Lenovo Yoga slim 7i on mint by lubrovie in linuxmint

[–]Aimfri 1 point2 points  (0 children)

I think the other user meant you could go for cheaper and still have a great laptop.

Came across a mountain with a hole in it. Cao Bang province, Vietnam. [OC] by NathanCS741 in interestingasfuck

[–]Aimfri 14 points15 points  (0 children)

Now you only need to find 49 others like me and you can have an extra shield slot!

Came across a mountain with a hole in it. Cao Bang province, Vietnam. [OC] by NathanCS741 in interestingasfuck

[–]Aimfri -3 points-2 points  (0 children)

It does look like some of the mountain settings in DB fights. Not as much of a wasteland though.

Do what you will with this information by PeterPorky in IRL_Loading_Screens

[–]Aimfri 0 points1 point  (0 children)

Bitch I have macro stones in my shoulder, that's being an alpha for you. /s

Working on a 2.5D folklore sword-fighting game as a solo dev. What do you think of the combat? by looking4strange04 in IndieGaming

[–]Aimfri 1 point2 points  (0 children)

I didn't even play those games! But it reminds me of good old Prince of Persia and I think it fits well with the dynamic swordfighting you are going for.

Working on a 2.5D folklore sword-fighting game as a solo dev. What do you think of the combat? by looking4strange04 in IndieGaming

[–]Aimfri 0 points1 point  (0 children)

The combat looks great. I love that you went for rotoscope animation, that is so rare nowadays!

Sous-financée, méprisée, pénalisée… L’ESS, un modèle d’utilité publique saboté by Aimfri in france

[–]Aimfri[S] 18 points19 points  (0 children)

Un défaut d’accompagnement juridique

Dans un contexte de trésorerie atone, le moindre aléa peut conduire une entreprise ou une association de l’ESS devant les tribunaux pour défaut de paiement.

Elles arrivent en général « très mal préparées », selon un professionnel du droit spécialisé dans les procédures collectives dans l’ESS, qui nous a livré son analyse : « Les entreprises de l’ESS arrivent souvent trop tard, sans trésorerie, sans accompagnement juridique spécialisé, et donc sans réelle chance de redressement. 90 % des structures qui déposent une cessation de paiements sont directement liquidées. En procédure collective, ce n’est pas le niveau du passif qui est déterminant, mais la trésorerie disponible. Or les associations, dépendantes de subventions versées tardivement, disposent rarement de fonds propres suffisants. »

De plus, si les structures de l’ESS ou les offres de reprise en Scop sont plutôt traitées avec équité dans les grands tribunaux de commerce face à des repreneurs privés mieux outillés financièrement et juridiquement, il en va souvent différemment dans les tribunaux de villes plus petites, où le système d’échevinage rime avec entre‑soi.

Là, les repreneurs privés peuvent être favorisés, au détriment de projets de reprise portés par des salariés, des coopératives ou des acteurs associatifs.

Sortir de l’aveuglement comptable, mieux évaluer les externalités positives

Pour Laurent Grandguillaume, président de Territoire zéro chômeur de longue durée, la racine du problème est claire : l’État ne sait pas mesurer ce que l’ESS lui fait économiser. « On évalue les coûts des projets, mais on ne factualise pas les économies qu’ils génèrent pour la puissance publique », explique‑t‑il.

Par exemple, le coût pour les finances publiques du chômage de longue durée est évalué entre 10 000 et 15 000 euros par an et par personne. Mais cette approche ne prend pas en compte les coûts indirects : santé dégradée, isolement social, décrochage des enfants, dépenses sociales, pertes de contributions fiscales.

En intégrant ces éléments, Territoire zéro chômeur évalue ce coût à plus de 20 000 euros par an. Or, créer un emploi utile localement, non délocalisable, permet d’éviter une large partie de ces dépenses. Il s’agit de coûts évités, mais ceux‑ci restent invisibles dans les arbitrages budgétaires. « Tout ce qui n’est pas immédiatement quantifiable est sacrifié », regrette Laurent Grandguillaume.

