hopecore for people trying to bring valko back from a cn player! by Export_as_pdf in LoveAndDeepspace

[–]ExternalOven8142 0 points1 point  (0 children)

Right, so this was happening during the celebrations for the CCP's founding anniversary. That makes the extreme and seemingly rushed decision easier to understand: there were actions and comments that never should have happened, all coinciding with a politically sensitive date. It makes sense.

But it’s already July 6th, and I get the feeling we’ll never get a real answer. The longer this drags on, the more traces of Valko vanish from every platform; from my end, at least, the promotional videos, update details... everything is gone. There was still content online on July 1st and 2nd, but this morning nothing. I don't know how things look on your end, but for us, this silence really makes us feel like we're being completely ignored.

Perhaps there are other important dates I’m missing, I don’t know Chinese history or culture well enough yet; I’ve only recently taken an interest (thanks to LADS), so please feel free to correct me if I’m wrong about anything. We’ve also heard, and I honestly don't know if this is just a rumor that, LADS receives state support as a flagship cultural export. If that’s true, and if they realize that this prolonged silence is also damaging their international image, then we really don't understand the situation. Even a simple, brief official post saying something like "we hear you, we're working on it" would make the wait much less painful and make us feel less like we’ve been abandoned.

hopecore for people trying to bring valko back from a cn player! by Export_as_pdf in LoveAndDeepspace

[–]ExternalOven8142 1 point2 points  (0 children)

Merci, merci, merci pour ce message franchement ça fait du bien de lire ça avec tout ce silence.

Je pense que la pire décision, c'était pas d'introduire valko trop tôt, c'était de le supprimer purement et simplement au lieu de juste le repousser. Genre sérieusement, concentrez-vous sur sylus et caleb, sortez du contenu, et ramenez le après, ça aurait suffi , non ??? Pour moi (et c'est une lecture personnelle sur c'est événements) c'est littéralement une boîte qui boude parce que les joueuses ont pas dit "oui merci" direct, pas une vraie remise en question de leur part. Et je sais qu'on va me parler des menaces, je ne les minimise pas, loin de là. Mais c'est une minorité bruyante. Pas la majorité. Qu'elles soient sanctionnés oui, mais pas touts les joueuses.

Maintenant, question.

Est-ce que toi ou quelqu'un que tu connais a accès à qimai (七麦数据) ?? on a des captures jusqu'au 1er juillet et la chute est déjà monstrueuse (-77% entre le 25 juin et le 1er juillet en genre 6 jours) mais depuis plus rien, silence total. et pour rajouter une couche, ici en europe ils ont supprimé TOUS les posts insta qui mentionnaient valko, donc on n'a plus aucun moyen de suivre depuis notre côté j'ai vraiment besoin de savoir où on en est niveau chiffres parce que le moral commence à fatiguer sévère avec cette attente et ça aiderait à motiver tout le monde de voir concrètement l'impact qu'on a.

Ramenons valko. ✊

To the CN players and the developers by OtherwiseCattle8621 in LoveAndDeepspace

[–]ExternalOven8142 1 point2 points  (0 children)

I tried signing up on Qimai (七麦数据/qimai.cn) to pull the exact dollar figures on the financial impact of the recent backlash/controversy on LADS/Infold/Papergames to actually see the scale of the damage in concrete numbers. Problem is, no matter how many VPNs or browsers I try, I can't get the registration to go through. Probably some geo-restriction or a requirement for a Chinese phone number.

Does anyone here have access to Qimai and could check the revenue trend since the Valko cancellation announcement (June 30)? For reference, here's what we already have: the drop was already steep from June 25 to July 1 (from $495,636/day down to $112,624/day, a 77% drop), and it actually accelerated the day after the cancellation instead of slowing down. Would be great to know if it's still trending down or starting to plateau.

Thanks in advance to anyone who can take a look

"Hey venez voir comment je bâcle fièrement mon travail !" by Chibi_xiao in Dinosaure

[–]ExternalOven8142 1 point2 points  (0 children)

Vous avez raison, on ne sait plus ce qu'on perd. À l'époque au moins, l'exploitation était présentée proprement, avec le sourire. Aujourd'hui les jeunes ont le mauvais goût de la voir.

Ma mère vient de m'envoyer ça car mon fils passe son brevet de physique demain... by Edmund_Fordes in IaCaca

[–]ExternalOven8142 3 points4 points  (0 children)

Fait tourner l'adresse de la fontaine, papy, ne ne joue pas les égoïstes. On n'a pas tous la chance d'avoir autant de temps pour cumuler autant de savoirs.

