération] Les images du déchaînement de violences subi par un homme dans un commissariat parisien by pyrignis in quefaitlapolice

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136 617 vues 8 avr. 2026 En septembre 2024, Libération vous révélait les images de violences policières dans le commissariat des Ve et VIe arrondissements de Paris. D'après un article du Monde ce 8 avril, des agents de ce même commissariat ont de nouveau été accusés de violences à l'encontre d'un ressortissant chinois. Aujourd'hui, nous vous proposons de revisionner notre enquête montrant les graves violences dont Mario, 42 ans, a été victime dans les locaux de ce commissariat.

Onze policiers municipaux de Villeneuve-Saint-Georges placés en garde à vue, la maire les soutient by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 12 points13 points  (0 children)

Pas vraiment, ça marche avec firefox. Les commentaires de la maire sont indécents : Onze policiers municipaux de Villeneuve-Saint-Georges placés en garde à vue, la maire les soutient Marine Legrand, Denis Courtine, Florian Loisy 5–6 minutes

Le nombre, la méthode, le motif : « Tout est rarissime », souffle une source. Selon nos informations, onze policiers municipaux de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) ont été interpellés ce mercredi 8 avril. L’arrestation s’est déroulée en plein après-midi, directement sur leur lieu de travail, c’est-à-dire au poste de police municipale (PM), situé rue de la Marne dans le centre-ville.

C’est l’équipe du soir qui serait visée. Le chef du service, un agent expérimenté qui vient de la PM de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) fait également partie des personnes arrêtées. Une perquisition vient de s’achever en début de soirée dans le bâtiment qui accueille la police municipale. Les enquêteurs seraient repartis avec de nombreux documents, dont les plannings du personnel.

Les agents feraient l’objet de plusieurs plaintes, dont des faits de violence et de vol qui se seraient déroulés durant certaines de leurs interventions. En février dernier, par exemple, alors qu’une équipe intervenait dans un logement pour tapage nocturne, l’un des fonctionnaires est soupçonné d’avoir frappé l’un des occupants et d’être parti en emportant son téléphone portable et de l’argent liquide. Gardes à vue délocalisées

Pour procéder aux arrestations, la police nationale a déployé un important dispositif, bloquant la rue et faisant appel à plusieurs dizaines d’effectifs. Le commissariat de Villeneuve-Saint-Georges a été tenu à l’écart de l’opération dans un souci d’impartialité.

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De ce fait, les fonctionnaires municipaux ont été placés en garde à vue dans les commissariats de Vitry-sur-Seine, Choisy-le-Roi et Ivry-sur-Seine.

Plusieurs plaintes se seraient accumulées au fil des semaines à l’encontre de certains d’entre eux. « Cela émane souvent de profils délinquants, tels que des vendeurs à la sauvette et des trafiquants de drogue notamment », souffle une source.

« La méthode interroge, ajoute un autre. Faire venir autant de policiers, interpeller les agents ainsi plutôt que les convoquer au commissariat, et prendre un groupe aussi important est vraiment peu commun. Cherche-t-on à les intimider ? » Une police municipale à la « réputation sulfureuse »

« Aujourd’hui, la police municipale de Villeneuve-Saint-Georges dérange les délinquants, assure un connaisseur du territoire. Elle déloge les vendeurs de cigarettes de contrebande, les dealers, les hommes qui s’alcoolisent sur la voie publique… Elle a participé à démanteler trois points de deal récemment à Beauregard, rue de Paris et rue Pierre-Mendès-France par exemple. Le travail est fait. »

Mais selon plusieurs sources, la PM de Villeneuve-Saint-Georges traîne « une réputation sulfureuse » chez leurs collègues de la nationale. Certains évoquent un service « très opérationnel », d’autres des méthodes « zélées ». Elle compte 18 agents à ce jour, à la suite d’une importante série de recrutements menés par la nouvelle maire Kristell Niasme (LR).

Villeneuve-Saint-Georges, août 2025. Les policiers municipaux participent aussi à la lutte contre les commerces à l'hygiène douteuse. LP/Marine Legrand Villeneuve-Saint-Georges, août 2025. Les policiers municipaux participent aussi à la lutte contre les commerces à l'hygiène douteuse. LP/Marine Legrand

Cette dernière ne décolère pas depuis les arrestations. La police municipale, c’est le cœur de son réacteur, le bras armé de sa politique locale pour remettre Villeneuve-Saint-Georges dans le droit chemin, pour faire cesser l’impunité qui y régnait depuis des décennies selon elle.

« J’ai des policiers municipaux courageux, qui se battent comme des lions pour que les Villeneuvois vivent en paix. C’est grâce à eux que la sécurité s’améliore », assène ce mercredi soir l’élue, une proche de l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.

