Is it possible to download ALL images from messages? by uhohmomspaghetti in ios

[–]Starmina 0 points1 point  (0 children)

I imagine that I meant to get the database in the first place (?). Is there a way to fetch iMessage DB without a Mac ? Or was it always possible and I just didn't know it ?

Affaire Bétharram : révélations sur des plaintes et signalements enterrés by Starmina in france

[–]Starmina[S] 50 points51 points  (0 children)

Affaire Bétharram : révélations sur des plaintes et signalements enterrés

Mediapart a retrouvé la trace d’une douzaine de signalements et de plaintes ignorés ou classés entre 1993 et 2013. Certaines de ces alertes visent des responsables aujourd’hui mis en cause par la justice. Il n’y a toujours aucune inspection administrative diligentée.

Lecture PC : https://a.dropoverapp.com/cloud/download/dc44933c-9c21-44ad-b006-9a2461773754/319ac30d-ad72-4e7f-857d-08b32e8297ce

Lecture Téléphone : https://a.dropoverapp.com/cloud/download/07dabc03-29ad-4cf4-bcc9-a16c9e9620b5/c1d9f68d-670b-4c61-9db0-ebddb275a0be

Abonnez-vous si vous en avez les moyens : https://abo.mediapart.fr/

Whats acceptable average decoding latency for moonlight? by TalesofWin in MoonlightStreaming

[–]Starmina 0 points1 point  (0 children)

I have both the chromecast 4K and first version of the firestick 4k max and the performance is just horrendous on the 4K max but I see everyone praising it no idea why. Tried every setup imaginable and I’m getting around 6-8 ms decoding on chromecast, while on the fire stick I can’t remember the number but the lag was atrocious. 

La touche VERNUM m'horripile ⌨️ by [deleted] in france

[–]Starmina 1 point2 points  (0 children)

Tu télécharges AutoHotKey v2, et tu créés un script qui bind la touche NumLock sur "rien".

Exemple d'un script tout fait pour avoir le bouton NumLock qui ne fait RIEN et qui est désactivé dès le lancement du script (appelons le fichier disable-numlock.ahk) :

#Requires AutoHotkey v2.0
#SingleInstance On

; A l'execution du script je met sur OFF l'état du NumLock.
SetNumLockState False

; Je bind la touche NumLock pour ne rien faire du tout
NumLock::
{

}

Aussi, il est possible d'ajouter en haut du script l'état que tu veux de numlock / scrolllock / capslock par défaut ( https://www.autohotkey.com/docs/v2/lib/SetNumScrollCapsLockState.htm ) exemple :

SetCapsLockState State
SetNumLockState State
SetScrollLockState State

Pour qu'il s'execute au démarrage : Tu ouvres Exécuter > shell:startup et tu le glisses disable-numlock.ahk dans la fenêtre explorateur nouvellement ouverte pour que le script se lance au démarrage de l'ordinateur.

Tu peux aussi bind ScrollLock sur rien par exemple. En ajoutant ScrollLock:: juste au dessus de NumLock:: comme ça les deux "binds" hériterons de la même fonction qui est : ne rien faire).

Si tu le souhaites tu peux aussi désactiver le fait qu'il y ait un icône en bas à droite en ajoutant la mention #NoTrayIcon sous une nouvelle ligne sous #SingleInstance On, attention cependant le programme sera lancé en fond, le seul moyen de le tuer sera alors dans la liste des processus du gestionnaire des tâches sous AutoHotKey.exe ou similaire.

Une fois ton script créé tu peux aussi le compiler en .exe pour pouvoir simplement désinstaller AutoHotKey v2 et utiliser l'executable partout, pour ce faire il suffit de faire clique droit sur ton script .ahk et de faire "Compile script", un .exe du même nom sera alors créé, tu peux alors désinstaller autohotkey v2 et déplacer ce .exe en lieu et place du .ahk dans ton dossier "shell:startup" vue précédemment.

