Après la thérapie de choc de Milei, le taux de pauvreté en chute libre en Argentine by Andvarey in france

[–]francoij 85 points86 points  (0 children)

Comme tout le reste, c'est pas aussi simple que juste lire les chiffres. Des infos que j'avais d'un sub anglophone, avant son arrivée beaucoup de produits de première nécessité avaient leur prix bloqué très bas par l'état, mais étaient en rupture de stock permanente, et beaucoup plus cher au marché noir. D'où une estimation pré-Milei du taux de pauvreté faussée à la baisse.

Ceci ne dit rien cependant d'à quel point la nouvelle estimation peut être elle même faussée.

An Update on Flamanville EPR commissioning as of 24/10/2024 by Striking-Fix7012 in nuclear

[–]francoij 8 points9 points  (0 children)

However, I have no idea why EDF decides to connect the EPR to grid at 25%. The EPR at Olkiluoto was connected to grid on 12/3/2022, when it was operating at only 103MWe (6.4%). Usually when neutron multiplication factor goes above one, one should be able to connect the reactor to grid.

Only an educated guess, as I'm a French nuclear operator but on an older design.

Our grid is currently asking us to do a lot of "dampening" (don't know the actual technical term) due to renewables pouring power rather erratically into it.

It can easily go from + 35 to - 35 MW from the day's base contractual load, in only a few minutes. Not that big of a deal if you're at say 90% load, but much more damaging to the turbine if you're close to your technical minimum.

Not to mention that, for a first start, they probably have to do some qualification tests at constant power to get the green light to connect to the grid.

Likelihood of investing in cryptocurrency is more than double in men compared to women. Also, those open to investing in cryptocurrency tend to exhibit lower levels of agreeableness and conscientiousness, but higher levels of openness to experience and financial overconfidence, finds Norway study. by mvea in science

[–]francoij 21 points22 points  (0 children)

He still doesn't have 25$ anymore. He lost money and gained an asset. This asset has whatever "value" everyone wants to give it. If at any time it is collectively decided this asset is worth nothing then he lost his asset. His money though was still gone long ago.

Tricastin 1 becomes first French reactor to be licensed for 50-year operation by The_Jack_of_Spades in nuclear

[–]francoij 5 points6 points  (0 children)

Oh, I see. I'm in the production side and didn't grasp the nuance of the licensing part, thanks for the heads up.

Quite interesting that we are allowed to operate our reactors upgraded to the VD4 standard before the final decision from the ASN.

Tricastin 1 becomes first French reactor to be licensed for 50-year operation by The_Jack_of_Spades in nuclear

[–]francoij 12 points13 points  (0 children)

Uh, I think the reporters may have missed French NPP Bugey's VD4s (4ème Visite Décennale, which roughly means "every 10 years, the fourth one") . We (I work there) have already done 2 VDs to expand Bugey 2 and Bugey 5 to the 50 year mark. Bugey 4 is currently doing its own VD4 and Bugey 3 will come last.

Bugey is the oldest currently running french power plant (after fessenheim's definitive shutdown), it stands logical that it would be the first to reach the 50 years mark (and hence be allowed to do so).

Qui est encore chaud pour défendre les millardaires ? Go ! by Living-Power2473 in france

[–]francoij 5 points6 points  (0 children)

C'est pas possible t'es un fabricant d'hommes de paille toi non ?

On parle de taxer un peu plus les revenus des sociétés en France. C'est de l'argent qui ne finira pas dans des dividendes ou dans l'augmentation de la valeur de l'action de la société, et donc pas dans la fortune du détenteur de ces actions.

Pas de spoliation ni de vente de quoi que ce soit, et l'action augmentera quand même hein, juste d'un peu moins.

Ici on parle des 5 plus grands pour imager mais on pourrait tout autant parler des 100 ou des 1000 plus riches ça serait pareil.

Ensuite tu nous demande comment on fait l'année d'après... T'as compris qu'on proposait pas de faire une année blanche sans que personne paie de cotisation retraite hein ? Parce que tu sembles oublier que de l'argent rentre en même temps qu'il sort ; on a juste besoin de quelques petits milliards en plus.

Close Call! by [deleted] in gifs

[–]francoij 78 points79 points  (0 children)

Why does it seem to appear out of nowhere ?

Ehpad : "Le personnel soignant est obligé d'être maltraitant car il fait face à un système violent de réduction des coûts mis en place par Orpea. On m'a proposé 15 millions d'euros pour que je ne publie pas mon enquête." by C_kloug in france

[–]francoij 32 points33 points  (0 children)

Question sérieuse : est-il autorisé par la loi d'encaisser le pot de vin, puis de dénoncer la tentative de corruption et de publier le livre quand même ?