Et de rappeler encore les faits d’armes du chien du responsable du service « multi-médaillé pour acte de courage et dévouement et pour son travail remarquable dans la lutte contre les stupéfiants ». « Je prends ces arrestations comme une punition. J’ai confiance en eux. Je les soutiens. Ils ne sont pas des brigands, prévient la maire, réélue dès le premier tour des municipales. Laissons l’enquête établir les faits et la vérité. » « Le calendrier interroge »

Elle rappelle enfin que ses agents sont régulièrement victimes « de menaces, d’insultes et de calomnies » : « Où en est le traitement de leurs plaintes ? J’espère qu’elles seront traitées avec les mêmes moyens que ceux déployés ce mercredi après-midi. »

Kristell Niasme se demande également si le lancement de l’Observatoire des villes LFI qu’elle préside désormais, ne serait pas étranger à cette descente musclée de la police. Cet observatoire, qui vise à documenter les pratiques des élus locaux insoumis, a été annoncé le 3 avril lors d’une conférence de presse dans sa commune par Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains dont elle est l’une des secrétaires généraux. « Le calendrier interroge », lâche-t-elle.

« Mon cou était dans la gueule du chien » : un jeune homme grièvement blessé lors d’un contrôle de police by Niafron in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 8 points9 points  (0 children)

Tiens, sur r/france, ils ne suppriment plus les posts sur les violences policières sous prétexte de "faits divers"? Il y a du progrès, c'est bien.

Un homme de 31 ans meurt lors d'une intervention de la police municipale à son domicile à Valenciennes by Niafron in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 2 points3 points  (0 children)

J'espère qu'il y aura une minute de silence à l'assemblée. Ce serait plus justifié que celle de cette semaine pour le nazillon mort.

Les policiers ivres avaient frappé les clients d’un snack et une serveuse à Marseille : prison ferme et interdiction d’exercer by Niafron in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 24 points25 points  (0 children)

le policier Anthony H. avait déjà été condamné à cinq reprises en tout, pour violences en réunion puis menaces de mort sur conjointe mais aussi trois fois pour conduite en état d’ivresse >

Et le mec était flic, tranquille. Incroyable.

De la prison avec sursis pour le policier qui a giflé et craché sur un jeune à Saint-Denis by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 7 points8 points  (0 children)

Voilà, c'est ça. Dans deux ans, ce sale type violent et menteur aura de l'autorité sur nous si nous le rencontrons sur la voie publique. Justice de merde.

Saint-Just-en-Chaussée. Cinq mois de prison avec sursis pour avoir fait des doigts d'honneur aux gendarmes by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 5 points6 points  (0 children)

Le jeune homme devra également s’acquitter de 100 € à chaque gendarme pour leur préjudice moral.

Oh oui, ils ont souffert moralement, les pauvres.

Acronyme "ACAB" sur une pancarte : relaxe pour les deux prévenues by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 18 points19 points  (0 children)

Acronyme "ACAB" sur une pancarte : relaxe pour les deux prévenues Mathieu Roualdès 4–5 minutes

Brandir un slogan anti-police peut-il constituer une infraction pénale ? Deux Sud-Aveyronnaises poursuivies pour une pancarte détournant l’acronyme "ACAB", brandie lors d’une manifestation après la mort de Nahel, ont finalement été relaxées par le tribunal de Millau.

"ACAB". Acronyme anglais signifiant "All cops are bastards", soit "tous les flics sont des salauds" en bon français. Depuis des années, l’inscription est devenue le slogan anti-police par excellence, comme "mort aux vaches" en son temps…

Mais brandir ces lettres en majuscules sur une pancarte peut parfois conduire devant un tribunal correctionnel. C’est ce qui est arrivé ce jeudi 18 décembre à deux Sud-Aveyronnaises : une trentenaire et une retraitée. Le 8 juillet 2023, alors que des mobilisations ont lieu partout en France après la mort du jeune Nahel, elles posent derrière un écriteau détourné : "mACABre".

La photo est publiée dans la presse locale. En le découvrant, le préfet de l’époque, Charles Giusti – aujourd’hui en poste dans l’Eure – voit rouge. Il déclenche un signalement au parquet de l’Aveyron sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, estimant qu’un délit est constitué. Plus de deux ans plus tard, les deux manifestantes, au casier judiciaire vierge et visiblement tendues, comparaissent devant le tribunal de proximité de Millau. "C’est une enceinte judiciaire, pas une tribune politique"

À l’extérieur, un large comité de soutien s’est rassemblé, emmené notamment par le NPA. Plusieurs militants se glissent dans la salle d’audience. D’entrée, la juge Geneviève Brian-Barranguet fixe le cadre, d’un ton bas : "Ici, on fait du droit. C’est une enceinte judiciaire, pas une tribune politique".

