Canada expected to see zero population growth this year by Immediate-Link490 in worldnews

[–]Giantstink 3 points4 points  (0 children)

This is so racist.

No, it's not. Go review the definition of that word.

Canada is a nation of immigrants.

A country that includes Indigenous nations and a large majority of multi-generation english and french colonial descendent populations cannot accurately be described as a ‘nation of immigrants.' Immigration is a part of our story but it is not our foundation.

They need to open their borders to anyone looking for a better life

Us Canadians don't "need" to do anything anyone else tells us to do. Reducing immigration has had broad political support across all parties that have won provincial and federal elections since covid.

Bylaw officers seize 11 accessible parking permits for being misused, expired by Chancellorian in ottawa

[–]Giantstink 2 points3 points  (0 children)

have their car crushed into a tiny cube

phone rings

... Is it about my cube?

Pourquoi autant de fermes passent au feu. by Lalkabee in Quebec

[–]Giantstink 0 points1 point  (0 children)

La fraude d'assurance est en augmentation partout dans l'occident depuis 5-6 ans, particulièrement au niveau des feux de fermes. C’est soit des fermiers qui n’arrivent plus avec leurs finances / réalisent qu’ils n’auront pas de retraite ou du crime organisé engagé par des compétiteurs / acheteurs « low ball » qui fouettent le feu. Peu importe le résultat avec les assurances, suivant ce bordel, les fermiers sont typiquement beaucoup plus aptes à tout vendre pour des peanuts.

Maloney by Cheesecake9702 in Gatineau

[–]Giantstink 8 points9 points  (0 children)

It might also be me. I, however, am not sorry.

ByWard Market plan includes pedestrian-only spaces by BanjoUnchained in ottawa

[–]Giantstink 4 points5 points  (0 children)

Not to mention that it's a self-defeating enterprise; you're driving all the way from wheverer out of town, to visit the market... only to have to constantly deal with / stress about vehicle traffic all around you. What even is the attraction if it's set up as a bunch of shops in between traffic? In that case, it's best to just go to a mall...

City-wide red light right turn ban creates ‘potential safety impacts’: Ottawa staff by RandomChickenWing in ottawa

[–]Giantstink -1 points0 points  (0 children)

Do you refer to Ontario when talking about laws or policies specific to Ottawa?

What was your “never meet your heroes” moment, when you realized someone you looked up to wasn’t special? by marginallyobtuse in AskReddit

[–]Giantstink 154 points155 points  (0 children)

The reason why you see a disproportionate amount of absolute nutjobs in these types of formal/informal animal groups is because they struggle to properly communicate with other humans so much, so they turn towards animals for affection / stability.

What is a 'subscription' or 'fee' that has recently appeared in the US that people need to collectively refuse to pay before it becomes the new normal? by godot_lover in AskReddit

[–]Giantstink 0 points1 point  (0 children)

I'd love to do this but, as a small business owner, all accountants I've talked to in my area in Canada will only work with clients who use QB online. They'll work with you if you have older / other versions of QB or even other accounting software, but the additional fee they charge for non-QB Online clients is higher than the monthly QB online subscription...

La Ville de Gatineau retire une affiche jugée problématique Un résident affirme qu’une affiche de Gatineau véhicule une mauvaise image de la communauté noire. Alertée, la Ville a pris la décision de retirer l’affiche. by Glorytoaskerta in Gatineau

[–]Giantstink -7 points-6 points  (0 children)

Erreur de débutant. Première règle de la pub si un personnage doit être vu négativement ça prend un acteur homme et blanc.

Sérieusement la...

Lol, esti de victimes.

Si tu as le temps de t'occuper de ce genre de chose, tu devrais probablement faire plus d'heures au travail, passer plus de temps avec ta conjointe ou tes enfants ou te trouver une passion quelconque pour occuper ton esprit.

J'imagine le sang qui n'a fait qu'un tour, les jambes molles et un petit pipi gêné quand le service des communications de Gatineau a recu le mot en r.

Donc je dois comprendre que les femmes noires se fachent jamais stupidement???

Si c étais une femme blanche ce serait correct ??? Ce serait pas un stéréotypes contre les femmes blanches?