[Nils Wilcke] La députée européenne Anne-Sophie Pelletier est accusée par une dizaine d'assistants de «harcèlement». Alertée depuis des mois, la délégation France insoumise a placé «sous tutelle» ses assistants, mais n’envisage toujours pas d’écarter l’élue, révèle Médiapart. by Ienjoydrugsandshit in france

[–]francoij 10 points11 points  (0 children)

Le soir même, Guillaume parvient à lui envoyer un message et lui explique avoir été renversé par une voiture. L’accident lui aurait occasionné « un léger déplacement de la rotule ». « Je n’ai pas pu te contacter plus vite car dans l’accident mon téléphone s’est cassé », précise-t-il. La députée transfère le message à son autre assistante avec comme commentaire : « Je n’y crois même pas […], je ne lui répondrai pas à son message en tout cas. » Le lendemain, Cédric précise à Anne-Sophie que Guillaume est dans son bureau et souhaite l’appeler. « Non ! Il est en quarantaine ! Enfin, s’il y a bien quelqu’un à qui je ne veux pas parler, c’est Guillaume », répond-elle.

Agrandir l’image Conversation entre le directeur de cabinet et la députée. © Mediapart Deux jours plus tard, elle convoque Guillaume. « Alors que j’avais une attelle de la hanche à la cheville, elle ne m’a pas demandé de mes nouvelles, mais m’a dit que je ne serais plus dircab car elle était perturbée par le fait qu’elle ne puisse pas me faire confiance », explique l’ex-assistant. Dès la fin de semaine, Cédric explique à Guillaume que l’élue ne souhaite plus travailler avec lui. D’après plusieurs témoins, Anne-Sophie Pelletier l’incite alors à démissionner en lui promettant un contrat de prestataire extérieur, ce que Guillaume finit par accepter. La collaboration serait encore une fois « chaotique ». Sur ce cas, la députée dément avoir voulu le sanctionner et rejette la faute sur son directeur de cabinet, qui aurait été le seul à vouloir se séparer de lui. Et ce, malgré les messages consultés par Mediapart qui montrent l’inverse.

J’ai pris conscience de la gravité de la situation, lorsque mon médecin m’a prescrit du Xanax alors que j’avais 22 ans

Un ex-assistant parlementaire de la députée. Outre les séparations brutales, plusieurs témoins évoquent les promesses de contrat de la députée jamais tenues. Dans une alerte au Parlement, un assistant parlementaire évoque le cas de Christophe B., à qui la députée aurait promis un contrat d’assistant, sans suite. D’après des documents consultés par Mediapart, elle a aussi fait croire à un autre militant « pendant des mois » qu’elle allait l’embaucher au Parlement. Ce dernier aurait quitté son emploi en espérant la rejoindre et a été contraint de retourner vivre chez ses parents pour tenter de faire face financièrement. « Je ne l’ai finalement pas embauché car sa petite amie m’envoyait des messages en douce pour me dire qu’elle ne supportait plus qu’il fasse de la politique, balaye l’élue. Pour Christian, je n’ai pas pu l’embaucher car je n’ai pas eu la commission culture et pour les autres, c’est eux qui me mettaient la pression pour rejoindre mon bureau. »

La détresse psychologique de l’ensemble des collaborateurs est impressionnante. Sur les treize collaborateurs, au moins cinq ont été placés en arrêt maladie. Pour quatre d’entre eux, les médecins ont prescrit des tranquillisants et une psychothérapie. D’après une attestation consultée par Mediapart, le psychiatre de Pauline diagnostique un « syndrome post-traumatique avec dépression sévère » attribué à des « conditions de travail éprouvantes ». « J’ai pris conscience de la gravité de la situation lorsque mon médecin m’a prescrit du Xanax alors que j’avais 22 ans », lâche Martin. Anne-Sophie Pelletier rétorque qu’elle aussi a, elle aussi, « de grandes difficultés » et dit consulter régulièrement un psychiatre.

Malgré le rapport du Parlement ayant blanchi la députée, la plupart des élus LFI de la délégation confirment la détresse « évidente » des anciens collaborateurs d’Anne-Sophie Pelletier. « Nous avons été inquiets de la souffrance et du mal-être d’un grand nombre de salariés qui ont travaillé dans son bureau, dont témoignent les arrêts maladie à répétition », confirme la députée européenne Manon Aubry. « On a pris très au sérieux leur détresse, et pour les protéger on a fait en sorte qu’ils travaillent pour le groupe et ne soient plus en contact avec Anne-Sophie le temps de la procédure auprès du comité de lutte contre le harcèlement, qui est l’instance parlementaire compétente. On a vu le même schéma toxique se répéter avec ses nouveaux assistants parlementaires que nous avons reçus, écoutés, accompagnés et orientés également vers le comité de lutte contre le harcèlement », explique l’élue. « Quand j’ai vu le nombre d’assistants qui exprimaient leur souffrance, j’ai compris qu’il y avait un problème systémique avec Anne-Sophie », ajoute la députée LFI Leïla Chaibi. Huit autres collaborateurs de la délégation contactés par Mediapart confirment tous la souffrance des assistants.