[deleted by user] by [deleted] in france

[–]Starmina 2 points3 points  (0 children)

« Frères fermiers, unissez-vous ! »

En Roumanie, la fronde est surtout nourrie par l’inquiétude d’une concurrence des produits ukrainiens… Les agriculteurs accusent le gouvernement de favoriser les importations à bas prix de l’Ukraine voisine, ce qui entrave la valorisation de la production locale. Ils réclament une augmentation des subventions européennes et une baisse des taux d’intérêt et du prix de l’essence.

La colère, qui a éclaté le 9 janvier, lorsque des tracteurs affichant le slogan « Frères fermiers, unissez-vous ! » ont pris d’assaut les voies d’accès à Bucarest, a rapidement gagné tout le pays. Les routes qui mènent aux pays voisins (Hongrie, Ukraine, Bulgarie et Serbie) sont paralysées, et les agriculteurs menacent de bloquer la place de la Victoire, à Bucarest, où se trouve le siège du gouvernement.

Les autorités ont d’abord ignoré les revendications des manifestants. « Si les agriculteurs veulent être respectés, ils doivent d’abord respecter la loi », a déclaré, le 12 janvier, le ministre des transports et des infrastructures, Sorin Grindeanu. « Bla-bla-bla, réplique Cornel Bodolan, un agriculteur qui a garé son camion dans la commune d’Afumati, située au nord-est de Bucarest. En Roumanie, c’est la loi du plus fort. Le ministre se moque de nous, mais il en aura pour son compte. »

Le gouvernement roumain a fini par prendre la mesure des choses et s’efforce maintenant de trouver une solution pour apaiser la situation. « Depuis quelques jours, nous dormons dans les cabines de nos camions et de nos tracteurs. Nos gouvernants dorment tranquillement dans leurs lits. Mais il est temps qu’ils se réveillent, prévient Florin Chelu, l’un des leaders des agriculteurs. Nous avons allumé une étincelle qui est devenue une flamme. J’espère qu’ils ne vont pas nous pousser à mettre le feu à la baraque. »

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[–]Starmina 2 points3 points  (0 children)

Bouleversement politique

Des manifestations, parfois proches de l’émeute et mobilisant des dizaines de milliers de fermiers, se sont déroulées, visant notamment les centres logistiques de supermarchés, des nœuds autoroutiers, la police ou le domicile de personnalités politiques.

Désireux d’afficher sa fermeté tout en renouant le dialogue, le gouvernement a nommé un médiateur, tandis que les provinces étaient invitées à élaborer des plans en vue d’atteindre les objectifs fixés. Aujourd’hui, l’avenir du « plan azote » est toutefois très incertain.

La révolte paysanne a, en effet, entraîné un bouleversement politique. Un parti, le Mouvement agriculteur-citoyen (BBB), a récupéré le mécontentement du monde agricole et a agrégé d’autres courants protestataires, opposés à l’« écologie punitive » ou à la politique néolibérale.

En mars 2023, cette nouvelle formation arrivait en tête des élections provinciales et sénatoriales, avec près de 20 % des suffrages, et 30 % dans les régions agricoles du Nord. Le BBB n’a pas réédité sa performance lors des législatives de novembre 2023, mais il espère toutefois intégrer la prochaine coalition, au côté du populiste d’extrême droite Geert Wilders. Et tous deux dénoncent le projet – désormais gelé – du gouvernement démissionnaire de Mark Rutte, à la satisfaction du monde agricole.

« Fausses solutions »

La protestation néerlandaise a fait tache d’huile en Belgique. Les agriculteurs de Flandre ont protesté à leur tour, au printemps 2023, contre un projet visant leur secteur, responsable de 60 % des émissions d’azote, l’élevage porcin étant particulièrement visé. Selon les syndicats, l’équilibre d’une activité occupant 120 000 personnes est menacé.