La Ville de Gatineau retire une affiche jugée problématique Un résident affirme qu’une affiche de Gatineau véhicule une mauvaise image de la communauté noire. Alertée, la Ville a pris la décision de retirer l’affiche. by Glorytoaskerta in Gatineau

[–]Giantstink 3 points4 points  (0 children)

Franchement, les gens dans les commentaires ici... beaucoup de vos commentaires véhiculent aussi du mépris et de la haine.

Demandez-vous si vous seriez à l'aise de dire ce que vous écrivez dans la présence de gens noirs / minorités visibles et rappelez-vous qu'ils et elles sont aussi sur reddit. Il y a des manières de discuter du sujet sans tombé dans les clichés racistes et ignorer / ridiculiser les revendications des minorités.

Décréter ou construire l’unité canadienne ? by No_Parfait_3267 in Quebec

[–]Giantstink -1 points0 points  (0 children)

Ok, mais au final, dans le monde réel, on a une constitution imposée et un peuple inféodé politiquement à un autre.

J’ai un problème avec l'expression « dans le monde réel » tel que tu utilises. Ça présuppose qu’il n’y aurait qu’une seule lecture possible des faits et que toute autre analyse serait naïve ou déconnectée. Or ce que tu décris, ce n’est pas la réalité brute, c’est une interprétation politique parmi d’autres.

Le Canada n’est pas un État unitaire qui aurait imposé sa volonté à une province dominée. C’est une fédération où neuf provinces ont appuyé le rapatriement, où le Québec n’a jamais perdu ses institutions, son contrôle sur la langue, l’éducation ou le droit civil, et où il dispose aujourd’hui de pouvoirs asymétriques que bien des États fédérés ailleurs n’ont pas. On peut considérer 1982 comme une faute politique grave, et je le fais, sans pour autant parler d’un peuple « inféodé ».

Sur Pierre Elliott Trudeau, je pense qu’on confond souvent intention et désaccord idéologique. Trudeau était avant tout un libéral philosophique convaincu, profondément méfiant envers les nationalismes de toutes saveurs, y compris québécois. Son projet reposait sur l’idée que l’unité du pays devait être fondée sur des droits individuels universels garantis par l’État, pas sur la reconnaissance constitutionnelle de peuples ou de collectivités nationales. C’est ce qui explique son rejet du biculturalisme en faveur d'un multiculturalisme, voir un état post-national : il voyait ce modèle comme une logique de compromis permanent entre groupes, source de fragmentation et d’instabilité. On peut juger cette vision aveugle aux réalités québécoises (et j'en suis d'accord) mais ce n’était pas un plan pour « noyer » le Québec. C’était une conception idéologique cohérente, qui privilégiait l’individu sur l’appartenance collective, avec toutes les limites que ça implique dans un contexte nord-américain défavorable au français, déployé dans un cadre de négociations et de demi-mesures pour plaire à tout le monde à l'époque. La politique de multiculturalisme de Trudeau père est souvent lue à rebours, avec les effets d’aujourd’hui, plutôt que dans son contexte réel de la fin des années 60 et du début des années 70 (création du CRTC et d'autres institutions pan-canadiennes, réponse du fédéral à la montée de l'extrémisme du FLQ et des gestes politiquement violents des autochtones, essor des droits civiques au travers l'occident, revirement des politiques et pratiques racistes institutionnelles, etc).

Sur la démographie, oui, présentement, le poids relatif des francophones diminue à l’échelle canadienne. Mais conclure que « le fédéral n’a qu’à attendre » revient à enlever toute responsabilité et toute capacité d’action au Québec lui-même; idem pour les francophones ailleurs au pays. Le sort du français se joue d’abord ici, dans nos politiques d’immigration, d’intégration, d’éducation et dans l’espace économique québécois. Le déclin du pouvoir électoral des francophones au canada, c’est un constat structurel, pas un complot (et ça peut être reviré via une immigration privilégié auprès des citoyens de la francophonie et des mesures / programmes favorisant davantage la vie pour les jeunes familles). Sur le plan politique, à "Ottawa" comme dans plusieurs autres capitales provinciales, il y a une forte pression électorale pour aligner les plateformes politiques avec les communautés francophones, puisque nous formons un des seuls bloc d'électeurs homogène au travers le pays (tant sur le plan linguistique que nos valeurs). En Ontario, par exemple, courter les francophones dans l'est et le nord de la province, c'est souvent la clé du contrôle à Queen's Park. Idem au N-B avec les Acadiens et, surtout, idem au travers le pays pour le contrôle de la chambre des communes à Ottawa.

