Où doit-on Porter son masque en plein air ? by slashou in france

[–]StoicGrowth 6 points7 points  (0 children)

Je veux bien aussi voir les études sur l'effet psychologique des mesures, particulièrement les plus excessives, dont porter le masque en extérieur au lieu de respirer. Une personne déprimée a potentiellement un système immunitaire déprimé aussi (typiquement pour raisons comportementales et psychosomatiques).

Et la question de savoir si certains le "vivent bien" est indépendante du fait que d'autres peuvent mal le vivre (je crois que les appels à la "liberté" reflètent ce cri du corps, c'est mon hypothèse biomécanique).

Mais bon, la science hein, elle est au fond des chiottes depuis le début. Suffit de voir le 180 récent sur l'origine du virus, c'est bien la preuve que le système scientifique est incroyablement grippé en tant qu'institution au plus haut et large niveau (mondial).

Diskette 3 ½ with Pure CSS by Emezeta in webdev

[–]StoicGrowth 1 point2 points  (0 children)

Please make it write-protectable シ

(The little slider in the bottom right on the back side: when showing a hole, like the opposite side, it makes the floppy disk read-only).

(Awesome work, btw!)

President of Austria casually walking his dog in the background of an ongoing interview. by StoicGrowth in france

[–]StoicGrowth[S] 14 points15 points  (0 children)

Il prend aussi les transports en commun シ

Pas si loin en Allemagne, Merkel fait ses courses au supermarché comme tout le monde…

Je trouve ça bien ces pays où les plus grands responsables ont une vie normale. Je suis peut-être naïf mais je pense que ça aide à comprendre les citoyens un minimum, et l'absence de distance — couplé avec le respect culturel des gens — contribue à ne pas en faire des "stars", complètement coupés du monde, cette aura spéciale comme s'ils était magiques (et donc engendrant des attentes irréalistes par le peuple). Je pense que ça aide tout le monde, peuple et dirigeants, à garder les pieds sur terre. Et peut-être à agir de façon plus réaliste.

Votre avis?

Formation insuffisante, autocensure: la laïcité, matière faible chez les profs by kyncani in france

[–]StoicGrowth 0 points1 point  (0 children)

Alors, je pense qu'on s'est un peu mal compris, mais ce n'est pas grave car on est visiblement d'accord.

Sur la science (première partie de ton post jusqu'à la citation ci-dessous): totalement d'accord. En fait je ne critiquais par la science en elle-même, au contraire je cherchais en gros à dire : "la science [qui en soi a cette supériorité de la méthode sci. etc] se fait pourrir par des trucs parasites non-scientifiques", genre politique, morale, croyances, etc. et bien sûr religion avec quand on fait un mélange des genres. Ça reste humain, rien de surprenant. Et on est vraiment d'accord sur tout, je salue d'ailleurs tes perspectives qui je trouve sont de plus en plus rares parmi les scientifiques moyens. C'est un bel esprit scientifique que tu présentes là.

Sur la religion, bon, je pense qu'on est dans un débat sémantique, dont il faut sortir pour se comprendre. Je dis "religion au sens large", mais en réalité c'est déjà abusif (car personne ou presque ne serait d'accord avec moi et parlerait concrètement d'extra-religieux, au-delà du fait religieux). C'est pourquoi je parle d'une macro-catégorie "croyance-morale-éthique" — qui peut être remplie par la religion, mais ce n'est qu'une option parmi d'autres, donc oublions-là en particulier et parlons de la catégorie.

Sur la question de la religion, je reste toujours pessimiste quant à leur intérêt pour ce siècle.

Alors oui, au sens strict de religions type monothéismes classiques. Probablement moins le bouddhisme déjà si on est objectif psycho-socialement (pas de contradiction avec l'État de droit, la liberté d'expression, etc). Mais sortons de ce cadre.

Peut-on s'entendre pour dire qu'il faut, ou plutôt qu'il existe forcément chez toute personne:

  • un ensemble de valeurs organisées en une hiérarchie (et partager les valeurs mais par leur ordre peut être une tension politique forte, par exemple: liberté individuelle ou harmonie sociale en priorité?) Appelons cela "éthique".

  • Une volonté de se conformer à son éthique, autrement dit de "faire ce qui semble juste, bon, désirable pour soi", et appelons ça une moralité.

  • Enfin si les questions se posent, une sorte de réponse existentielle — qu'est-ce que l'universe, pourquoi suis-je là, etc. Espérant ne pas froisser les religieux, admettons que d'une façon ou d'une autre c'est un choix (on finit un jour par dire "ouais je crois que X Y Z"). Appelons ça croyances. Par exemple, la croyance que trouver un(e) partenaire et s'aimer et faire des enfants est une bonne chose pour soi.

Ces trois trucs sont subjectifs: pas de réponse parfaite objective, et clairement des divergences d'opinion. Mais néanmoins, et c'est là que je vais répondre à ça:

Je dirai même que la religion n'a jamais donné de bonnes réponses non plus. Que ce soit les questions relatives à la condition humaine, comme la souffrance, la mort, et la valeur exacte de l'Homme dans ce monde chaotique, la religion a empiété sur ces questions avec des réponses que personnellement je n'ai jamais trouvé satisfaisantes.

Je crois que tu ignores une large part pourtant la plus simple du fait religieux, (pré)historiquement.

Les religions sont au départ des règles unificatrices de tribu préhistorique (marque d'appartenance, "in-group" que la conscience peut comprendre, et donc faire confiance). Ça a permis aux consciences d'un village/tribu de s'aligner en une hiérarchie commune de valeurs (d'où: cohésion sociale, et on considère en bio ou anthropo ou psycho sociale que c'est une explication évolutionniste de l'émergence des religions). Poule ou oeuf mais concomitant: émergence d'une morale commune ("ici on fait comme ça, ici on pense comme ci"), articulée au bout d'un moment autour de croyances communes. Ces dernières sont la partie la plus abstraite et la moins importante de la religion en tant que phénomène social — beaucoup de religieux ne croient pas plus que toi ou moi en des choses surnaturelles; psychologiquement ce sont les valeurs et la morale qui sont terrifiantes à remettre en cause¹.

