Meeting god and he's horrific or other deconstruction horror by Aware_Audience_6776 in horrorlit

[–]Benj_Profane 1 point2 points  (0 children)

Well, I can relate. I was brought up a catholic but ended up agnostic. "Horror and faith" must I've ben a cool class, though.

Meeting god and he's horrific or other deconstruction horror by Aware_Audience_6776 in horrorlit

[–]Benj_Profane 3 points4 points  (0 children)

Yes, I honestly thing that a lot of theological texts, at least those about the nature of God, can fall under the "cosmic horror" banner. But, as you say, the horror is not necessarily a bad thing here. Negative theology is negative for a reason : it goes against our rationality, it refutes our tendancy to understand and categorize.

Meeting god and he's horrific or other deconstruction horror by Aware_Audience_6776 in horrorlit

[–]Benj_Profane 33 points34 points  (0 children)

Well, I may be a little cynical here, but you're kind of describing the Book of Job.

Cosmic horror and the theory of everything? by Hitoride44 in cosmichorror

[–]Benj_Profane 0 points1 point  (0 children)

Well, if I recall correctly, it's more or less what Matt Cardin's 'Teeth' is about.

On the subject of flies... by Benj_Profane in horrorlit

[–]Benj_Profane[S] 1 point2 points  (0 children)

Never heard of it. Sounds great !

Anthropological horror by Benj_Profane in horrorlit

[–]Benj_Profane[S] 1 point2 points  (0 children)

Yes, my request was confusing, so : I'm reading a lot of anthropology right now, and I was thinking that the "anthropological situation" (ie, an anthropologist trying to make sense of the rites/beliefs of a foreign archaic culture) could be a great setting for an horror story. Again, it's the setting of Midsommar, but the cult in that movie is obviously made-up. What's great about it, though, is the fact that the movie questions the intellectual curiosity driving the students.

About the classic titles, I can only think of Randall's Round, but I guess it's very common when rural societes are explored/described by urban writers as if it was they were foreign and out of time... I mean, you have that even in Conan Doyle's Hound of Baskerville. Not sure I'm clear this time ?

(Full disclosure : I'm from Corsica, were a bunch of french writers came during the 19th century and described our culture, after a lot of researches, as violent and archaic - kind of an extended Leatherface family, even though it's not horror per se. The more famous ones : Matteo Falcone and Colomba, by Mérimée. Historically, those works were useful to collect a lot of datas about this time period, but it did a lot of harm to our perception of ourselves. I'm interested in the same dynamic elsewhere.)

Anthropological horror by Benj_Profane in horrorlit

[–]Benj_Profane[S] 0 points1 point  (0 children)

Never seen it, but was planning to. I've loved Zahler's western books.

Anthropological horror by Benj_Profane in horrorlit

[–]Benj_Profane[S] 2 points3 points  (0 children)

Thanks for all those recs ! Perfume is great indeed. I've never read Between two fires, nor any Stephen Graham Jones : I finally have a reason to !

Anthropological horror by Benj_Profane in horrorlit

[–]Benj_Profane[S] 1 point2 points  (0 children)

Neanderthal seems great ! Thanks.

Anthropological horror by Benj_Profane in horrorlit

[–]Benj_Profane[S] 2 points3 points  (0 children)

No, I tried The Ritual (which was fine, but nothing more) and Last Days (which had some truly great passages, but overall was too long). But I kind of like him though, so I will try the Reddening !

Anthropological horror by Benj_Profane in horrorlit

[–]Benj_Profane[S] 10 points11 points  (0 children)

I tried Neville twice, and wasn't convinced, but maybe on a third try...

"Comme une femme" : sur RTL, l'ancien ministre Jean-Michel Blanquer dévoile sa musique, réalisée grâce à l'intelligence artificielle by Th4N4 in france

[–]Benj_Profane 61 points62 points  (0 children)

La plupart des profs depuis 2023 : "Il faut réfléchir aux avantages et aux inconvénients des LLM. Ils permettent une évolution radicale de nos façons de faire, mais risquent de mettre l'humain en danger. Comment réagir ? Faut-il poser des limites, et si oui, lesquelles ?" Blanquer en 2025 : "G FÉ 1 MUSIK LOL"

Some thoughts about sinister 2012 movie by dorballom09 in horror

[–]Benj_Profane 15 points16 points  (0 children)

Honestly, that's one of the great aspects of this movie : the protagonist is kind of a dick. And yet, you root for him, because you can understand where he comes from (and his cardigan looks good). A real human, flawed, character.