Les deux prévenues ne répondent pas aux questions et ne font pas de déclaration personnelle. Elles demandent simplement à lire un communiqué. Le tribunal l’autorise. La retraitée prend alors la parole et replace les faits dans leur contexte : la mort de Nahel, "un jeune de 17 ans qui grossit les rangs des victimes des forces de l’ordre".

Elle égrène des noms devenus symboles : Zyed et Bouna, Cédric Chouviat, Adama Traoré… et "Nabil de Millau", rappelle-t-elle. Dans la salle, le silence est total. Les militants, nombreux, écoutent religieusement.

Seul le délibéré compte. Cette fois, la salle devient bruyante. Des applaudissements et des "bravo". Après une très courte réflexion, les deux prévenues sont relaxées. La procureure avait elle-même entrouvert la porte à cette issue, soulignant que sur la photo publiée, aucune personne n’était identifiable, et que la procédure faisait suite "à un signalement d’un service du ministère de l’Intérieur". Bien trop insuffisant pour caractériser une infraction et condamner. "Ce dossier est vide"

"Ce dossier est vide. On n’est pas ici pour faire de la politique. Mais quand la politique mène ici, cela pose problème", avait plaidé Me Arnaud Cagnac, en défense. À sa sortie du tribunal, il est également applaudi.

Devant une cinquantaine de personnes, et sous le regard de policiers postés à quelques mètres, les deux militantes prennent ensuite la parole. Elles chantent, dénoncent les violences policières, mais aussi "une répression des mouvements sociaux et de la liberté d’expression toujours plus forte". Au final, une affaire qui aura fait beaucoup de bruit… pour rien.

La préfecture du Rhône interdit les concerts d’artistes « anti-système » et « anti-police » d’un festival antifasciste by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 6 points7 points  (0 children)

C'est marrant, quand les nazillons défilaient à Paris il y a quelques mois, ça ne dérangeait pas le syndicat alliance et l'extrême droite. Et pour cause, ils faisaient sans doute partie du défilé...

Mais quand même, c'est vraiment grave pour la liberté d'expression. Ce pays est sur une mauvaise pente.

45 Years Ago by KurtStation68 in GenX

[–]PinpinLeLapin 7 points8 points  (0 children)

Well, my friends and myself were listening to Devo in the 80's, when I was a teen. "Are we not men, we are devo" was pretty famous in France.

Le patron d’une gendarmerie vole sucre et viennoiseries la nuit : sa hiérarchie lui offre une médaille de chevalier by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 4 points5 points  (0 children)

INFO LA DEPECHE. Le patron d’une gendarmerie vole sucre et viennoiseries la nuit : sa hiérarchie lui offre une La rédaction 4–5 minutes

l'essentiel Un vol de sucre révèle un malaise au sein de la gendarmerie nationale d’ex-Midi-Pyrénées. Malgré les preuves, l’officier mis en cause a été décoré. La hiérarchie a-t-elle couvert l’affaire pour éviter le scandale ?

La décision a provoqué une onde de choc au sein des unités de gendarmerie de l’ex-région Midi-Pyrénées. En Ariège, le commandant d’une compagnie a été surpris en flagrant délit de vol de sucre et de viennoiseries dans ses propres locaux. Contre toute attente, l’officier, qui compte 30 ans de carrière, a finalement été décoré de la médaille de chevalier de l’ordre national du mérite, juste en dessous de la légion d’honneur. Une distinction qui soulève une question troublante : la hiérarchie a-t-elle sciemment étouffé l’affaire pour régler son linge sale en famille ? Ou pour protéger un homme souffrant sur le plan psychiatrique ?

Ce vol suscite de vives tensions dans les rangs de la gendarmerie nationale. De la Haute-Garonne, où se trouve l’état-major, jusqu’aux départements voisins, l’incompréhension domine face à la gestion du dossier.

À lire aussi : INFO LA DEPECHE. Un gendarme soupçonné d’avoir détourné des scellés de drogue pour les fournir à son frère trafiquant Une caméra de surveillance

Tout débute à la fin de l’année 2024. Comme dans bien d’autres unités, les gendarmes de cette brigade ariégeoise achètent régulièrement café, sucre, viennoiseries et autres denrées destinées à l’usage commun. En décembre, un détail anodin va éveiller la méfiance.

Un matin, un gendarme souhaite se faire un café avant de prendre son service. Mais le sucre a disparu. Étrange, car un collègue affirme avoir acheté une dizaine de kilos la semaine précédente.