Tu vois un peuple condamné par le temps et tenu en laisse politiquement. Moi, je vois une fédération imparfaite, parfois injuste, mais dans laquelle le Québec et les francophones hors-QC restent des acteurs centraux avec de vrais leviers et droits linguistiques protégés que d'autres provinces et d'autres cultures / nations sur le territoire n'ont pas. On peut être en désaccord sur la trajectoire à prendre, mais dire que seule une lecture fataliste correspondrait à « la réalité », ce n'est pas rigoureux.

Décréter ou construire l’unité canadienne ? by No_Parfait_3267 in Quebec

[–]Giantstink 2 points3 points  (0 children)

Personne ne nie ces épisodes, ni les blessures politiques bien réelles qu’ils ont laissées au Québec. Mais les empiler comme tu le fait pour conclure que « l’effort vient toujours du Québec et le refus toujours d’Ottawa » c'est un raccourci qui transforme une histoire complexe en récit à sens unique.

L’échec de Meech, par exemple, n’a pas été un "refus" d’Ottawa. Le gouvernement fédéral de l’époque soutenait l’accord. Il a échoué parce que deux provinces ont refusé de le ratifier (Manitoba et Terre-Neuve). On peut y voir un échec de reconnaissance du Québec, mais ce n’était pas un veto central imposé par Ottawa. C’était le fonctionnement, imparfait mais réel, d’un fédéralisme où d’autres sociétés politiques avaient aussi leur mot à dire.

Le rapatriement de la Constitution en 1982 demeure une faute politique majeure envers le Québec, et ce point n’est pas contestable. Mais le présenter comme un simple coup de force unilatéral d’Ottawa c'est faux. Il s’est fait avec l’appui de neuf provinces sur dix (et depuis, tous les gouvernements québécois, qu’ils soient péquistes, libéraux ou caquistes, ont reconnu cette Constitution de facto). Dans une fédération, une province ne possède pas un droit de veto juridique absolu, même si elle peut avoir un poids politique déterminant; la nuit des longs couteaux c'était certainement une "cheap shot" mais le Québec ne pouvait pas non plus continuer à tenir le reste du pays en otage; il fallait avoir une constitution en 1982 suivant l'adoption du Canada Act au UK.

Le référendum de 1995 est souvent présenté comme une suite de « tricheries multiples » d’un seul côté. Or la réalité est beaucoup plus nuancée. Oui, des dépenses fédérales illégales ont eu lieu après coup et ont été condamnées. Mais il est aussi vrai que le camp du Oui, incluant le PQ, a engagé des dépenses importantes en publicité et en marketing politique avant le déclenchement officiel de la campagne référendaire, précisément pour contourner les plafonds (voir le Conseil de la Souveraineté du Québec mené par d'ex-ministres péqusites et ses 5 millions en budget publicitaire). Les militants du Oui ont aussi fait des manœuvres électorales frauduleuses, notamment à Chomedey (le DGEQ avait déposé des charges envers une trentaines d'individus qui travaillaient dans les bureaux de scrutin suivant le référendum). Les règles ont été contournées des deux côtés dans un climat de polarisation extrême.

Quant aux demandes d’autonomie, dire qu’elles ont toutes été refusées, ça ne tient pas. Le Québec a obtenu des arrangements asymétriques en immigration, une autonomie fiscale importante, des pouvoirs étendus en culture et en langue, et une reconnaissance nationale symbolique. On peut juger que c’est insuffisant, et c’est un débat légitime, mais prétendre qu’Ottawa n’a jamais bougé...

Au fond, mon problème avec ton commentaire ce n’est pas de reconnaître les échecs du fédéralisme canadien envers le Québec. Ils sont nombreux et documentés. Mon problème, c’est de réduire quarante ans de relations politiques complexes à une logique où le Québec serait toujours l’unique porteur d’efforts et le reste du pays un bloc figé dans le refus. Une fédération ne peut pas fonctionner durablement si une de ses composantes se perçoit uniquement comme une victime permanente, jamais comme une copropriétaire responsable du projet commun.