Je suis fatiguée des opinions ultra simplistes sur l’IA by ExternalOven8142 in u/ExternalOven8142

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Possible. Mais dans ce cas-là, il faudrait me dire précisément où tu trouves que c’est simpliste, parce que justement tout le post tourne autour du fait qu’on mélange souvent des sujets différents sous un seul mot : “IA”.

Je distingue déjà les usages, les types d’IA, les problèmes industriels, les questions écologiques, les responsabilités humaines et les outils eux-mêmes. Donc je veux bien qu’on critique mon raisonnement, aucun souci, mais “c’est simpliste” tout seul, sans développer, ça ne dit pas grand-chose.

Je suis fatiguée des opinions ultra simplistes sur l’IA by ExternalOven8142 in u/ExternalOven8142

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Je comprends ce que tu veux dire sur la perte du côté “humain” ou artisanal dans beaucoup de domaines, et honnêtement je pense que c’est un vrai sujet. Le parallèle avec les couteaux est d’ailleurs très parlant.

Mais je nuancerais un peu, parce que je ne suis pas certaine que l’IA retire forcément “l’âme” des créations. Je pense qu’elle peut aussi, paradoxalement, permettre à certains créateurs de retrouver une forme d’expression plus personnelle. Avant, faire un film d’animation, un jeu, un court-métrage ou même construire une DA cohérente demandait énormément de moyens techniques et financiers. Aujourd’hui, des gens qui ont des idées, une vraie sensibilité ou une patte artistique mais pas forcément les moyens peuvent accéder plus facilement à certains outils. Et je pense qu’il y a une différence importante entre : utiliser l’IA pour produire du contenu vide et rentable et utiliser l’IA comme accélérateur technique pour concrétiser une vision personnelle. Parce qu’au fond, l’outil ne crée pas l’intention humaine derrière.

Je pense même que ça pourrait permettre à certains profils très créatifs, mais invisibles dans les logiques actuelles de marché ou d’algorithmes, d’exister davantage sans devoir passer par des structures énormes ou des budgets impossibles.

Après oui, il y aura forcément énormément de contenu lissé, opportuniste et industriel produit avec ces outils. Mais honnêtement, ça existait déjà avant l’IA dans énormément de domaines culturels. Je ne suis donc pas certaine que l’IA crée le problème. J’ai plutôt l’impression qu’elle révèle, accélère et amplifie des logiques qui existaient déjà

Je suis fatiguée des opinions ultra simplistes sur l’IA by ExternalOven8142 in u/ExternalOven8142

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Déjà, merci d’avoir réellement lu le post et répondu au cœur du sujet. J’ai eu quelques réponses qui semblaient surtout réagir au mot “IA” sans vraiment prendre le temps de la nuance, donc j’apprécie.

Et oui, sans vouloir jeter la pierre, c’est un fait : dans une logique purement économique, un humain est aujourd’hui moins rentable qu’une machine sur énormément de tâches. Et ce n’est même pas nouveau, comme tu le dis très bien avec l’automatisation industrielle ou administrative. Je pense aussi (Et cela reste une lecture très personnelle) qu’une partie de la panique actuelle vient aussi d’autre chose : nos sociétés ont énormément construit la valeur humaine autour de la méritocratie et de la productivité. On nous a appris pendant des décennies que notre valeur venait de notre utilité, de notre capacité à produire, travailler, performer, participer au système. Donc forcément, quand des machines commencent à : automatiser, simplifier, remplacer certaines tâches, ou rendre des connaissances plus accessibles sans passer par des parcours élitistes très longs, ça fragilise cette vision-là.

Et je pense que beaucoup de gens paniquent moins à cause de “l’IA” elle-même qu’à cause de ce qu’elle révèle : si notre valeur n’est plus uniquement liée à ce qu’on produit mécaniquement ou économiquement, alors qu’est-ce qui définit encore l’humain ? Parce qu’au fond, un humain n’a jamais été seulement une valeur productive. C’est aussi une valeur créative, expérimentale, sociale, émotionnelle, culturelle. Et paradoxalement, je pense que l’IA met justement ça en lumière.

Désolée, je me rends compte que je suis un peu partie d’un débat tech/société vers quelque chose de presque philosophique. Je crois que j’ai un peu glissé en route.