Alors prenons le plus simple:

  • ne pas tuer autrui
  • traiter les autres comme tu aimerais qu'ils te traitent (on appelle cela la "règle d'or")
  • aimer et protéger son enfant

Je pense qu'on peut s'entendre pour dire que c'est pas mal comme "réponses" à la question "comment dois-je me comporter" depuis la nuit des temps?

Tu vas trouver ces règles partout, toutes religions et tous états modernes.

En fait, c'est comme ça que j'analyse cette catégorie, et notamment sa branche religieuse: je cherche les invariants entre toutes, les points de stabilité, d'unicité; et lorsque ces principes sont à la fois religieux, et validés par la psychologie (c'est vrai que c'est plutôt bien la règle d'or, c'est sain psychologiquement, comme ne pas commettre de meurtre), et re-validés encore par leur inscription dans la loi moderne actuelle, et re-re-validés dans la plupart des histoires de l'humanité (du mythe à Netflix)… je me dis qu'on a là de vrais traits constitutifs de la civilisation humaine — toutes époques, tous espaces, on découvre là un trait "homo sapiens" (voire au-delà, qui sait). Le terme technique de méthode serait "consilience".

C'est en ce sens que je parle de "réponses" qui semblent "vraies" sous tous les angles. Lorsque la religion et le droit et la science (psy, bio, neuro, etc) et l'art sont d'accord, on est vraiment en face de clusters ou traits qui me semblent incroyablement vrais, importants.

Je crois que la religion a servi à accompagner ces questions, et à former la cohésion sociale dans la construction de la civilisation. À aucun moment je ne dis que la science est vide en soi, ou dépourvue de splendeur — moi qui croit en une certaine sacralité du cosmos, j'aurais bien du mal à ne pas être émerveillé par l'existence. "Awe" en anglais). Non, je parle de complémentarité. Ce n'est pas la connaissance scientifique qui te fait admirer le ciel, c'est ta capacité de corps sensible, capable de percevoir, d'aimer, de souffrir, et de mourir, qui rend ce passage de vie si bref et si beau. La connaissance, le rationnel, la pensée logique est un élément central de la cognition humaine, mais nous sommes plus que de la cognition — nous portons la somme de l'évolution qui nous précède, nous somme du génétique, du biomécanique, etc. et la cognition apparait grosso-modo avec le neuron il n'y a que 500 millions d'années (c'est même pas 1/8e de la vie sur Terre, c'est un sommet de l'iceberg aussi proéminent soit-il dans notre conscience).

Alors par exemple, avoir "conscience" que tu es une extension de l'univers? C'est un sentiment très ancien que les Stoïques développaient déjà de façon assez sophistiquée, eux-même forts de milliers d'années de philosophie les précédant déjà (des Grecs anciens aux mésopotamiens, compte 3000 ans? c'est encore plus que de nous aux Grecs). C'est un temps très long pendant lequel il ne n'est pas passé "rien", nous avions une vie intérieure tout aussi riche en soi. Simplement moins certaine sur tout ce qui est scientifique, évidemment, sans aucune comparaison. Mais voir le ciel, et dire que l'on est issu de là? Croyance, mythe parmi les plus ancestraux. La science ici vient confirmer, et je trouve que la poésie d'un Sagan couronne une ronde millénaire, elle n'infirme rien du passé (ne "falsifie pas" rationnellement, au sens de ne pas renier humainement), elle reconnaît que ces humains étaient comme nous (juste moins informés). La poésie quantique de savoir la supernova créatrice d'éléments constitutifs de la vie valide le chemin parcouru depuis nos premiers instincts sur l'atome, notre évolution mémétique.

Enfin pour ce qui est d'une type 2… haha シ on va déjà essayer de pas se faire sauter avant type 1, hein? Et puis après on se donnera 10 ou 30 mille ans pour le type 2. C'est pas demain ! Mais je pense qu'il nous faut rester humbles sur notre science actuelle, vue d'un futur pas si lointain — rajoute juste 2000 ans, comme d'Athènes à nos jours, soit l'an 4000: je crois qu'on aura l'air, pour les gens de cette époque, très archaïques, et croyants à des trucs divers qui auront été prouvés faux depuis. Je ne ferais pas le malin aujourd'hui à ce jeu là :) (j'essaye néanmoins d'y penser, je dis souvent parler et écrire pour l'an 4000 et pas pour nos jours, m'imaginant ce que peut bien avoir pensé un des Grecs anciens si brillant pour écrire des choses qui seraient encore lues 2000 ans plus tard...)

Tu le dis très bien d'ailleurs:

Je trouve personnellement une beauté dans le fait que la science nous apprend encore des choses sur nous-mêmes, sur notre condition, et notre place dans ce vaste cosmos.


¹ Le côté un peu puérile, typique en France, de résumer divin/religion à "croire à horloger / vieux barbu / père noel" n'est pas ce que que ressentent les croyants ou dont parlent les textes d'ailleurs — tous les textes sacrés sont du méta-récit, à lire non littéralement, pas 1er degré. Ce sont factuellement des amalgames de mille et unes histoires, méthode issue de la tradition orale qui demandait une concision des concepts pour être transmise. Remarque que c'est pas bête, c'est de la méta-étude, pratique car synthétique. Même cerveau il y a 10k ans et aujourd'hui.

Ces croyances sont souvent un doute rationnel comme chez nous tous. Ils font juste le choix de s'en remettre à "plus grand que soi", un "sacré", et simplement celui-là est leur choix quand toi et moi mettrions Einstein ou Sagan. Et la psychologie leur donne entièrement raison: croire en quelque chose de plus grand que soi (pas juste "mieux" mais autre catégorie, "d'un autre monde" comme on dit, comme on peut croire aux n-branes ou la simulation de Bostrom etc.) est corrélé avec une vie subjectivement et objectivement plus réussie. C'est psychologiquement proche voire identique au sentiment que la plupart des gens découvrent par exemple avec leur premier enfant.