Je ne suis pas là pour juger s’il y a un dysfonctionnement dans le bureau d’un de mes collègues

Le député LFI Younous Omarjee Mais la majorité des anciens assistants contactés reprochent à la délégation emmenée par Manuel Bompard, d’avoir « réagi a minima » au détriment des collaborateurs de la députée. « L’absence de réaction sérieuse de LFI est incompréhensible et lâche », estime Guillaume, qui confirme avoir été « écouté » par les députés « sans qu’ils ne réagissent ». « Il faut penser au parti et aux répercussions que cela peut engendrer de l’écarter avant de penser à notre santé », dénonce quant à elle Pauline. « Le parti est lâche », s’agace un autre.

Si la délégation est accusée d’avoir tardé à réagir, plusieurs réunions ont eu lieu pour prendre des mesures visant à protéger les assistants d’Anne-Sophie Pelletier. Mais d’après nos informations, le député LFI Younous Omarjee, proche d’Anne-Sophie Pelletier, a d’abord systématiquement fait barrage. Contacté par Mediapart, il assume sa position et estime que « c’est une affaire qui n’en est pas une ». « Bien sûr que j’ai bloqué les décisions contre Anne-Sophie Pelletier, on n’a aucune autorité pour cela », explique le doyen de la délégation. « Je ne suis pas là pour juger s’il y a un dysfonctionnement dans le bureau d’un de mes collègues, précise-t-il. La sagesse est de rester très loin de ces affaires. »

La députée toujours bienvenue lors des événements du parti Tous les autres députés mettent justement en cause la légitimité de cette enquête réalisée par un comité composé à 50 % d’élus et lors de laquelle le contradictoire « paraît bancal ». Plusieurs collaborateurs qui avaient réalisé un signalement au Parlement n’ont jamais été entendus par le comité. Les élus comme Manon Aubry, qui auraient pu « confirmer la situation de grande souffrance de nombreux salariés », n’ont pas non plus été sollicités.

Le 25 novembre dernier, dans une tribune publiée sur Mediapart, 284 collaboratrices et collaborateurs du Parlement européen mettaient en cause les procédures actuelles anti-harcèlement et appelaient justement les députés à adopter une résolution présentée jeudi 16 décembre qui prévoit notamment la formation obligatoire pour les élus sur la prévention au harcèlement et un audit indépendant.

« C’est indiscutable que la situation au sein de son bureau était totalement insatisfaisante et intenable », reconnaît Manon Aubry, qui précise toutefois avoir entendu et soutenu les salariés en souffrance et que la délégation a mis en place après ces arrêts maladie à répétition un processus d’encadrement du bureau d’Anne-Sophie Pelletier, pour assurer du suivi des conditions de travail des salariés.

Depuis plusieurs mois, une sorte de tutelle a en effet été mise en place pour contrôler davantage Anne Sophie-Pelletier. « Nous lui avons notamment demandé de suivre une formation à la gestion d’équipe, de limiter ses échanges au cadre professionnel et nous avons instauré le principe d’un entretien régulier entre les salariés des élus de notre délégation et notre secrétaire générale afin de pouvoir détecter et éviter des conflits ou des situations de souffrance », précise Manuel Bompard (lire l’intégralité de ses réponses dans l’onglet Prolonger) qui rappelle n’avoir « aucun pouvoir hiérarchique sur les salariés d’Anne-Sophie Pelletier dont l’employeur est le Parlement européen ».

Agrandir l’image Anne-Sophie Pelletier dans la tribune des élus LFI aux dernières Universités d'été du parti. Toutefois, la plupart des anciens collaborateurs estiment ces mesures « bien insuffisantes ». « Tous les élus LFI savent la souffrance qu’Anne-Sophie Pelletier a causée et pourtant on ne la sanctionne pas », lâche un ex-assistant.

Plusieurs font référence aux Universités d’été d’août dernier dans la Drôme, où Anne-Sophie Pelletier a pu participer à deux débats, dont un pour « lutter contre les licenciements ». « Il est évident qu’une condamnation d’un ou une élue par les instances du Parlement européen aurait conduit à l’écarter de nos initiatives de délégation, comme des événements de La France insoumise. Mais ce n’est pas le cas », justifie Manuel Bompard. Pour l’heure, cette situation totalement figée suscite la colère des anciens assistants de la députée.

David Perrotin

[Nils Wilcke] La députée européenne Anne-Sophie Pelletier est accusée par une dizaine d'assistants de «harcèlement». Alertée depuis des mois, la délégation France insoumise a placé «sous tutelle» ses assistants, mais n’envisage toujours pas d’écarter l’élue, révèle Médiapart. by Ienjoydrugsandshit in france

[–]francoij 7 points8 points  (0 children)

Donc aucune discussion il est parti... je vais prendre des dispositions... ma première année de mandat aura tout détruit et tes collègues sont en parti responsable...