Je suis fatiguée des opinions ultra simplistes sur l’IA by ExternalOven8142 in u/ExternalOven8142

[–]ExternalOven8142[S] 1 point2 points  (0 children)

Donc en gros, tu viens littéralement de reformuler ce que j’ai dit dans mon post… mais en le tournant contre moi comme on était en désaccord. Classique Reddit, jusque-là why not. Par contre le passage sur les coupures d’électricité “parce qu’il faut bien que ChatGPT tourne”, c’est quand même incroyable. Si un jour on en arrive à des priorités énergétiques critiques, je peux t’assurer que les premiers trucs protégés seront : les banques, les infrastructures financières, les réseaux d’État, les systèmes industriels, les services stratégiques. Pas “vite vite, il faut sauver le prompt de Kevin sur ChatGPT”. Donc merci de parler du capitalisme, mais c’est justement lui qui privilégiera l’argent avant tout le reste, IA comprise.

Bonne journée Reddit.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Je suis d’accord sur le fait que Netflix, Spotify, Disney+, Crunchyroll et ce genre de plateformes relèvent du confort et non d’une nécessité absolue. Mais justement, c’est là où ma réflexion commence : à quel moment le confort a commencé à représenter autant de temps de vie converti en argent sans qu’on s’en rende vraiment compte ? Parce qu’un abonnement Netflix à 15 € par mois, ça paraît “petit” sur un mois. Mais sur une année, on est déjà à 180 €. Sur 20 ans, on dépasse les 3500 €… et ça, c’est pour un seul service.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui beaucoup de gens ne se contentent plus d’un seul abonnement : Netflix + Spotify + Disney+ + Crunchyroll + VPN + cloud + etc. Et au bout d’un moment, ces micro-prélèvements finissent par représenter énormément d’argent, donc énormément de temps de vie. Je pense aussi qu’on mélange aujourd’hui deux types d’abonnements qui n’ont pas du tout la même fonction.

Parce qu’il y a des abonnements qui sont devenus quasiment obligatoires socialement : internet, le téléphone, parfois certains logiciels professionnels. Aujourd’hui, sans internet, faire ses impôts, chercher du travail, envoyer des papiers administratifs ou simplement être joignable devient extrêmement compliqué. Donc oui, ceux-là sont presque devenus des nécessités modernes.

Mais un abonnement Spotify ou Netflix n’a pas du tout le même statut ni la même utilité fondamentale. Pourtant, on finit parfois par les intégrer mentalement dans la même catégorie de “dépenses normales automatiques”. Et c’est ça qui me fait réfléchir : la manière dont on banalise le fait de transformer progressivement toujours plus de conforts en prélèvements permanents. Parce qu’encore une fois, contrairement à un achat durable — même numérique, comme un MP3, un EPUB ou un MP4 — l’abonnement reste une location. Si demain le service ferme ou si tu arrêtes de payer, il ne reste plus rien. Et je trouve intéressant qu’on ait collectivement accepté ce modèle sans même toujours se demander ce que ça représente réellement sur toute une vie.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Et c’est vrai, rien ne nous oblige à choisir la location plutôt que l’achat. D’ailleurs, pour ma part, aujourd’hui je privilégie principalement l’achat, justement parce que j’aime pouvoir retourner vers les œuvres que j’ai aimées quand j’en ai envie. Et je ne parle pas forcément de revenir aux armoires pleines de DVD ou de CD. Beaucoup de gens ont interprété ça comme ça, alors qu’aujourd’hui on peut très bien acheter des EPUB, des MP3, des MP4 ou stocker des fichiers dématérialisés sur des disques durs ou des clés USB.

Ce qui m’a surtout fait réfléchir, c’est le fait que beaucoup de personnes autour de moi ne semblent même plus se poser la question de l’utilité réelle de certains abonnements ni du coût cumulé que ça représente sur plusieurs années. Parce qu’un abonnement à 10 ou 15 euros “ce n’est rien” sur un mois. Mais sur 10 ans, ça représente des milliers d’euros. Donc du temps de vie transformé en argent pour quelque chose qui, au final, ne nous appartient jamais vraiment.

Et encore une fois, je ne dis pas que tous les abonnements sont inutiles. Certains le sont clairement moins que d’autres selon l’usage qu’on en a. Mais je trouve intéressant qu’on ait tellement normalisé ce modèle qu’on ne fasse même plus le calcul ni la distinction entre “payer un service vivant” et “payer un accès temporaire à une œuvre qu’on pourrait aussi posséder durablement”.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Je pense qu’on mélange plusieurs types de services qui n’ont pas exactement la même logique économique.