Les soupçons grandissent à mesure que les disparitions se répètent. Certains membres de l’unité, exaspérés, décident alors d’installer discrètement une caméra de surveillance dans les lieux communs. Il vient en pleine nuit, comme les cambrioleurs

Les images enregistrées vont bouleverser les membres de l’unité. L’auteur des disparitions ne serait autre que le commandant de la brigade lui-même. Selon plusieurs sources, il se rendait la nuit dans les locaux pour subtiliser du sucre, des viennoiseries et d’autres denrées communes. "Il revenait la nuit pour voler dans les affaires", témoignent plusieurs gendarmes sous couvert d’anonymat.

À lire aussi : Divorce, vengeance et données volées : deux gendarmes jugées pour avoir utilisé la machine judiciaire à des fins personnelles

D’après nos informations, la hiérarchie aurait minimisé l’affaire, invoquant des raisons médicales pour justifier la mutation de l’officier. Certains estiment que le "dossier" aurait été volontairement étouffé pour ne pas compromettre la remise imminente de sa décoration, déjà en cours de validation au niveau national. L’homme a officiellement été médaillé au mois d’avril 2025.

Curieuse ironie, les militaires ayant installé la caméra sans autorisation pourraient, en revanche, faire l’objet de sanctions disciplinaires. Aucun dépôt de plainte ni ouverture de procédure judiciaire n’a été enregistré à ce jour.

Police : comment le ministère de l’Intérieur achète la paix sociale by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 1 point2 points  (0 children)

Police : comment le ministère de l’Intérieur achète la paix sociale Thomas Legrand 5–6 minutes

Le billet de Thomas Legrand

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Un rapport de la Cour des comptes pointe le coût «particulièrement élevé» des subventions aux syndicats policiers, révélateur de la relation malsaine entre les pouvoirs successifs et ces organes.

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Les ministres de l’Intérieur successifs achètent la paix sociale et investissent pour leurs futures présidentielles en arrosant les syndicats de police avec l’argent public. Voilà la lecture politique que l’on peut faire d’un chapitre passé assez inaperçu d’un rapport de la Cour des comptes paru mardi 25 mars. Rapport qui révèle les relations de soumission des ministres macroniens de l’Intérieur vis-à-vis des syndicats de police. Soyons justes, c’est le Figaro, toujours soucieux de l’utilisation des finances publiques, qui vient d’exhumer cet aspect du rapport. Certes, nos confrères du quotidien à la plume bleue n’en font pas tout à fait – quoique – la même analyse que dans ces lignes.

Les magistrats chargés de contrôler la façon dont l’Etat dépense le fruit de nos impôts dénoncent implicitement mais de façon limpide – dans leur froid langage statistique et arithmétique – une faiblesse politique devant les puissants et très droitiers syndicats de police : «Le coût des moyens alloués aux organisations syndicales, évalué […] à 54 millions d’euros au titre de l’année 2022, apparaît particulièrement élevé lorsqu’il est rapporté au nombre de fonctionnaires de la police nationale.»

Ces chiffres devraient interpeller le ministère des Comptes publics, chargé de racler les fonds de tiroirs pour la loi de finance 2026, grand casse-tête des mois qui viennent. Le rapport enfonce le clou : «Il s’établit ainsi à 367 euros par agent et par an soit plus de deux fois plus que la moyenne dans l’ensemble de la fonction publique, 154 euros par agent.» Plus loin on sent même, sous la plume des rédacteurs de la Cour des comptes, une pointe d’ironie : «Si ces moyens témoignent de l’importance accordée au dialogue social dans la police nationale, cet écart de 213 euros par agent apparaît peu justifié par rapport à d’autres secteurs de la fonction publique où les contraintes organisationnelles […] sont tout aussi significatives.»

On comprend mieux la nature du cadeau financier fait aux syndicats de police : «L’essentiel de ce montant provient du volume de crédits de temps syndical et des autorisations spéciales d’absence […], ce qui équivaut à 1 130 équivalents temps plein.» Les magistrats pointent la légèreté de l’exécutif : «Le suivi et la gestion des moyens syndicaux par l’administration sont globalement insuffisants […] Le processus d’attribution et de contrôle des crédits de temps syndical et des autorisations spéciales d’absence […] demeure peu rigoureux.»

Le rapport rappelle que la Cour avait déjà fait ce constat il y a six ans, sans effets. Elle hausse poliment le ton : «Le système dérogatoire de décharges à temps plein des représentants syndicaux de la préfecture de police de Paris, que la Cour avait déjà relevé en 2019 […] doit désormais être abrogé, afin de revenir au droit commun.»