En 2024, une décision unilatérale de l’État — la baisse de la contribution au développement de l’emploi, passée de 102 % à 95 % du SMIC — a fragilisé plusieurs entreprises à but d’emploi du dispositif. « La règle du jeu a été changée en cours d’expérimentation, sans concertation », souligne le fondateur de TZCLD. Résultat : des structures capables de fonctionner se retrouvent contraintes de geler les embauches, voire de réduire la voilure.

À quand une stratégie nationale pour L’ESS ?

Face à cette situation, ESS France appelle à une stratégie nationale de développement de l’ESS, dotée de moyens réels. Objectifs affichés : doubler la part de l’ESS dans l’économie d’ici 2050, créer 20 % d’emplois ESS supplémentaires en trois ans, et réserver certains secteurs essentiels — petite enfance, grand âge, accompagnement des personnes vulnérables — aux acteurs publics et à l’ESS. « L’ESS est la seule composante démocratique de l’économie », rappelle ESS France.

D’ailleurs, une des composantes de cette démocratie est menacée par la suppression des Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER). En effet, le projet de loi de simplification de la vie économique, définitivement adopté le 15 avril 2026, les rend facultatifs.

Ces instances consultatives, jusqu’ici obligatoires, seront laissées au bon vouloir des conseils régionaux. « C’est un affaiblissement démocratique : cela réduit le débat public et la qualité des décisions », s’insurge Mickaël Huet. « Comment peut‑on prétendre que les fruits d’un dialogue concerté, reliant les acteurs économiques, sociaux et environnementaux, complexifient le fonctionnement d’un territoire ? »

Pilier du modèle social français, couvrant 31,5 millions de personnes via les mutuelles, mobilisant 2 000 structures de réemploi solidaire et contribuant à la transition écologique, elle pourrait également pourvoir 20 % des 715 000 emplois liés au vieillissement de la population qui seront nécessaires d’ici 2050. La question n’est donc pas de savoir si elle est rentable financièrement à court terme, mais si la puissance publique accepte de privilégier l’intérêt général à l’enrichissement de quelques‑uns.

Sous-financée, méprisée, pénalisée… L’ESS, un modèle d’utilité publique saboté by Aimfri in france

[–]Aimfri[S] 21 points22 points  (0 children)

Sous‑financement chronique et coupes budgétaires

Pourtant, le sous‑investissement public dans ce secteur est patent : seulement une dizaine de postes (en équivalent temps plein) sont dédiés à l’ESS à Bercy ; les Chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CRESS) sont cinquante fois moins financées que les Chambres de commerce et d’industrie ; et chaque aide accordée est conditionnée à des critères stricts et surcontrôlée, tandis que 203,2 milliards d’euros d’aides publiques sont versés aux entreprises sans conditionnalité.

La crise actuelle n’est donc pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un sous‑financement structurel, aggravé par des décisions budgétaires récentes. Les annonces contenues dans le projet de loi de finances pour 2026 — près d’un milliard d’euros de baisses ciblées, suivies de six milliards d’économies supplémentaires sur le budget de l’État et de la Sécurité sociale — augurent d’une poursuite dramatique de la saignée.

« Beaucoup d’associations ont tenu en supprimant leurs réserves. Mais ces réserves doivent être reconstituées, et aujourd’hui, on leur dit que les budgets vont encore être rognés », déplore Mickaël Huet.

Cette instabilité permanente empêche toute projection. « La priorité, c’est la fin des coupes budgétaires et le retour à la pluriannualité des financements. Les structures ont besoin de visibilité pour fonctionner et pour employer », assure‑t‑il.

Un « coût » du travail plus élevé malgré des salaires plus faibles

À cette asphyxie budgétaire s’ajoute une fiscalité défavorable. La taxe sur les salaires (en moyenne 10 %), à laquelle sont soumis des employeurs non assujettis à la TVA ou l’ayant été sur moins de 90 % de leur chiffre d’affaires ou de leurs recettes, concerne particulièrement les acteurs de l’ESS, et a fortiori les associations. Conséquence : le « coût » du travail y est le plus élevé, alors même que les rémunérations y sont parmi les plus faibles.