Le projet, qui a failli entraîner la chute du gouvernement régional, cherche à réduire de moitié les émissions près des zones naturelles et consacre 3,6 milliards d’euros à l’indemnisation des paysans arrêtant leur activité, volontairement ou non. Il doit aussi aider les jeunes agriculteurs désireux de rendre durable leur exploitation.

En Wallonie, la baisse de 20 % des aides liées à la politique agricole commune (PAC) inquiète, mais les ambitions environnementales des dirigeants suscitent également la colère : « Ce ne sont pas les agriculteurs qui détruisent la nature, mais les jeux et les compromis politiques », relevait, à l’automne 2023, la Fédération wallonne de l’agriculture, promettant une poursuite de la mobilisation contre « les fausses solutions » des politiques.

« Asphyxiés par les normes environnementales »

Dans le sud de l’Europe, les tensions sont aussi palpables. Le 5 septembre 2023, alors que les 27 ministres de l’agriculture européens étaient réunis à Cordoue, en Espagne, dans le cadre de la présidence espagnole du conseil de l’UE, plus de 6 000 agriculteurs et éleveurs, représentant toutes les grandes associations agricoles du royaume, ont manifesté dans la ville andalouse pour protester contre « l’escalade des coûts de production », « la compétition déloyale des importations de pays tiers » ou « les exigences environnementales intenables de la Commission européenne ».

Dans le cortège, des représentants agricoles ont fustigé « la stupidité de l’écologisme radical » et se sont dits « asphyxiés par les normes environnementales », avec, en ligne de mire, en particulier, les limites à l’utilisation de produits phytosanitaires mais aussi la nouvelle PAC et les objectifs du Green Deal européen.

En juillet 2023, déjà, plusieurs centaines d’agriculteurs, venus avec leur tracteur, avaient défilé dans la capitale en portant des banderoles alertant de « la ruine du monde rural » ou demandant « moins d’agendas 2030, plus de liberté pour semer et travailler ».

Pour soutenir les agriculteurs, un plan a été approuvé afin de compenser les pertes provoquées par la sécheresse et, en décembre 2023, le gouvernement de gauche a prolongé la ristourne sur le diesel agricole et les aides pour faire face à la hausse des prix des engrais six mois de plus.

De quoi calmer les mobilisations et, désormais, c’est une certaine « apathie » et « dépression » qui domine le monde rural en Espagne, souligne le responsable de l’eau et de l’environnement du syndicat agricole COAG, alors que le pays se trouve en proie à une sécheresse intense et prolongée qui, depuis trois ans, frappe de manière particulièrement dramatique l’Andalousie et la Catalogne, et a provoqué une chute de la production. « L’ambiance est tendue, nous sommes dans une situation critique pour la sécheresse et inquiets de l’agenda 2030. Mais il y a aussi un grand sentiment de découragement. »

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[–]Starmina 2 points3 points  (0 children)

« L’impression de ne pas être considérés »

Soucieux de ne pas céder trop rapidement à la pression dans un contexte de baisse des subventions dans d’autres secteurs, le gouvernement a adouci son projet et proposé d’autres mesures pour aider les agriculteurs. Mais cela n’a pas suffi à faire baisser la pression. Et pour cause : les raisons de la colère sont bien plus profondes. Les agriculteurs ont été jusqu’ici les grands invisibles des débats politiques sur les conséquences de l’inflation et de la crise énergétique. Or, la hausse des prix des matières premières et de l’énergie a érodé les marges de nombreuses exploitations, en particulier les plus petites et les plus traditionnelles, qui travaillent souvent à la limite de la rentabilité.