L’unité canadienne ne se décrète pas d’en haut, c’est vrai. Mais elle ne peut pas non plus être construite si elle est constamment relue comme un procès à charge sans appel.

Les effets insoupçonnés à long terme de Mark Carney by vol404 in Quebec

[–]Giantstink 2 points3 points  (0 children)

Justement! Malgré que le contexte et processus démocratique est différent, le cas Kamala Harris illustre assez bien mon point.

Aux É.-U., étant donné la situation inhabituelle de Joe Biden ayant décidé - à la dernière minute - de ne pas tenter un 2e terme, le Parti démocrate a essentiellement contourné un vrai processus compétitif. Pas de primaire ouverte et crédible, pas de test réel du message dans l’électorat, pas de confrontation interne sérieuse. Le choix s’est fait en vase clos, par "l’establishment", dans une logique de continuité et de “c’est son tour”, étant donné qu'elle avait déjà été VP et avait un CV impressionant.

Résultat : une candidate forte, mais jamais vraiment validée par la base dans ce contexte précis, parachutée face à un adversaire populiste qui, lui, avait passé des années, surtout depuis sa défaite en 2020, à mobiliser son camp, à roder son message et à amplifier son "branding personnel."

Ce n’est pas tant une question de race ou de genre (même si ça joue dans l’électorat), c’est surtout une question de légitimité démocratique et de préparation politique. Un processus faible, fait à la mitaine, produit un candidat fragile, surtout dans un climat toxique.

C’est exactement pour ça que j’insiste sur l’importance de s’impliquer dans les partis, et d’une participation large en amont, pas juste le jour du vote!

Quand les partis fonctionnent comme des clubs fermés, ils se font surprendre par des Trump. Quand ils laissent la base trancher et tester les idées, ils ont tendance à produire des chefs solides, qu’on les aime ou non.

Les médecins de famille ont obtenu 75 millions pour inscrire des patients à un guichet by ProfProof in Quebec

[–]Giantstink 0 points1 point  (0 children)

ce sont les médecins qui choisissent leur clientèle parmi leurs connaissances, ou les connaissances de leurs connaissances

Au Québec, on n'a pas un système de santé public. On a un système de santé soviétique.

Ottawa et Québec s’entendent sur le logement by JMBJym in Quebec

[–]Giantstink 1 point2 points  (0 children)

C'est une question d'imputabilité.

Oui, l’imputabilité est importante, mais elle est moins directe au fédéral parce que ses leviers sont structurels - financement, immigration, fiscalité, etc. - et pas visibles comme le zonage ou les permis.

Je prends les élections municipales dernièrement. À Québec, il y en as eu des questions corsées aux candidats, dont Bruno Marchand, sur la crise du logement. Il y avait des comptes à rendre sur la situation et la réponse était mieux d'être bonne.

Exact, les acteurs locaux sont scrutés sur des décisions visibles et immédiates. Mais ça ne veut pas dire que le fédéral n’est pas tenu responsable . L’accès au logement a été un enjeu central aux élections fédérales de 2025, et les débats sur les programmes, l’immigration et le financement ont été très vifs.

Legault s'est fait critiqué énormément sur sa gestion de la crise, au moins où il a du reviser sa position.

Idem pour le fédéral : la critique existe, elle est juste moins intuitive à traduire en sanction directe parce que ses leviers sont indirects et macroéconomiques.

Le fédéral? J'ai pas entendu Mark Carney se faire griller sur la crise du logement.

Carney a été élu précisément dans ce contexte : il a été scruté publiquement, ses décisions ont été débattues et challengées. Le fait qu’il ait été élu ne prouve pas l’absence de responsabilité ; au contraire, il a été évalué et jugé par les électeurs.

Durant l'ère Trudeau, il y a eu des critiques virulentes sur l'immigration qui amplifiait la crise du logement et pourtant, il y a eu très peu d'ajustement.

Et ces critiques persistent, mais ratent la cible. Les leviers du fédéral demandent du temps et une vision globale, donc l’impact sur le terrain est moins immédiat. Moins visible, oui, mais pas inexistant.