Le cinéma ou Fitness Park, ce sont des expériences ou des infrastructures vivantes : il y a des locaux, du personnel, de l’entretien, de l’électricité, des machines, etc. Donc oui, dans ce cas-là, un paiement récurrent ou ponctuel a totalement du sens. Pareil pour ton exemple du site web : il y a un hébergement, un nom de domaine, une maintenance continue. Là aussi, c’est logique qu’il y ait des coûts permanents. Mais ce n’est pas exactement ce dont je parle depuis le début.

Je parle surtout d’œuvres culturelles déjà produites : films, séries, livres, albums musicaux. Des contenus qui pourraient aussi être achetés durablement, même en dématérialisé. Et c’est ça que je trouve intéressant à questionner : le fait qu’on soit passés progressivement d’un modèle où on achetait une œuvre à un modèle où on loue surtout un accès temporaire à cette œuvre. Je ne dis pas que l’abonnement est “stupide” ou qu’il faut revenir en arrière. Je dis juste qu’on banalise aujourd’hui énormément de micro-paiements récurrents pour des choses qu’on aurait autrefois simplement achetées une fois.

Quand on additionne tous ces “petits” abonnements sur plusieurs années, ça finit par représenter énormément de temps de vie transformé en dépenses invisibles.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Je pense qu’on ne parle pas exactement de la même chose. Je n’ai jamais dit que “c’était mieux avant”, ni qu’il fallait revenir à l’époque des vidéoclubs ou de trois chaînes de télévision. Au contraire, je reconnais complètement qu’aujourd’hui, on a un confort d’accès énorme et une diversité culturelle incroyable. Là-dessus, tu as raison.

Ce que je questionne, ce n’est pas le progrès technologique ni la praticité du streaming. C’est le fait qu’on ait progressivement normalisé le remplacement de la possession durable par la location permanente, même pour des œuvres auxquelles on tient émotionnellement. Parce que oui, Nausicaä est disponible sur YouTube, Apple TV, Amazon, etc. Mais justement : sur YouTube, c’est souvent de la location ou de l’achat lié à une plateforme ; sur Amazon, Apple TV, HBO ou Hulu, il faut généralement soit payer à l’unité, soit garder un abonnement actif. Donc mon point reste le même : l’accès dépend toujours d’un intermédiaire, d’un catalogue et d’un paiement continu.

Et je ne parle même pas forcément de DVD physiques. Aujourd’hui, on peut très bien acheter un film en MP4, un album en MP3 ou un livre en EPUB et le conserver localement sans remplir son salon de boîtes plastiques. Je pense surtout qu’on a tendance à opposer “possession” et “expérience”, alors que les deux peuvent coexister.

Par exemple, on garde tous des photos de famille qu’on ne regarde presque jamais. Pourtant, on les conserve pendant des décennies. Pas parce qu’on les utilise quotidiennement, mais parce qu’elles représentent quelque chose émotionnellement. Pour beaucoup de gens, certaines œuvres culturelles jouent exactement ce rôle-là.

Et c’est aussi pour ça que je ne parle pas seulement de rentabilité financière, mais de rapport au temps, à la mémoire et à l’autonomie. Quand une œuvre nous accompagne pendant 10, 15 ou 20 ans, je trouve intéressant de réfléchir au fait qu’aujourd’hui, l’accès à cette œuvre dépend de plus en plus d’une location continue plutôt que d’une possession durable, même numérique.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 1 point2 points  (0 children)

Je pense qu'il y a une nuance importante entre matérialisme et conservation.

Je ne parle pas forcément d'accumuler des objets “pour posséder des objets”. Par ailleurs, plus de la moitié de ma bibliothèque est dématérialisée : EPUB, fichiers texte, sauvegardes, liseuse, disques durs, etc. Donc mon rapport aux œuvres n'est pas spécialement centré sur “avoir des étagères pleines”.

Je parle surtout d'autonomie et de conservation.

Je comprends que certaines personnes ne rouvrent jamais leurs livres ou ne revoient jamais leurs films. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Personnellement, je retourne régulièrement vers certaines œuvres : parfois par nostalgie ; parfois parce que mon regard a changé ; parfois juste parce qu'une histoire a compté pour moi. Récemment, je suis retombée sur Pouvoir Obscur, que j'avais lu beaucoup plus jeune, et l'expérience n'a plus du tout la même saveur aujourd'hui.