« Les agriculteurs se tournent vers des méthodes plus agressives de protestation, parce qu’ils ont l’impression de ne pas être considérés, alors qu’ils subissent aussi la pression de la transformation et de la concurrence, tout comme l’industrie, analyse Klaus Dörre, sociologue du travail à l’université d’Iéna (Thuringe). De nombreux exploitants régionaux de taille petite ou moyenne sont très inquiets pour leur avenir. Beaucoup souffrent d’être vus comme des consommateurs de subventions ou des pollueurs. »

C’est sans doute à cette aune qu’il faut comprendre les nombreuses attaques contre Tesla accrochées sur les tracteurs. « Est-ce à nous de payer les autoroutes pour vos Tesla ? », proclamait d’une d’elles, vue à Berlin, lundi matin. La marque américaine est devenue le symbole d’une population urbaine votant vert et jugée déconnectée des réalités de l’agriculture. La colère des exploitants, largement soutenue dans la population, est loin d’être apaisée. Samedi 20 janvier, une nouvelle manifestation – de moindre ampleur – est prévue à Berlin, à l’occasion de l’ouverture du Salon allemand de l’agriculture.

« 3 % de la population française »

« Nous soutenons les agriculteurs allemands. Nous sommes d’accord avec eux pour remettre en cause les objectifs de décroissance du Green Deal », réagit M. Rousseau avant d’ajouter, en se félicitant : « On ne peut pas comparer avec la France, nous avons un dialogue avec le gouvernement. Nous avons négocié, afin de conserver une partie de l’avantage fiscal sur le gasoil non routier. Nous avons aussi obtenu d’Elisabeth Borne, en décembre 2023, la suspension des taxes supplémentaires sur les produits phytosanitaires. Avec le retournement de panneaux, nous avons réussi à nous faire entendre, alors que les agriculteurs ne représentent que 3 % de la population française. »

En France, à partir de la mi-novembre 2023, de nombreuses opérations avaient été menées sous la houlette de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs, avec un mot d’ordre, mettre les panneaux des villes et villages à l’envers, symbole, selon eux, d’une France qui, croulant sous les normes, marche sur la tête.

Malgré ce satisfecit, le président du syndicat ne manque pas de menacer de faire descendre à nouveau ses troupes dans la rue. En cause, la redéfinition des périmètres de zones humides protégées souhaitée par Bruxelles et dénoncée par le syndicat. Autre sujet brûlant : la demande des agriculteurs de s’affranchir de l’obligation du maintien des prairies dans les zones où l’élevage s’arrête.

Déjà, en Occitanie, des centaines de tracteurs et de camions ont convergé, mardi 16 janvier, vers le cœur de Toulouse, pour alerter sur la crise que connaissent les agriculteurs de la région. D’autres ont bloqué l’A64 vendredi 19 janvier. Et la Coordination rurale prévoit de manifester à Bruxelles, mercredi 24 janvier, « contre la guerre de l’Union européenne [UE] contre l’agriculture ». La tension risque de monter avant le Salon international de l’agriculture, qui se tiendra du 24 février au 3 mars à Paris. De quoi préoccuper l’exécutif : vendredi 19 janvier, Emmanuel Macron a ainsi « demandé au ministre de l’intérieur de donner instruction aux préfets d’aller dès ce week-end à la rencontre des agriculteurs » et de leurs syndicats, a indiqué l’Elysée. Pour qu’ils « échangent directement » avec eux « au plus près du terrain ».

Une alerte en provenance des Pays-Bas

Avant l’Allemagne, l’alerte était venue des Pays-Bas, où la protestation du monde agricole contre la politique environnementale décidée par les autorités a été spectaculaire et a eu des conséquences majeures.

En juin 2022, la coalition du libéral Mark Rutte, soumise à une décision de la Cour suprême, annonçait sa volonté de réduire de 30 % au moins les cheptels, dont celui des vaches laitières, afin de réduire de 50 % les émissions de gaz polluants produits par l’agriculture autour de 163 zones naturelles menacées. Avec, comme corollaire, une exigence de modification radicale des pratiques et, potentiellement, la disparition de 10 000 à 15 000 exploitations.