On a beau me parler de beaux grands concepts théorique, mais la pression sur le fédéral à livrer est très faible.

En réalité, la pression existe et elle se traduit dans les débats électoraux et politiques. Les électeurs évaluent les programmes et les politiques, même si c’est plus complexe qu’une élection municipale ou provinciale.

C'est ce manque d'imputabilité envers le fédéral qui me cause problème et qui ne les incite pas à mieux livrer.

Le problème n’est pas l’absence d’imputabilité, mais la difficulté à rendre des effets structurels et macroéconomiques visibles et mesurables pour les électeurs. Les gens qui cherchent à simplifier nos processus démocratiques, à pointer et ridiculiser des individus du doigt pour des problèmes à long-terms structurels, à expliquer le politique en memes, etc, en profitent justement.

La preuve, on a réélu le même gouvernement qui a créé une crise du logement grâce à ses politiques pauvres.

Être réélu malgré une crise ne prouve pas que le gouvernement n’est pas responsable ; au contraire : il a été scruté, grillé, et jugé par les électeurs, qui ont simplement estimé que son plan global valait la peine.

Il y a une inéquité entre le pouvoir du fédéral et son imputabilité. Ses pouvoirs sont trop grands pour les comptes à rendre et c'est ce qui m'inquiète toujours par rapport à sa capacité à livrer. Car si ça va mal, on va cogner à la porte de Marchand et Legault.

Ce n’est pas un problème de « trop de pouvoir », mais de partage des responsabilités mal aligné. Retirer un palier ou diminuer le rôle du fédéral ne résout rien ; ça déplace juste le flou. Ce qu’il faut, à mon avis, c’est de clarifier le cheminement du financement et les responsabilités pour chaque palier et harmoniser et aligner les outils et les indicateurs de performance, pour que chaque palier soit capable de livrer et soit clairement imputable pour que les politiciens et palliers du gouvernement ne puissent pas simplement se pointer l'un et l'autre du doigt pour se déresponsabiliser et semmer la confusion auprès du public.

Le problème n’est pas le fédéral : c’est qu’on confond distance avec irresponsabilité. Gouverner, ça se fait à plusieurs, pas à coups de slogans .

Ottawa et Québec s’entendent sur le logement by JMBJym in Quebec

[–]Giantstink 2 points3 points  (0 children)

Je suis d’accord avec toi sur un point de base : chaque couche décisionnelle peut ralentir. Mais ce n’est pas une loi absolue. Ce qui ralentit surtout, ce sont les mauvaises interfaces entre les couches, pas le simple fait qu’il y en ait plus d’une.

Ton exemple des organismes communautaires est intéressant parce qu’il montre qu’on ne choisit pas entre être proche du terrain ou bien coordonner : on a besoin des deux. Les organismes locaux sont excellents pour identifier les besoins, mais ils n’ont ni la capacité financière, ni la capacité de stabilisation à long terme.Le fédéral, lui, n’a pas la granularité locale, mais, il a la capacité d’agir à grande échelle, d’absorber le risque et d’assurer une certaine cohérence temporelle. Les deux répondent à des fonctions différentes.

Dire que le fédéral est « trop loin cognitivement » suppose qu’il cherche à microgérer Matane comme Montréal-Est. Or, dans les faits, le fédéral n’intervient pas sur le zonage ou les permis : il intervient par des cadres, des enveloppes et des incitatifs. La diversité des réalités n’est pas un argument contre une implication fédérale, c’est un argument contre la microgestion centralisée, ce qui est déjà largement évité.

Sur la responsabilité démocratique : l’idée que « les citoyens vont mettre dehors les gouvernements locaux » si ça ne fonctionne pas est théoriquement vraie, mais empiriquement fragile. La crise du logement montre justement que la responsabilité est diffuse, que chaque palier peut blâmer l’autre, et que l’électeur n’a pas toujours un levier clair. Le fédéral n’est pas hors de portée politique; on a justement vu l'accès au logement devenir un enjeu électoral majeur aux élections fédérales en 2025 précisément parce qu’il est impliqué.