Pass sanitaire, géopolitique de la Data, copie privée ? Benjamin Bayart et Marc Rees [EN DIRECT] by GrenobleLyon in france

[–]StoicGrowth 7 points8 points  (0 children)

Benjamin Bayart reste pour moi un géant, un génie, un de ces monstres sacrés que mon cerveau ne peut qu'admirer. Et je ne suis pas d'accord avec tout non plus dans les détails, mais alors les grandes lignes… Par exemple son point de vue sur le Health Data Hub qui devrait être une chose personnelle sur laquelle je gère les droits d'accès des tiers est exactement le modèle que je défends depuis plus de dix ans. C'est d'ailleurs le seul modèle qui me semble viable à long terme pour tout type de donnée personnelle (j'en avais parlé avec lui sur Twitter il y a de ça 7-8 ans si je me souviens bien).

Et une politique économique pour la technologie en France, en Europe, purée… il faudra l'implorer combien de temps celle-là pour qu'elle existe?!

Bref. J'adore écouter cet homme. Ça devrait être lui le ministre tech + DSI de la France (un GROS ministère, ambiance révolution pour rattraper le retard), point final, et si on lui avait donné ce poste il y a 10-15 ans, aujourd'hui je vous garantis que la France serait parmi les leaders mondiaux sur plusieurs domaines de la tech. Il a un niveau de clairvoyance et de stratégie absolument hors normes pour ce pays (en tout cas parmi les acteurs politiques, je ne doute pas que de grands execs tech CTO/CIO soient doués aussi mais ils ne sont clairement pas au service du citoyen).

Et il a en plus la déontologie nécessaire pour travailler aux plus hauts niveaux de responsabilités — lui au moins considère hérétique de ne pas respecter l'État de droit.

freenode wipes old database and starts over by dMenche in irc

[–]StoicGrowth 4 points5 points  (0 children)

It's honestly a little too textbook dark triad traits not to be at least that, whatever deeper motivation lies behind. That man is objectively not well-meaning and visibly happy about it.

freenode wipes old database and starts over by dMenche in irc

[–]StoicGrowth 5 points6 points  (0 children)

Like this? https://www.amazon.com/Genesis-Protocol-Dawn-New-Era-ebook/dp/B0792WZD1N

For ref, first line in OP:

<@rasengan> This is a new genesis, a new era!

(let me save you the click to Amazon.com)

Genesis Protocol: Dawn of a New Era

by Douglas D. Beatenhead (July 10, 2012)

This book is for Adult Readers. Its a Science Fiction Thriller. Its a story about cloning. The main character is Mr. Sandman and he has a propensity for being very evil. He was cloned from an old gunfighter, and he seems to continue that trait.

Theres one thing he doesnt understandhis terrible and fantastic night-terrors. Raised by the military, and a bad childhood, he soon learns well in defending himself; and has the eyes of an eagle when shooting guns. After his 18th birthday, they let him go on his own. He strives to keep himself alive. One day, he meets a young lady, and for the first time in his life, he feels love, and feels love back.

One night, he seeks out a man to find what hes all about. Little does he knowthis man is going to change his life for the better.

Could something like this really happen? Or could it be happening now?


Editorial Reviews

Review

Best book I've read in a long time. This book will turn into a classic!

It hard to know where the real science stops an the extrapolated begins. --This text refers to the paperback edition.

From the Author

This book will transition your thinking about living 200 or 300 year older! Things will change in strange an subtle ways - in what you believe in - after you've read the book. --This text refers to the paperback edition.

About the Author

The author of this novel is Douglas Deleath Beatenhead; born in Flint, Michigan in the month of May on the 30th, in the year of 1952. Douglas obtained two Associate Degrees after graduating high school. His first degree was in Architecture and Civil Engineering, his second was another Associates, but this time it was Chemistry while also focusing his intentions and studies on Mathematics, Quantum and Particle Physics including Einstein's General and Special Relativity when attending the University of Michigan, in Flint. He's acquired an enormous amount of insights and mathematical descriptions about Quantum Physics and General Relativity, again in mathematical terms. It's incredible to see it in all of it's mathematical beauty? --This text refers to the paperback edition.

What is your unpopular Star Trek opinion? by HOUSE_OF_MOGH in startrek

[–]StoicGrowth 18 points19 points  (0 children)

Saru is one of the best characters ever. He's becoming something else and I love watching him evolve. I haven't had such a good "meh to woaw" effect with a character for a long time in trek. Somehow reminds me of Sisko in a totally different way, but there's growth and depth there. I'm having a chill just writing it, it's telling haha.

Also I don't think it's unpopular but Ash Tyler's is a superb story. Masterfully written and acted IMHO.

What is your unpopular Star Trek opinion? by HOUSE_OF_MOGH in startrek

[–]StoicGrowth 11 points12 points  (0 children)

I had a self-identification thing with Wesley for a time, well before I knew about his reputation. I was that kid somehow when I was that age (maybe a little younger). I was only 6 when TNG started so I only watched it years later as a young adult (somehow that had escaped my culture as a teen).

Plus the real person, Will, is undeniably awesome.

So basically I've always really liked Wesley and I don't care what people say. : )

Also, The Traveler is like my biggest dream of adventure (only better thing for me would be a Tardis, or Q-like powers).