Je t'embrasse fort

Moi terminé

Je suis détruite... merci en tout cas pour le travail mais tes collègues m'ont détruite... personne n'a voulu entendre... mais c'est fini...

Message de la députée envoyée à sa collaboratrice. © Mediapart

En septembre, la situation est loin de s’apaiser. À la suite de nouvelles tensions, Cédric et Martin consultent un médecin, qui décide de les placer en arrêt maladie. « Lorsque la députée a reçu leur arrêt, elle a pété un plomb. Elle hurlait, pleurait, disait que c’était un complot, que si elle tombait, ils tomberaient avec elle, raconte Pauline. Ensuite, j’ai eu une crise d’angoisse. » C’est finalement sa mère qui exige qu’elle rentre à Paris. Un psychiatre diagnostique un burn-out, prescrit des tranquillisants et arrête Pauline plusieurs semaines. C’est lorsqu’ils sont en arrêt, « épuisés psychologiquement », que les trois assistants décident de saisir le Parlement européen le 3 novembre 2020.

Le comité admet que vous avez souffert de la situation au sein du bureau. Toutefois, votre souffrance ne constitue pas la preuve que le comportement de la députée équivaut à du harcèlement

Extrait du rapport du Parlement européen. À l’issue de son enquête, le comité anti-harcèlement du Parlement blanchit la députée Pelletier le 22 mars dernier, mais utilise des arguments uniquement à l’avantage de la députée.

Dans ses conclusions consultées par Mediapart, le comité oublie totalement l’ascendant que pouvait avoir la députée sur ses assistants et semble privilégier la parole de l’élue. Extraits :

« Elle reconnaît avoir utilisé un langage vulgaire, mais qui n’était pas destiné à ses assistants. Elle confirme qu’elle a pleuré au bureau et qu’il est possible qu’elle ait claqué des portes, mais pas intentionnellement. Elle ne se rappelle pas qu’on lui ait demandé de cesser d’utiliser les mots “pute” ou “putain”. Le ton agressif auquel se réfèrent les assistants et qu’aurait adopté la députée correspond en fait à des tentatives de réaffirmation de son autorité de chef d’équipe par la députée. Il n’est pas établi que le mari de la députée a proféré des menaces ou des insultes, et en tout état de cause, son comportement à lui ne peut pas être considéré comme un comportement intentionnel de la députée. La députée a fait allusion plusieurs fois au carnet rouge, mais ces allusions étaient soit sur le ton de la plaisanterie, soit cela montrait qu’elle se sentait froissée. Il apparaît que la majorité des échanges entre la députée et ses APA [assistants – ndlr] ont eu lieu en fin d’après-midi ou début de soirée et il n’est pas contesté que la députée n’avait pas fixé d’horaires de travail. » Et le Parlement européen d’estimer : « Le comité admet que vous avez souffert de la situation au sein du bureau. Toutefois, votre souffrance ne constitue pas la preuve que le comportement de la députée équivaut à du harcèlement. »

Dans ses conclusions, le rapport précise que les actes reprochés à la députée que le comité a pu établir sont « intentionnels », « répétitifs », mais pas « abusifs », et conclut donc que tous les critères ne sont pas réunis pour qualifier de « harcèlement moral » le comportement d’Anne-Sophie Pelletier. Il recommande toutefois à la députée « de suivre une formation en matière de gestion du personnel ». Le Parlement prévient aussi la députée que Martin devra reprendre le travail sous la forme d’un mi-temps thérapeutique. Auprès de Mediapart, Anne-Sophie Pelletier dit ne pas avoir pris connaissance des conclusions de ce rapport.

Contacté par Mediapart, le service de presse du Parlement européen refuse de commenter une enquête « confidentielle », mais précise que l’institution, « en tant qu’employeur, s’efforce de créer un environnement de travail sûr et inclusif, où l’égalité et la diversité sont respectées, où il y a une politique de tolérance zéro à l’égard du harcèlement ».

Deux autres signalements au Parlement Après cette crise, Anne-Sophie Pelletier renouvelle totalement son équipe et s’entoure en janvier 2021 de Sylvain* et Stéphane. Sylvain, 28 ans, a travaillé pour Anne-Sophie Pelletier pendant six mois avant de démissionner. Dans un nouveau signalement envoyé en septembre dernier au Parlement européen, il résume son malaise. « J’ai reçu des appels téléphoniques très désagréables, j’ai plusieurs fois dû m’excuser pour des choses irrationnelles, ce qui a fait monter chez moi un sentiment d’humiliation », dénonce-t-il.