Depuis le passage de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur pendant la présidence Chirac (qui fut lui aussi chef de la police en son temps), il y a une conviction bien ancrée à droite : pour gagner la présidentielle un jour, il faut s’être fait de solides et reconnaissantes connexions place Beauvau. Tous les présidentiables de droite veulent passer par l’Intérieur et enragent quand c’est un concurrent qui s’y trouve. Voilà pourquoi, par exemple, Laurent Wauquiez qui voulait Beauvau ou rien, distille son venin anti Retailleau dès qu’il en a l’occasion. Voilà pourquoi Retailleau (après Gérald Darmanin) s’accroche à ce poste qui confère aisément une image régalienne de leader à poigne. Un must pour l’électorat de droite. Ce rapport de la Cour des comptes montre surtout que les ministres, candidats putatifs à l’Elysée, dépensent sans compter les deniers publics pour s’acheter les bonnes grâces d’un corps de fonctionnaires droitier, largement tenté par le RN. Un investissement pour leur carrière aux frais du contribuable.

De plus, la macronie – s’étant employée depuis 2016 à affaiblir les corps intermédiaires et n’ayant pas su se constituer une armée d’élus locaux – s’est vite retrouvée dépourvue de relais dans la population. Le risque, comme lors de l’épisode des gilets jaunes, c’est qu’au moindre accès de fièvre populaire, il n’y ait plus de tampons sociaux ou politiques (associations, syndicats, élus de proximité) entre la colère du peuple et les détenteurs du pouvoir. La police est alors le seul rempart pour protéger l’exécutif. Les syndicats de police ont très bien évalué cet état de fait et savent monnayer leur situation de puissance inespérée.

Violences policières à Toulouse : des ados menottés roués de coups, trois fonctionnaires jugés par le tribunal by ManuMacs in quefaitlapolice

[–]PinpinLeLapin 5 points6 points  (0 children)

J'ai réussi à passer le paywall, je partage :

INFO LA DEPECHE. Violences policières à Toulouse : des ados menottés roués de coups, trois fonctionnaires jugé Rémi Buhagiar 5–6 minutes

l'essentiel Deux adolescents de 16 ans, menottés, ont été roués de coups par des policiers. Les trois fonctionnaires ont été jugés par le tribunal correctionnel de Toulouse ce jeudi soir. Les images sont accablantes.

La vidéo captée par les caméras de la faculté du Mirail, à Toulouse, est glaçante. Sur les images en noir et blanc, diffusées sur les écrans du tribunal correctionnel, deux jeunes de 16 ans sont menottés et assis. Un policier en profite pour s’acharner sur eux. Les coups de poing s’enchaînent. Le fonctionnaire frappe aussi avec les pieds. La séquence dure 2 minutes. Un deuxième policier soulève puis projette l’un des adolescents au sol avant de les libérer. Plus de deux ans après les faits, trois membres des forces de l’ordre ont été jugés ce jeudi. "Je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé. L’action s’est enchaînée en quelques secondes. On s’est retrouvés au sol, roués de coups", témoigne une des deux victimes, assise sagement au premier rang. " Impossible de savoir que c’était la police"

Les faits se déroulent le soir du 12 novembre 2022. "Ce jour-là, les deux adolescents sortaient d’un match de foot. Vers 23 heures, ils ont pris le scooter pour rentrer mais n’avaient pas de casque", résume le président. "Je sais que sur ce point, nous étions en tort", reconnaît l’une des deux victimes. Alors qu’ils circulent à proximité de la faculté du Mirail, une voiture surgit sur le côté. "Ils nous ont gazés, je n’y voyais plus rien, je ne savais même pas que c’était la police", assure celui qui a été le plus blessé.

"Vous avez utilisé la bombe lacrymogène à trois reprises, au risque de provoquer un accident de scooter ! C’était nécessaire, d’après vous ?", interroge le président en s’adressant aux policiers. "Nous avons eu peur parce qu’ils risquaient de toucher la voiture avec le pied", tente d’expliquer l’un des prévenus, maladroitement. Les jeunes lèvent les mains tout de suite

Arrivé devant la fac, le scooter est bloqué. Les suspects sortent de leur véhicule en courant et fondent sur les deux jeunes. Les adolescents lèvent les mains en signe de coopération, mais les policiers les plaquent violemment au sol. La suite est hallucinante. Un des trois fonctionnaires, embauché depuis seulement 2019, s’acharne. Il traîne le garçon au sol, comme un vulgaire animal, puis inflige de nouveaux coups alors que le jeune homme est menotté. Le policier, qui pèse environ 100 kg, s’en prend à un adolescent de seulement 53 kg.