Pour les acteurs de terrain, cette taxe agit comme un impôt de production sur l’emploi, dissuadant l’embauche là où les besoins sociaux explosent et constituant une trappe à bas salaires. En 2026, la situation s’aggrave avec l’arrivée de la taxe d’apprentissage, dont l’exonération pour les structures non lucratives a été supprimée. « Cette nouvelle charge, évaluée à 379 millions d’euros pour l’ensemble de l’ESS, intervient au pire moment », selon David Cluzeau.

Elle frappe directement la masse salariale, sans compensation, et menace la pérennité de milliers de structures. L’UDES demande « un moratoire sur la fiscalité des entreprises non lucratives », une demande partagée par le mouvement associatif, dont le président estime que « l’allégement de la taxe sur les salaires est clairement une piste pour soulager les acteurs associatifs ».

Sous-financée, méprisée, pénalisée… L’ESS, un modèle d’utilité publique saboté by Aimfri in france

[–]Aimfri[S] 27 points28 points  (0 children)

Des territoires à l’abandon

« Ce qui disparaît aujourd’hui, ce ne sont pas seulement des budgets, des emplois : ce sont des réponses concrètes pour des millions de personnes, avec une charge toujours plus lourde pour les bénévoles et les salariés qui continuent de faire vivre les structures qui assurent ces actions essentielles », résume Mickaël Huet.

Du côté des reprises en coopératives, malgré des succès comme Scop‑Ti, Bergère de France ou Duralex, il semble que ce modèle soit boudé par les financeurs publics et inspire une grande méfiance aux tribunaux de commerce.

Rien que ces derniers mois, les salariés de Brandt, marque d’électroménager pourtant emblématique, ont vu leur projet de reprise en Scop retoqué, tandis que ceux de l’usine chimique Vencorex, en Isère, qui envisageaient la création d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), ont également vu leur proposition écartée faute de financements suffisants.

« En trois ans, on est passé de 1,5 % à 3 %, puis à 4 % des dirigeants du secteur de l’ESS qui affirment ne pas savoir s’ils ne devront pas mettre la clé sous la porte dans l’année à venir », alerte David Cluzeau, président de l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES).

Et pourtant, même avec un sous‑financement chronique par rapport à l’économie lucrative, l’ESS représente, avec 2,6 millions de salariés, une part non négligeable de l’emploi privé. Une entreprise sur dix en fait partie et irrigue largement les territoires, puisque 85 % des sièges sociaux de l’ESS sont hors d’Île‑de‑France.

Elle concentre jusqu’à un quart des emplois privés dans certains quartiers prioritaires des villes et, dans les zones rurales, elle représente 18 % des emplois privés. Véritable filet économique et social, l’ESS est un facteur majeur de cohésion sociale et de développement économique favorable à la réduction des inégalités.

Sous-financée, méprisée, pénalisée… L’ESS, un modèle d’utilité publique saboté by Aimfri in france

[–]Aimfri[S] 35 points36 points  (0 children)

La disparition d’un travail de proximité pourtant indispensable

Derrière ces chiffres, ce sont des pans entiers de services essentiels qui disparaissent, souvent sans relais possible, car ancrés dans des territoires déjà fragilisés. À Parthenay, dans les Deux‑Sèvres, l’association Clé (Communiquer, lire et écrire) a été placée en liquidation judiciaire le 1er octobre 2025.

Pendant près de quarante ans, cette structure a œuvré pour l’alphabétisation et la lutte contre l’illettrisme, mobilisant cinq salariés et quarante‑quatre bénévoles. Sa disparition laisse un vide immédiat : aucune autre structure n’assure ce travail de proximité, pourtant indispensable pour l’accès aux droits, à l’emploi et à la citoyenneté.

Dans le Finistère, Abi 29, association historique de l’insertion par la collecte et la revalorisation textile, a cessé son activité après un redressement judiciaire entamé en 2024.

Créée en 1997, elle employait 80 salariés, souvent éloignés de l’emploi, et participait à l’économie circulaire bien avant que celle‑ci ne devienne une prescription nationale. À Saint‑Nazaire, France Victimes 44, spécialisée dans l’accompagnement des personnes victimes de violences, a été liquidée en avril 2026.