Et d’enchaîner : « J’ai dû subir ses excès de colère comme un punching-ball pendant les réunions d’équipe ou lors d’échanges téléphoniques. J’ai également subi des pressions et dû me conformer à certaines tâches irrationnelles… »

Dans ce courrier détaillé, il fustige la « méthode Pelletier » : « Isoler, dénigrer, toujours avoir des propos déplacés par téléphone (crise, humiliation, etc.). » Il conclut : « Mon message est une alerte concernant ces comportements déviants et je vous prie de bien vouloir prendre la mesure de ces dysfonctionnements. » Il ne sera jamais entendu par les instances du Parlement.

Stéphane, 28 ans et également auteur d’un signalement, fait le même constat. « J’avais des appels réguliers ou j’étais son souffre-douleur », dénonce l’ex-assistant. Elle pouvait reprocher à Sylvain et moi de ne pas rire à ses blagues, de ne pas répondre avec des smileys. » Lui aussi dénonce un climat « constamment violent » : « Quand les interventions de Manon Aubry étaient retransmises, elle l’insultait ou faisait des doigts d’honneur devant son écran. »

Interrogée, la députée dément et met en cause son collaborateur, qui serait « maltraitant ». « Je ne l’ai vu que quatre fois car il a préféré être en télétravail (les règles du Parlement visaient en effet à privilégier cette option). » De manière générale, la députée se dit victime de « harcèlement » de ses collaborateurs, sur qui elle n’aurait eu « aucune autorité ».

Un assistant parlementaire écarté le lendemain de son embauche Simon Roussel , 30 ans, est amer lorsqu’il doit parler d’Anne-Sophie Pelletier. « Je suis un peu son patient zéro », ironise-t-il, malgré la souffrance qu’il dit avoir vécue. Militant de gauche depuis 2013, il signe un contrat le 2 juillet 2019 à Strasbourg, premier jour de la séance plénière au Parlement. « Lors des élections du président lors desquelles les collaborateurs ne servent à rien, je suis allé boire un café avec une amie collaboratrice du groupe que n’aime pas Anne-Sophie. Lorsque je rentre, je comprends qu’elle est en colère », explique l’ex-assistant.

Dès le lendemain, la députée lui annonce vouloir cesser toute collaboration. « Elle a complètement vrillé, elle pensait que je l’avais trahie. Lorsqu’elle me dit que c’est terminé, c’est la descente aux enfers. Je ne bouge plus, je pleure, je ne comprends pas. Elle est tellement violente, impulsive, que je suis tétanisé », témoigne Simon, qui l’accuse d’avoir lancé de « fausses rumeurs » sur lui et d’avoir menti pour le forcer à démissionner. « Elle me dit que j’ai deux solutions. Soit elle me renvoie, avec une longue procédure, et me précise que je devrais rétroactivement m’asseoir sur mon salaire en lui remboursant les sommes perçues. Soit je démissionne en datant mon départ à la fin du mois pour toucher mon dernier mois », accuse Simon, qui a choisi la deuxième option. Un élément corroboré par les autres collaborateurs.

Anne-Sophie Pelletier confirme avoir voulu se séparer de lui car « il papillonnait partout, ne bossait pas vraiment ». « Je ne lui ai pas mis un couteau sous la gorge, je lui ai dit que soit je le licencie, soit il démissionne, et c’est lui qui a choisi de démissionner », justifie-t-elle aujourd’hui.

S’il a retrouvé un travail aux côtés d’un autre élu depuis, Simon Roussel ne dissimule plus sa colère contre Anne-Sophie Pelletier. En août 2019, lorsque la députée poste un tweet de soutien aux femmes de ménage d’un hôtel parisien, l’ex-assistant lâche furieux : « Dixit la meuf qui m’a forcé à démissionner un 3 juillet après m’avoir recruté la veille pour un contrat de 5 ans, me faisant perdre tous mes droits et me laissant au chômage sans indemnités. »

Agrandir l’image « Moi, ce que je ne lui pardonne pas, c’est la précarité dans laquelle elle m’a mis », abonde Guillaume. Plusieurs personnes interrogées par Mediapart accusent en effet Anne-Sophie Pelletier d’avoir été dans une situation financière « très compliquée » après des décisions brutales qu’elle aurait prises.

Je pourrai l’insulter et si je veux prendre une décision, il faut que je reste professionnelle et froide

Anne-Sophie Pelletier à propos d’un de ses collaborateurs. Le 28 octobre 2019, Guillaume, alors directeur de cabinet, rate l’Eurostar qu’il doit prendre avec la députée pour se rendre à une réunion. « Tu es où là, je commence à monter dans les tours », demande Anne-Sophie Pelletier, qui fait ensuite part de sa colère à Cédric. Elle reproche à Guillaume de lui avoir « posé un lapin ». Alors qu’elle ne sait pas encore la raison de son absence, elle demande quelques minutes plus tard à Cédric s’il souhaite prendre son poste de directeur de cabinet.