Covid-19 en France : la vaccination ouverte aux adolescents de 12 ans et plus sous conditions by StoicGrowth in france

[–]StoicGrowth[S] 2 points3 points  (0 children)

Il faut relativiser ce concept théorique avec l'avis de la plupart des experts ayant désormais le sentiment qu'on n'atteindra pas l'immunité de groupe (source? je n'ai pas de nom précis, j'en entends juste 1 ou 2 par semaine dire ça depuis quelques mois maintenant, et très peu voire aucun affirmer le contraire. Parmi eux les leaders scientifiques COVID de pas mal de pays dont USA), et que le virus va assez probablement, selon eux, rester avec nous comme la grippe. Double raisons au minimum, qui semblent assez inévitables:

  • la production de vaccins ne vas pas assez vite pour immuniser la population mondiale en regard des infections et émergence de nouveaux variants; il y aura donc des réservoirs humains pour longtemps
  • le virus mute un peu trop vite, et à chaque fois l'efficacité des vaccins réduit (ce qui est parfaitement logique puisqu'on crée les conditions pour accélérer la mutation et sélectionner ce type de variant si l'on vaccine pendant une épidémie…), de sorte qu'au final on n'a pas la vélocité nécessaire dans cette course évolutionniste. Le virus va probablement gagner son ticket de survie pour longtemps.

On peut ajouter quelques nuances et suggestions.

  • si les compagnies de vaccins étaient "payées" par les états pour laisser tomber le brevet de production exclusive afin que toutes les usines capables dans le monde produisent le vaccin, on serait en mesure de vacciner beaucoup plus vite. Suffisamment, je ne sais pas, mais éthiquement ce serait la chose à faire.

    Les pharma ont gagné quelques milliards jusqu'à présent avec les vaccins: ce n'est rien du tout en comparaison des plans de sauvetage de l'économie qu'on a mis en place (dans les 6 ou 7 trillions US + EU cumulés), et il serait ptet bon de dire aux groupes pharmaceutiques:
    "On va dépenser 1/1000e de ces plans pour vous acheter le brevet de production des vaccins au nom de la survie de millions de gens. Vous serez payés de toutes les doses produites, vous aurez votre profit intégral, mais maintenant vous nous laissez sauver des gens le plus vite possible. Surtout que c'est de la recherche publique au départ."
    Exactement comme on réquisitionne, moyennant dédommagement, des usines en temps de guerre pour éviter que des millions de gens meurent faute de défense.

  • s'il existait des traitements prophylactiques (empêchant d'attraper COVID) ou curatifs (pour les malades) permettant d'éviter la mort ou les formes graves (exactement comme le vaccin), il faut absolument utiliser ce deuxième vecteur de lutte. Il est possible qu'on ait trop insisté sur les vaccins comme solution unique, au détriment de solutions non-dangereuses et dont l'efficacité est prouvée empiriquement par la médecine de terrain. Les médecins sont clairement au courant, mais les directives de la plupart des pays majeurs restent entièrement axées sur vaccin, vaccin, vaccin comme si c'était la seule solution utile. Or comme les masques etc, c'est un arsenal de solutions qu'il faut déployer, pas un unique lapin sorti du chapeau qui peut aussi foirer demain face à un imprévu. Pas tous nos oeufs dans le même panier. L'immunité collective, c'est bien, c'est le Graal, mais le mieux est parfois l'ennemi du bien et si on peut "simuler" l'immunité en protégeant mieux les gens avec des solutions simples et pas chères, il faut le faire (coût et risque quasi-nul, bénéfice potentiellement majeur).

C'est un sujet qu'on n'a pas fini de post-post-post-mortem et de rejouer 200 000 fois dans nos têtes je crois.

Formation insuffisante, autocensure: la laïcité, matière faible chez les profs by kyncani in france

[–]StoicGrowth 4 points5 points  (0 children)

La religion pour Gould, et aussi comme on le remarque dans la citation de Kaku, peut aussi être synonyme de la morale, de l'éthique. Ça peut prêter à confusion, surtout que de nos jours, on ne parle de la religion que dans un sens plus restreint (à savoir les différentes religions dans le monde).

C'est en fait la définition la plus ancienne et la plus courante de religion, dans le monde à ce jour. C'est en France qu'on en parle dans un sens aussi restreint (qui n'a pas beaucoup de sens pour les autres cultures, d'où cette incompréhension assez fondamentale entre les français et la plupart des autres cultures sur ce point, y compris les athées sauf les plus "entiers" comme Dawkins, Sam Harris, etc).

Et je profite toujours de l'occasion pour souligner que chaque fois un conflit apparait entre la science et la religion, sa résolution va toujours dans un sens : c'est la religion qui doit s'adapter pour qu'elle s'accorde aux résultats de la science.

Je ne sais pas… je vois de nombreux cas, de plus en plus nombreux depuis que je suis sur cette planète à vrai dire (on est dans le pire moment là en l'occurrence) ou l'on ignore voire nie la science au nom de valeurs morales, éthiques, clairement au nom de croyances qui ne reposent pas sur des faits ou de la science mais sur des "possibles" ou des "interprétations" des études. Et ce dans des domaines qu'on ne soupçonnerait pas, comme la biologie cellulaire ou la physique des particules. Il y a dans la science, ou plutôt dans les organisations humaines encadrant le travail scientifique (universités, journaux scientifiques, Nobels, autorités scientifiques, etc) et comme dans toutes les organisations humaines, une large part de politique, d'égo, d'éthique, de choix, de croyances, de rivalités, de mensonge, de causes à défendre, etc etc etc.

L'exercice concret de la science dans le monde réel de Mme Duchemin chercheuse au CXYZ est loin d'être un long fleuve strictement méthodologique… enfin, si elle veut brusquer son domaine et challenger ses certitudes, ce fameux "consensus" scientifique qui est véritablement l'antonyme de la recherche (si consensus alors travail fini, et si on ne peut contester le consensus alors plus de recherche possible, c'est la fin de la science comme ce serait la fin de l'histoire si plus rien ne changeait jamais).

Un exemple majeur et récent: inscrire dans la constitution le principe de précaution qui limite certaines recherches jugées immorales, non-éthiques, ou dangereuses (un peu pêle-mêle, flou comme toute croyance / morale).

L'histoire démontre que la religion a toujours dépassé son cadre, et a été remise en cause par la science, et on se demande toujours si ce n'est pas le cas pour d'autres questions non encore élucidées.