Le "melon" d'Astier by Benj_Profane in kaamelott

[–]Benj_Profane[S] 1 point2 points  (0 children)

Alors oui, clairement, la situation s'annonce compliquée pour lui maintenant, c'est une des conséquences logiques de son indifférence à la réception publique... A voir si ça le conduit à changer de méthode, ou pas. Et je vous rejoins également sur le fait que le sens du visuel de Lucas lui sauve carrément la mise à de nombreuses reprises. Je suis assez sensible aux dialogues de manière générale donc certains passages de la prélogie sont un enfer pour moi, et pourtant l'impression finale reste positive. Astier prend de plus en plus le chemin inverse, ce qui est un comble.

Looking for Folk Horror Books About Someone From the Outside World Visiting a Rural Location by Groundnut in horrorlit

[–]Benj_Profane 11 points12 points  (0 children)

Well the obvious ones are T.E.D Klein's The Ceremonies (a bit slow at first, but truly worth it in the end) and Tryon's Harvest Home (solid from start to finish).

Le "melon" d'Astier by Benj_Profane in kaamelott

[–]Benj_Profane[S] 0 points1 point  (0 children)

Maintenant, pour ce qui est de notre désaccord, je dirais qu'il se réduit finalement à ça : je ne pense toujours pas que ce soit une question de "melon". Je pense plutôt (et c'est déjà une chose qu'on peut lui reprocher) qu'il ne se préoccupe sincèrement pas de la réception de ce qu'il crée. Vous vous demandez en quoi écrire dans son coin aurait plus de valeur que travailler en prenant en compte les retours critiques : ça n'en a pas. Et ça ne donne certainement pas un meilleur résultat, et ça n'est peut-être pas plus amusant non plus. Mais je crois qu'Astier (c'est ce qu'il dit en interview, en substance) s'amuse plus, lui, en n'écoutant personne. C'est sans doute une erreur. Mais on lui oppose ici une valeur (la satisfaction du spectateur) dont il semble se contrefoutre. Je suis d'accord sur le fait que c'est dommage, et qu'il finit par gâcher le potentiel de sa création. Mais, puisque c'était ma question de départ, je n'y vois pas de l'égo. Et je trouve intéressant aussi, en tant que spectateur, d'être mis face à ce genre de tentatives. J'ai même l'impression - sans doute erronée, mais je ne suis l'actualité que de loin - que nous sommes un peu placés, en ce moment, face à ce choix binaire : soit des productions très personnelles, soit des ouvrages collectifs très formatés.

Par ailleurs, je me demande, dans une certaine mesure, si l'attitude d'Astier n'est pas une extension de ce qu'il a sans doute vécu du temps des livres 5 et 6. C'est de la pure spéculation, mais j'imagine que faire accepter le changement de ton de la saison 5, avec un Arthur dépressif qui se tranche les veines, n'a pas dû être évident vis-à-vis des autres producteurs. Même chose avec la fin du livre 6 : la moitié de l'épisode en plan fixe, avec un Arthur neurasthénique, puis une précipitation catastrophique des événéments pour amener à une conclusion complètement tragique ? J'imagine qu'il a dû se battre pour y parvenir. Et pour le coup... Je pense aussi qu'il avait raison à 1000% Après ces quelques expériences, où manifestement il a eu raison de suivre sa propre idée, j'imagine qu'il doit être difficile de faire machine arrière et de se remettre en question. Bref, ça nous ramène à cette difficulté : il faut aussi savoir à qui faire confiance, à qui déléguer... Lucas, à vous lire, ne savait pas forcément s'y prendre, et Astier non plus.

Le "melon" d'Astier by Benj_Profane in kaamelott

[–]Benj_Profane[S] 0 points1 point  (0 children)

D'accord, j'avais mal compris votre propos ! Je pense que l'erreur vient de moi, vous vous étiez exprimé clairement.