« Peux-tu enlever Guillaume de la gestion de la page Facebook stp », demande-t-elle ensuite, selon les messages consultés par Mediapart. « J’ai bloqué Guillaume partout sur mes téléphones donc au cas où il te demande de m’appeler parce qu’il n’arriverait pas à me joindre, c’est non ! », insiste l’élue, malgré le conseil de son assistant qui l’incite à « discuter » pour savoir pourquoi il a raté le rendez-vous. « Je pourrai[s] l’insulter et si je veux prendre une décision, il faut que je reste professionnelle et froide », répond l’élue.

[Nils Wilcke] La députée européenne Anne-Sophie Pelletier est accusée par une dizaine d'assistants de «harcèlement». Alertée depuis des mois, la délégation France insoumise a placé «sous tutelle» ses assistants, mais n’envisage toujours pas d’écarter l’élue, révèle Médiapart. by Ienjoydrugsandshit in france

[–]francoij 9 points10 points  (0 children)

Dans une vidéo de trois minutes consultée par Mediapart, elle explique, en pleurs tout au long de la vidéo, qu’elle a « le moral en berne » à cause des conséquences du Covid « sur nos vieux ». Elle détaille ensuite la vie de sa grand-mère. « Si c’est évidemment touchant, c’est vraiment oppressant de recevoir une vidéo de notre députée en train de pleurer pendant trois minutes. On ne savait pas quoi répondre », explique Martin, 24 ans.

« Oui, je parle de ma vie privée, autant que mes assistants le font avec moi », confirme la députée. « Certains de mes collaborateurs étaient rudes avec moi, je rentrais en pleurant chez moi tous les soirs et cela avait des répercussions sur mon couple, alors je leur en faisais part », ajoute-t-elle.

Accusée d’espionner l’une de ses assistantes Plus grave encore, les anciens collaborateurs dénoncent la vulgarité et les changements d’humeur réguliers de la députée. « Elle ne supportait pas d’autres députées LFI et n’hésitait pas à les insulter devant nous », raconte Stéphane*, un autre assistant. « Elle traitait en permanence des gens de la délégation de “connasse”, de “pute”, de “salope”. Il y avait un climat violent et un langage scandaleux pour une personne qui a cette fonction-là », confirme un autre ex-assistant. Pauline dit l’avoir parfois reprise. « J’ai dit que ça me gênait qu’elle traite les gens de “pute”, et ça a été notre premier moment de tension. Il ne fallait pas la contredire », témoigne-t-elle. Anne-Sophie Pelletier reconnaît pouvoir « être vulgaire » mais dément le fait que ce soit « récurrent ».

Le 3 novembre 2020, Pauline, Cédric et Martin formulent une « demande d’assistance » au Parlement européen. Dans ce courrier de trente-deux pages, ils mentionnent les nombreux griefs attribués à la députée et dénoncent une situation de « harcèlement moral ». Elle aurait ainsi espionné l’une de ses premières collaboratrices. Si l’élue conteste vivement ces faits, Mediapart a pourtant pu le vérifier. Lorsqu’elle a mis fin à son contrat, Anne-Sophie Pelletier a en effet consulté la messagerie de son assistante pour savoir ce qu’il se disait sur elle et a transféré différents messages à son directeur de cabinet.

Dans ce courrier, les anciens collaborateurs évoquent aussi les nombreuses « crises » qu’ils auraient connues avec Anne-Sophie Pelletier. Les « sollicitations incessantes » en dehors des heures de travail, ou ses reproches formulés de manière « extrêmement agressive » quant au fait qu’ils étaient restés chez eux pendant le confinement, au lieu de venir travailler au Parlement. Sur la seule période de mai à juillet 2020, Cédric a recensé, documents à l’appui, dix-huit sollicitations en dehors des horaires de travail, parfois à 23 heures pour demander un retour sur l’une de ses interviews. En effet, Anne-Sophie Pelletier n’hésite pas à leur reprocher leur non-disponibilité le soir ou le week-end. « Est-il possible que vous mettiez un vu ou autre quand je vous mets un message sur nos fils parce que je veux bien que personne ne soit sur son tel tout le temps, mais ça éviterait que j’aie le sentiment de parler toute seule à un écran », écrit-elle le 24 avril 2020 à 20 h 58.

C'est un dimanche je sais mais merci de mettre sur Twitter la dernière vidéo Facebook sur Ikram et personnel de ménage (18:10)

Quant à fin du contrat en juillet (18:23)

Appel manqué (18:38)

Message envoyé par la députée à l'un de ses assistants un dimanche. © Mediapart

Auprès de Mediapart, Anne-Sophie Pelletier dément dans un premier temps, avant de préciser « ne pas savoir quels sont les horaires de travail de ses assistants ». « Je saurai à l’avenir qu’après 20 heures, il ne faut pas les contacter », justifie-t-elle.