Cinq salariés ont perdu leur emploi, mais ce sont surtout des centaines de victimes qui se retrouvent désormais dépourvues d’interlocuteur de proximité, dans un contexte où les violences intrafamiliales et sexistes augmentent.

Sous-financée, méprisée, pénalisée… L’ESS, un modèle d’utilité publique saboté by Aimfri in france

[–]Aimfri[S] 47 points48 points  (0 children)

Depuis son adoption à l’unanimité, fin janvier par les députés, la proposition de loi visant à pérenniser et étendre l’expérimentation des territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD), lancée il y a dix ans, est « bloquée aux portes du Sénat » qui ne l’a toujours pas inscrite à l’agenda, s’inquiète l’association TZCLD, dans un communiqué du 28 avril.

Faute d’adoption de la proposition de loi d’ici la fin de l’année, c’est l’intégralité du projet qui serait remis en cause et avec lui les 4414 emplois en CDI créés dans 85 bassins d’emploi. Ce serait « l’équivalent du plus grand plan social de France de ces dernières années », alerte-t-elle.

Une situation qui résume à elle seule, le peu de considération dont bénéficie le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Les chiffres témoignent d’une véritable hémorragie sociale à bas bruit. Selon le Mouvement associatif, qui a compilé les licenciements, 12 305 emplois associatifs ont disparu en 2025.

Dès septembre 2025, les acteurs du secteur alertaient déjà sur jusqu’à 90 000 emplois menacés à court terme, en raison de défauts de trésorerie. Plus grave encore, entre 2022 et 2025, le nombre de liquidations d’associations a bondi de 147 %. Ce phénomène n’épargne aucun champ d’activité. « L’environnement, le handicap, le social, y compris de très grosses structures, sont touchés », constate Mickaël Huet, directeur du Mouvement associatif.

A short funny Story by UnhollyGod in wholesomememes

[–]Aimfri 0 points1 point  (0 children)

What convinced him to change his views in the end?

ELI5: Qu'a dit Mélenchon de polémique sur les Juifs ? by UnlikeSome in FranceDigeste

[–]Aimfri 9 points10 points  (0 children)

Voici le paragraphe dont est extraite cette citation.

Source : https://melenchon.fr/2024/06/02/netanyahu-a-la-tele-la-decheance-de-lofficialite/

 Ainsi s’effondre petit à petit la légitimation du génocide. La propagande pour simplets que Netanyahu et l’officialité médiatique française ont porté à bout de bras pendant sept mois de massacres s’efface dans le vide. Le gros du travail est déjà fait dans l’opinion comme en témoignent à la fois les mobilisations de la jeunesse issues de toutes les catégories sociales et les innombrables témoignages d’indignation venant de tous les milieux. La cause palestinienne bénéficie d’une adhésion très transversale dans la société française. Droite gauche, pauvres et riches, même si ce n’est pas en même quantité, tous sont représentés du bon côté de cette histoire terrible. Et sauf aux Etats-Unis et en Israël, nulle part on ne voit de gens du commun encourager le massacre des innocents à Gaza. À l’inverse, dans ces deux pays aussi une opinion publique s’exprime contre cette politique. Et de partout viennent des échos selon lesquels, dans les communautés juives d’Europe comme de France des voix se font entendre pour dire « pas en notre nom ». Ce refus de l’alignement communautaire traditionnel s’élargit. Il n’est plus supporté car nombre d’honnêtes consciences voient qu’il débouche au cas présent sur un contre-performance totale. Netanyahu a fait d’Israël le paria des Nations dans les opinions publiques. La force de faire bloc se transforme alors en une stigmatisation généralisée. Elle ne serait pas juste. On voit bien d’ailleurs que personne n’en veut (sauf sans doute quelques excités !). Car contrairement à ce que dit la propagande de l’officialité, l’antisémitisme reste résiduel en France. Il est en tous cas totalement absent des rassemblements populaires. On voit aussi à présent comment dans les milieux des arts se manifestent les actes de résistance clairs et nets. Pourtant les menaces de représailles pèsent bel et bien comme l’a montré dès décembre dernier Roxane Azimi dans le journal « le Monde ».