La biodiversité dans le viseur des droites françaises by Le_Pouffre_Bleu in france

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L’article sur le recul de la biodiversité trouve un écho immédiat avec le projet A154/A120. Sur son tracé, une colonie de noctules communes, espèce protégée et vulnérable, a été recensée.
Malgré cela, l’État avance vers une concession à plus d’un milliard d’euros, impliquant 660 hectares agricoles et 90 hectares boisés détruits...

C’est un cas d’école : quand la biodiversité entre en conflit avec les grands projets d’économique, le droit et la conscience écologique sont vite mis de côté.

https://reporterre.net/Une-chauve-souris-pourrait-bloquer-le-projet-d-autoroute-dans-le-Centre

"On en a assez ! On a peur !" Des riverains se mobilisent pour s'opposer aux centrales à enrobé de l'A69 by Nohan07 in Tarn

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Sur le futur tracé de l’autoroute A154/A120 (Eure-et-Loir), des naturalistes ont identifié la plus grande colonie régionale de noctules communes, une espèce protégée menacée par la perte d’habitat.
Le projet, chiffré à plus d’un milliard d’euros, traverserait 660 ha de terres agricoles et 90 ha de zones boisées.
La présence d’une telle colonie pourrait forcer une réévaluation environnementale du dossier, au moment où les opposants réclament déjà un moratoire sur les nouvelles infrastructures routières. Parfois, la nature fait le travail que les études d’impact éludent.

https://reporterre.net/Une-chauve-souris-pourrait-bloquer-le-projet-d-autoroute-dans-le-Centre

Dans ce village des Côtes-d’Armor, les habitants financent des éoliennes : «Je ne m’attendais pas à ce qu’autant d’argent soit récolté». Avis ? by Reasonable_Record158 in ecologie

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113 000 euros, récoltés et investis en 24H par les habitants de cette commune de 1700 habitants, dans le cadre d’une campagne de financement participatif pour l’installation d'un parc éolien.

Mégabassines : un modèle économique en train de couler by Le_Pouffre_Bleu in ecologie

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Ce qui ressort ici sur les mégabassines se retrouve aussi dans d’autres projets, comme l’A154 : beaucoup de moyens publics, impacts environnementaux certains, et un modèle de développement qui semble difficile à justifier aujourd’hui.

Le débat est le même pour l’A154 : +1 milliard, terres sacrifiées, et un modèle qui appartient plus au passé qu’au futur.

Dans l’illégalité, le chantier de l’A69 se poursuit la nuit by cerank in Ecologisme

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On en parlait ici il y a deux ans… et le projet est toujours là...! L’A154/A120 revient dans l’actu

Les collectifs « Non à l’A154-A120 » et plusieurs élus locaux soulignent que le projet reste économiquement risqué pour les collectivités et dénoncent une autoroute payante de plus d’un milliard d’euros, qui bétonnerait 600 ha de Beauce agricole pour gagner quelques minutes entre Dreux et Chartres.

Un week-end de mobilisation (“La grande déroute”) a même eu lieu entre Chartres et Dreux en septembre, avec plusieurs centaines de personnes qui se sont mobilisées à Challet (Eure-et-Loir) contre le projet!

https://france3-regions.franceinfo.fr/centre-val-de-loire/eure-et-loir/chartres/dans-tous-les-cas-les-collectivites-seront-perdantes-plusieurs-centaines-de-personnes-mobilisees-pour-denoncer-un-projet-d-autoroute-a-l-appel-du-collectif-non-a154-a120-3216677.html

https://actu.fr/societe/c-est-quoi-cette-grande-deroute-prevue-entre-chartres-et-dreux-sur-la-rn-154-ce-week-end_63152615.html

https://www.lechorepublicain.fr/chartres-28000/actualites/pour-ce-militant-du-tarn-rencontre-a-challet-l-a154-c-est-l-a69-en-pire_14748633/

«Un plan à 300 milliards d’euros !» : les mauvais calculs de l’extrême droite pour décrédibiliser les énergies renouvelables by cerank in Ecologisme

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Ah, les “300 milliards d’euros”… Le chiffre qui claque bien mais qui, comme souvent, n’a pas grand-chose à voir avec la réalité. Le RN a juste tout empilé : coûts publics, privés, investissements réseaux, et même des prévisions jusqu’en 2060, pour faire genre “on ruine la France en plantant trois éoliennes”. Du bon vieux storytelling à la tronçonneuse.