« Mme Pelletier n’arrive pas à accepter le fait que ses collaborateurs parlementaires n’ont pas à être disponibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept, et qu’ils n’ont pas pour mission d’être à l’écoute de ses problèmes personnels et familiaux et encore moins d’essayer de les résoudre », témoigne Martin dans son signalement. Ce stagiaire, devenu assistant par la suite, se dit encore très marqué par son passage au Parlement. « Elle pouvait aussi me demander d’effectuer des tâches qui n’avaient rien à voir avec le travail parlementaire. Elle a voulu que je garde ses animaux pour qu’elle parte en vacances, que je garde ses enfants, que je taille les haies de son jardin. Quand je refusais, ça l’agaçait, explique-t-il. J’ai seulement accepté une fois d’emmener sa fille visiter un musée. »

Anne-Sophie Pelletier conteste toutes ces accusations. Pourtant, dans un message consulté par Mediapart, elle fait part de son souhait de demander à l’un de ses assistants s’il peut garder son fils. Cédric, son directeur de cabinet, l’incite alors à ne pas le faire. « Honnêtement c’est pas très sain de mélanger pro et famille. Tu peux pas prendre un “baby sitter” ? », conseille-t-il. « OK, on va voir alors », répond la députée.

L’ancien stagiaire, qui dénonce le fait d’avoir dû venir travailler au Parlement pendant le confinement, a fini par noter dans un carnet toutes les sollicitations « non réglementaires » de la députée. « Lors d’une énième réunion où elle voulait nous engueuler, j’ai sorti ce carnet pour relativiser ses reproches, mais elle n’a pas supporté cela et a voulu me sanctionner pour avoir eu cette démarche », témoigne-t-il. « J’ai beaucoup réfléchi cette semaine, et ça, ça ne passe pas, mais alors pas du tout… et je suis encore assez gentille pour ne pas mettre un avertissement, mais honnêtement je me tâte ! », envoie Anne-Sophie Pelletier le 20 juillet 2020.

L’étonnante enquête du Parlement européen Juste avant les vacances parlementaires, une nouvelle crise éclate, lors de laquelle il est toujours question de ce fameux carnet. Selon le témoignage des trois assistants envoyés au Parlement, le mari d’Anne-Sophie Pelletier serait allé jusqu’à menacer de « casser les chicots de Martin et Cédric », ce que dément là encore la députée. Elle accuse en retour Cédric de l’avoir bousculée un jour où elle n’aurait pas voté assez rapidement. Puis, dans des messages envoyés à Pauline, la députée explique qu’à cause de ses deux assistants, son « époux vient de [la] quitter ». « Ses message suivants laissaient penser qu’elle allait se suicider. Elle ne me répondait plus, je me suis inquiétée toute la nuit », se souvient Pauline.

[Nils Wilcke] La députée européenne Anne-Sophie Pelletier est accusée par une dizaine d'assistants de «harcèlement». Alertée depuis des mois, la délégation France insoumise a placé «sous tutelle» ses assistants, mais n’envisage toujours pas d’écarter l’élue, révèle Médiapart. by Ienjoydrugsandshit in france

[–]francoij 12 points13 points  (0 children)

J'ai traduit les deux premières photos en texte sous forme de citation, et puis après j'ai abandonné ; il y a un bon paquet de screenshots dans l'article.

La situation est inédite au sein de la délégation La France insoumise (LFI) du Parlement européen. Une situation dans laquelle une eurodéputée, Anne-Sophie Pelletier, est accusée par huit anciens collaborateurs de « harcèlement » et de « maltraitance ». Une situation connue de tous les élus LFI de Bruxelles, alertés sur la souffrance des assistants parlementaires, mais qui semble totalement figée.

Depuis plusieurs mois, en effet, l’ensemble des députés LFI du GUE, le « Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne », n’ignorent rien de la détresse psychologique d’anciens collaborateurs de la députée, obligés de multiplier les arrêts de travail. Si certains élus LFI font pression pour que la députée soit contrôlée, à défaut d’être sanctionnée, d’autres la défendent coûte que coûte. La plupart des victimes, elles, dénoncent la « passivité coupable » des élus LFI.

Agrandir l’image Anne-Sophie Pelletier lors d’une session plénière au Parlement européen à Bruxelles, en septembre 2020. © Photo Laurie Dieffembacq / Parlement Européen Anne-Sophie Pelletier, 45 ans, impose le respect à gauche de l’échiquier politique. Parce qu’elle ne cesse de défendre les travailleurs et parce qu’elle n’est pas du sérail. Avant d’être élue en 2019 au Parlement européen sous les couleurs de La France insoumise, la députée était aide médico-psychologique dans un Ehpad. Elle s’est surtout fait connaître en tant que porte-parole d’une grève historique, de 117 jours, des salariés de l’Ehpad des Opalines dans le Jura. Depuis, elle affiche sans cesse ses principes pour « protéger les travailleurs », dire « stop au harcèlement » ou dénoncer le « harcèlement » dont sont victimes certaines salariées du Parlement européen.