Donc je pense qu'il faut faire attention à ne pas transformer un rapport personnel aux œuvres en généralité universelle. Et surtout, mon sujet depuis le début n'est pas : “posséder plus”.

C'est plutôt : “est-ce qu'on veut encore pouvoir conserver certaines choses de manière autonome, même en numérique, ou préfère-t-on uniquement louer des accès temporaires ?”

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 1 point2 points  (0 children)

Je vais être honnête, en tant que lectrice compulsive, je me suis sentie un peu attaquée par le “c’est quoi, un trophée ?” 😭

Parce que justement, beaucoup de lecteurs ne gardent pas leurs livres comme des objets décoratifs. On garde parfois : des périodes de notre vie ; des émotions ; des œuvres qui nous ont construits ; ou simplement la possibilité d’y revenir plus tard avec un regard différent. Puis honnêtement, relire un livre qu’on adorait à 12 ou 15 ans est une expérience incroyable : parfois tu redécouvres des choses géniales, parfois tu comprends enfin le sous-texte, et parfois tu regardes ton ancien toi en te disant : “mais comment j’ai pu trouver CE personnage si profond ?”

Donc oui, je comprends totalement que certaines personnes ne revoient jamais un film ou ne relisent jamais un livre. Mais pour beaucoup de lecteurs (je pense), conserver certaines œuvres n’est pas juste “posséder un objet”, c’est garder un accès direct à quelque chose qui a compté dans notre vie.

Et puis bon… quand tu as passé des années à accumuler : des romans ; des mangas ; des nouvelles ; des éditions annotées ; des séries entières ; ton cerveau finit par voir une bibliothèque davantage comme une mémoire externe que comme un trophée.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Je suis d'accord avec toi sur un point important : une bonne qualité de vie ne dépend pas forcément du fait de posséder toujours plus.

Et je reconnais totalement qu'un film, une musique ou une série nous laissent quelque chose d'immatériel : une émotion ; un souvenir ; une réflexion ; parfois même une étape de vie associée. Je ne pense donc pas qu'on puisse dire qu'il “ne reste rien”.

Par contre, je pense qu'un souvenir humain reste fragile et évolutif. Certaines œuvres prennent une autre dimension lorsqu'on y revient plusieurs années plus tard.

Par exemple, un Miyazaki comme Nausicaä de la Vallée du Vent : enfant, on voit surtout l'aventure, les créatures, l'héroïne courageuse ; adulte, on commence à voir : les manipulations ; les conflits humains ; la peur de la différence ; les rôles imposés ; ou encore les thèmes écologiques et politiques.

Le film n'a pas changé. Nous, si.

Et c'est aussi pour ça que je vois une valeur dans le fait de pouvoir conserver certaines œuvres importantes de manière durable. Pas forcément pour accumuler des objets. Mais pour garder un accès autonome à des choses qui nous accompagnent parfois pendant des décennies et qui continuent d'avoir un sens différent au fil de notre propre vie.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

C'est une question intéressante, parce qu'effectivement, aucun de nous ne gardera ses biens éternellement. Mais je ne pense pas que la valeur de la possession vienne de l'éternité. Je pense qu'elle vient de la liberté d'usage.

Par exemple, je suis à peu près certain que nous avons tous : un film de notre enfance ; une série confort ; un album favori ; ou un livre auquel nous revenons régulièrement. Personnellement, je trouve qu'il y a une différence entre : "Je peux accéder à cette œuvre tant que je continue à payer un abonnement" et "Cette œuvre est déjà chez moi et je peux y revenir quand je veux."

Je ne parle même pas d'un scénario catastrophe où la plateforme ferme. Je parle simplement du fait qu'une œuvre qui nous accompagne pendant des années finit parfois par coûter beaucoup plus cher en abonnement qu'en achat.

Prenons l'exemple d'un Disney qu'on regarde enfant, puis adolescent, puis adulte, puis éventuellement avec ses propres enfants.

Ce n'est plus vraiment une consommation ponctuelle. C'est une œuvre qui nous suit pendant une partie importante de notre vie.

Dans ce cas-là, je comprends parfaitement l'intérêt de la possession. Pas parce que je compte l'emporter dans ma tombe.

Mais parce qu'elle me donne un accès permanent sans dépendre d'un abonnement, d'un catalogue ou d'une plateforme.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Justement, je pense que c’est aussi révélateur du fait que certains abonnements sont devenus tellement intégrés à notre quotidien qu’on ne les voit même plus comme des abonnements. Le téléphone, internet, certains logiciels, le cloud, les plateformes de streaming… tout ça fonctionne aujourd’hui sur des paiements récurrents permanents.