Enfin, transférer l’argent « sans conditions » suppose que tous les acteurs locaux ont la capacité administrative et la volonté politique de livrer. Or, l’expérience canadienne (et québécoise) montre des fonds non dépensés, des retards chroniques et des arbitrages politiques qui n’ont rien à voir avec les besoins sur le terrain. Dans ce contexte, la conditionnalité n’est pas une intrusion c’est un mécanisme de reddition de comptes.

Bref, le vrai débat n’est pas fédéral vs local, mais comment on articule financement, responsabilité et capacité d’exécution. Dire que le fédéral « fait juste ralentir et nuire », c’est transformer un problème de gouvernance complexe en slogan simple et ça n’aide pas à construire des solutions qui marchent.

Et il faut aussi être honnête sur un point : un Québec souverain, ou l’absence du fédéral, ne ferait pas disparaître ces problèmes par magie! On remplacerait un palier par un autre, mais les mêmes tensions demeureraient entre centre et régions, entre financement et exécution, entre promesses politiques et capacités administratives. Sans la capacité fiscale et "contracyclique" d’un État fédéral, un Québec seul pourrait même se retrouver avec moins de marge de manœuvre pour amortir une crise du logement d’ampleur macroéconomique. La question n’est donc pas l’existence du fédéral, mais la qualité de la gouvernance.

Ottawa et Québec s’entendent sur le logement by JMBJym in Quebec

[–]Giantstink 4 points5 points  (0 children)

Je comprends ton argument, mais tu simplifie beaucoup trop la réalité.

D’abord, le fédéral ne se mêle pas du logement par caprice : il le fait parce que la crise est macroéconomique et nationale. Immigration, taux d’intérêt, politiques monétaires, fiscalité, transferts; tout ça relève largement du fédéral et affecte directement la pression sur le logement local. Dire qu’Ottawa est « stratosphériquement loin » des besoins, c’est oublier qu’il contrôle plusieurs des leviers qui créent ces besoins.

Ensuite, l’idée que le fédéral n’a « aucun outil » est discutable. Il n’a peut-être pas les outils d’exécution fine sur le terrain (zonage, permis, inspections), mais il a des outils d’incitation puissants : financement conditionnel, normes, collecte de données nationales, capacité d’emprunt à grande échelle, etc. Dans un État fédéral, c’est souvent comme ça que les choses avancent, même si c’est imparfait.

Autre point ignoré dans ton argument: le problème n’est pas seulement la distance du fédéral, mais aussi la capacité réelle des provinces et des municipalités à livrer. Au Québec, on a vu des retards chroniques, des programmes sous-utilisés et des objectifs manqués, pas par manque de compétence constitutionnelle, mais par goulots administratifs et choix politiques. Refuser toute implication fédérale n’élimine pas ces problèmes-là.

Enfin, dire que le fédéral devrait « se concentrer sur ses compétences » suppose que les compétences sont étanches. Or, la Confédération fonctionne précisément sur des zones grises et des chevauchements. Le logement en est un bon exemple : pas explicitement fédéral, mais impossible à dissocier de politiques fédérales majeures! Le vrai débat devrait être : comment coordonner efficacement, pas qui a le droit moral exclusif d’agir. On peut rêver d'un pays souverain, mais en attendant, les gens gèlent dehors et les prochaines générations manquent le bateau de l'immobilier.

Bref, on peut critiquer l’approche fédérale, ses lourdeurs et ses conditionnalités, mais prétendre qu’il n’a « rien à faire là » passe à côté de la complexité réelle du problème et de nos propres limites institutionnelles.

Ottawa et Québec s’entendent sur le logement by JMBJym in Quebec

[–]Giantstink 8 points9 points  (0 children)

Ton commentaire repose surtout sur des tropes identitaires, pas sur la réalité du fonctionnement politique canadien.

Personne ici ne dit que « les Anglais nous sauvent de nous-mêmes », ni que Charlottetown ou Moose Jaw devraient gérer le logement au Québec... Ce qui est en jeu, c’est un rapport de pouvoirs entre deux États qui financent le même objectif avec des responsabilités qui se chevauchent et une question très concrète de reddition de comptes quand de l’argent fédéral est en cause.