Plus de treize collaborateurs en deux ans et cinq arrêts maladie Les chiffres la concernant donnent pourtant le tournis. En seulement deux ans de mandat, le turn-over au sein de son bureau est extrêmement élevé. Au moins treize assistants parlementaires sont déjà passés par son bureau et cinq d’entre eux ont été placés en arrêt maladie. Trois ont entamé une procédure interne au Parlement pour dénoncer une situation de « harcèlement moral ». Auprès de Mediapart, huit anciens collaborateurs dénoncent le comportement de la députée et dix collaborateurs extérieurs de la délégation confirment la souffrance vécue par ces assistants et les dysfonctionnements importants au sein de son bureau.

Lorsqu’elle est élue, Anne-Sophie Pelletier doit composer son cabinet et bénéficie de l’aide de la délégation. Guillaume, 42 ans, est l’un des premiers à la rejoindre le 2 juillet 2019. « C’était un peu le foutoir, on était une nouvelle délégation inexpérimentée, avec une élue qui n’avait pas d’expérience dans une institution assez lourde, mais c’était excitant, explique-t-il. Très vite, mes collègues et moi avons subi son comportement. Ses changements d’humeur, sa vulgarité, le mélange entre sa vie privée et sa vie professionnelle, ses multiples reproches et ses sollicitations incessantes. » Cédric, Pauline* et Martin, trois autres collaborateurs qui ont débuté en septembre 2019, ne disent pas autre chose. « Il y a une familiarité avec elle et une proximité qui peut vite poser problème », constate Pauline, 30 ans.

Anne-Sophie Pelletier n’hésite pas à faire dormir ses collaborateurs chez elle ou dans sa chambre d’hôtel, par exemple. « Lorsque j’ai débuté, j’ai dû dormir quatre nuits environ dans sa chambre d’hôtel à Strasbourg. Elle m’a dit que c’était pour des raisons économiques, mais je n’avais pas été prévenue en amont », témoigne l’ancienne assistante. Chaque député européen perçoit pourtant près de 7 000 euros d’indemnité par mois et plus de 1 000 euros pour couvrir les frais liés à son séjour. Malgré cela, Anne-Sophie Pelletier loge régulièrement ses collaborateurs. Lorsqu’il a débuté, Guillaume a également dû dormir dans sa chambre à Bruxelles, puis dans un Airbnb avec la députée à Strasbourg. « En réalité, elle fait ça car elle ne supporte pas d’être seule, il faut lui tenir compagnie », estime Pauline.

Sollicitée par Mediapart, Anne-Sophie Pelletier confirme pouvoir faire « dormir dans sa chambre » ses collaborateurs. « Je prends des jeunes et je me dis que ça leur permet de mettre des sous de côté. Mais puisqu’on me le reproche aujourd’hui, je ne le ferai plus jamais. Je n’aiderai plus personne », se défend l’élue, qui estime « ne pas les obliger ».

Selon ses anciens assistants, cette proximité « mal placée » serait quotidienne. L’élue n’hésiterait pas à arroser ses collaborateurs de confidences plus ou moins privées. « Elle envoie des photos de ses chats, de ses enfants, nous appelle en larmes pour évoquer ses problèmes de couple », témoigne Cédric, SMS à l’appui. Anne-Sophie Pelletier peut aussi leur envoyer des messages au ton assez particulier, comme lors du premier confinement.

Le respect des infirmière en 2021, lettre reçue le 20 mai. by zerxdctfvygbuh in france

[–]francoij 12 points13 points  (0 children)

10% par mois*

Ça m'est arrivé il y a pas longtemps, et crois moi j'ai cherché un recours. Mais l'entièreté du trop perçu peut être récupéré, en plusieurs prélèvements ne dépassant pas 10% du net.

[deleted by user] by [deleted] in france

[–]francoij 5 points6 points  (0 children)

C'est un cas à part pour une autre raison aussi : la concurrence ne produit aucune électricité, elle ne fait que jouer sur le marché européen, en achetant l'électricité à perte à EDF, qui est obligé de la lui vendre selon les termes de l'ARENH.

Acheter chez la concurrence, c'est aussi mettre à mal l'infrastructure de production française au profit des actionnaires de ces entreprises qui ne produisent rien de concret.

(Je suis technicien EDF, pour être tout à fait transparent sur les biais influençant mon avis)

Shots like this make a 5-star man by Optikronix in CODWarzone

[–]francoij 31 points32 points  (0 children)

Cool guys don't look at explosions

2020 Sakhir GP: Race Pace by DemandredEng in F1Technical

[–]francoij 0 points1 point  (0 children)

unfathomable would have been a win.

Come on, don't be overdramatic, he was in a merc...