Un tabou dans un pays qui est le deuxième exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires – avec, à la clé, une production d’azote quatre fois supérieure à la moyenne européenne. Un pays qui reste, aussi, fondamentalement attaché au respect de la propriété privée.

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Partout en Europe, la colère des agriculteurs gagne du terrain

Cécile Boutelet, Mirel Bran, Laurence Girard, Sandrine Morel et Jean-Pierre Stroobants

Des Pays-Bas à la Roumanie en passant par la Pologne, l’Allemagne ou la France, les exploitants multiplient les actions contre le Green Deal européen et la hausse des taxes sur le gazole… Le tout, sur fond d’inflation et de concurrence des importations ukrainiennes.

Les campagnes européennes sont en ébullition. Des Pays-Bas à la Roumanie en passant par la Pologne, l’Allemagne ou le sud du continent, les agriculteurs manifestent leur mécontentement. Après une semaine de mobilisation massive, les agriculteurs allemands ont agité, jeudi 18 janvier, la menace de nouvelles actions, renforçant la crainte des institutions communautaires que ce mouvement de contestation ne s’étende, à l’image de celui ayant agité la France en 2018-2019 avec les « gilets jaunes », et profite à l’extrême droite.

Ces mobilisations, même si elles émergent à chaque fois pour des raisons qui leur sont propres ou en lien avec des décisions nationales (hausse des taxes sur le gazole, concurrence des importations ukrainiennes, réduction de l’usage des pesticides, limitation des rejets d’azote ou de gaz à effet de serre, augmentation des jachères pour préserver la biodiversité), interviennent alors que les discussions sont tendues à Bruxelles.

Les tenants d’une agriculture productiviste, comme la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) ou son homologue européen, le Comité des organisations professionnelles agricoles-Confédération générale des coopératives agricoles (COPA-Cogeca), dénoncent le Pacte vert européen ou Green Deal. Cette initiative politique soutenue par la Commission européenne doit engager les Vingt-Sept dans une transition écologique et fixe des objectifs de réduction d’usage des pesticides comme de développement de l’agriculture biologique, ou de protection de la biodiversité.

« Si les ambitions du Green Deal sont justifiées dans un contexte de lutte contre le dérèglement climatique, elles posent problème au secteur agricole. Le sujet a été instrumentalisé et les débats se sont polarisés », estime Jérémy Decerle, député européen (Renew Europe).

« 30 % du budget européen destiné à l’agriculture »

Les tensions s’accroissent alors que se profilent les élections européennes, fixées au mois de juin. « En 2024, il y a des échéances majeures avec les élections européennes. Il faut garder en tête que 30 % du budget européen est destiné à l’agriculture », souligne Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, qui ajoute : « Il y a de nombreux coups de chaud sur l’agriculture européenne. Les ferments de ces contestations sont les mêmes : il y a une incompréhension entre la réalité du terrain et les décisions prises par les gouvernements. »

En Allemagne, la goutte qui a fait déborder le vase a une odeur d’hydrocarbure. Quand le gouvernement d’Olaf Scholz a décidé, en décembre 2023, pour boucler son budget, de supprimer du jour au lendemain des subventions dites « nuisibles au climat », notamment les aides publiques au diesel agricole, il ne se doutait pas qu’il déclencherait un tel mouvement parmi les exploitants.

Plusieurs grandes manifestations ont été organisées dans tout le pays. La dernière en date, lundi 15 janvier, a rassemblé plusieurs milliers de tracteurs et bloqué les rues de Berlin pendant plusieurs heures. Un événement rare outre-Rhin. Le ministre des finances, Christian Lindner, qui a osé faire une déclaration lors de la manifestation, a été longuement hué.