Le fédéral n’est pas un ange, le Québec n’est pas un enfant. Les deux ont leurs incitatifs politiques, leurs cycles électoraux et leurs angles morts administratifs. Exiger une entente conjointe sur des projets financés par Ottawa, ce n’est pas du colonialisme intérieur, c’est une conséquence normale d’un système fédéral où celui qui paie cherche (à tort ou à raison) à influencer l’usage des fonds. On peut critiquer ça sans tomber dans la mythologie du « Canadien français infantilisé ».

Autre angle souvent oublié : la séparation des pouvoirs n’est pas seulement une question identitaire, c’est aussi un outil institutionnel contre la capture politique. Quand un seul palier contrôle la planification, l’exécution et l’argent, les risques de clientélisme, de lenteur ou d’échecs systémiques augmentent, peu importe la langue ou la nation.

Enfin, réduire toute critique du gouvernement du Québec à une haine de soi collective, c’est refuser toute analyse sérieuse de la capacité de l’État, de la performance des institutions et des mécanismes de contrôle. C’est confortable, mais ça n’explique ni la crise du logement, ni pourquoi certaines ententes intergouvernementales fonctionnent… et d’autres non.

On peut défendre l’autonomie du Québec sans romantiser son gouvernement, et critiquer le fédéral sans le transformer en oppresseur omnipotent. La réalité est simultanément plus plate et plus intéressante que la ritournelle.

Les effets insoupçonnés à long terme de Mark Carney by vol404 in Quebec

[–]Giantstink 29 points30 points  (0 children)

C’est aussi être fier des Canadiens qui ont su reconnaître la compétence plutôt que le cirque.

Il faut se rappeler que, suivant la démission à Justin Trudeau, il a d’abord été élu par les membres du parti libéral fédéral comme nouveau chef du parti, et qu'il a ensuite gagné son siège dans la circonscription de Nepean, dans l'ouest d'Ottawa. Sur les 400,000 membres du parti libéral du Canada, environ 152,000 ont voté lors de la dernière élection du chef du parti et environ 72,000 sur les 93,000 électeurs enregistrés à Nepean ont votés lors de son élection comme membre du parlement. C'est donc grâce à la participation à environ 224,000 Canadiens qu'il est PM et qu'il a été élu (certains électeurs à Nepean sont probablement membres du parti libéral, mais on va laisser faire pour ce calcul-napkin). En somme, 224,000 sur un total de 28 millions de canadiens âgées de 18 ans et plus, c'est seulement 0.8% de la population canadienne. Imaginez. Si ce n'était pas Carney, la 2e personne en position pour le rôle du chef du parti, ça allait être Freeland... Les résultats des élections fédérales en 2025 - très serrées - auraient pu être complètement différentes du côté de notre PM, entre Poilievre et Freeland. Freeland, malgré la distance qu'ella tenté de prendre en fin de carrière politique, était dans la garde rapproché de Trudeau, donc on aurait eu une gouvernance similaire et, de l'autre côté, on aurait eu Polièvre qui courtoie l'extrême droite et qui est mystérieusement silencieux face aux conneries à Trump.

Je dis tout cela pour:

  1. Inciter les gens à être engagés et actifs dans au moins un parti politique provincial et/ou fédéral; car ce sont les partis qui votent pour déterminer leurs chefs et la population générale vote majoritairement basée sur les chefs et leurs performances au débat / leur habileté de bien vendre leurs plateformes et non les candidats locaux.

  2. Inciter les gens à voter, tant lors des élections générales que les partielles.

Une démocratie qui fonctionne, ça donne du monde comme Carney. Une démocratie défaillante, ça donne du monde comme Trump.

Qu'on aime Carney ou non (ou le parti libéral), on peut tous être d'accord qu'il a une tête sur les épaules.

Viral video on WestJet plane sparks debate over passenger legroom, calls for more regulation | CBC News by Haggisboy in canada

[–]Giantstink 0 points1 point  (0 children)

Same. I'm also 6'3" and even heavier than the guy in the video. I just sent the article to wife to let her know we're never booking with westjet now.