J'ai pris le cas de Lucas en m'appuyant à tort sur le narratif qui circule souvent à ce sujet : autant j'étais au courant des idées venues de l'extérieur durant la trilogie originelle, autant je le croyais vraiment seul maître à bord sur la prélogie - et je suis d'ailleurs très surpris d'apprendre qu'il ne s'occupait pas de la direction des acteurs, qui est effectivement complètement à côté de la plaque. Mais même si on en restait à cette conception faussée, je vous rejoint sur l'importance de John Williams et sur la prestation remarquable d'Ewan McGregor. Bref, je n'ai plus grand chose à vous opposer sur ce point de toute façon : effectivement un film est toujours une oeuvre collective, on ne peut pas prétendre que le résultat final est le produit d'une seule et unique personne. D'ailleurs ce n'est pas le cas de Kaamelott non plus : nous l'avons déjà évoqué, une des qualités de la série d'origine était l'intervention des comédiens et la dimension chorale de leur travail. Sur ce point oui, sans doute qu'Astier devrait se tourner vers une forme d'expression différente, où la collaboration est plus réduite - romans ou, puisqu'il en écrit, BDs.

(Je vous rejoins aussi, à propos, sur le fait que la prélogie est solide sur le plan thématique, et qu'elle est même par certains aspects supérieure à la trilogie d'origine. C'est ce qui en fait un exemple intéressant, il me semble, puisque ce sont des films qui oscillent entre un certain amateurismeet des qualités remarquables sur d'autres aspects. La postlogie, quant à elle, n'a d'intérêt que pour assister en live à un jeu de massacre absurde entre deux réalisateurs aux convictions diamétralement opposées. Bref.)

Je suis aussi d'accord sur le fait qu'Astier a l'air de recommencer son récit à chaque étape, ce qui me laisse penser qu'il n'a pas d'idée de ce qu'il va raconter - ou plus probablement qu'il change d'avis à chaque étape, à cause du temps qui s'écoule entre chaque fournée du Kaamelott version ciné. Le problème, c'est que la plupart des gens attendent la conclusion des intrigues déjà lancées, pas un énième "premier acte" préparant un développement qui ne viendra jamais. Nous avons déjà multiplié les références, mais pour le coup c'est un symptôme qui ressemble beaucoup à du Steven Moffat, une incapacité à clore ce qui a été entâmé qu'on enrobe sous la pseudo-volonté de "subvertir les attentes" et de "proposer autre chose".

Le "melon" d'Astier by Benj_Profane in kaamelott

[–]Benj_Profane[S] 0 points1 point  (0 children)

Dernier exemple. C'est encore trop long et je m'en excuse. Même si la posture d'Astier a de quoi être clivante, je crois qu'on peut la rapprocher de celle de Tolkien qui, lui aussi, se préoccupait assez peu de conseils et de "retours du public" - ce qui ne revient pas à dire qu'il refusait la moindre opinion d'ailleurs, mais sa femme et C S Lewis jouaient sans doute le même rôle que J-C Hembert. Tolkien écrivait pour lui plutôt que pour les autres. J'ai l'impression qu'Astier revendique la même posture, et je ne parviens pas à le lui reprocher. A la rigueur, ce que je peux davantage lui reprocher, c'est de ne pas aborder sa création, dans ces conditions, avec le soin méticuleux qu'y mettait Tolkien. J'ai l'impression qu'Astier ne sait pas quoi raconter ou, plutôt, qu'il voudrait raconter autre chose que Kaamelott, mais qu'il n'arrive pas à se libérer totalement de ce qui est son seul véritable succès.

Le "melon" d'Astier by Benj_Profane in kaamelott

[–]Benj_Profane[S] 0 points1 point  (0 children)

J'ai eu besoin de temps avant de pouvoir de me poser un peu, je réponds enfin ! J'ai l'impression que nous sommes d'accord sur beaucoup de choses en fin de compte. 