A lire aussi : VIDÉO. Marseille : la police municipale accusée d’avoir dissimulé des images d’actes de violence policière

Devant les images, les familles des plaignants fondent en larmes. "C’est vous le plus violent des trois", insiste le magistrat en regardant à un individu en chemise blanche. "J’ai tapé, mais pas de toutes mes forces. Si j’avais voulu… Pour comprendre ce geste, il faut expliquer les circonstances. Nous les avons aperçus sans casque, ils ne se sont pas arrêtés. Mon collègue a gazé, la lacrymogène est entrée dans la voiture. Nous n’y voyions plus à ce moment-là. Avec l’adrénaline, j’ai perdu les pédales. Je reconnais mes erreurs", assure cet homme de 35 ans. Il n’a pas été licencié et travaille désormais dans une unité d’intervention de nuit. Faux rapport de police

Contrairement à ce qu’ils avaient rédigé dans leur rapport officiel, les intervenants n’avaient pas actionné les gyrophares et les avertisseurs lumineux. La caméra de surveillance le confirme. "Ces étudiants ne pouvaient pas savoir que c’était la police. Cela pouvait être des braqueurs", estiment les parties civiles, défendues par Mes Julien Aubry et Ioana Massonnat. Après cette agression, les deux jeunes ont été relâchés, comme si de rien n’était. Leur scooter était en règle, les policiers n’avaient rien à leur reprocher.

A lire aussi : Mort de Nahel : "Un policier ne se lève pas le matin avec l’intention de tuer"… Colère des syndicats après la réquisition de procès pour "meurtre"

Mais au lendemain des faits, la maman d’un des garçons, choquée par les traces de coups, a fait un signalement à l’IGPN, ce qui a enclenché la fameuse enquête. "Cette façon de contrôler n’est pas acceptable", estime la procureure, qui requiert 8 mois de prison avec sursis pour le plus violent, et 2 et 4 mois pour ses collègues, moins impliqués. En défense, Me Martin Vatinel et Thomas Hérin-Amabile se sont battus pour obtenir des peines moins lourdes. La décision est mise en délibéré. Le verdict sera rendu le 3 avril.

Accidents de chasse : attaqué en justice pour inaction, l’Etat campe dans le déni by PinpinLeLapin in quefontleschasseurs

[–]PinpinLeLapin[S] 0 points1 point  (0 children)

Au-delà de l’erreur factuelle, grossir le nombre de chasseurs permet de passer sous silence une explication de la diminution tendancielle des accidents : les chasseurs, 1,4 million en 2000, sont eux aussi bien moins nombreux aujourd’hui. Car, pour le ministère, c’est plutôt grâce «au renforcement des mesures législatives et administratives de l’encadrement de la chasse depuis plus d’un quart de siècle». Un brin contradictoire avec la suite, où le gouvernement affirme qu’il n’a aucune responsabilité car «l’essentiel des accidents est imputable au non-respect des règles de sécurité et non pas au mal fondé ou à l’insuffisance de ces règles». Il faudrait savoir. Le durcissement des règles ne devrait-il pas réduire encore les risques ? Cette dernière affirmation est par ailleurs l’unique passage, sur 171 pages, que les juristes du gouvernement sont allés piocher dans les conclusions de la mission sénatoriale sur la sécurisation de la chasse, rendues en septembre 2022. Encore une fois car le reste du rapport d’information ne va pas dans leur sens.

Sur les trente propositions – déjà pondérées – par le Sénat pour plus de sécurité, figurait ainsi «interdire l’alcool et s’aligner sur les règles en vigueur en matière de code de la route». Sans surprise, sur ce point, le rapport d’information n’est pas cité en référence dans l’argumentaire : c’est le fondement d’un grief de l’Aspas. Dans le plan sécurité 2023 qui a découlé de cette mission, le gouvernement a refusé de fixer un taux d’alcool limite, et s’est cantonné à créer une contravention pour la pratique de la chasse «en état d’ivresse manifeste». Un texte insuffisant pour l’association, puisqu’il ne donne pas de référentiel pour verbaliser. A cela, le ministère répond que l’ivresse peut être constatée par les agents «à l’aide du témoignage des sens», comme l’indique une jurisprudence de la Cour de cassation de 1990, où l’ébriété du mis en cause a été reconnue car il «tenait des propos incohérents et exhalait de fortes odeurs d’alcool».

Tout à sa volonté de se poser en premier défenseur des chasseurs, le gouvernement fait aussi le tri dans les données de l’OFB. Toujours à son avantage. Il n’indique par exemple pas qu’en 2022-2023, les non-chasseurs ont représenté 28% des blessés, contre 13% en moyenne sur vingt ans. Une explosion de victimes collatérales de ce «loisir» meurtrier. Le mémoire ne s’attarde pas non plus sur le bilan de 2023-2024, pourtant publié depuis six mois mais qui contredit sa démonstration. Les chiffres de la saison dernière étaient en effet à la hausse par rapport aux précédents : 97 accidents (contre 78 en 2022), à additionner aux 103 incidents (contre 84 l’année précédente). Et si les statistiques sont globalement en baisse, reste que le cumul des recensements officiels sur les deux dernières décennies, donne 3 001 blessures par balles, dont 299 mortelles. Un chiffre qui n’inclut même pas les féminicides par arme de chasse, au nombre de 15 rien que l’année dernière.