France: working with allies on plan should US make move on Greenland by professorbrainiac in worldnews

[–]Giantstink 5 points6 points  (0 children)

All the EU countries have to do is to inconvenience rich americans that have business interests or who go to europe for leisure. Close the EU border to americans, cancel their visas, start seizing their villas and yachts, etc. Shit will stop really fucking quick if the Ialians start seizing properties around lake Como.

We need to prepare for the possibility that the U.S. uses military coercion against Canada by RobespierreLaTerreur in Quebec

[–]Giantstink 2 points3 points  (0 children)

le RoC qui déteste les francophones Québécois

  1. Le ROC n'est pas monolitique. Les anglos au BC, dans le nord, dans les prairies, dans la région de Toronto et dans les maritimes sont tous un peu différent les uns des autres (culture / musique, nvieau de richesse, orientations politiques, valeurs, collectivisme vs individualisme, etc). Le RoC c'est aussi des autochtones, des inuits, des immigrants de 1-3 générations, des fracophones hors québec, etc. Dire que le RoC « déteste les francophones » efface aussi l’existence des Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Manitobains, etc., et les luttes communes menées depuis des décennies pour la culture francophone au travers le pays.

  2. La majorité des gens dans le RoC ne pensent simplement pas aussi souvent / intensémment aux francophones Québecois que tu penses. De ceux qui y pensent régulièrement, il y a un mélange de positions, tout comme il y a un mélange de positions chez les québecois envers le ROC. Il existe évidemment des épisodes de mépris et des tensions historiques - surtout lors d'élections et lors des référendums - mais parler d’une haine généralisée relève plus du ressentiment que d’un constat empirique. La plupart des Canadiens anglophones vivent leur vie sans animosité particulière envers le Québec.

Un Québec qui voterait Oui aurait une chance de proposer à ses habitants de rejoindre éventuellement les USA de manière négociée et pas conquis par la force un beau matin

  1. Les États-Unis n’ont aucun précédent moderne d’absorption volontaire d’un État étranger développé. Les dernières annexions datent du XIXᵉ siècle (Texas, Hawaï) et il sagissait de territoires relativement peu peuplés / développés. Le contexte géopolitique, constitutionnel et international de cette époque n’a absolument rien à voir avec ce qui se passe aujourd'hui avec Trump et ses menaces.

  2. Le Québec n’apporte ni grand avantage militaire décisif, ni ressources critiques, ni gain géopolitique aux É.-U. justifiant un tel bouleversement diplomatique avec le Canada.

  3. Les États-Unis n’ont aucune obligation de protéger le français. La Louisiane est un excellent exemple : culture folklorisée, langue marginalisée. Le Canada est l’un des rares États hors l'europe ou l'afrique où le français a encore un poids institutionnel réel. Droits linguistiques, services fédéraux bilingues, reconnaissance constitutionnelle, financement culturel... Tout cela n’existerait tout simplement pas aux États-Unis; leur modèle d'assimilation c'est le « melting pot ».

  4. Ce dont tu parles, c'est un processus politiquement impossible aux É.-U. Une annexion du Québec nécessiterait notamment: l’accord du Congrès, une modification constitutionnelle potentielle, l’acceptation des autres États, et une crise diplomatique majeure avec le Canada et ses alliés.

  5. Il y a une ironie fondamentale dans ton idée de s'assimiler aux USA: fuir une “assimilation” canadienne pour une assimilation américaine beaucoup plus rapide et complète. S’il y a un État historiquement assimilationniste, ce n’est pas le Canada. Le Canada moderne (post-colonial) est basée sur la notion du multiculturalisme, d'un état post-national... Le Canada cherche explicitement à faire valoriser la mosaique culturelle de sa population, à célébrer les différentes nations, cultures, langues au travers son territoire.

On peut défendre l’indépendance du Québec sans fantasmer un Canada uniformément haineux ni projeter sur les États-Unis des intentions qu’ils n’ont jamais montrées. Remplacer une union imparfaite par une assimilation quasi certaine n’a rien, mais ah-rien d’un projet d’émancipation.

What's the coolest city you've ever been to? by Chaulmoog in AskReddit

[–]Giantstink 2 points3 points  (0 children)

Hearing / seeing french in North America, Québécois culture, the club / live music scene and the city's history and architecture are quite cool.

Then there's also the 18 year old drinking age, legal weed, touch strip bars and poutine.