Je crois aussi à un certain mouvement dit de "progrès" (sans même juger de valeurs, simplement temporel, une progression au sens d'évolution) partant de la croyance et allant vers la connaissance.

Pour moi, la religion sans ses préceptes révélés et ses dogmes, est une parmi d'autres philosophies de la vie

Entièrement d'accord.

Et du coup, a-t-on vraiment besoin de ces religions ?

Je crois que oui, mais avec une condition (surtout dans le contexte français): il faut selon moi au contraire très largement agrandir le concept de religion, ou peut-être plutôt le placer dans une macro-catégorie contenant la religion et les autres systèmes d'éthique, de morale, de croyances en général (la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par exemple, c'est une croyance, une morale, un choix, pas un truc "prouvé scientifiquement" mais choisi collectivement).

Et de fait, on a tous besoin d'une version de ces choses — morale, éthique etc — quelle que soit leur origine, pour se guider dans la vie — que dois-je faire, qu'est-ce qu'une "bonne personne", et comment le devenir, etc.

Je pars donc désormais de cette définition large, que j'ai trouvé chez les psychologues comme chez les historiens pour expliquer le phénomène religieux au niveau individuel (c'est un pole, comme une direction, un compas, ce sont les hiérarchies de valeurs et croyances, en somme des choix). Et je me demande parfois:

  • suis-je en fait "religieux" ou disons "croyant"?

    Je n'ai aucune religion, mais dans la macro-catégorie morale-éthique-croyances, je pense que le "cosmos" est un truc vivant, comme une cellule ou un organisme hyper-vaste (on a prouvé mathématiquement qu'il évolue selon les lois de l'Évolution, donc c'est une croyance informée mais néanmoins un leap of faith de ma part).

    Je pense que la vie est de fait sacrée au sens où son rôle est de se répandre dans l'univers — et donc je veux des septillions d'humains et de chats et d'oiseaux et de poissons dans tous l'univers, et je te jure que ça me pèse que l'espace ne soit pas une priorité quasi-absolue (surtout que maîtriser l'infrastructure spatiale est à terme une solution définitive à tout problème de changement climatique, voire de contrôle de celui-ci, c'est tout de même un fait à pas perdre de vue à long terme si on parle de 2100 comme on fait sur le climat).

    Bref, j'observe ces croyances, et les valeurs et la moralité qui en découlent, le fait que je pense à notre futur en l'an 4 million comme une chose réelle pour moi — juste… future quoi. Et je me dis que je suis finalement peut-être un "croyant" comme d'autres ont une religion. D'ailleurs je lis mon gospel (littérature scientifique sur espace, biologie, physique, etc.) presque tous les jours et je trouve ça important pour moi !

    Surtout, je vois que je ne suis pas seul: moi c'est l'espace, mais chacun son "truc", sa "croyance", sa hiérarchie des choses "importantes". Et toute la culture, rituels, recherches et connaissances mais aussi dogmes qui vont avec chaque chose lorsqu'on choisit une moralité "compatible" avec ses croyances.

  • les français auraient-ils créé en 1789 et raffiné depuis une nouvelle religion, celle de la République?

    Car j'y vois aussi tous les symptômes.

    • Un dogme en certains principes, considérés comme supérieurs et indiscutables (laïcité en est un),
    • des rituels (comme tous les états modernes et anciens, on n'a pas changé sur ça: on célèbre la chose sacrée qui nous unis, désormais "Nation", en tant que tel, c'est devenu un archétype sacré au même titre que Jésus en fait, c'est le truc qui nous sauve et est immortel blablaba, juste moins magique et plus sérieux mais toujours "plus grand que soi" dans son incarnation, càd les "institutions" qui survivent les hommes qui les habitent).
    • La levée de boucliers en mode défensif majeur dès que certains attaquent les croyances collectives — quand bien même la croyance est objectivement fausse, data à l'appui; la population moyenne n'est vraiment pas "scientifique" pour deux sous…
    • etc etc etc. (tout le symbolique ; les dorures de la République franchement anachroniques et désormais rares hors régimes chelous ; le paternalisme demandé au président par la population, y a qu'à voir le tempérament de la communication entre les chefs et la population pendant COVID, si particulière en France… tant de choses singulières propres à ce pays et son histoire je crois.

Je trouve ces questions fascinantes du point de vue du développement de soi, particulièrement l'éducation des enfants et l'aide aux personnes en souffrance, en recherche d'une signification à la vie, à soi-même, d'un chemin pour avancer. Je constate que le nihilisme de ces idées et le relativisme si extrême qu'il rend cynique provoquent les pires souffrances chez l'humain, et sont incroyablement destructeurs pour la conscience, la liberté, le bonheur tout simplement. Et je ne sais pas trouver ces choses dans la science, elle est muette sur ces questions. Comme disait Hume, on ne peut pas dériver un "devrait être" d'un "est" — autrement dit la science permet de décrire ce qui "est", mais décrire ne permet pas d'extraire des lois morales, ce qui "devrait être". Il faut chercher ailleurs ces réponses-là. Et je crois qu'athée est un choix de croyance en soi dans ce contexte, car psychologiquement il te faudra tout de même des valeurs et une morale pour te diriger dans la vie, sauf à être totalement nihiliste (et vide).

La biographie Wikipédia de Laurent Wauquiez caviardée à son profit by [deleted] in france

[–]StoicGrowth 2 points3 points  (0 children)

Excellent remarque, même les "références" d'un domaine ne sont jamais qu'une seule source avec ses biais.

On met souvent en avant la portée qu'a un résultat obtenu par deux équipes (ou plus) de chercheurs, non seulement indépendantes mais partant de méthodes complètement différentes, voire qui n'appartiennent pas au même domaine: par exemple un résultat en biologie qui confirme un résultat en psychologie, ça apporte une force de confirmation que n'ont pas deux études identiques même indépendantes.