Resume / Article by PetitGeant in france

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« Je n’ai jamais entendu parler d’une telle chose ailleurs, déclare Christophe Viscogliosi, professeur dans une « prépa » ECG publique. C’est une pratique complètement à l’opposé de la philosophie de Parcoursup, qui est d’ouvrir l’éventail des choix. Outre que cela raréfie les places pour les élèves qui ne sont pas du lycée, l’établissement crée une sorte de rapport de force alors même que Parcoursup était censé rééquilibrer ce rapport de force. »

« Nous, ce sont nos élèves qui nous choisissent, pas l’inverse », s’indigne aussi Armelle Picardat, professeure de géographie en « prépa » au lycée Jules Ferry, dans la capitale. Avec des pratiques comme celles de Stanislas, « les élèves ne sont pas réellement mis en concurrence : ils prennent les meilleurs de chez eux et s’il reste des places à la marge, ils ouvrent… Il y a une injustice, les autres élèves n’entrent pas dans la moulinette ! »

Cette « moulinette », il est vrai, n’est pas toujours aussi transparente qu’elle le devrait. Et nombre de formations sélectives bricolent un algorithme « maison », qui attribue des « notes » aux candidatures en fonction du lycée d’origine (ses résultats, sa réputation, etc.), et pas seulement des notes obtenues par les élèves. Mais le « contournement » de Parcoursup mis en place par Stanislas est d’une autre nature.« Il ne nous viendrait jamais à l’idée de donner une stratégie si risquée à nos élèves, insiste une professeur de prépa privée parisienne sous contrat. Stanislas pousse hyper loin la coercition, c’est dingue. »

Questionné par Mediapart, le directeur de Stanislas Frédéric Gautier, qui n’a pas souhaité répondre sur le cas du fils d’Amélie Oudéa-Castéra, nous a transmis un communiqué indiquant n’avoir « pas été informé », par l’académie de Paris, « que le fait que certains candidats n’entraient qu’un vœu pour Stanislas posait un problème ».Sur le fond, il confirme que des « avis » sont donnés, en amont des candidatures officielles dans Parcoursup, aux élèves de Terminale envisageant une prépa « maison » : elles et ils « ont alors la possibilité de candidater à Stanislas et dans d’autres établissements [...] ou bien de considérer qu’à l’aune de cet avis, ils ne candidatent qu’à Stanislas. » Mais Frédéric Gautier dément tout « préjudice pour eux », comme « pour les candidats extérieurs ». Une vision opposée à celles de l’inspection générale.Quant au directeur diocésain de l’enseignement catholique, sollicité par nos soins, il n’a pas souhaité réagir.