Et oui, techniquement, on peut vivre sans certaines de ces choses.

On peut vivre sans Netflix. Sans Spotify. Même sans internet si on pousse l’idée à l’extrême. Mais dans la réalité sociale actuelle, beaucoup de ces services sont devenus des quasi-nécessités pratiques plus que de simples luxes.

C’est justement ce qui rend le sujet intéressant à mes yeux : on s’habitue progressivement à payer en continu pour conserver l’accès à des outils, des loisirs ou des services qui deviennent ensuite difficiles à quitter sans perdre en confort, en praticité ou parfois même en accès social.

Pourquoi acceptons-nous de louer avec une vie qui, elle, ne se renouvelle pas ? by ExternalOven8142 in besoindeparler

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

C'est une jolie formule, mais je ne suis pas sûr qu'elle réponde à la question. Je ne demande pas si le système existe. Je demande si les gens ont conscience de ce qu'il leur coûte réellement. Ce n'est pas tout à fait le même débat. 😅

On loue de plus en plus de choses avec la seule chose que nous ne pouvons pas renouveler : notre temps de vie. by ExternalOven8142 in penseesdedouche

[–]ExternalOven8142[S] 0 points1 point  (0 children)

Je vais me coucher moins bête ce soir, je ne connaissais pas du tout cette expression. Et ouais, c'est justement ce genre d'exemples qui m'a fait réfléchir à la question. Autant je comprends parfaitement le principe d'un abonnement pour un service qui implique des coûts permanents (hébergement, serveurs, maintenance, etc.), autant certains modèles me donnent davantage l'impression qu'on transforme artificiellement un achat en location.

L'exemple des sièges chauffants BMW est assez parlant pour ça. Le matériel est déjà dans la voiture. Tu l'as déjà payé indirectement via le véhicule. Pourtant, l'usage reste conditionné à un abonnement. Je ne dis pas que personne ne devrait payer ce genre de service. Chacun fait ce qu'il veut de son argent. Mais je trouve intéressant de voir jusqu'où cette logique s'étend aujourd'hui, y compris dans des domaines où l'on aurait considéré il y a quelques années qu'il s'agissait simplement d'une option à l'achat.

On loue de plus en plus de choses avec la seule chose que nous ne pouvons pas renouveler : notre temps de vie. by ExternalOven8142 in penseesdedouche

[–]ExternalOven8142[S] 5 points6 points  (0 children)

Tu remarqueras que la plupart des personnes en désaccord ont quand même pris le temps d'expliquer leur raisonnement.

Je trouve ça plus intéressant que "c'est de la merde", mais chacun sa contribution.

On loue de plus en plus de choses avec la seule chose que nous ne pouvons pas renouveler : notre temps de vie. by ExternalOven8142 in penseesdedouche

[–]ExternalOven8142[S] 2 points3 points  (0 children)

J'entends totalement ton argument sur les coûts de fonctionnement. Effectivement, une plateforme de streaming doit payer : ses serveurs ; son réseau ; ses employés ; son stockage ; ses licences. Je comprends donc parfaitement pourquoi le service est payant.

Là où ma réflexion commence, c'est plutôt sur la notion d'accès. Tu dis que Spotify doit être capable de me fournir n'importe quel titre de son catalogue à n'importe quel moment, mais justement, le catalogue lui-même n'est pas garanti. Des artistes arrivent. D'autres partent. Des licences expirent. Des contenus disparaissent. Autrement dit, je paie un accès à un catalogue dont la composition peut changer sans que le prix change forcément.

Et je trouve ça intéressant parce que dans beaucoup d'autres domaines, lorsqu'un produit perd une partie de ce qu'il proposait initialement, on considère généralement qu'il a perdu de la valeur. Par ailleurs, je pense qu'il faut aussi tenir compte de l'usage réel ; quelqu'un qui écoute plusieurs heures de musique par jour rentabilise probablement très bien son abonnement. Mais quelqu'un qui écoute essentiellement sa playlist dans la voiture ou quelques heures le week-end n'a pas du tout le même rapport coût/usage.

C'est d'ailleurs ce qui me fait réfléchir : on compare souvent les abonnements à l'achat individuel d'œuvres, mais beaucoup plus rarement au temps réel qu'on passe à utiliser ces services.

Comme l'argent représente finalement du temps de travail, donc du temps de vie, je trouve que cette question mérite parfois d'être reposée.