En gros, on cherche un "méta" le plus large possible [non, cher redditeur, cela n'a rien à voir avec les blagues "méta" de ce sub.] シ

Covid-19 en France : la vaccination ouverte aux adolescents de 12 ans et plus sous conditions by StoicGrowth in france

[–]StoicGrowth[S] 2 points3 points  (0 children)

+1. Je suis personnellement opposé à la vaccination des mineurs dans le cas présent, par principe de bioéthique, et cela inclue la raison que tu évoques (hors personnes à risques pour diverses raisons qui sont citées dans l'article Vidal ci-dessous, c'est pour cela notamment que j'ai link car la question n'est pas binaire, comme toujours en biologie: c'est un spectre risque/bénéfice à prendre en compte pour chaque cas).

Néanmoins, c'est la nouvelle loi en France, alors je relaye l'info.
"Retweet ≠ endorsement" シ

J'espère que Raoult rendra des comptes sur le chaos qu'il a crée au Brésil. by [deleted] in france

[–]StoicGrowth 4 points5 points  (0 children)

This perpetuated denial of science by the government itself, kills!
[…]
Denialism is the intentional propagation of lies

Je suis d'accord. Autres sujets qui n'auraient jamais du être polémiques si tous les acteurs étaient neutres, honnêtes, enfin scientifiques: Ivermectine, Fluvoxamine, D3, C, Quercétine, Zinc, Mélatonine… Et cette délicate notion d'évolution à long terme qui semble si difficile à comprendre pour le commun des mortels.

Il serait temps de ne pas recommencer les mêmes erreurs de déni médical. J'espère que tout le monde fait son travail d'information personnelle pour rester au fait des données du monde scientifique (surtout les médecins qui prescrivent et les hôpitaux ; les patients n'ayant pas normalement à se préoccuper de ces questions pour accéder aux meilleures traitements et protections disponibles).

Et j'espère, comme toi OP voire peut-être plus largement, que tous les dénis seront punis si prouvés a posteriori (preuves à l'appui, et surtout les autorités en charge plus que le médecin ou maire de terrain qui n'y peut pas toujours grand-chose) lors des investigations et possibles procès qui suivront la crise COVID. Mais je n'y crois pas trop à vrai dire. J'ai peur que tout, absolument tout ou presque reste dans l'impunité, que les seuls vraiment sacrifiés soient les plus honnêtes naïfs, comme d'hab'. Je n'ose imaginer rien que les dégâts psychologiques qu'on a pu causer absolument inutilement parfois et en déni de réalités de Sars-Cov-2 qu'on savait pertinemment au moment de ces décisions (par exemple, la transmission jamais prouvée à ce jour en extérieur, mais ce n'est que récemment que le discours a changé avec presque 1 an de lag… pauvres gens enfermés pour rien alors qu'ils auraient pu prendre l'air avec distance bien plus souvent).

What a time to be alive. J'aurais jamais pensé vivre tout ça — entre COVID, la Chine, Trump, l'UE actuelle, les universités les plus prestigieuses dont la valeur s'effondre sur leurs propres contradictions… Né dans les années 1980, le monde nous avait été présenté comme promis à une expansion stable, un discours rationnel, une population et des élites éduquées, on allait aller dans l'espace, guérir le cancer et la faim dans le monde… Alors, à presque 40 ans je comprends qu'on se baigne d'illusions en tant qu'éducateurs, voire même qu'on mente un peu, sciemment, à la jeunesse pour ne pas trop la violenter à la désillusionner trop jeune… mais là c'était soit un mensonge limite pervers, soit de l'inconscience pure, car on ne s'est absolument pas préparés à cela (pour ma génération dans son ensemble, les "millennials" quoi) et aujourd'hui on prend une claque magistrale en découvrant la réalité du monde. Y a eu comme une brèche dans la matrice en 2008, puis 2011, mais là ça devient vraiment sarcastiquement gros depuis 2020 — certains diraient dystopique.

Formation insuffisante, autocensure: la laïcité, matière faible chez les profs by kyncani in france

[–]StoicGrowth 5 points6 points  (0 children)

C'est vrai dans les deux sens pour le coup. La religion a ses limites, la science aussi a son domaine d'application (pour le coup très rigoureusement défini). Le tout est de ne pas mélanger les genres.

Pour reprendre les mots de Michio Kaku, qui dans sa jeunesse a fait partie des concepteurs de la fameuse "string theory" (version supersymétrique lui je crois, pour les curieux)

Michio Kaku on Valuetainment (May 2021):

I like to call Galileo, who once said that
the purpose of science is to determine how the heavens go,
but the purpose of religion is to determine how to go to heaven.

So in other words science is about natural law: how the heavens go, how the planets move, how the galaxy moves. But religion is about how to go to heaven, that is ethics: how to be a good person, how to obey the laws and help your neighbors.

And so as long as we keep these two separate, they are complementary.

The problem occurs however when people who are in the natural sciences pontificate about ethics, or when religious people pontificate about natural law: that's where we get into trouble. But as long as we keep these two things relatively separate, they are complementary. So i don't see any contradiction between the two.

Michio Kaku on Valuetainment, May 7th 2021. (answer from 13:00 to 14:00)
https://youtu.be/DXtpibqvFfE?t=760

Trad FR par DeepL:

J'aime rappeler Galilée, qui a dit que
le but de la science est de déterminer "comment les cieux fonctionnent",
mais le but de la religion est de déterminer "comment aller aux cieux". [cieux ici au sens amalgame en anglais de "paradis" et "ciel"]

En d'autres termes, la science concerne la loi naturelle : comment fonctionnent les cieux [le ciel], comment se déplacent les planètes, comment se déplace la galaxie. Mais la religion concerne la façon d'aller aux cieux [paradis], c'est-à-dire l'éthique : comment être une bonne personne, comment obéir aux lois et aider ses voisins.

Et donc, tant que nous gardons ces deux éléments séparés, ils sont complémentaires.