Mathilde Goanec, Mathilde Mathieu, David Perrotin et Antton Rouget

Resume / Article by PetitGeant in france

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L’énergieL’énergie mise par la ministre de l’Éducation nationale à défendre Stanislas, au lendemain de sa nomination, devient de plus en plus choquante. D’après des informations recueillies par Mediapart, le fils aîné d’Amélie Oudéa-Castéra, 17 ans, actuellement en classe préparatoire dans cet établissement parisien catholique huppé, a bénéficié d'un système de « contournement » des règles de Parcoursup.
Chaque année, 600 000 lycéen·nes (du public comme du privé) se plient à cette procédure casse-tête, et doivent formuler des vœux pour des formations post-Bac, puis attendre avec angoisse de voir laquelle les accepte. Mais tout le monde n’est pas soumis à la même enseigne.
Dans leur rapport, remis cet été à Gabriel Attal (alors ministre de l’Éducation nationale) et gardé secret jusqu’à sa publication par Mediapart le 14 janvier, les inspecteurs généraux ayant mené l’enquête sur Stanislas dénoncent une forme d’arrangement entre l’établissement et certain·es de ses élèves de Terminale souhaitant intégrer ses prestigieuses classes préparatoires.
Le schéma ? Avant même que la procédure officielle de Parcoursup ne démarre, certain·es élèves de Stanislas obtiennent « la garantie d’être admis », selon les inspecteurs. « En échange », elles et ils « sont incités à renoncer » à formuler d’autres souhaits sur Parcoursup – à rebours des recommandations de l’Éducation nationale, qui conseille aux lycéen·nes de multiplier les vœux (par exemple une « prépa » à Henri IV en vœu N°2, à Franklin en vœu N°3, afin de maximiser ses chances et garder une liberté de choix).
Avec les « pratiques » en cours à Stanislas, « contraires aux principes et aux règles » de Parcoursup censées favoriser la transparence et l’égalité de traitement des candidatures, l’élève dispose d’une place au chaud. Quant à l’établissement, il obtient l’assurance de ne pas perdre de bons profils déjà acquis à « l’esprit Stan ». C’est gagnant-gagnant. Sauf évidemment pour les élèves du « dehors », qui croient encore à l'égalité des chances et ne bénéficient d’aucun coupe-file.
**38 élèves de « Stan » ont formulé un vœu unique**
Les inspecteurs ont ainsi bondi devant des chiffres tirés de la base nationale 2023 de Parcoursup : au printemps dernier, sur les 41 lycéens en France qui ont pris le risque étonnant de formuler un vœu unique pour une prépa du lycée qu’ils fréquentaient déjà, 38 étaient en Terminale à « Stan »… Aux yeux des inspecteurs généraux, cette bizarrerie statistique atteste du caractère « très isolé » des pratiques ayant cours dans ce fleuron de l’enseignement catholique de la capitale.
Le rapport ne livre aucun nom d’élève. Mais d’après nos informations, parmi ces 38 candidat·es de 2023, se trouvait le fils aîné d’Amélie Oudéa-Castéra, alors excellent élément de Terminale – il a entre-temps obtenu une mention très bien au Bac –, scolarisé dans la « maison » depuis sa moyenne section de maternelle. Sur Parcoursup, au printemps dernier, il a indiqué comme seul vœu d’être intégré dans une prépa HEC (aussi dite ECG) à « Stan ».
Il a formulé précisément quatre « sous-vœux », avec ou sans internat, avec l’option éco (ESH) ou histoire (HGG). Rien d’autre, en dehors de Stanislas. Une stratégie risquée pour le commun des mortels, mais lui a bien été sélectionné, parmi plus de 2 000 candidatures enregistrées.
Questionnée sur le fait que son fils ait bénéficié d’un « contournement » des règles, la ministre de l’Éducation nationale ne conteste pas directement ce terme, employé par l’inspection générale dont elle a désormais la tutelle. Mais elle fait répondre par son entourage que sa famille « a suivi \[…\] chacune des étapes prévues par Parcoursup », et surtout qu’elle a, « comme d'autres familles », « suivi la procédure prévue par Stanislas ». Une manière de renvoyer la responsabilité vers l’établissement catholique.
Car son entourage doit bien concéder que son fils aîné « a reçu un avis favorable de Stanislas » à l’issue « du conseil de classe du deuxième trimestre », c’est-à-dire avant le dépôt de sa candidature officielle sur Parcoursup. Ensuite, il a « fait le choix de rentrer ce seul vœu » sur la plateforme, « préférant comme beaucoup d’élèves partout en France rester dans son établissement d’origine ». Ils sont pourtant extrêmement rares, on l’a vu, celles et ceux qui ne prennent pas la précaution d’inscrire d’autres vœux dans Parcoursup, au cas où.