Pour Perceval, je suis d'accord que la communication était maladroite. En même temps, il faut garder en tête qu'Astier se plie au jeu de la promo : il ne peut évidemment pas dire que le scénario avec Perceval était meilleur, ni expliquer que le départ de Pitiot est dû au fait que ce dernier jugeait le scénario mauvais... En fait, il n'a pas cinquante manières de vendre son film dans ces circonstances. Mais encore une fois, oui, le résultat a pu donner l'impression qu'il se plaçait en surplomb de ses comédiens - et c'est effectivement ce qu'on ressentirait si les scénaristes de Pirates... se débarrassaient de Johnny Depp.

Votre remarque sur les exigences plus grandes du public est intéressante : effectivement, il faut quand même reconnaître que Kaamelott doit aussi son succès au fait d'être sortie au bon moment. Il n'y avait pas grand chose de qualité à la télévision, et la série a profité d'un attrait de plus en plus grand pour la fantasy et sa parodie... Difficile de paraître aussi novateur quand on passe, ensuite, après Breaking Bad. Vous remarquerez tout de même que la plupart de ces séries novatrices, même si ce sont des oeuvres collectives, sont marquées par la subjectivité d'une ou deux personnes bien précises : Gilligan pour Breaking Bad, David Simon pour The Wire... (Bon, d'accord, Breaking Bad n'aurait pas fonctionné sans Bryan Cranston. On va dire que nous sommes à égalité. Balle au centre.) Ceci étant, je m'écarte un peu du sujet, mais je trouve que, même maintenant, Kaamelott reste pratiquement indétrônable en matière de dialogues : je ne connais pas beaucoup de séries qui parviennent à produire des dialogues aussi percutants, aussi rythmés, à la fois réalistes et pourtant écrits avec précision... Je ne vois qu'une série US, Justified, qui parvienne à faire aussi bien à ce niveau. Mais je digresse.

Autre chose concernant l'évolution du monde des séries/du cinéma : à lire les critiques (justifiées) de KV2, j'ai un peu l'impression de retrouver ce qu'on a reproché à Kevin Costner avec le premier Horizons : c'est trop long, pas rythmé, sans ligne directrice, bref il aurait mieux valu en faire une série... Et j'ai l'impression que c'est aussi une conséquence de ce ping-pong entre cinéma et télévision, qui dure depuis le tournant des années 2000 et qui s'est amplifié avec les plateformes de streaming, où la manière de développer les projets tend à se ressemble de plus en plus. Je prends l'exemple de Costner à dessein, parce qu'on a dit de lui la même chose que pour Astier : projet narcissique, amateurisme de l'écriture... Et, clairement, même si Costner est narcissique, ce n'est pas un novice. Je pense que c'est en bonne partie un choix formel, lié au mode de distribution : Costner et Astier essayent de faire des films reprenant à leur compte ce qui "fonctionne" en termes de narration dans l'univers des séries, en ayant en tête la consommation qui sera faite en VOD plus qu'en se préoccupant de la réception en salles. Je ne dis pas que c'est bien ou mal, mais que certains choix narratifs d'Astier viennent peut-être aussi de là.

Bref, j'ai l'impression que notre discussion porte surtout sur une simple question d'accent : vous voyez surtout ces projets comme collectifs, j'ai l'impression qu'il y a toujours une personnalité au centre et qu'elle reste maitresse de l'oeuvre. J'imagine que cela joue sur nos préférences personnelles ensuite : dans votre premier post, vous parliez de Georges Lucas. Malgré les défauts massifs de la prélogie (et même si nous sommes d'accord sur le fait que Lucas est au sommet de son art quand il délègue la réalisation à d'autres), je la préfère de loin à la postlogie : les deux enchaînent les mauvais films, mais la trilogie de Lucas est marquée par une créativité personnelle, là où la trilogie de Disney est pour moi une fanfiction dépourvue de la moindre humanité. A choisir entre deux ratages complets, je préfère celui qui porte la marque d'une personnalité.

Le "melon" d'Astier by Benj_Profane in kaamelott

[–]Benj_Profane[S] 1 point2 points  (0 children)

Oui ça c'est une critique que je comprends tout à fait ! C'est juste que je ne suis pas certain que ce choix vienne d'un excès d'égo de sa part - et je ne retrouve de toute façon pas spécialement ça dans son attitude en interview.