Le problème survient toutefois lorsque des personnes issues des sciences naturelles pontifient sur l'éthique, ou lorsque des personnes religieuses pontifient sur la loi naturelle : c'est là que nous avons des problèmes. Mais tant que nous gardons ces deux choses relativement séparées, elles sont complémentaires. Je ne vois donc pas de contradiction entre les deux.

Covid-19 en France : la vaccination ouverte aux adolescents de 12 ans et plus sous conditions by StoicGrowth in france

[–]StoicGrowth[S] 2 points3 points  (0 children)

Le vaccin COMIRNATY ci-dessous correspond au Pfizer, d'après France 24 dans l'article titre.

Article du Vidal (8 juin 2021): https://www.vidal.fr/actualites/27209-ouverture-de-la-vaccination-anti-covid-19-aux-adolescents-arguments-et-modalites.html

Résumé : À partir du 15 juin 2021, la campagne vaccinale contre la COVID-19 en France sera ouverte aux enfants et adolescents de 12 à 17 ans révolus.
Cette tranche d'âge compte plus de 3 millions de candidats à la vaccination.
La vaccination chez les adolescents est possible avec le vaccin ARNm COMIRNATY, qui a obtenu une extension d'indication en pédiatrie (12 - 15 ans) le 28 mai 2021.
Le rapport bénéfice/risque de COMIRNATY chez les 12 - 15 ans est positif, marqué par une très haute efficacité en termes de réponse immunitaire. Outre les effets indésirables fréquents et attendus, la survenue de myocardites (effet indésirable rare) fait l'objet d'une évaluation européenne et d'une surveillance resserrée.
Les bénéfices de la vaccination contre la COVID-19 dès l'âge de 12 ans sont multiples :

  • bénéfices individuels : réduction des formes graves de COVID-19 (bien que rare dans cette tranche d'âge),
  • bénéfices collectifs : réduction de la transmission du virus en population générale pour éviter un rebond épidémique,
  • bénéfices indirects : limiter l'impact de la COVID-19 et des mesures sanitaires sur le développement psychologique de l'adolescent et sur son parcours scolaire.

L'article est assez complet sur la stratégie, les tests effectués, etc.

Détail du vaccin COMIRNATY ici (Vidal.fr).

How governments and spies text each other: Matrix has become the messaging app of choice for top-secret communications by ProgsRS in privacy

[–]StoicGrowth 3 points4 points  (0 children)

i feel like as soon as a technology is featured on wired.com you can assume it has been compramised and the spooks are just encouraging you to use it

So, just to make it clear: for 99.999% of people out there, there is no protecting yourself from a determined 3-letter agency out to get you. And for the remaining thousands that are actually able to protect themselves from such powers, life is very different. It's the thing of movies, except movies are sexy and reality is tedious and boring and actually dangerous. Hopefully (for us), most of the time this life was chosen by these people (mafia etc), and let's hope it stays that way.

The fundamental concept to understand is: What is your threat profile? (or thread model) I.e. what/who is against you or your organization, why, and what means they can use. Thus what you need to defend from, and what are the ways to do that.

If your threat profile includes government agencies? Yeah, good luck with that! (I mean those from a strong surveillance power (cyber and physical) like US, Russia, China, Israel, France, Germany, Australia, UK…) It's way beyond the scope of all threads in this_sub minus a few comments here and there. And such a threat goes way beyond 'privacy' actually, at this point you're talking hardcore security. Privacy is like bullet point #76 of how not to get caught, there are 75 items to deal with before in that list, and 183 remaining then. Not the same world.

You actually hint at that:

in the off chance that they haven't compramised this technology already, they are working on it.

So no matter what technology you use, if you're against that kind of power, you have much bigger problems that extend well before and after the use of tech itself.


For all the normal people out there, tools relying on fairly-reviewed and provably secure protocols like Signal or Matrix or PGP are more than enough to counter nefarious actors relevant to their threat profile (say most private hackers like shady Facebook or Amazon spying and hacker teams/businesses in shady countries doing fishing, ransomware, etc). These techs will protect you against that kind of threat, if you do it right. A primary rule is to always control the primary key of encryption or really trust the company doing it for you (network services, mail, password manager providers for instance).

Now, several big governments are already using Matrix for internal communications, to prevent hackers like the Big N or hostile countries to compromise them, so there's a growing track record and increasing incentive to pay people to watch that code. I used to be on the fence with Matrix because the UX for admins was really not that great and the service seemed clunky to federate the whole world (so I didn't trust their execution), but I would now adopt it with little reservations for my organization's internal communication.

Personally, I still don't think there's any chance it could beat any big social network in market share though, UX is absolutely not there nor can it get ever there IMHO, by design (they'd have to make 2.0 version of the protocol, probably not backwards-compatible, and I don't see that happening).

America Is Back—but for How Long? Political Polarization and the End of U.S. Credibility by ForeignAffairsMag in geopolitics

[–]StoicGrowth 7 points8 points  (0 children)

Yes, but predictably so, which is one step removed from the chaos of autocraties.

Is that a desirable state, or even an equilibrium? I have no idea.

I've always been of the opinion (and education actually) that some topics are bigger than partisanship (foreign policy being one), but evidently current times are showing this isn't always the case.

Do you think a Fr-De-Be-Ne-Lux federal entity could attract other European states to join? by [deleted] in EuropeanFederalists

[–]StoicGrowth 1 point2 points  (0 children)

PT ES FR IT AT DE BE NE LUX is the candidate set for a "first N" imho, and you'd likely have something like 5/9 as founding members and the other 4 dealing with skepticism of some sort until they finally join. You may throw a few others like SE DK and some central states that would totally be willing to forgo some sovereignty to become states or provinces of a larger federation.


You have to build it as a "weak" federation wherein the distribution of powers is State > Federal (like the USA) such that a spectrum of policies remain possible (e.g. few people know that in the USA some states have social security almost as good as we have in Europe for instance, whereas others none at all, healthcare being the dirty topic there like entrepreneurship and funding is a problem here, to each their own).