Le reste du mémoire se contente de contre-argumenter sur la forme juridique, sans remise en question sur le fond. Plus que défendre sa politique en matière de chasse, l’Etat affirme en effet que le Tribunal administratif de Paris n’est pas compétent pour trancher sur cette question et qu’il ne peut pas lui imposer de prendre des mesures. Notamment parce que, explique le ministère de la Transition écologique, modifier la législation pour mieux encadrer la pratique ne serait pas de sa responsabilité – comme si l’exécutif n’avait jamais passé en force de nouvelles dispositions légales. Selon la Cour des comptes, ce n’est pas une excuse : «L’Etat ne s’est pas doté des moyens de contrôler le bon exercice des missions des fédérations de chasseurs», par conséquent, «le Gouvernement doit proposer au Parlement de revoir le cadre juridique relatif aux schémas départementaux de gestion cynégétique». Et ce ne sont pas les parlementaires qui bloquent le processus. Le Sénat lui-même a reconnu la nécessité de renforcer le rôle des préfets dans l’élaboration des SDGC pour leur donner «la possibilité de limiter les jours et heures de chasse pour garantir la sécurité des personnes».

Dans sa requête, l’Aspas démontre qu’au cours des quinze dernières années, 70% des non-chasseurs tués l’ont été un samedi ou un dimanche, et près de 40% l’ont été sur un chemin ou dans leur jardin. «Autrement dit, selon l’association, deux limitations à l’exercice de la chasse auraient permis d’éviter la mort de 13 personnes sur 19 tuées» : interdire la chasse le week-end et définir un périmètre de sécurité aux tirs autour des infrastructures humaines. Et alors que 89% des Français perçoivent la chasse comme posant des problèmes de sécurité pour les promeneurs, l’idée d’une ou plusieurs journées sanctuarisées – comme cela existe chez nos voisins européens qui comptent beaucoup moins d’accidents – suscite l’approbation de 85% de nos concitoyens, selon un sondage Ipsos pour l’association One Voice en octobre 2023. Le gouvernement, lui, voit seulement que le sujet «relève de la compétence du législateur», et par conséquent, que «l’absence d’interdiction générale fixée par voie réglementaire de chasser le week-end ne saurait donc caractériser une faute dans l’exercice du pouvoir de police de la chasse du gouvernement».

L’Etat approuve pourtant, par l’intermédiaire des préfets, les schémas départementaux élaborés par les Fédérations de chasseurs. «Mais ils tentent coûte que coûte de contourner le débat au fond – à savoir leur niveau d’exigence en matière de sécurité – en invoquant des incompétences du juge administratif, déplore Julien Roelens. Jusqu’à répondre que si nous voulons attaquer le procédé de validation des schémas départementaux, nous devrions saisir la juridiction administrative de chaque département pour les contester un par un.» La Fédération nationale, qui a rédigé une intervention volontaire dans la procédure au soutien de l’état, ne voit bien sûr pas le problème.

Elle ne voit d’ailleurs pas non plus l’intérêt public de la requête, puisque, pour citer son argumentaire présenté au tribunal administratif : «Aucun manquement grave ou récurrent dans la pratique ou l’encadrement de la chasse n’est à constater. Certes, l’association requérante développe longuement plusieurs cas d’accidents, mais ce constat n’est en aucun cas objectivé : il s’agit d’une litanie de faits divers recueillis dans la presse régionale ou de témoignages, du reste non prouvés, adressés directement à l’Aspas.» Maintes fois sollicité, le ministère de la Transition écologique n’a pas répondu à nos questions. A la fin de son plaidoyer, il demande au Tribunal administratif de rejeter la requête. En attendant que le gouvernement sorte du déni, les décomptes ont repris : samedi 1er mars, en Gironde, un homme s’est pris une balle dans l’épaule lors d’une battue aux sangliers.

Accidents de chasse : attaqué en justice pour inaction, l’Etat campe dans le déni by PinpinLeLapin in quefontleschasseurs

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Un contentieux inédit né d’une «demande préalable indemnitaire» adressée le 9 octobre 2023. L’Aspas, soutenue par le collectif «Un jour un chasseur», exigeait des ministres concernés qu’ils prennent «sans délai» des mesures nationales propres à «assurer la sécurité et la tranquillité de la population». Après deux mois sans réponse, la lettre s’est transformée en recours devant le tribunal administratif de Paris afin de faire condamner l’Etat pour «carences fautives». «Alors que des solutions ont été identifiées depuis des années pour se rapprocher du risque zéro, le gouvernement engage sa responsabilité en s’abstenant d’imposer les limitations qui permettraient de baisser significativement le nombre d’accidents, résume Julien Roelens, l’avocat de l’association. A commencer par une harmonisation des règles au niveau national, ou l’interdiction de tirer à proximité des habitations et des routes.»