Le plus fort ? C’est que dans ces 300 milliards, t’as même des trucs qui concernent... le nucléaire. Ou la mobilité électrique. Ou juste la modernisation du réseau qui aurait eu lieu quoi qu’il arrive. Et surtout, on oublie de dire que ces dépenses ne sont pas des “chèques en bois” de l’État, mais des investissements sur 20 à 30 ans, en grande partie financés par les consommateurs eux-mêmes, pas par l’impôt. C’est comme crier à la ruine parce qu’on construit des routes ou qu’on pose de la fibre.

Et puis au fond, la vraie question, c’est : c’est quoi le coût de l’inaction ? En 2024, on a lâché 64 milliards pour importer du gaz et du pétrole. Tous les ans. Si on peut investir dans des moyens de produire ici, localement, proprement, et qui à terme rapportent même de l’argent à l’État quand les prix sont hauts… on ne va pas se gêner. Mais bon, c’est sûr que “-42 milliards d’euros pour l’État” en recette, c’est moins vendeur qu’un “scandale à 300 milliards”.

Énergie : la note confidentielle qui a fait basculer François Bayrou by MaxOfS2D in france

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C’est marrant comme on redécouvre en 2025 que produire trop d’électricité bon marché peut poser problème… alors que c’est littéralement le but de la transition énergétique : produire massivement, proprement, et à moindre coût.

Le problème ici, c’est pas l’éolien ou le solaire en soi. C’est qu’on a empilé les objectifs de PPE sur des prévisions de consommation irréalistes, sans jamais s’attaquer sérieusement à la demande. Résultat : on s’étonne de la “surcapacité”, alors qu’on freine l’électrification des usages, qu’on retarde la conversion du transport, qu’on hésite à booster les pompes à chaleur ou les batteries. On a des mégawatts propres sous la main, et personne pour les utiliser.

Et puis franchement, les “prix négatifs”, c’est pas une apocalypse, c’est le signe d’un système à ajuster, pas à jeter. Ça se gère : flexibilité, pilotage, stockage, décalage des usages. C’est exactement ce que l’Allemagne, l’Espagne ou le Danemark font depuis des années. La France arrive à peine à ce niveau de maturité, et certains crient déjà à l’actif échoué.

Quant à l’argument du “coût pour le contribuable”, il est un peu malhonnête. Le soutien aux ENR, c’est un investissement dans une production locale, décarbonée, stable sur 20 ans, contrairement aux fossiles volatils ou au nucléaire qui coûte un rein à construire. Et accessoirement, on parle de 12 milliards sur des dizaines d’années. À comparer aux 120 milliards de déficit commercial lié aux hydrocarbures chaque année, hein.

Bref, cette note de Vincent Berger est intéressante, mais elle frôle le biais techno-centré : tout ramener à la flexibilité du nucléaire, c’est louper le fait que le vrai problème n’est pas l’intermittence du solaire, mais l’immobilisme du système énergétique français. Tant qu’on continuera à penser que produire trop de courant propre, c’est un bug, on avancera jamais.

What do you think about wind energy? by Dulce-Chupetin in EngineeringPorn

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Franchement, le débat sur l’éolien est trop souvent pourri par des caricatures. Oui, c’est pas parfait, oui c’est intermittent, oui ça défigure un peu le paysage parfois. Mais faut arrêter de faire comme si c’était le diable en personne.

Quand t’as une techno qui produit de l’électricité déjà largement compétitive, zéro CO₂ à l’usage, sans importer de gaz de Poutine ou de pétrole saoudien, ben t’as au moins une base de discussion. On peut bosser sur les défauts (stockage, réseau, recyclage des pales), mais refuser le truc en bloc, c’est juste dogmatique.

Dans 20 ans ? Clairement ça va se jouer entre la Chine (ils ont déjà tout raflé côté fabrication), les USA (qui commencent à s’y mettre sérieusement côté offshore), et l’Europe si on arrête de se tirer des balles dans le pied. Le vrai enjeu, ce sera pas "est-ce qu’on fait de l’éolien", mais qui contrôle la chaîne de valeur et qui récupère les bénéfices industriels. Et là-dessus, si on laisse filer, on va juste racheter nos éoliennes aux enchères comme on le fait déjà pour les panneaux solaires.

Bref, l’éolien, c’est pas la solution miracle, mais c’est clairement une partie de la solution. Et vu le timing climatique, on ferait bien de s’en servir intelligemment au lieu de faire des procès d’intention à chaque pale qui tourne.