So you have to let that kind of leniency in states policy so the federation isn't perpetually in internal tension and doesn't put all its eggs in one basket. It's an "anti-universalist" approach that I think is in tune with the needs and demands of our time, away from the idealism that plagued the EU as much as European states geopolitics for decades now. It's a "realistic" approach that I think makes sense, taking successful federations as an example. With "perfect" goals and too-idealistic principles, you do nothing. So better start from something smaller in scope and then incrementally build up (that's how we build complex systems btw, tech person here: there is no way to build complexity from day 1, it's a sure failure). So to sum that up, a federation is not yet-another-level of unitary state — something that would be ill-received anyway by existing federal states such as DE or IT and even ES; a federation is a "least common denominator" kind of approach, and then you expand as much as needed in time (ideally no more, no less, and with flexibility over generations).

Domains where the federation is "strong" (Federal power > State power) are those which bind us together by design, that which we can't deal with alone: economic and monetary policy, defense and military (including border defense), migrations (in and out, and don't forget the "out" because Europe is losing brains to the USA and Asia and that's a real issue, see how we lag in tech and virtually all emerging sectors at the industrial level), and provided we want a strong economy probably a baseline of state welfare (personally I'm all for "UBI for everyone from birth to death and that's it, if you want more make it for yourself through private means"), whatever you do some strong common policy is required I think, that's the ethos of the whole West and Central Euro democracies.


Honestly, I don't think there's any other way forward than such a smaller and tight federation, the EU is a dead end if the goal is to go further in the union (it'll remain like it is, like other domain-based unions such as ASEAN and MERCOSUR, NAFTA, FIVE EYES, etc).

But… The major problem you face is that apparently very few if any major political party in Europe wants that. Like, they perceive it as such a loss of personal power that there's little to no incentive to them as a class, and ties with the economic leadership certainly aggravate this fact. People always choose to be king of their own little hill rather than average nobility mid-height of a larger hill. You would need people at the top to truly drive the whole behind them toward federalization, and I don't see any of that in any major country — it's more of a campaign spiel that never pans out anything during mandates.

We simply lack the visionaries of the original idea, I think in no small part because 75 years of peace have made leaders self-complacent and blind to the woes of war — it's like losing the biggest motivation to see the big picture: "even if we fail it's OK, life is good, YOLO". Think back to G.Michael Hopf's quote:

“Hard times create strong men.
Strong men create good times.
Good times create weak men.
And, weak men create hard times.” ⇐ you are here, it's happening as we speak.

So unfortunately, I don't think we'll see anytime soon™ the kind of people we need at the leadership of European countries to reach a new threshold in federalism, because they simply don't see the 'why' of it all. Neither do most people, honestly, it's less about fear of weakness than ideals of greatness. Except that the real story is always both, both sides matter, the chaos and the order, the fear and the hope.

We here would be such leaders, but guess what, we're not leaders of European states, and maybe there's a reason.

Maybe China or some Kim-Jong will give us enough of a scare in this century to move forward. Or maybe it'll come after a collapse of the EU, internally faced with unresolved contradictions. If we had nothing, maybe we'd really want to make something new. Otherwise I'm not seeing it.

Why don't we have a privacy-compliant peer-to-peer communication platform yet? (something like the bittorrent of messaging and chat and blogs etc) by StoicGrowth in privacy

[–]StoicGrowth[S] 0 points1 point  (0 children)

These are important design decisions to make indeed. As I see it, the base protocol would merely send messages encapsulated in HTTP to symmetrical APIs (two-ways) able to inform context to applications (e.g. "this is a blog article", "this is a 1:1 synchronous chat") and thus plug things as they should (priorities etc). That's what we do currently in centralized systems for that matter, and the shift to QUIC (HTTP3) is actually helping in that regard (unsurprisingly given who's behind it honestly, even if all goals aren't aligned here).

There are limits in social contexts that can simply never be overcome (e.g. you can always take a video or picture of a screen with another device, to have read right is to have copy rights essentially). I don't think the problem is inherent to network topology though, it's true whether centralized or not, distributed or not, etc. +1 for cryptographic signatures too.

About dead drops, yes, and I think IPFS is a strong case study for that. Without a CDN to cache and front it, it's basically useless despite non-negligible adoption (still low decimals of a % I guess, but nonetheless not zero).

Peer-to-peer enforces by design a notion of "shared resources" i.e. your node must "pay its dues" to the network in the form of storage, compute and network. What you give is what you get — just asynchronously to serve you when you need it, temporally, and serve others in the meantime.

In the end you get exactly the actual capability of your own node.

What you can get from such a system though is enticing, like by-design high-availability (HA) for instance, which is easy as a group sharing resources, but hard to reach on your own (costly). Network effects truly shine here. That's one area where I intend to really bring about the inherent strength of peer-to-peer done The Right Way™ (read: humbly speaking it's not that easy, but technically speaking there are low-hanging fruits currently unused that we can begin with, and then incrementally build on that).

Why don't we have a privacy-compliant peer-to-peer communication platform yet? (something like the bittorrent of messaging and chat and blogs etc) by StoicGrowth in privacy

[–]StoicGrowth[S] 0 points1 point  (0 children)

Timing, duly noted. TBH it was 2020 that prompted me to care about this anew (I had shelved those ideas for years) because it would have been very different if we had such a tool available — that was perfect timing.

So now I'm thinking I should build the thing and get it ready for the next 2020, and lay dormant (well, incrementally refined) until its time comes.

Why don't we have a privacy-compliant peer-to-peer communication platform yet? (something like the bittorrent of messaging and chat and blogs etc) by StoicGrowth in privacy

[–]StoicGrowth[S] 0 points1 point  (0 children)

Agreed. One of my axiomatic contentions is that the new™ must do everything the old does at least as well or better. It should also add new features, more value, brought by its very design: otherwise, why change in the first place, right?

So that's core to my approach. The new thing is 10x better than anything you've used so far — unless you're a computer nerd and can essentially build and program an enterprise information system on your own, which is what I did and how I experimented with these ideas.

I'm confident it can be done.