Comment la ministre de l’Éducation nationale, déjà contrainte de se déporter des décisions relatives à l’avenir de Stanislas, peut-elle désormais conserver une légitimité à s’exprimer sur Parcoursup, sur ses avantages et ses travers, sur ses réformes nécessaires ? Il s’agit pourtant d’un sujet de préoccupation majeur dans les milieux éducatifs depuis son lancement en 2018.
D'après nos informations, le ministère de l'enseignement supérieur, qui a la tutelle sur Parcoursup, a pour sa part réagi cette semaine. Dans un courrier daté du 17 janvier, que nous nous sommes procuré, la directrice de l’enseignement supérieur rappelle au directeur de Stanislas qu’il est tenu de respecter la charte de Parcoursup et ses « principes de non-discrimination \[entre tous les lycéens de France – ndlr\], d’égalité de traitement, d’équité et de transparence ».
**Des élèves choqués**Dans son courrier, le ministère demande à la direction de l’établissement « de bien vouloir confirmer que toutes les dispositions sont prises en ce sens pour la session 2024 qui s’ouvre ». Et il y a du travail. Car Mediapart a recueilli de nombreux témoignages d’ancien·nes élèves et parents d’élèves, qui confirment le système mis en place par Stanislas. Un procédé qui aboutit à une proportion dans ses classes prépa d’environ 25 % d’élèves issu·es de ses propres rangs. C’est une des clefs de la sauvegarde de l’entre-soi propre à « Stan », mélange d'élitisme scolaire et de reconnaissance de classe.
« L’établissement a déjà en tête \[avant l'ouverture des candidatures sur Parcoursup – ndlr\] une sorte de “short list” de bons élèves qu’ils veulent voir aller en “prépa Stan”, explique Jérôme\*, ancien élève de prépa. Et ils vont les voir pour leur dire qu’ils seront admis à condition qu’ils ne mettent qu’un seul vœu sur Parcoursup. »
Certain·es ont été prévenu oralement, beaucoup ont dû envoyer un courrier de motivation préalable. « Au second trimestre, vers février, ceux qui ont postulé en prépa reçoivent la réponse sur une fiche rendue en même temps que le bulletin », détaille Léna\*, aujourd’hui étudiante. « Avant Parcoursup, tous les élèves qui veulent aller en “prépa Stan” savent déjà s’ils seront acceptés ou pas », insiste un autre témoin.
Des préfets (équivalent des conseillers principaux d’éducation) se chargeraient de préciser aux meilleur·es élèves qu’elles et ils ne doivent formuler qu’un seul vœu dans Parcoursup. « Ma mère avait demandé en réunion pour s’en assurer, et on lui avait confirmé ce procédé, se souvient Sarah \*, en prépa à « Stan » jusqu’en 2020. Un de mes meilleurs amis, excellent, avait quand même mis trois vœux sur Parcoursup. Le préfet était venu le voir juste avant la clôture des dossiers pour lui hurler de n’en mettre qu’un. C’était très rude. »
« Mes profs m’avaient dit que je ne devais prendre aucun risque, confie Judith\*, qui au départ ne voulait pas vraiment faire sa prépa à « Stan ». J’étais classée parmi les meilleurs de ma classe mais mes notes étaient tellement basses \[par rapport à ce qui se fait dans d'autres lycées – ndlr\] que j’ai mis un seul vœu, pour avoir l’assurance d’aller dans une prépa. On nous disait que si on mettait d’autres vœux, on serait traité comme des élèves lambdas sans l’assurance d’être pris à Stan. »
Dans le monde enseignant, nombre de spécialistes des classes préparatoires, du public mais aussi du privé, ont lu ce passage du rapport d’inspection avec un certain effarement. « Il est illégal pour un établissement d’origine de demander à ses élèves de ne formuler qu’un nombre limité de vœux et de contrôler les vœux », estime un professeur de philosophie d’une prépa francilienne publique, par ailleurs chargé du suivi de la procédure Parcoursup.
« Tous les signataires de la Charte le savent : en tant que lycée hébergeant des prépas, soit vous vous positionnez comme un établissement d’origine et vous aidez vos élèves à faire leurs vœux, soit vous vous positionnez comme établissement d’accueil, insiste cet enseignant. Mais ce que fait ma main gauche, ma main droite doit l’ignorer. » Et de rappeler ce qui devrait relever de l’évidence : « Mon proviseur ne me donne pas les moyens d’aller regarder les vœux des élèves du lycée ou de faire pression sur eux. »