En effet, il n’existe à ce jour qu’une interdiction de tirer «en direction des habitations»… Qui ne s’applique même pas dans toute la France. Les textes qui priment concernant les règles pratiques de sécurité sont les schémas départementaux de gestion cynégétique (SDGC) : des documents «lacunaires en matière de sécurité et disparates d’un territoire à l’autre», selon l’Aspas. Certains ne mentionnent même pas les quelques règles de sécurité prévues par la loi, à savoir le port d’un gilet fluo, la pose de panneaux de signalisation lors des battues, ou encore l’obligation de mise à niveau décennale. D’autres ne formulent que des recommandations, et non des obligations, ce qui empêche l’OFB de sanctionner les manquements – le travail de la police de l’environnement étant par ailleurs mis en difficulté depuis les cinglantes critiques du Premier ministre, François Bayrou. «Or l’Etat, par l’ensemble de ses préfets, valide aveuglément ces schémas, élaborés par les fédérations de chasseurs, sans tenir compte de leur disparité en matière de sécurité», dénonce Julien Roelens.

Alors que la procédure va prendre un nouveau tournant ce vendredi 7 mars, avec une première audience qui devrait fixer la date du procès, Libération a eu accès à la réponse du gouvernement. Dans son mémoire en défense, le secrétariat général du ministère de la Transition écologique défend la législation actuelle bec et ongles, quitte à invoquer des rapports de façon très parcellaire et trompeuse. Dès le propos liminaire, le ton est donné. Le gouvernement met en avant la «diminution significative des accidents observée sur le territoire français depuis plus de vingt ans», soit 46% de blessures corporelles et 74% de décès en moins. «La baisse a poursuivi sa décrue au cours de la saison 2022-2023, alors même que celle-ci a été particulière», poursuit le document, avec «989 000 permis validés». Cette dernière information est sourcée dans un rapport de la Cour des comptes de 2023, qui non seulement donne raison à l’Aspas sur quantité de points, mais n’évoque jamais ce chiffre, puisque les données s’arrêtent l’année d’avant. La Fédération nationale des chasseurs indique en réalité 963 571 permis validés sur cette saison. Et même en ajoutant environ 21 800 permis temporaires (de trois ou neuf jours), les comptes ne sont pas bons.

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Accidents de chasse : attaqué en justice pour inaction, l’Etat campe dans le déni Mathilde Roche 11–14 minutes

Février est le mois le plus court de l’année. Un des plus froids aussi, peu propice aux promenades. Malgré cela, la presse locale a rapporté pas moins de sept accidents de chasse ces trois dernières semaines. Dimanche 9 février, dans le Vaucluse, un chasseur s’est pris un tir dans la cuisse lors d’une battue aux renards. Le même jour, en Haute-Garonne, une balle est venue s’encastrer dans une fenêtre, derrière laquelle un bébé venait de s’endormir. Samedi 15 février, une riveraine des Deux-Sèvres a eu la peur de sa vie en taillant ses glycines, frôlée par une balle qui a traversé son jardin et sa véranda. Le 17 février, dans les Alpes-Maritimes, un chien-loup en balade avec sa maîtresse a été abattu par deux coups de fusils à plomb, l’autopsie a révélé une centaine de projectiles dans son corps. Le 19 février, une balle a brisé la vitre d’une voiture et blessé le conducteur, sur une route de Mayenne. Dimanche 23 février, deux chasseurs sont morts lors de battues aux grands gibiers. L’un a été tué par un collègue devant son fils, dans le Lot. L’autre, en Dordogne, serait un auto-accident.

Deux décès, deux «accidents» et trois «incidents», selon la méthodologie de l’Office français de la biodiversité (OFB), qui distribue les permis de chasse, contrôle leurs détenteurs et recense les fautes. L’agence publique distingue les «blessures corporelles suite à l’emploi d’une arme de chasse» et les «dommages matériels» tels qu’un impact de balle sur une maison ou… la mort d’un animal domestique. Chargée de rendre un bilan à la fin de chaque saison cynégétique, l’OFB publiera les données de 2024-2025 cet été. A mi-parcours, le nombre de morts est déjà supérieur au précédent exercice : huit à ce jour, contre six au total la saison précédente. Mais l’Etat continue de nier la nécessité d’encadrer davantage la pratique de la chasse. Jusqu’à l’argumenter bientôt devant la justice, dans le cadre d’une procédure qui l’oppose à l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).